Inscrit à la Bourse de Toronto depuis juin 2017, Goodfood - dont le principal concurrent est l’entreprise ontarienne Chef’s Plate - se considère comme un consolidateur du marché à plus long terme.

Autre croissance fulgurante pour Goodfood

MONTRÉAL - Alors que Marché Goodfood (TSX:FOOD) s’apprête à se lancer à l’assaut de l’Ouest canadien, le spécialiste québécois des plats prêts à cuisiner n’a pas l’intention de faire équipe avec un partenaire pour étendre son empreinte.

À court terme, la jeune entreprise montréalaise, qui réalise ses ventes exclusivement sur internet, n’envisage pas de réaliser une acquisition ou de conclure une entente afin que ses produits puissent se retrouver sur les tablettes d’un supermarché.

«C’est beaucoup plus difficile pour l’instant de contrôler la fraîcheur d’un repas prêt à cuisiner qui se trouve dans un magasin physique», a expliqué le chef de la direction de Goodfood, Jonathan Ferrari, jeudi, au cours d’un entretien téléphonique après la première assemblée annuelle des actionnaires de la société, qui se déroulait à Montréal.

Inscrit à la Bourse de Toronto depuis juin 2017, Goodfood - dont le principal concurrent est l’entreprise ontarienne Chef’s Plate - se considère comme un consolidateur du marché à plus long terme.

Toutefois, l’entreprise, dont les membres se trouvent au Québec, en Ontario et dans les Maritimes, préfère miser sur la croissance interne étant donné que peu de joueurs sont présents pour le moment dans le secteur du prêt à cuisiner.

Goodfood, qui compte 45 000 abonnés actifs, dont 14 000 se sont ajoutés de septembre à novembre, s’attend à pouvoir desservir les marchés de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, du Manitoba ainsi que de la Saskatchewan d’ici l’été.

Une entente de sept ans a récemment été signée pour la location d’une usine de 43 000 pieds carrés dans une ville qu’elle refuse pour l’instant d’identifier.

«La croissance de notre principal concurrent est moins rapide, alors nous avons une excellente occasion de s’emparer d’une bonne partie du marché», estime M. Ferrari.

Dans sa présentation aux actionnaires, l’entreprise estime que le taille du marché canadien des repas prêts à cuisiner sera de 1 milliard $ en 2021 et de 3 milliards $ en 2023.

Entre-temps, Goodfood, qui a récemment déménagé dans une nouvelle usine de l’arrondissement montréalais de Saint-Laurent pour accroître sa capacité de production, souhaite identifier de nouvelles économies d’échelles.

Grâce à l’automatisation d’une partie de ses nouvelles installations, l’entreprise a vu son nombre hebdomadaire de boîtes livrées bondir de 70 pour cent alors que la croissance du nombre d’employés à temps plein n’a été que de 35 pour cent, a souligné M. Ferrari.

Quant à sa performance au premier trimestre terminé le 30 novembre, Goodfood a continué d’afficher une croissance fulgurante de ses revenus, ce qui n’a toutefois pas permis à la société de sortir du rouge. Sa perte nette a été de 2,5 millions $, ou cinq cents par action, comparativement à 3,1 millions $, ou 13 cents par action, lors du premier trimestre de l’exercice précédent.

Grâce à l’augmentation du nombre d’abonnés, Goodfood a plus que quadruplé son chiffre d’affaires, qui s’est établi à 11,2 millions $.

L’entreprise dit vouloir continuer à investir dans sa structure administrative afin de soutenir la croissance du nombre d’abonnés et de ses dépenses en marketing, ce qui explique pourquoi les bénéfices se font encore attendre pour les investisseurs.