Les résultats sectoriels confirment une diminution des expéditions de papier pour tout le secteur publicité et journaux de l’ordre de 132 000 tonnes métriques pour une diminution de 27 % par rapport à la même période l’an dernier.
Les résultats sectoriels confirment une diminution des expéditions de papier pour tout le secteur publicité et journaux de l’ordre de 132 000 tonnes métriques pour une diminution de 27 % par rapport à la même période l’an dernier.

Bénéfice de 6M$ pour PFR

Le ralentissement économique dans le secteur de la publicité et des journaux s’est fait sentir dans les résultats financiers du second trimestre de Produits forestiers Résolu (PFR), mais la papetière dépasse largement les attentes des analystes avec un bénéfice d’exploitation de 6 M$ qui traduit la justesse de certains choix stratégiques.

C’est ce qui se dégage de la publication des résultats financiers de PFR avant l’ouverture des marchés boursiers, jeudi. Des résultats marqués évidemment par les effets des perturbations de l’activité économique de la COVID-19. Le président et chef de la direction de la société, Yves Laflamme, a tiré des conclusions positives de ce trimestre. Il a surtout souligné l’apport du personnel.

«La pandémie de COVID-19 et le ralentissement économique qui en découle ont entraîné des défis et une incertitude sans précédent pour les entreprises, a-t-il déclaré. Je suis reconnaissant de l’engagement de nos employés, entrepreneurs et fournisseurs, de leur loyauté et de leur travail acharné : ils se sont serré les coudes, ce qui nous a permis de fonctionner comme une entreprise essentielle, fidèle à notre engagement envers une sécurité de niveau mondial tout en maintenant notre engagement envers un travail bien exécuté.»

Il s’agit d’un recul par rapport aux résultats de la papetière à la même période l’an dernier avec un bénéfice net de 25 M$. L’autre élément à souligner dans le contexte difficile actuel est l’état des liquidités de l’entreprise qui a connu une augmentation pour atteindre en ce moment 400 M$.

Ces résultats traduisent également un refrain entendu depuis déjà quelques semaines alors qu’il y avait en ce moment une rareté dans certains produits de bois d’œuvre. Les quincailliers ont constaté une croissance des ventes. PFR a de son côté enregistré une croissance de ses expéditions dans cette production qui occupe une place de plus en plus importante dans les activités de l’entreprise avec l’acquisition de scieries aux États-Unis.

«Sur le plan commercial, nous avons constaté une hausse du prix de la pâte et un accroissement des volumes expédiés de bois d’œuvre au deuxième trimestre, ce qui a été contrebalancé par un affaiblissement du secteur Papier, qui reflète la réduction de notre production de papier pour répondre à la baisse de la demande dans cette période de pandémie. Nous sommes satisfaits du déroulement de l’intégration de nos scieries américaines récemment acquises, dont les perspectives nous réjouissent.»

Secteur du papier

Les résultats sectoriels confirment une diminution des expéditions de papier pour tout le secteur publicité et journaux de l’ordre de 132 000 tonnes métriques, ce qui équivaut à une diminution de 27 % par rapport à la même période l’an dernier. Une telle réduction sur une base naturelle représenterait plus que la production d’une machine à papier de taille moyenne.

Avec une diminution aussi importante, le secteur du papier termine le trimestre avec une perte d’exploitation de l’ordre de 12 M$. Il poursuit ainsi une baisse provoquée par une diminution dans l’imprimé depuis plusieurs années. Tout indique que cette logique de marché n’est pas sur le point de changer pour PFR.

En entrevue au Quotidien, Yves Laflamme a expliqué que la baisse moyenne du papier est de l’ordre de 25 % par année. Pendant la période de la pandémie, elle a chuté sporadiquement de 40 %. «PFR fermerait toutes ses usines et ça ne réglerait pas le problème mondial. Ce sont des millions de tonnes en trop.»

Il faut comprendre du message d’Yves Laflamme que la stratégie de l’entreprise de procéder à des fermetures plus longues de machines à papier permet de mieux gérer cette fluctuation. Il n’est donc pas question à très court terme de reprendre la production.

«La grande question que tout le monde se pose et dont la réponse n’est pas claire est de savoir si cette demande reviendra ou non», enchaîne-t-il.

Bois d’oeuvre, pâtes et papier

Pour le bois d’œuvre, le bond a été spectaculaire en comparaison avec les projections du début du printemps et marque une certaine reprise de l’activité dans ce secteur, et ce, même si l’industrie de la construction aux États-Unis et de la rénovation en général est toujours loin des records historiques. L’entreprise a donc vu ses ventes augmenter de 10 M$ dans ce segment.

Les secteurs de la pâte commerciale et du papier tissu ont quant à eux enregistré des résultats favorables. Malgré les chiffres concernant le papier tissu, Yves Laflamme assure que l’entreprise continue de faire des percées auprès des fabricants en raison de la qualité du papier produit dans les installations américaines. PFR est donc définitivement engagée dans le développement de ce marché en croissance dans plusieurs régions du monde.

Au chapitre des perspectives à court terme, PFR entend maintenir la discipline quant au maintien des mesures de santé et sécurité pour les travailleurs et entrepreneurs intégrés aux opérations en lien avec la pandémie. Une stabilisation des prix devrait également se faire sentir dans le secteur de la pâte alors que la pandémie a provoqué une hausse de la demande dans le secteur du papier tissu de haute qualité.

Il persiste tout de même dans le discours officiel de l’entreprise des inquiétudes quant aux fluctuations dans le marché du papier. De ce côté, le président Yves Laflamme assure que la société poursuivra sa stratégie d’ajustement de la production dans ses usines afin de faire face à de nouvelles réductions de la demande. Dans ce domaine, tout est relié à l’activité économique qui supporte tout le secteur du commerce au détail et de la publicité.