Les revenus de Bombardier ont augmenté de 3% au deuxième trimestre.

Bombardier dit pouvoir se concentrer sur les avions régionaux

Bombardier, dont l’attention n’est plus détournée par l’avion anciennement connu sous le nom de C Series, dit travailler à l’amélioration de la rentabilité de ses biturbopropulseurs et biréacteurs régionaux en augmentant ses ventes tout en réduisant ses coûts.

Le carnet de commandes d’avions régionaux de l’entreprise montréalaise a atteint 116 appareils, ce qui est suffisant pour trois années de production et qui lui permet d’augmenter son taux de production. Son segment d’avions commerciaux a obtenu des commandes pour un total de 16 biturbopropulseurs Q400 et de 35 biréacteurs CRJ Series équipés de son nouveau design de cabine.

«Il s’agit de continuer à se concentrer sur l’ajout de volume, de se pencher sur la structure des coûts et de s’assurer que nous avons des programmes très efficaces, vraiment axés sur le marché secondaire», a expliqué jeudi le directeur financier John Di Bert lors d’une conférence téléphonique sur les résultats du deuxième trimestre.

Les actions de Bombardier gagnaient près de 5% à 4,99 $, jeudi, après que la société eut affiché de solides résultats et signalé que son plan de redressement demeurait sur la bonne voie.

«Notre solide performance nous permet d’atteindre notre objectif de l’équilibre de la trésorerie nette pour cette année et, plus important encore, de soutenir la génération de trésorerie dans l’avenir», a ajouté M. Di Bert.

Bombardier, qui publie ses résultats en dollars américains, a déclaré que ses revenus ont augmenté de 3%, à 4,26 milliards $ US au deuxième trimestre.

La majeure partie de cette augmentation est attribuable à une hausse de 11 pour cent du chiffre d’affaires de Bombardier Transport, qui constitue 2,26 milliards $ US du total. Les revenus ont diminué dans les divisions des avions commerciaux et des avions d’affaires.

La société a réalisé un bénéfice de 70 millions $ US au deuxième trimestre, affichant un flux de trésorerie disponible de 232 millions $ US, incluant environ 600 millions $ de produit net de la vente de la propriété de Downsview, à Toronto.

Le bénéfice net était de 2 cents US par action, comparativement à une perte de 243 millions $ US ou 11 cents US par action un an plus tôt.

Sur une base ajustée, Bombardier a gagné 87 millions $ US, soit 3 cents US par action.

Selon Thomson Reuters Eikon, les analystes s’attendaient plutôt à un bénéfice net de 1 cent US par action et une perte ajustée de 1 cent US par action.

«Notre cycle d’investissements massifs étant en grande partie complété, nous nous concentrons désormais sur la montée en charge de notre production et l’amélioration de notre efficacité opérationnelle pour accélérer la croissance», a déclaré le président et chef de la direction, Alain Bellemare, aux analystes.

Les résultats ont été «impressionnants» avec un solide flux de trésorerie disponible et une bonne dynamique pour la deuxième moitié de l’exercice, a déclaré Benoit Poirier de Desjardins Marché des capitaux.

Bombardier a conclu un certain nombre d’actions stratégiques clés au cours du trimestre, notamment la conclusion d’un partenariat avec le géant européen Airbus.

Dans le cadre de ce partenariat, l’avionneur européen a pris une participation majoritaire de 50,01 pour cent dans le programme des avions commerciaux C Series à compter du 1er juillet.

Airbus a depuis renommé les deux modèles d’avions à réaction de la C Series A220-100 et A220-300.