Le Mazda CX-9 se veut très dynamique, malgré le fait qu’il soit animé par un quatre-cylindres.

Essai-éclair: Mazda CX-9 2018

Si vous recherchez un VUS qui n’a vraiment pas l’air d’un gros camion, sans vous ruiner, peut-être que le Mazda CX-9 a ce qu’il vous faut. Il a plutôt l’allure qu’ont les VUS dits «de luxe», comme cela se fait chez Jaguar, BMW, Audi et Mercedes. Pour ne nommer que ceux-là.

Il se veut très dynamique, malgré le fait qu’il soit animé par un quatre-cylindres. Le moteur de 2,5 litres, doté de la technologie SkyActiv, lui donne une agilité que des modèles concurrents n’ont pas — entendons-nous : des concurrents dans la même gamme de prix, pas ceux énumérés plus tôt —, même avec un V6. À titre d’exemple, un Kia Sorento, doté du V6 de 3,3 litres et essayé la semaine précédant cet essai, a semblé plus lourdaud que le CX-9. 

Au chapitre de la consommation, heureusement qu’il y avait le SkyActiv. On a peiné à consommer sous les 10 l/100 km, en raison d’un kilométrage fait pratiquement moitié-moitié en ville et sur des routes de campagne. Les cotes de consommation publiées par Mazda font état de 8,9 l/100 km sur la route et de 11,5 en ville pour la version à traction intégrale (8,4 et 10,6 pour la version à traction).

Il est pertinent d’aviser qu’il est recommandé d’abreuver le CX-9 au carburant super. Quoiqu’il n’est pas interdit de lui donner de l’essence ordinaire, il en résulte à une baisse de puissance de 23 chevaux.

Quant au confort des occupants, tous y trouvent leur compte, à part peut-être ceux qui se trouveront dans la troisième rangée, qui, inutile d’insister, ne sied pas vraiment aux adultes. Comme pour la plupart des VUS qui se réclament d’être des sept passagers. Pour le reste, le conducteur et son passager à l’avant bénéficient d’un confort sans faille.

Un petit mot sur la finition intérieure. Mazda a réussi au cours des dernières années à raffiner l’aspect de ses habitacles, en utilisant des matériaux qui sont loin de faire bon marché et pouvant rivaliser avec ceux des véhicules plus haut de gamme. Et à plus forte raison dans la version Signature — celle essayée — où les accents brunâtres se marient bien avec le cuir noir.

Mazda a par contre usé de parcimonie avec les points de charge avec prise d’allume-cigare. Probablement parce que les prises USB deviennent la norme au profit des prises d’allume-cigare. On ne compte que deux prises d’allume-cigare — une du côté passager à l’avant et l’autre dans le hayon. Par contre, il y a en tout quatre prises USB — deux dans la console avant et deux autres cachées dans l’appuie-bras de la banquette arrière.

Parlant du hayon, il est moyennement spacieux et propose quelques petites cachettes intéressantes. Mais il peut se remplir rapidement si on décide de partir en camping quelques jours. À moins de tirer une roulotte légère, car le CX-9 peut remorquer jusqu’à 1588 kg (3500 lb).

Légère hausse des prix en 2019

Et ceux qui se demandent pourquoi les prix de 2019 se retrouvent dans la brève fiche technique, c’est en raison qu’ils sont déjà annoncés. Et les changements entre les deux années-modèles ne sont pas majeurs. Règle générale, les prix ont augmenté de 500 $ entre 2018 et 2019, sauf pour la version Signature qui a connu un bond de 1400 $.

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DONNÉES TECHNIQUES

Prix de base : 36 700 $ (prix de 2019)

Prix du modèle essayé : 48 700 $ (GT; prix de 2019)

Moteur : L4 2,5 litres SkyActiv

Puissance : 250 ch (186 kW) à 5000 tr/min (227 ch avec ordinaire)

Couple : 310 lb-pi (420 N.m) à 2000 tr/min

Transmission : automatique à six rapports

Consommation : 10,8 l/100 km (combinée ville-route)