Boîte à grains: la santé au coeur des priorités

Aux débuts des années 1980, Pierre Ménard rêvait de changer le monde, un produit santé à la fois. Trois magasins et 85 employés plus tard, La Boîte à grains connaît aujourd'hui une popularité qui confirme que son cofondateur avait su identifier le bon filon.
Pierre Ménard souhaitait aussi créer de l'emploi et vivre de sa passion. Il a donc réussi à faire d'une pierre deux coups en fondant  La Boîte à grains, une épicerie qui vend des produits biologiques et équitables en Outaouais, mais aussi des suppléments et des cosmétiques naturels. L'entreprise offre également à ses clients un service-conseil dans le domaine de la naturopathie. 
«En 1980, le taux de chômage était très élevé, raconte le cofondateur. Nous avons voulu partager notre passion et il y avait un besoin dans la région pour des aliments santé.»
Malgré les gens qui doutaient du potentiel commercial de son projet, Pierre Ménard n'a jamais cessé d'y croire. 
«Je ne m'arrête pas à ce que les gens pensent. En même temps, pour moi c'est logique de consommer bio. En étant un peu jeunes, un peu fous, nous avons continué. Jamais je n'aurais cru que 37 ans après, je serais en train de parler à des journalistes de mon parcours.»
Le prix des aliments santé
Le propriétaire de La Boîte à grains, Pierre Ménard
L'entrepreneur consomme des produits biologiques le plus souvent possible. «Si je vais manger chez quelqu'un et que je ne sais pas si la sorte d'huile utilisée est bio ou non, je ne vais pas m'empêcher de manger, raconte-t-il en riant, mais je ne fréquente pas les 'fast-food' ou autres.»
Le cofondateur de la Boîte à grains est conscient que bien des consommateurs remettent en question le prix souvent plus élevé des aliments biologiques. «Si tu prends une voiture de marque Mercedes et tu prends une voiture Chevette, la Mercedes va coûter plus cher parce que ce n'est pas la même qualité. Comme tout dans la vie, il faut payer pour la qualité.» 
La main-d'oeuvre est aussi plus chère pour la création des produits biologiques, affirme l'entrepreneur. «Les productions tout comme la main-d'oeuvre sont plus coûteuses.»
Reste que l'écart de prix entre les produits biologiques et les produits conventionnels n'est plus aussi marqué. «Dès que la demande a augmenté, l'offre s'est agrandie et ça a permis de réduire la différence», explique Pierre Ménard.