Ottawa a écrit une page d’histoire en octobre 2017 en devenant la toute première ville au pays à effectuer des essais routiers de véhicules autonomes reliés en direct aux infrastructures municipales. Une foule impressionnante avait assisté au test de Blackberry dans le secteur Kanata.

BlackBerry s'associe à Investir Ottawa

BlackBerry tente de faire sa place dans le secteur des villes et des véhicules intelligents.

La société de technologie établie à Waterloo, en Ontario, a annoncé lundi avoir conçu un nouveau service pour fournir une infrastructure pour que les véhicules et des feux de circulation puissent échanger de l'information en toute sécurité.

BlackBerry n'a pas l'intention de facturer de frais de service aux constructeurs automobiles et aux organisations publiques impliqués dans les projets de ville intelligente et de pilotes de véhicules connectés pour utiliser le service du système de gestion des références de sécurité. Selon l'entreprise, ce service est nécessaire dans une ville intelligente pour garantir que les utilisateurs peuvent se fier à la validité des informations reçues d'autres systèmes.

Ce service son service sera d'abord utilisé conjointement avec Investir Ottawa, qui l'utilisera pour une piste d'essai autonome de 16 kilomètres, qui ressemblera à une ville miniature, avec marquage de la chaussée, feux de circulation, panneaux d'arrêt et passages pour piétons.

À l'automne 2017, Ottawa avait d'ailleurs écrit une page d'histoire en devenant la toute première ville au pays à effectuer des essais routiers de véhicules autonomes reliés en direct aux infrastructures municipales. Une foule impressionnante s'était déplacée pour assister à l'événement dans le parc d'affaires Kanata-Nord.

S'exprimant lors d'une conférence à Toronto, le chef de la direction de BlackBerry, John Chen, a nié que le service visait Google, dont la société soeur, Sidewalk Labs, a suscité la controverse avec sa proposition de construire une ville intelligente à Toronto.

«Je pense que nous faisons des choses qu'ils préféreraient ne pas faire gratuitement», a observé M. Chen sans donner plus de détails sur ce que sont ces choses.

«Nous voulons simplement sécuriser les communications. Nous voulons permettre aux gens de contrôler leur propre vie privée (...) de sorte que, lorsqu'ils décident de partager, il y a un consentement explicite de partager.»

Quand on lui a demandé si les entreprises technologiques rivalisant avec BlackBerry étaient déjà trop grosses pour être maîtrisées, en particulier en ce qui concerne les données et la confidentialité, M. Chen a répondu non.

«Mais si vous leur coupez la capacité de collecter plus de données, leurs données deviennent obsolètes, alors les très grandes données perdent leur sens», a-t-il affirmé.

Traiter avec eux doit être une question de politique publique-privée et ne peut être unilatéral, a-t-il ajouté.

M. Chen a dit avoir constaté un «très grand fossé» entre le moment où la technologie devient omniprésente et celui où les «responsables des politiques» entament des discussions et soulèvent des préoccupations.

Cependant, a-t-il poursuivi, «l'écart doit être minimisé de manière assez spectaculaire, mais nous ne devrions pas laisser les politiques gouvernementales piloter la technologie».

Il a appelé le Canada à adopter un meilleur ensemble de politiques en matière de confidentialité des données et à permettre aux particuliers de réfléchir plus attentivement à la manière dont leurs données sont utilisées et à la protection de leur vie privée.

Il a donné en exemple les téléphones cellulaires, avouant qu'il n'avait pas activé le service GPS de son BlackBerry «pour des raisons évidentes».

«À l'occasion, je ne trouve pas mon téléphone et j'aurais aimé activer le GPS», a-t-il admis.

«Je ne veux pas savoir où se trouve la station-service la plus proche et je ne veux pas donner mon emplacement et des données personnelles pour savoir où sont les stations-service.»