Le fédéral offre une contribution remboursable de 322 625 $, a annoncé le député Greg Fergus.

Aide financière pour l'entreprise de cybersécurité Crypto4A

Québec et Ottawa s’unissent pour octroyer une aide financière totalisant plus d’un demi-million à l’entreprise spécialisée en cybersécurité Crypto4A Technologies, dont les bureaux sont situés de part et d’autre de la rivière des Outaouais.

Le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, et la députée provinciale de Hull, Maryse Gaudreault, ont annoncé lundi l’attribution de cette aide à Crypto4A Technologies « pour soutenir la réalisation de son projet de protection de propriété intellectuelle. de démonstration technologique, de certifications, d’achat d’équipements et de commercialisation ».

Ottawa offre ainsi une contribution remboursable de 322 625 $ à Crypto4A, tandis que Québec versera 190 900 $ à l’entreprise, qui emploie une quinzaine de personnes dans ses bureaux de Gatineau et d’Ottawa.

Le président de la compagnie, Bruno Couillard, a fait savoir que des demandes de brevets ont déjà pu être présentées grâce à l’argent obtenu des gouvernements.

Crypto 4A souhaite notamment développer « la prochaine génération de produits de sécurité informatique utilisant des techniques cryptographiques capables de résister aux cyberattaques modernes, ainsi qu’à s’adapter à la venue imminente de la prochaine génération d’ordinateurs quantiques ».

M. Couillard a expliqué qu’à l’heure actuelle, « une course contre la montre » se déroule chez les géants de l’informatique, qui « mettent énormément d’investissements pour essayer de trouver comment utiliser la mécanique quantique comme futur de l’informatique, de la prochaine ère d’ordinateurs ». Et c’est justement là que Crypto4A souhaite intervenir. « Lorsque ces systèmes-là vont exister, ils vont être tellement puissants qu’ils pourraient être utilisés pour défaire tout ce qu’on utilise aujourd’hui en sécurité, note M. Couillard. Notre sécurité nationale d’aujourd’hui et notre sécurité du quotidien dépendent des familles d’algorithmes, et il y a des algorithmes – pas tous – [...] qui vont être à toutes fins pratiques désuets. [...] Notre objectif, c’est de s’assurer qu’on utilise les recettes, les algorithmes [...] qui sont prêts à ce genre d’évolution. »