Autre jour de grève à la SAQ

MONTRÉAL — Les employés des magasins et des bureaux de la Société des alcools débraieront durant une autre journée, vendredi.

Ces syndiqués se réuniront également pour une assemblée générale, vendredi, afin d'établir leur stratégie pour la suite des choses.

Ils seront invités à se prononcer sur un autre mandat prévoyant 18 journées de grève, a précisé Katia Lelièvre, présidente du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ, au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne, jeudi.

Ils s'étaient déjà dotés d'un mandat de six journées de grève à être utilisées au moment jugé opportun. Et ils ont déjà débrayé durant une journée en juillet, en août et durant deux journées au début de septembre. Vendredi sera donc leur cinquième journée de grève puisée dans un mandat de six.

Négociations intensives

Entre-temps, les négociations se poursuivent entre les parties, à raison de cinq journées par semaine, a rapporté Mme Lelièvre. Il s'agit même d'un «blitz depuis la mi-septembre» et il y a eu des progrès, «mais pas suffisamment», soutient-elle.

De son côté, la direction de la Société des alcools n'a pas voulu commenter la nature des échanges, puisque «les discussions se poursuivent à la table de négociations».

Jusqu'ici, le principal point en litige était la volonté de la direction de faire travailler un plus grand nombre d'employés réguliers durant les fins de semaine, soit la période la plus achalandée de la semaine. Mais ce problème semble réglé.

La direction a confirmé qu'elle avait fait des concessions à ce chapitre.

«Dans le but de dénouer l'impasse, nous avons retiré notre demande qui consistait à déplacer 100 postes vacants vers deux jours de fin de semaine, ce qui a pour effet de préserver la qualité des horaires et de ne pas augmenter le nombre d'employés réguliers actuels travaillant deux jours la fin de semaine», a affirmé la vice-présidente aux ressources humaines de la SAQ, Madeleine Gagnon, dans une lettre ouverte.

Précarité d'emploi et questions monétaires

Maintenant, affirme le syndicat, les négociations buteraient sur la précarité d'emploi et les questions monétaires.

Un caissier-vendeur au sommet de son échelle touche 24,81 $ l'heure. Un employé à temps partiel touche 19,33 $ l'heure.

Le Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ compte 5500 membres. Il est rattaché à la Fédération des employés des services publics, affiliée à la CSN.

Lors des dernières journées de grève, la Société des alcools avait gardé ouvertes certaines succursales, qui étaient exploitées par des cadres, comme le lui permet la loi, et qu'elle identifiait sur son site saq.com.

La convention collective est échue depuis le 31 mars 2017.