Les retards dans les projets d'oléoducs imposent d'énormes coûts aux pétrolières.

2018: la capacité des pipelines coûtera 10,7 G$

CALGARY — Les limites de la capacité du réseau de pipelines au Canada, et le rabais qui en découle dans le prix du pétrole brut canadien, privent l’économie d’environ 15,6 milliards $ par année, soit environ 0,75 % du produit intérieur brut du pays, calcule la Banque Scotia.

Cependant, ces rabais prononcés devraient diminuer cette année grâce à une hausse de la capacité du réseau ferroviaire pour le transport de pétrole. Cela devrait réduire l’incidence des rabais sur l’économie en 2018, pour la porter à 10,7 milliards $, soit 0,5 % du PIB, estime le service d’études économiques de la banque.

La Scotia juge que ses estimations démontrent que les retards dans les approbations de plusieurs nouveaux projets – dont l’expansion Trans Mountain de Kinder Morgan, le remplacement de Ligne 3 d’Enbridge, et Keystone XL, de TransCanada – ont imposé des coûts clairs, mesurables, et substantiels à l’économie canadienne.

Le resserrement de la capacité des pipelines était attendu depuis un certain temps, poursuit la banque, mais la fuite de l’oléoduc Keystone de TransCanada et sa fermeture temporaire, en novembre dernier, a accéléré le problème.

Selon la Scotia, le rabais sur la production de pétrole de l’Ouest canadien depuis le déversement s’est maintenu aux environs de 24 $ US le baril, soit bien davantage que celui de 13 $ US le baril des deux dernières années. Le rabais devrait atteindre, en moyenne, 21,60 $ US le baril pour l’ensemble de 2018.

Le rabais sur cette production est attribuable à sa qualité et à ses coûts de transport, mais il a grimpé plusieurs fois, dans la dernière décennie, lorsque la capacité du réseau de pipelines se resserrait.