Alexandra Stellini (à droite) et sa partenaire d’affaires dans The Coco Tribe, Alexandra Picard-Dubé.

Alexandra Stellini: quand l’influence devient une business

Quand l’aventure d’Occupation Double Bali s’est terminée en 2017, la grande gagnante de l’émission, Alexandra Stellini, ne s’attendait pas du tout à se retrouver avec un gagne-pain d’influenceuse dans les mains.

«La première fois qu’une compagnie m’a offert de m’envoyer des vêtements en échange de publicité, j’ai fait ça gratuitement. Dans le temps, quand je suis sortie d’Occupation Double, mes stories [sur Instagram] avaient souvent près de 100 000 vues. Ça a vraiment une valeur, mais je ne savais pas que je pouvais être payée. Je ne connaissais pas cet univers-là», admet la jeune femme. 

Avec deux autres ex-participantes à différentes éditions d’Occupation Double, Sarah Couture et Laura-Gabriel Peyramaure, et un ex de Mixmania et Révolutions, Tommy Tremblay, elle a discuté de son parcours devant un parterre de jeunes adultes qui gravitent dans le monde du marketing d’influence lors de la première journée E-Influence, qui se tenait au Terminal de croisière de Québec. 

«Retrouver qui je suis»

En entrevue avec Le Soleil, elle est revenue sur la période trouble de l’après-Occupation Double, qui l’a menée vers de nouveaux chemins d’affaires. «En toute honnêteté, j’ai vraiment été perdue en sortant d’OD. Évidemment, on pouvait faire de l’argent à travers les réseaux sociaux, avec des contrats. Mais ça m’a pris plus d’un an pour retrouver qui je suis», raconte-t-elle. «J’ai appris sur le tas.»

Depuis ses premières armes dans le marketing d’influence, elle a appris à négocier ses contrats, mais c’est un aspect qui la rebute encore. Elle veut maintenant diriger ses efforts vers des compagnies qui représentent mieux ses valeurs. «Tu dois te créer une image de marque et rester là-dedans. Quand tu as 100 000 abonnés, c’est un compte business. Tu as une influence, tu dois faire attention à ce que tu post», note Alexandra Stellini.

Selon elle, il y a une grande méconnaissance du travail réel que représente cette nouvelle branche du marketing qui a émergé dans les dernières années avec la montée en popularité des sites comme Instagram. 

Beaucoup de travail

«Quand on est influenceurs, on est tous des créatifs, on veut créer du contenu, faire de la photo, de la vidéo. Les gens pensent que c’est facile, mais c’est énormément de travail, et si tu veux continuer à faire ça, tu dois accepter les contrats de publicité pour avoir l’argent qui te permet de continuer à faire ça», souligne la jeune femme de Montréal. 

Si elle compare Instagram à «la télé d’aujourd’hui, où les gens choisissent les postes qu’ils veulent regarder», Alexandra Stellini rêve encore d’une carrière devant la caméra, en animation. Avec ses gains à Occupation Double, elle s’est payé une formation en réalisation dans une école prestigieuse de Los Angeles, un rêve qu’elle entretenait depuis longtemps. Toute cette expérience l’a aussi menée à travailler en parallèle sur une nouvelle aventure d’affaires, comme plusieurs autres influenceurs qui lancent des lignes de vêtements ou d’autres produits. 

De son côté, elle lancera la semaine prochaine The Coco Tribe. Avec sa collègue Alexandra Picard-Dubé, elle souhaite développer une communauté pour femmes, bâtie autour d’événements et de retraites spécialement pensées pour les 18 à 35 ans, différentes de celles orientées vers la méditation et la spiritualité. 

«C’est un peu l’idée de créer un cercle de femmes qui se supportent entre elles, pour évoluer. Parfois, dans des transitions de vie, on peut se retrouver un peu seule, on n’a pas nécessairement les cercles d’amis dont on aurait besoin. Je veux le faire pour aider les gens, faire une différence. Pour moi, c’est important d’utiliser mon exposure pour faire une différence», conclut-elle.