Créer un budget ensemble est un bon point de départ pour éviter les disputes.

Amour et finances pour la Saint-Valentin

Si la Saint-Valentin est le moment idéal pour partager les secrets amoureux, ce n’est pas le cas pour les secrets financiers dans le couple, notamment à propos des dettes, selon un récent sondage. Malgré tout, les questions autour des dettes ne devraient pas affecter la soirée en amoureux.

Le sujet des finances fait partie des causes de dispute ou de rupture chez un couple, indique le sondage IPSOS mené pour l’entreprise de services-conseils en comptabilité BDO Canada, tout en soulignant que les couples devraient être ouverts et honnêtes à propos de leurs dettes et de leurs finances.

Cartes de crédit

Un peu plus de la moitié (53 %) des personnes interrogées au Canada disent que leur conjoint connaît tout de leurs finances, tandis que les autres ont caché ou cachent quelque chose. La dette de carte de crédit demeure l’élément le moins divulgué au pays dans 32 % des cas.

Parmi les secrets financiers que les conjoints québécois gardent cachés, le sondage IPSOS note les habitudes de dépenses (24 %), les dettes de carte de crédit (29 %), le revenu (14 %), les dépenses mensuelles et des factures (23 %), même le montant de l’épargne retraite (19 %) et les dettes antérieures à la relation actuelle (11 %).

Les reproches et les préoccupations des couples du Québec touchent les dépenses excessives et le fait de ne pas faire de budget (33 %), et l’absence d’épargne à long terme pour la retraite ou pour les urgences avec un fonds de prévoyance (35 %). Le manque de connaissances financières (19 %) et la faiblesse des investissements (28 %) sont aussi des sources d’inquiétudes.

À la lumière des données, on peut comprendre que plus de la moitié des couples québécois (52 %), et un plus grand nombre de couples canadiens (59 %), souhaitent pouvoir changer au moins l’une des habitudes financières de leur conjoint. Dans l’ensemble, les femmes sont les plus inquiètes concernant les habitudes d’épargne de leur conjoint.

Parler de ses dettes

La plupart des Canadiens indiquent avoir parlé de leur dette avec leur conjoint à un moment donné dans leur relation. Quelque 62 % en ont parlé avant de se marier et 31 % en ont discuté au cours des six premiers mois de fréquentation. Les milléniaux sont les plus susceptibles de discuter de leur dette plus tôt dans la relation. En effet, 50 % disent en avoir parlé au cours des six premiers mois de fréquentation.

Chez les Québécois, les secrets liés aux dettes ne devraient pas affecter leur soirée de Saint-Valentin puisque 75 % d’entre eux ont abordé le sujet avec leur conjoint. Parmi les solutions envisagées, on mentionne l’amélioration des compétences en matière de finance, la discussion sur des changements qui mèneront à un avenir financier plus sûr, l’évaluation de leur tolérance par rapport aux dettes et aux hausses des taux d’intérêt et l’utilisation des outils ou des applications mobiles gratuites pour gérer les dépenses de manière à éviter l’accumulation de dettes.

Bonnes habitudes

Au-delà des inquiétudes, le sondage montre aussi que quatre personnes sur cinq admirent au moins l’une des habitudes financières de leur conjoint. L’habitude la plus admirée serait d’avoir peu ou pas de dette de carte de crédit (38 %), suivie des bonnes habitudes d’épargne à long terme, respecter un budget et le fait de ne pas avoir de dettes d’études.

Pour gérer une dette à deux, André Bolduc, vice-président principal de BDO Canada, suggère de créer des objectifs financiers communs. «Jetez un œil à toutes vos dettes existantes et déterminez le montant dû, trouvez une stratégie de remboursement de la dette que vous pouvez suivre. Créer un budget ensemble, si vous n’en avez pas déjà, serait un bon point de départ.»