Pour Jacob Charbonneau, pdg de Volenretard.ca, l’entente avec Petites-Créances.ca permet d’augmenter l’offre de services pour les voyageurs.

Aide aux voyageurs : Volenretard et Petites-Créances s'allient

À ce temps-ci de l’année, les Québécois sont nombreux à quitter les bancs de neige pour les plages et la chaleur des destinations «soleil». Il y a souvent un «mais» avec les vols, que ce soit la surréservation, les retards à cause du mauvais temps, les pépins techniques capables de bousiller les vacances hivernales.

Comme le Canada n’a pas encore sa charte des voyageurs comme en Europe, les clients des compagnies aériennes doivent se battre pour réclamer leur dû et souvent faire face à des refus. C’est pour cela que l’entreprise Volenretard.ca a été créée il y a à peine plus d’un an et qu’elle récidive dans les nouveautés avec une entente avec Petites-Créances.ca pour continuer à prodiguer son aide aux voyageurs qui cherchent à obtenir des compensations pour leurs désagréments.

«Nous voulions augmenter notre offre de services au Québec, d’autant plus que bien des réclamations se font à la Cour des petites créances. Un peu moins de la moitié des réclamations ne relevaient pas des règlements internationaux, mais ils étaient régis par la Convention de Montréal qui fixe la réclamation maximale à 8000 $. Il faut prouver le préjudice, car les compagnies aériennes sont libres de fixer les montants des indemnisations», explique Jacob Charbonneau, président-directeur général de Volenretard.ca.

Les juridictions en vigueur aux États-Unis et dans l’Union européenne sont claires quant aux droits des passagers aériens et définissent les dédommagements en cas de refus d’embarquement, de retard ou de vol annulé. M. Charbonneau donne l’exemple de la compensation de 600 euros par passager lorsqu’il y a un retard de trois heures lors d’un vol en partance de l’Europe.

Sans législation ni charte des voyageurs au Canada, les Québécois doivent passer par les tribunaux pour faire valoir leur droit. Comme les avocats de Volenretard ne peuvent représenter les plaignants, l’aide de Petites-Créances permet de combler un vide en offrant un service de préparation des dossiers selon différents forfaits pour préparer la cause contre les compagnies aériennes à des coûts variant de 250 $ à 960 $.

Montants non réclamés

«Lorsque nous avons lancé l’entreprise en juillet 2016, nous nous sommes rendu compte que les gens ne connaissaient pas leurs droits. Moins de 2 % des gens faisaient des réclamations à la suite de retard, d’annulation de vol ou de refus d’embarquement, même si des compensations étaient déjà prévues pour ces cas. La plupart des gens ne connaissaient pas leur droit ou avaient subi un refus de la part de compagnie aérienne. Environ 30 % de nos clients avaient essuyé un refus,» précise M. Charbonneau.

Dans le cas des réclamations gérées par Volenretard en fonction des conventions internationales, si les clients ne gagnent pas, il n’y a pas de frais. En cas de victoire, la commission sera de 25 %. «Les clients n’ont rien à débourser, ajoute M. Charbonneau. C’est sans risque pour tout le monde. La compagnie aérienne nous verse les montants et nous remettrons 75 % de la somme aux clients.»

Il donne l’exemple des vols européens vers le Canada. Le marché canadien des réclamations est d’environ 160 millions $, mais il y aurait quelque 156 millions $ non réclamés chaque année. «Nous sommes la seule entreprise au Canada à offrir ce type de service», affirme l’homme d’affaires qui connaît bien le milieu puisqu’il a œuvré au sein d’une compagnie aérienne pendant plus de 10 ans.

L’entreprise qui a pignon sur rue à Montréal offre ses services à tous les Canadiens. Quant à Petites-Créances, basée à Québec, la compagnie présente ses forfaits pour tous les Québec à l’intérieur des services de Volenretard dans ses pages Web concernant les réclamations concernant les services des compagnies aériennes.