Virgin Galactic veut construire un avion supersonique

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Virgin Galactic veut construire un avion supersonique

WASHINGTON — La société spatiale Virgin Galactic a annoncé lundi un partenariat préliminaire avec le constructeur de moteurs Rolls-Royce pour construire un avion de ligne capable de voler à trois fois la vitesse du son.

Seul le Concorde, autre avion supersonique, avait transporté régulièrement des passagers dans l’histoire du transport aérien, de 1976 à 2003. Virgin Galactic veut aller plus vite (Mach 3 au lieu de Mach 2 pour le Concorde), mais devra résoudre les problèmes qui ont condamné le Concorde, en particulier le bruit et la consommation de carburant.

L’appareil imaginé par Virgin dans des images publiées lundi est une aile delta capable d’accueillir entre 9 et 19 passagers, à une altitude supérieure à 60 000 pieds, soit 18 000 mètres, environ le double des avions de ligne actuels. Il devra décoller et atterrir des pistes d’aéroports existantes.

Virgin Galactic a signé un protocole d’accord non contraignant avec Rolls-Royce pour développer le réacteur du futur avion.

«L’équipe va également travailler sur les défis représentés par la gestion thermique, la maintenance, le bruit, les émissions et les questions économiques liés à des vols à haute vitesse de routine», indique Virgin Galactic dans un communiqué.

La société était jusqu’à présent uniquement sur le créneau des vols de tourisme spatial, grâce à un appareil mi-avion mi-fusée conçu pour emmener six passagers à la fois flotter quelques minutes à la frontière de l’espace. Des vols d’essai doivent encore avoir lieu, aux États-Unis, avant le début de ces vols spatiaux commerciaux.

Mais, cotée en Bourse depuis l’an dernier, elle cherchait à se diversifier et avait annoncé en mai un accord avec la NASA pour développer des technologies de «haute vitesse».

L’agence spatiale américaine travaille par ailleurs depuis des décennies à la conception d’un avion expérimental supersonique silencieux, le X-59, et un premier exemplaire est en train d’être construit par Lockheed Martin en Californie. Le but est que le bang supersonique, le formidable bruit d’explosion provoqué par le franchissement du mur du son, soit peu voire pas audible depuis le sol.

Harcèlement sexuel : un autre haut dirigeant quitte Ubisoft

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Harcèlement sexuel : un autre haut dirigeant quitte Ubisoft

PARIS — Le vice-président responsable du service éditorial de l’éditeur français de jeux vidéos Ubisoft, Tommy François, cité dans plusieurs témoignages parus dans la presse comme responsable de harcèlement et tentative d’agression sexuelle, a quitté la société, a confirmé lundi le groupe à l’AFP.

Selon le site d’actualité numérique Numerama, l’annonce a été faite aux salariés via un courriel interne signé par le PDG du groupe, Yves Guillemot, expliquant que M. François avait «quitté le groupe avec effet immédiat».

Tommy François qui avait rejoint Ubisoft en 2006 était cité dans la série d’articles publiée par plusieurs médias, dont l’AFP, concernant les cas de harcèlement et agressions sexuelles dont la révélation a profondément secoué le groupe depuis près de deux mois.

Depuis l’émergence des premiers témoignages fin juin, plusieurs dirigeants du groupe ont en effet été poussés vers la sortie ou ont démissionné, dont le numéro deux du groupe, Serge Hascoët, qui a quitté mi-juillet son poste de responsable de la création.

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L’application TikTok ballottée entre Donald Trump, Pékin et Microsoft

Techno

L’application TikTok ballottée entre Donald Trump, Pékin et Microsoft

SAN FRANCISCO — Après avoir soufflé le chaud et le froid, Donald Trump s’est finalement déclaré favorable à un rachat rapide par Microsoft de TikTok, propriété du Chinois ByteDance, tout en exigeant qu’une partie de la transaction soit versée dans «les caisses de l’État».

Le président américain, qui accuse la très populaire application d’espionner ses utilisateurs pour le compte de la Chine, avait annoncé vendredi qu’il la bannissait totalement des États-Unis.

TikTok «fermera le 15 septembre à moins que Microsoft ou une autre entreprise [américaine] soit en mesure de l’acheter et de trouver un accord», s’est-il ravisé lundi.

«Les États-Unis devront recevoir un pourcentage conséquent du prix», a-t-il insisté, parce que «nous rendons ce succès possible».

«C’est comme pour un propriétaire et un locataire: c’est le bail qui donne la valeur. Nous sommes le bail, en quelque sorte», a-t-il développé.

Le principe d’une compensation financière pour le Trésor lors d’une acquisition est inhabituel, et généralement réservé aux crises.

Récemment, les grandes compagnies aériennes américaines ont accepté d’accorder des contreparties au contribuable en échange des aides de l’État pour faire face à la pandémie de coronavirus.

«Trop envahissants»

Le message semble avoir été reçu cinq sur cinq par Microsoft.

L’acquisition sera soumise «à une évaluation complète de la sécurité et devra apporter des bénéfices économiques aux États-Unis, y compris au Trésor américain», avait déjà indiqué la société de Seattle dimanche.

Il faut dire que, vendredi soir, Donald Trump s’était opposé à un rachat, même par une entreprise américaine. Le patron de Microsoft, Satya Nadella, s’est entretenu dimanche avec lui, et est visiblement parvenu à l’amadouer.

Dans un contexte de tensions politiques et commerciales avec la Chine, Washington accuse depuis des mois la plateforme d’être utilisée par le renseignement chinois à des fins de surveillance.

M. Nadella «m’a appelé et je lui ai dit: “Pour des raisons de sécurité, [TikTok] ne doit pas être contrôlé par la Chine. Ils sont trop grands, trop envahissants”», a raconté le locataire de la Maison-Blanche.

TikTok a toujours fermement nié tout partage de données avec Pékin.

Le réseau social, très utilisé par les 15-25 ans, compte environ un milliard d’utilisateurs dans le monde qui créent et partagent de courts clips généralement musicaux, décalés ou humoristiques.

Appli et diplomatie

ByteDance opère une application séparée en Chine, sur le même principe.

«TikTok pourrait être forcé de vendre ses activités américaines», a admis Zhang Yiming, le fondateur du groupe chinois, dans un courriel envoyé à ses employés et cité par le quotidien officiel Beijing Daily lundi.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a de son côté accusé Washington d’hypocrisie.

«Sous le couvert d’une notion abusive de sécurité nationale, et sans preuves, les États-Unis [...] menacent des entreprises», s’est emporté le porte-parole Wang Wenbin.

«Cela va contre le principe de l’économie de marché et démontre leur hypocrisie [...] en termes de préservation des soi-disant [principes] d’impartialité et de liberté», a-t-il ajouté.

Si la transaction a lieu, Microsoft possédera et dirigera le réseau social aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Le géant informatique a promis de «s’assurer que toutes les données des utilisateurs américains de TikTok soient transférées et restent aux États-Unis».

«Exercice d’évacuation incendie»

Microsoft, dont le titre a pris plus de 5 % à Wall Street lundi, aurait ainsi une chance de percer sur le marché très prisé des réseaux sociaux, même si les observateurs restent prudents.

Les aventures du groupe hors des marchés professionnels «ont eu des résultats mitigés, au mieux», remarque Rich Greenfield, analyste chez LightShed. «Pensez à Skype, Mixer, Hololens, Linkedin et même Minecraft, qui n’a pas pris l’ampleur qu’il aurait pu avec un autre acheteur».

Fin juin, la société a fermé sa plateforme de diffusion en continu de jeux vidéo Mixer, laissant le champ libre au géant du secteur Twitch (Amazon) et à ses deux rivaux, YouTube Gaming et Facebook Gaming.

L’analyse note aussi les incertitudes en termes de marchés — comment diviser un réseau social international par pays? — et aussi celles liées au contexte politique.

«Nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander si un gouvernement Biden [le candidat démocrate à la présidentielle de novembre aux États-Unis] ne donnerait pas plus de temps à ByteDance pour trouver la “meilleure” transaction possible, au lieu de ce qui ressemble en ce moment à un exercice d’évacuation incendie.»

Moores ferme ses magasins de Hull et de Gatineau

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Moores ferme ses magasins de Hull et de Gatineau

Le détaillant de vêtements pour hommes Moores met la clé dans les portes de ses magasins de Hull et de Gatineau. 

Samedi était en effet la dernière journée d'ouverture pour les magasins situés respectivement sur le boulevard du Plateau et sur le boulevard La Gappe. 

«Nos clients membres ont été avertis par courriel samedi matin», s'est contenté de mentionner un employé au Droit

Dans l'infolettre envoyée par Moores à ses clients, on peut notamment y lire que les magasins fermeront leurs portes «de façon permanente». 

«Mais la vie continue!, poursuit-on. Vous pourrez toujours avoir fière allure en profitant de l'expertise de Moores au magasin le plus près de chez vous.» 

Dans la région, c'est donc dire que les Gatinois devront traverser la rivière afin de magasiner chez le détaillant. À Ottawa, on compte cinq magasins Moores, dont un au centre-ville et un à Orléans. 

Difficultés financières 

Ces deux fermetures de magasin dans la région découlent de la situation financière précaire dans laquelle se trouve Tailored Brands, la société mère de Moores. 

Le 21 juillet dernier, Tailored Brands annonçait d'ailleurs un plan afin de réduire ses effectifs et potentiellement fermer jusqu'à 500 de ses magasins de détails «en raison des perturbations commerciales sans précédent à l’échelle de l’industrie résultant de la pandémie de coronavirus». 

Les deux magasins Moores de Hull et de Gatineau faisaient partie des commerces identifiés. 

Tailored Brands indiquait également qu'elle apporterait des changements organisationnels qui allaient entraîner «l'élimination d'environ 20% de ses postes corporatifs d'ici la fin du deuxième trimestre».

Tailored Brands n'a pas répondu aux demandes d'entrevue du Droit.

Microsoft insiste pour sauver la très populaire TikTok aux États-Unis

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Microsoft insiste pour sauver la très populaire TikTok aux États-Unis

SAN FRANCISCO — Après une fin de semaine passée à envisager le pire, l’horizon s’éclaircit pour TikTok, le réseau social que Donald Trump menace de bannir des États-Unis, mais que Microsoft entend bien racheter d’ici la fin de l’été.

Le géant américain de l’informatique a confirmé dimanche que des négociations étaient en cours pour racheter la branche américaine de TikTok à ByteDance, sa maison-mère chinoise.

Après une discussion entre le président américain et Satya Nadella, le patron du groupe, Microsoft va continuer les pourparlers, en vue d’un aboutissement d’ici le 15 septembre au plus tard, d’après un communiqué.

Dans un contexte de tensions politiques et commerciales avec la Chine, Washington accuse depuis des mois l’interface d’être utilisée par le renseignement chinois à des fins de surveillance. TikTok a toujours fermement nié tout partage de données avec Pékin.

Le ton est monté cette fin de semaine: vendredi soir, le locataire de la Maison-Blanche a déclaré qu’il bannissait l’appli et qu’il était même opposé à un rachat par un groupe américain.

TikTok doit être «vendue ou bloquée» aux États-Unis, a averti dimanche le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin, tandis que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo promettait des mesures imminentes du président «en réponse aux divers risques pour la sécurité nationale que posent les logiciels liés au Parti communiste chinois».

La plateforme de partage de vidéos légères, généralement musicales et humoristiques, compte un milliard d’utilisateurs dans le monde, surtout des jeunes. En Chine, ByteDance opère une appli sur le même principe, mais séparée, avec un nom différent.

Rêve américain

L’acquisition sera soumise «à une évaluation complète de la sécurité et devra apporter des bénéfices économiques aux États-Unis, y compris au Trésor américain», précise le communiqué de Microsoft.

Si la transaction a lieu, le groupe possèdera et dirigera le réseau social aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Des actionnaires minoritaires pourront se joindre à l’opération.

«Microsoft s’assurera que toutes les données des utilisateurs américains de TikTok sont transférées et restent aux États-Unis», promet la société de Seattle.

Ces derniers mois, le réseau social a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques étaient solidement ancrées aux États-Unis.

Le 1er juin, Kevin Mayer, l’ancien responsable des plateformes de diffusion en continu de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.

Début juillet, l’application a interrompu son activité à Hong Kong à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, qui donne plus de pouvoirs à la police, notamment en matière de surveillance.

«Nous n’allons nulle part», a réagi samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche États-Unis de TikTok, dans une vidéo pour rassurer les utilisateurs, après l’annonce de Donald Trump.

Elle s’est dite «fière» des 1500 employés américains et a promis de créer «10 000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années».

«Les États-Unis seraient les grands perdants si TikTok était bannie», a remarqué samedi Daniel Castro, vice-président de la Information Technology and Innovation Foundation, un groupe de réflexion proche des géants de la tech.

Rêve de Microsoft

«Des millions d’Américains, y compris de nombreux partisans de Trump, l’utilisent pour créer et partager des contenus. [...] Tous ses serveurs sont situés hors de Chine, et il n’y a aucune preuve qu’elle constitue une menace pour la sécurité nationale».

Sur la plateforme, des créateurs de contenus inquiets ont posté des liens vers leurs profils Instagram ou YouTube pour ne pas perdre leurs abonnés en cas de fermeture. D’autres font de l’humour ou tentent de prouver qu’il est impossible de bloquer un réseau aussi populaire.

Certains assurent que Donald Trump cherche à se venger des rangées de sièges vides lors de sa réunion de campagne à Tulsa, en Oklahoma, fin juin, quand des adolescents avaient proclamé sur TikTok qu’ils avaient commandé de nombreux billets d’entrée avec la ferme intention de ne pas y aller.

Microsoft a prévu de «construire sur l’expérience que les utilisateurs de TikTok adorent, tout en ajoutant une couche de sécurité et de protection de la vie privée de très haute qualité».

Le groupe informatique aurait ainsi une chance de percer sur le marché très prisé des réseaux sociaux.

Actuellement, il dispose de la plateforme professionnelle LinkedIn et de Teams, un service de messagerie interne pour les entreprises.

Fin juin, la société a fermé sa plateforme de diffusion en continu de jeux vidéo Mixer, laissant le champ libre au géant du secteur Twitch (Amazon) et à ses deux rivaux, YouTube Gaming et Facebook Gaming.

L’immense succès de TikTok auprès des adolescents a fait des émules: Facebook s’apprête à ajouter un onglet «Reels» dans Instagram pour éditer des courtes vidéos de divertissement.

La fonctionnalité est déjà testée au Brésil, en France et en Allemagne.

L'avenir de TikTok aux États-Unis de plus en plus incertain

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L'avenir de TikTok aux États-Unis de plus en plus incertain

SAN FRANCISCO — Vendue ? Rachetée ? Bannie ? L’appli TikTok, mal aimée de Donald Trump, mais plébiscitée par les jeunes, en voit de toutes les couleurs depuis 48 heures, entre menaces d’interdiction au sommet et négociations au point mort.

Vendredi, après des semaines de rumeurs et de pression, la Maison-Blanche faisait savoir que le président allait signer un ordre officiel forçant la maison-mère chinoise ByteDance à s’en séparer, au nom de la protection de la sécurité nationale.

Plusieurs médias américains révélaient dans la foulée que Microsoft était en négociations avancées pour racheter l’application.

Mais vendredi soir, à bord de l’avion présidentiel, Donald Trump a annoncé qu’il «bannissait TikTok des États-Unis».

Il a aussi précisé aux reporters qu’il n’était pas en faveur d’une opération de rachat des activités américaines de TikTok par une société de son pays.

Le réseau social est soupçonné par Washington de partager ses données avec Pékin, ce que l’entreprise a toujours fermement nié.

Le rapatrier aux États-Unis, grâce à une acquisition, semblait à de nombreux acteurs en présence une solution idéale.

Mais les négociations entre Microsoft et TikTok étaient au point mort samedi, d’après le Wall Street Journal (WSJ), à cause de l’opposition du président américain.

Selon le quotidien, les discussions auraient pu aboutir dès lundi. Les deux sociétés attendent désormais plus de clarté de la part de la Maison-Blanche.

«Ici pour rester»

«Ça devient bizarre. Une vente à 100 % à une entreprise américaine, qui aurait été considérée comme une solution radicale il y a deux semaines, permet de pallier les inquiétudes raisonnables sur la protection des données», a tweeté samedi Alex Stamos, ancien responsable de la sécurité chez Facebook et chercheur à l’université de Stanford.

«Si la Maison-Blanche tue [ce rachat], on saura qu’il ne s’agissait pas de sécurité nationale».

En attendant, l’interdiction annoncée par le président interroge et inquiète.

«Nous sommes ici pour rester», a déclaré samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche États-Unis de TikTok, dans une vidéo enjouée sur l’application, à l’attention des utilisateurs.

«Nous avons entendu votre déferlement de soutien et nous voulons vous dire merci. Nous n’avons pas l’intention de partir», a-t-elle insisté.

Vanessa Pappas s’est aussi dite «fière» des 1500 employés américains et a promis de créer «10 000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années».

La plateforme de divertissement — principalement des vidéos musicales — compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde. Sa popularité s’est encore renforcée à la faveur des mois de pandémie.

Depuis le début des menaces, des utilisateurs font circuler des messages angoissés de soutien, des conseils techniques pour ne pas perdre l’accès (ou des liens vers les comptes Instagram) et des vidéos humoristiques.

Sur l’une d’entre elles, vue 1,4 million de fois, une femme s’étale de la peinture orange sur le visage et construit un mur en briques, sous l’intitulé «Moi en train de convaincre Trump de nous laisser garder TikTok».

Américanisation

«Les États-Unis seraient les grands perdants si TikTok était bannie», a déclaré samedi Daniel Castro, vice-président de la Information Technology and Innovation Foundation, dont les vues sont généralement alignées sur celles des géants de la tech.

«Des millions d’Américains, y compris de nombreux supporters de Trump, l’utilisent pour créer et partager des contenus. […] Tous ses serveurs sont situés hors de Chine, et il n’y a aucune preuve qu’elle constitue une menace pour la sécurité nationale».

Ces derniers mois, le réseau social a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques étaient solidement ancrées aux États-Unis.

Le 1er juin, Kevin Mayer, l’ancien responsable des plateformes de streaming de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.

Début juillet, l’application a interrompu son activité à Hong Kong à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, qui donne plus de pouvoirs à la police, notamment en matière de surveillance.

Insuffisant pour rassurer le président, qui considère la plupart des réseaux sociaux biaisés en faveur des démocrates, malgré ses quelque 80 millions d’abonnés sur Twitter.

«Bannir une plateforme, même si c’était légalement possible, nuit à la liberté d’expression en ligne et ne fait rien pour résoudre le problème plus vaste de la surveillance gouvernementale non justifiée», a réagi Jennifer Granick, de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.

Lors du meeting de campagne de Donald Trump à Tulsa (Oklahoma) fin juin, marqué par des rangées de sièges vides et la vidéo d’un président visiblement dépité, des adolescents avaient proclamé sur TikTok qu’ils avaient commandé de nombreux billets d’entrée avec la ferme intention de ne pas y aller.

Trump annonce qu’il va interdire TikTok aux États-Unis

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Trump annonce qu’il va interdire TikTok aux États-Unis

WASHIGNTON — Le président Donald Trump a annoncé vendredi qu’il allait interdire aux États-Unis le réseau social TikTok, soupçonné par Washington de pouvoir être utilisé par le renseignement chinois.

«En ce qui concerne TikTok, nous l’interdisons aux États-Unis», a déclaré M. Trump à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One. TikTok appartient au groupe chinois ByteDance. Il compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde et est très populaire auprès d’un public jeune.  

TikTok appartient au groupe chinois ByteDance. Il compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde et est très populaire auprès d’un public jeune.

TikTok faisait l’objet d’une enquête du CFIUS, l’agence américaine chargée de s’assurer que les investissements étrangers ne présentent pas de risque pour la sécurité nationale.

Steven Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor, avait fait savoir mercredi qu’il ferait une «recommandation» sur TikTok à la Maison Blanche cette semaine.

TikTok a souvent dû se défendre de ses liens avec la Chine, où ByteDance possède une application similaire, sous un autre nom.

Elle a toujours nié partager des données avec les autorités chinoises et assuré ne pas avoir l’intention d’accepter de requêtes en ce sens.

Mayrand veut s’installer à Gatineau

Affaires

Mayrand veut s’installer à Gatineau

Un important joueur du secteur de l’alimentation envisage de percer le marché de l’Outaouais. Le Droit a appris que le grossiste québécois Mayrand, qui n’est présent que dans la région de Montréal depuis sa naissance il y a plus d’un siècle, lorgne sérieusement Gatineau dans son plan d’expansion.

« On a des sites identifiés. La recherche se fait dans le noyau urbain. On s’installe souvent près des boulevards, des autoroutes. On va là où il y a du monde », affirme le président et chef de la direction de la bannière, Mario Bélanger.

KB Cosmétiques de Gatineau s'associe avec Bruny Surin

Affaires

KB Cosmétiques de Gatineau s'associe avec Bruny Surin

Une entreprise gatinoise spécialisée dans les produits cosmétiques s’est associée avec le médaillé d’or olympique Bruny Surin pour faire la promotion de sa nouvelle ligne de soins corporels unisexe.

La société KB Cosmétiques présidée par Karine Bonicalzi a lancé jeudi sa trousse Sportek Cosmétiques « adaptée au monde du sport en pleine période post-Covid » qui comprend un gel désinfectant pour les mains, un nettoyant 3 en 1 cheveux-visage-corps, une crème hydratante pour les mains et un masque protecteur.

Bénéfice de 6M$ pour PFR

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Bénéfice de 6M$ pour PFR

Le ralentissement économique dans le secteur de la publicité et des journaux s’est fait sentir dans les résultats financiers du second trimestre de Produits forestiers Résolu (PFR), mais la papetière dépasse largement les attentes des analystes avec un bénéfice d’exploitation de 6 M$ qui traduit la justesse de certains choix stratégiques.

C’est ce qui se dégage de la publication des résultats financiers de PFR avant l’ouverture des marchés boursiers, jeudi. Des résultats marqués évidemment par les effets des perturbations de l’activité économique de la COVID-19. Le président et chef de la direction de la société, Yves Laflamme, a tiré des conclusions positives de ce trimestre. Il a surtout souligné l’apport du personnel.

Tarifs douaniers sur l’aluminium: Ottawa devra répliquer, estime Legault

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Tarifs douaniers sur l’aluminium: Ottawa devra répliquer, estime Legault

Le premier ministre François Legault estime que le Canada devra répliquer en imposant des tarifs sur les produits américains si l’administration Trump va de l’avant avec la menace de nouveaux tarifs douaniers qui plane sur l’aluminium canadien.

François Legault a mentionné mercredi en fin d’après-midi sur Twitter avoir parlé au premier ministre Justin Trudeau pour lui faire part «des inquiétudes du Québec» dans ce dossier.

Calypso toujours fermé: un coup dur pour les étudiants

Affaires

Calypso toujours fermé: un coup dur pour les étudiants

La fermeture du parc aquatique Calypso due à la pandémie de la COVID-19 est un coup dur pour les étudiants qui y travaillent habituellement pendant l’été. Pour plusieurs, cet emploi estival constituait une des seules façons d’économiser suffisamment pour poursuivre leurs études postsecondaires.

Chaque année, le parc aquatique Calypso emploie plus de 600 travailleurs pendant la saison chaude pour faire fonctionner ses installations. De ce nombre, pas moins de 90% sont des étudiants, précise la directrice principale des communications pour le groupe Calypso-Valcartier, Sandra Nadeau. 

Nathan Summers et Jasmine Berniqué sont des étudiants qui travaillent à Calypso depuis trois et quatre ans, respectivement. Tous deux actuellement sans emploi, l’impact financier que la fermeture du parc impose à leurs parcours scolaires est considérable. 

Rappelons que le gouvernement ontarien a exclu les parcs aquatiques de la troisième phase du déconfinement de la province, entamée le 17 juillet dernier. Sandra Nadeau souligne demeurer en contact avec les employés pour les mettre à jour de toute nouvelle information reçue et elle dit également comprendre le stress financier que la situation peut engendrer pour les jeunes qui entament prochainement des études collégiales ou universitaires. 

C’est le cas de Nathan Summers, qui devait étudier au Collège Algonquin en septembre. Mais il s’est cependant vu dans l’obligation de prendre une année sabbatique et de repousser le commencement de ses études par manque budgétaire. «Quand je travaille à Calypso l’été, ils nous donnent beaucoup d’heures. On travaille souvent. J’ai décidé d’attendre une autre année pour que je puisse économiser plus d’argent, parce que je ne suis pas capable de travailler.» 

Les forfaits téléphoniques moins chers au Québec qu’ailleurs au pays

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Les forfaits téléphoniques moins chers au Québec qu’ailleurs au pays

Un nouveau rapport du gouvernement fédéral montre que les trois plus grands fournisseurs de services sans fil au Canada ont baissé les prix de plusieurs forfaits au Québec depuis janvier, mais les ont laissés inchangés dans toutes les autres provinces.

Les baisses les plus importantes se situent dans la partie inférieure d’une gamme de plans auxquels s’est intéressé le ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique. 

Au Québec, les fournisseurs Fido, Koodo et Virgin ont baissé leurs prix affichés pour les forfaits incluant deux gigaoctets (Go) de données et d’autres fonctionnalités à 35 $ par mois en février, en baisse de 15 $ par rapport à janvier, lorsque le ministère a commencé son étude. 

Dans d’autres provinces, les mêmes fournisseurs — appartenant respectivement à Rogers, Telus et Bell — ont conservé leurs forfaits de 2 Go à 50 $ par mois. 

Le ministère affirme que les Canadiens utilisent en moyenne 2,5 Go de données mobiles par mois, en s’appuyant sur des statistiques de 2018. 

Fido (Rogers), Koodo (Telus) et Virgin (Bell) ont également baissé leurs prix au Québec pour les forfaits de 4 Go, à 45 $, mais les ont laissés inchangés à 55 $ par mois dans les autres provinces. 

Ce rapport sur les prix des forfaits est le premier depuis que les libéraux ont été réélus l’automne dernier après avoir promis de faire baisser les prix des forfaits sans fil les plus courants de 25 % d’ici deux ans.

Un autre groupe de débardeurs sera en grève au port de Montréal

Affaires

Un autre groupe de débardeurs sera en grève au port de Montréal

MONTRÉAL — Après le Syndicat des débardeurs du port de Montréal, c’est maintenant au tour de la section locale 1657 de l’Association internationale des débardeurs (AID) de remettre un avis de grève à son employeur, l’Association des employeurs maritimes (AEM).

Dans un communiqué publié mardi soir, la section locale 1657 de l’AID déclare que les négociations sont dans une impasse.

La COVID-19 se traduit par des pertes de 320 milliards $US pour le tourisme mondial

Affaires

La COVID-19 se traduit par des pertes de 320 milliards $US pour le tourisme mondial

MADRID — La pandémie de COVID-19 a provoqué des pertes de 320 milliards $US (428 milliards $) pour le tourisme mondial de janvier à mai sur un an, selon le baromètre publié mardi par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

«C’est plus du triple des pertes enregistrées [...] par le tourisme international pendant la crise économique mondiale de 2009», a estimé cette organisation dépendant des Nations Unies dont le siège est à Madrid.

De janvier à mai, le nombre des touristes internationaux a chuté de 56 % par rapport à la même période en 2019, ce qui représente 300 millions de visiteurs en moins.

Malgré le lent redémarrage du tourisme, notamment dans l’hémisphère nord, «l’indice de confiance établi par l’OMT affiche des plus bas historiques», peut-on lire dans le communiqué.

Parmi les principaux risques encourus par le secteur, l’OMT cite «la recrudescence du virus et le risque de nouveaux confinements» ainsi que la situation de la Chine et des États-Unis, «au point mort», alors que ces pays sont habituellement grands pourvoyeurs de touristes.

Début mai, l’OMT prévoyait une chute de 60 à 80 % du nombre des touristes internationaux pour l’année 2020, avec des pertes pouvant atteindre au total 910 à 1200 milliards $US (1216 à 1604 milliards $).

L’agence craint «la mise en danger de 100 à 120 millions d’emplois directs dans le tourisme».

COVID-19: Les entreprises commencent à se relever dans les CUPR

Affaires

COVID-19: Les entreprises commencent à se relever dans les CUPR

Les petites entreprises des Comtés unis de Prescott et Russell s’adaptent peu à peu aux réalités de la pandémie. C’est ce que révèle le rapport d’un sondage mené auprès de 279 entrepreneurs locaux, publié mardi.

Le rapport, dévoilé par le comité de Développement économique et touristique des Comtés unis de Prescott et Russell (DETPR), stipule que 42% des entrepreneurs disent vivre difficilement les effets de la COVID-19 sur leur entreprise. Les secteurs d’activités qui décrivent toujours la situation comme étant critique sont les secteurs de la vente au détail et le milieu des arts et du divertissement, entre autres.

Un autre prêteur international ne financera plus les projets de sables bitumineux

Affaires

Un autre prêteur international ne financera plus les projets de sables bitumineux

CALGARY — La Deutsche Bank a rejoint une liste de plus en plus longue de prêteurs et d'assureurs européens qui ne désirent plus soutenir de nouveaux projets de sables bitumineux.

La banque allemande, établie à Francfort, a précisé que sa nouvelle politique en matière de combustibles fossiles lui interdirait également d'investir dans des projets utilisant la fracturation hydraulique dans les pays où l'approvisionnement en eau est limité et tous les nouveaux projets pétroliers et gaziers de la région arctique.

Des accusations criminelles contre Dominic Lacroix aux États-Unis

Justice et faits divers

Des accusations criminelles contre Dominic Lacroix aux États-Unis

L’homme d’affaires de Québec Dominic Lacroix, sa conjointe et un ancien employé font maintenant face à des accusations criminelles de complot et fraude aux États-Unis.

Après une enquête menée par l’équipe des cryptomonnaies du FBI à Cleveland en Ohio sur le projet PlexCoin, le représentant du United States Attorney Justin Herdman a annoncé vendredi le dépôt d’un acte d’accusation contre Dominic Lacroix, 38 ans, Sabrina Paradis-Royer, 26 ans et Yan Ouellet, 36 ans.

Le trio est accusé de complot en vue de commettre une fraude en valeurs mobilières, complot en vue de commettre une fraude électronique, fraude électronique et complot en vue de faire du blanchiment d’argent.

L’acte d’accusation précise qu’entre mai et décembre 2017, Lacroix, Paradis-Royer et Ouellet ont comploté pour amener des milliers d’investisseurs à acheter des PlexCoin, une nouvelle cryptomonnaie qui allait devenir accessible lors d’une offre initiale d’achat.

Selon l’enquête du FBI, les investisseurs ont commencé à acheter des PlexCoin en août 2017. Ils payaient très souvent avec d’autres monnaies virtuelles (Bitcoins, Ether, Litecoins), mais aussi avec des dollars américains ou canadiens et des cartes de crédit ou des systèmes de paiements électroniques comme Paypal.

Des documents de cour montrent que durant cette période, les trois accusés et d’autres complices «transféraient régulièrement des fonds des investisseurs du projet PlexCoin dans différents comptes et dans leurs propres adresses de cryptomonnaies pour payer leurs dépenses et des matériaux de rénovation de maison», peut-on lire dans le communiqué publié par le bureau du US Attorney. Selon la justice américaine, environ 8 millions US$ ont été amassés durant l’offre initiale d’achat de PlexCoin.

L’enquête du FBI fait valoir que les accusés ont fait la promotion des PlexCoin et de leur entreprise PlexCorps auprès du public américain grâce aux réseaux sociaux et à des sites web.

L’acte d’accusation précise que les accusés ont fait de «nombreuses fausses déclarations» pour convaincre les gens d’investir, notamment que la direction de PlexCorps était basée à Singapour et que les investisseurs obtiendraient un retour significatif sur leur investissement initial. Le Livre Blanc intitulé «PlexCoin : la Nouvelle Cryptomonnaie» annonçait notamment que certains investissements produiraient un rendement de 1354 %.

Les accusés auraient aussi omis certains éléments à propos de la propriété et des opérations de PlexCorps afin de cacher leurs intentions réelles», ajoute le US Attorney.

Le bureau du US Attorney conclut son annonce en rappelant que les accusés sont en droit d’avoir un procès juste et que ce sera le fardeau du gouvernement de prouver leur culpabilité hors de tout doute raisonnable.

L’or, valeur refuge, atteint de nouveaux sommets historiques

Affaires

L’or, valeur refuge, atteint de nouveaux sommets historiques

LONDRES — Le cours de l’or a atteint lundi un nouveau niveau record, confirmant son statut de valeur refuge face à la pandémie de coronavirus et aux tensions sino-américaines, et aidé aussi par la dépréciation du $US.

L’or a battu son plus haut historique lors des échanges asiatiques pour culminer à 1945,26 $US l’once lundi peu après 11 h 00 GMT. Vers 14 h 10 GMT, il valait 1938,66 $US.

Il a ainsi largement effacé son précédent record en séance de quelque 1921 $US l’once, signé en septembre 2011.

Le cours du métal jaune s’est apprécié de plus de 27 % depuis le début de cette année.

Au moment où l’épidémie de coronavirus s’aggrave dans de nombreux pays, les investisseurs plébiscitent cette éternelle valeur refuge en temps de crise.

«Toutes les conditions pour faire grimper l’or sont réunies», a commenté Edward Moya, analyste pour Oanda : les politiques monétaires ultra-accommodantes qui devraient se poursuivre, les taux réels des obligations qui «s’enfoncent plus profondément en territoire négatif», «l’incertitude autour du virus» avec la crainte d’une «nouvelle vague en automne» et les tensions géopolitiques entre Pékin et Washington, a-t-il énuméré.

Les vastes mesures d’assouplissement monétaire décidées par la Réserve fédérale américaine (Fed) ont en effet poussé le dollar à la baisse ces derniers mois, renforçant encore l’attractivité de l’or.

Le marché du métal précieux étant libellé en $US une baisse de la devise américaine le rend moins onéreux pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

Vers 2000 $US l’once

Des analystes prédisent que l’or devrait prochainement dépasser les 2000 $US l’once, alors que la Fed pourrait livrer mercredi de nouvelles mesures exceptionnelles à l’issue de sa réunion de politique monétaire.

Les négociations qui patinent entre la Maison-Blanche et le Congrès sur un nouveau plan de soutien à l’économie américaine, ainsi que la flambée du coronavirus aux États-Unis qui complique la reprise de l’activité dans le pays, tirent aussi actuellement le dollar à la baisse.

Lundi vers 14 h 00 GMT, le dollar US est tombé à 105,17 yens, son plus bas niveau depuis mars face à la monnaie japonaise, autre valeur refuge prisée par les investisseurs.

Le billet vert était aussi au plus bas face à l’euro depuis près de deux ans, un euro s’échangeant au-dessus de 11750 $US.

Des gains élevés de l’or «sont inévitables au moment où nous entrons dans une période semblable à l’environnement apparu après la crise financière mondiale (de 2008-2009, NDLR), où les prix de l’or avaient atteint des niveaux record du fait des quantités d’argent injectées par la Fed dans le système financier», a déclaré Gavin Wendt, analyste chez MineLife.

«L’or est clairement le bénéficiaire de la demande de valeurs refuge», alors que les rendements d’autres placements «piquent du nez», comme ceux des obligations souveraines sous l’effet des interventions massives des banques centrales, a aussi commenté Stephen Innes d’AxiCorp dans une note publiée lundi.

Aux incertitudes déjà lourdes sur la reprise de l’économie mondiale au second semestre se greffent les craintes d’une nouvelle escalade des tensions entre les deux premières puissances économiques mondiales, qui pèsent sur les marchés d’actions.

Après que les États-Unis ont demandé la fermeture du consulat de Chine à Houston (sud des États-Unis), considéré par Washington comme une «plaque tournante de l’espionnage et du vol de propriété intellectuelle», Pékin a répliqué en ordonnant la fermeture de la mission diplomatique américaine à Chengdu, dans le sud-ouest de la Chine.

La Chine a annoncé lundi avoir «pris possession» du consulat américain de Chengdu.

Les actions de groupes miniers chinois comme Zijin Mining Group et Shandong Gold Mining s’envolaient en Bourse lundi, dans la foulée de la flambée du cours de l’or.

La plupart des employés de Google resteront en télétravail jusqu’en juillet 2021

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La plupart des employés de Google resteront en télétravail jusqu’en juillet 2021

SAN RAMON, Calif. — La plupart des 200 000 employés et sous-traitants de Google devraient travailler à domicile jusqu’en juin prochain, a décidé le géant du web, au terme d’une évaluation qui donne à réfléchir sur la durée potentielle de la pandémie.

L’ordre de télétravail émis lundi par le chef de la direction de Google, Sundar Pichai, affecte également d’autres sociétés appartenant à Alphabet, la société mère de Google. Il marque une prolongation de six mois du plan précédent de Google visant à maintenir la plupart de ses bureaux fermés jusqu’à la fin de cette année.

«Je sais que ce calendrier prolongé peut entraîner des sentiments mitigés et je veux m’assurer que vous prenez soin de vous», a écrit M. Pichai, qui est également chef de la direction d’Alphabet, dans un courriel adressé aux employés.

La décision de M. Pichai a d’abord été rapportée par le «Wall Street Journal».

La fermeture prolongée des bureaux de Google pourrait inciter d’autres grands employeurs à prendre des précautions similaires, étant donné que l’industrie des technologies a été à l’avant-garde du passage au télétravail déclenché par l’épidémie du nouveau coronavirus.

Même avant que l’Organisation mondiale de la santé ne déclare une pandémie le 11 mars, Google et de nombreuses autres grandes entreprises technologiques disaient à leurs employés de travailler depuis leur domicile.

Google avait initialement prévu de permettre à un nombre important d’employés de commencer à rentrer à Mountain View, en Californie, à son siège social et à d’autres bureaux pendant l’été. Mais la propagation soutenue de l’épidémie a incité Google à repousser la réouverture jusqu’en janvier, puis maintenant en juillet.

En plus d’aider à protéger les gens contre le virus, la nouvelle date cible de juillet 2021 pour la réouverture des bureaux de Google devrait permettre aux travailleurs avec enfants de s’adapter plus facilement aux écoles qui ne permettent pas toutes aux étudiants de retourner sur les campus le mois prochain et en septembre. Il sera également plus facile pour les employés de signer des baux d’un an s’ils décident de louer une maison ailleurs tout en travaillant à l’extérieur du bureau.

«J’espère que cela vous offrira la flexibilité dont vous avez besoin pour équilibrer le travail et prendre soin de vous et de vos proches au cours des 12 prochains mois», a écrit M. Pichai.

Le courriel de M. Pichai a noté que Google et Alphabet avaient pu rouvrir certains bureaux dans 42 pays, mais n’a pas précisé lesquels.

Mais les nouvelles directives signifient que les plus grands bureaux de Google resteront largement inoccupés jusqu’en juin 2021. La décision concerne plus de 123 000 employés sur la masse salariale de Google et d’autres sociétés Alphabet, ainsi que 80 000 sous-traitants qui travaillent normalement sur les campus des entreprises.

La pandémie a également incité plusieurs autres entreprises technologiques à informer leurs travailleurs qu’ils n’auront pas à retourner au travail cette année. Le chef de la direction de Twitter, Jack Dorsey, a franchi le pas le plus extrême jusqu’à présent en annonçant aux employés du service de messagerie qu’ils n’auraient jamais à retourner au bureau, s’ils ne le souhaitent pas, une proposition qu’il a également faite aux employés de Square, un service de traitement des paiements qu’il dirige également.

Un mois de plus pour payer vos impôts

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Un mois de plus pour payer vos impôts

Ottawa et Québec reportent au 30 septembre la date limite de paiement pour les déclarations de revenus des particuliers, des sociétés et des fiducies.

L’Agence du revenu du Canada a précisé lundi qu’aucun intérêt ni pénalité ne seront imposés si les paiements sont faits avant le 30 septembre, y compris les versements d’acomptes provisionnels. 

Le gouvernement du Québec a aussitôt annoncé la même « mesure d’assouplissement », lundi après-midi, « en cohérence » avec la nouvelle date limite annoncée par Ottawa. 

Ottawa et Québec avaient déjà prolongé la date limite de paiement des impôts, habituellement dus à la fin d’avril, dans le but de maintenir plus d’argent dans l’économie, qui entrait dans une grave récession en raison de la pandémie de COVID-19. 

Selon les estimations fédérales, les coûts à court terme de ce report atteindraient 55 milliards, une somme qu’Ottawa devrait récupérer après le 30 septembre. 

Par ailleurs, les Canadiens qui ne produisent pas de déclaration d’ici le 30 septembre pourraient être exclus des prestations fondées sur le revenu, comme l’Allocation canadienne pour enfants, ou devoir rembourser une partie de ces prestations s’il y a un changement important par rapport à la déclaration de l’année précédente. 

Les personnes âgées à faible revenu qui reçoivent le Supplément de revenu garanti doivent aussi produire leur déclaration fédérale avant le 1er octobre pour éviter une interruption de ces prestations. 

La semaine dernière, l’Agence du revenu du Canada indiquait que 2 millions de Canadiens risquaient de perdre des prestations essentielles, parce qu’ils n’avaient toujours pas envoyé leur déclaration de revenus.

Coronavirus: Washington double son investissement dans un des potentiels vaccins

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Coronavirus: Washington double son investissement dans un des potentiels vaccins

WASHINGTON - Les Etats-Unis ont doublé leur investissement financier, à près d'un milliard de dollars au total, pour soutenir le développement d'un potentiel vaccin contre le Covid-19 mis au point par la société américaine Moderna, qui entre lundi dans la dernière phase de son essai clinique.

Le gouvernement américain s'est engagé à apporter jusqu'à 472 millions de dollars supplémentaires, en plus des 483 millions déjà annoncés, a annoncé dimanche Moderna dans un communiqué.

Revenus anémiques, employés en pleurs: les restaurants et les bars en arrachent

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Revenus anémiques, employés en pleurs: les restaurants et les bars en arrachent

MONTRÉAL — Une promenade sur les grandes artères marchandes de Montréal permet de constater ce que les gérants de restaurants et de bars affirment sans réserve: les temps sont particulièrement durs dans leur secteur économique.

Rue Crescent, au coeur du centre-ville, les terrasses commencent très doucement à s'animer sur l'heure du lunch. De manière générale, c'est loin d'être aussi occupé qu'avant, confirme Lae Schmidt, une gérante du resto-bar Wainsteen & Gavino's.

Plusieurs emplois à combler, mais peu de main-d’oeuvre dans les CUPR

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Plusieurs emplois à combler, mais peu de main-d’oeuvre dans les CUPR

Le nombre d’emplois disponibles effectue tranquillement sa remontée dans les Comtés unis de Prescott et Russell, mais le nombre de travailleurs potentiels ne semble pas suivre la même cadence.

«C’est une situation qui est réelle», souligne Carole Muise, agente de communications au Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR), qui constate que l’offre dépasse actuellement grandement la demande.

Plus de 350 offres sont présentement affichées sur le portail du CSEPR, dont 275 sont des emplois à temps complet.

La croissance de 20 % aux 3e et 4e trimestres, selon un conseiller de Trump

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La croissance de 20 % aux 3e et 4e trimestres, selon un conseiller de Trump

WASHINGTON — La croissance économique des États-Unis va être de l’ordre de 20 % aux troisième et quatrième trimestres, a estimé dimanche le conseiller économique de la Maison-Blanche, malgré un ralentissement de la reprise liée à la résurgence de la pandémie de COVID-19.

«Je ne nie pas que certains de ces États, points chauds (de la pandémie), modèrent la reprise. Mais dans l’ensemble, l’image est très positive et je pense toujours que la reprise en forme de V est en place», a déclaré Larry Kudlow sur CNN.

La reprise dite en «V» fait référence à un fort rebond économique suivant une profonde récession.

«Je pense toujours qu’il y aura un taux de croissance de 20 % au cours du troisième et quatrième trimestres», a-t-il ajouté.

L’administration américaine doit publier jeudi sa première estimation de produit intérieur brut pour le deuxième trimestre, qui a été marqué par la mise à l’arrêt de l’économie au plus fort de la crise sanitaire pour tenter d’endiguer le coronavirus.

Le Fonds monétaire international a estimé que pour cette période (avril-juin), le PIB s’est contracté de 37 % en rythme annualisé.

Larry Kudlow a reconnu que le rythme de la reprise pouvait faire débat, mais il a mis en avant des indicateurs économiques qui signalent la reprise, citant en particulier le bond marqué des ventes au détail en mai et juin, ainsi que la forte reprise dans le secteur automobile.

La Banque centrale américaine s’est, elle, montrée prudente jusqu’à présent sur le rythme du rebond pour la seconde moitié de l’année.

Pour 2020, elle table sur une contraction de 6,5 % du PIB.

Les États-Unis sont entrés en récession dès février. Pour atténuer l’impact du choc économique provoqué par la crise sanitaire, le Congrès avait approuvé fin mars un plan de relance titanesque de 2200 milliards $US («Cares Act»).

Il comprenait notamment la distribution de chèques aux Américains et 349 milliards pour un fonds dédié aux petites et moyennes entreprises.

Un deuxième plan d’aide de près de 500 milliards $US l’avait complété fin avril.

Le gouvernement a en outre accordé des allocations de chômage de 600 $US par semaine. Mais cette mesure expire le 31 juillet.

Démocrates et républicains débattent depuis des semaines sur un nouveau plan d’aide qui permettrait notamment de prolonger cette allocation chômage.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a insisté dimanche sur Fox news sur le fait que le montant devait être inférieur.

«Il ne serait tout simplement pas juste d’utiliser l’argent des contribuables pour payer plus cher des gens pour rester à la maison que s’ils travaillaient et trouvaient un emploi», a-t-il dit.

L’administration Trump a proposé une allocation représentant 70 % du dernier salaire perçu.

Malgré les divergences, M. Mnuchin s’est dit optimiste concernant un deuxième plan de relance, ajoutant que les républicains du Sénat prévoyaient de présenter un projet de loi lundi.

Le temps presse à seulement 100 jours de l’élection présidentielle.

Le ministre de Donald Trump a une nouvelle fois souligné que l’objectif était d’aider les petites entreprises les plus vulnérables ainsi que les personnes au chômage.

Interrogé sur une éventuelle nouvelle baisse des impôts ou une réduction de charges sociales souhaitées par le président républicain, Steven Mnuchin a rétorqué : «Les versements d’argent directs sont un moyen beaucoup plus rapide de donner à tout le monde une réduction d’impôt, et c’est beaucoup plus rapide que la réduction des charges sociales».

L’audience des patrons des GAFA au Congrès se tiendra mercredi

Affaires

L’audience des patrons des GAFA au Congrès se tiendra mercredi

WASHINGTON — L’audience très attendue des patrons des «GAFA» au Congrès américain se tiendra mercredi à 12H00 (16H00 GMT), selon le calendrier de la commission judiciaire de la Chambre des représentants.

Cette commission avait annoncé vendredi que cette audience censée alimenter l’enquête parlementaire sur d’éventuelles pratiques anti-concurrentielles, initialement prévue lundi, avait été reportée, sans communiquer de nouvelle date.

Selon les médias, le report a été décidé car les funérailles de John Lewis, militant emblématique de la non-violence et des droits civiques aux Etats-Unis, doivent commencer lundi à Washington.

Sundar Pichai (Alphabet, maison mère de Google), Tim Cook (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook) et Jeff Bezos (Amazon) ont accepté de répondre aux questions de la commission parlementaire.

L’audience au sommet est très attendue des milieux politiques et financiers alors que la pression monte, à droite, à gauche et même parfois en interne, contre la toute-puissance perçue des plateformes numériques.

La commission judiciaire planche depuis plus d’un an sur la possibilité d’abus de position dominante par les GAFA (acronyme désignant Google, Amazon, Facebook et Apple) et sur la pertinence des lois anticoncurrence existantes et de leur application.

La sécheresse sème la désolation chez les agriculteurs

L'Est du Québec

La sécheresse sème la désolation chez les agriculteurs

MATANE — Alors que la sécheresse qui a sévi en 2018 avait été considérée comme la pire des 150 dernières années, surtout dans l’Est-du-Québec, voilà que la situation frappe à nouveau cette saison, mais à la grandeur du Québec.

Selon les régions, la sécheresse cause des dégâts en agriculture encore plus catastrophiques qu’il y a deux ans.

Le temps chaud et le manque de précipitations de juin ont affecté les cultures dès le début de leur croissance, entraînant par le fait même une première récolte de foin anémique. Comme la première coupe de foin représente de 45 à 55 % du volume total dont une ferme a besoin, plusieurs entreprises se trouveront donc en manque de fourrage pour nourrir leurs animaux. 

«Beaucoup de producteurs se demandent s’ils devraient vendre leurs animaux de boucherie à l’automne parce qu’ils n’auront pas assez d’inventaires pour les nourrir durant l’hiver», se désole le premier vice-président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Martin Caron. «J’ai eu des échos de producteurs de bisons qui vendent leur troupeau.»

Les trois régions qui, dans l’ordre, figurent au triste palmarès de la pénurie de précipitations sont la Mauricie avec un déficit hydrique de 63 % par rapport à la même date l’an dernier, suivies de Lanaudière avec 62 % et la Côte-Nord avec 52 %. Vient ensuite la Capitale-Nationale avec 51 %. Cette dernière se subdivise en trois sous-régions, soit Portneuf avec 59 %, Charlevoix avec 49 % et Québec incluant la Côte-de-Beaupré avec 46 %. Le Bas-Saint-Laurent enregistre un manque de pluie de 41 % de moins que l’année passée. En Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, la carence est de 40 %. «Ce qui est vraiment exceptionnel, cette année, c’est que le manque d’eau est partout au Québec, confirme M. Caron. Ça a des impacts sur le foin pour les animaux, en plus des céréales.»

L’UPA a relancé l’Opération Foin mise sur pied en 2018 qui, cette fois, prendra une dimension provinciale. «Présentement, on fait un topo avec chacune des régions avec qui on a des discussions, décrit M. Caron, qui est chargé du dossier pour l’UPA. On a demandé au ministre de l’Agriculture de mettre sur pied une cellule de crise avec La Financière agricole, ce qui a été fait.»

Un peu comme il y a deux ans, un centre de coordination a aussi été instauré avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) pour venir en aide aux producteurs agricoles. Celui-ci a pour mission d’inventorier les vendeurs de foin et de faire le maillage avec les acheteurs. «Habituellement, on est capables de s’en sortir avec le Québec, indique le porte-parole de l’UPA. Mais, avec l’impact majeur dans la province au complet, il faudra peut-être regarder dans les provinces voisines ou aux États-Unis pour faire des achats de foin.»

Fermeture du Cinéma 9: des impacts sur des commerces voisins

Affaires

Fermeture du Cinéma 9: des impacts sur des commerces voisins

La fermeture temporaire du Cinéma 9 jusqu’en décembre est tout sauf une bonne nouvelle pour les restaurateurs des environs, qui ne cachent pas qu’une part de leur clientèle était des cinéphiles. Déjà confrontés aux effets pervers de la pandémie, ils comptent par contre ne pas se laisser abattre.

Propriétaire du restaurant Pizzédélic, directement voisin du cinéma dans le même immeuble depuis 1997, Benoit Desjardins accueille la décision avec déception, même s’il dit la comprendre.

« Il n’y a pas de nouveautés dans les films et pas d’achalandage, on s’en aperçoit juste avec le nombre de voitures dans le stationnement. Cette fermeture aura des impacts directs, c’est sûr. À la fois le cinéma et la Maison de la culture (qui n’a toujours pas rouvert) m’amenaient beaucoup de gens. Je dirais que ça doit représenter facilement entre 20 et 30 % de mon chiffre d’affaires. On a toujours géré notre publicité, notre menu en prévision des spectacles, des films. On a toujours roulé comme ça. Et depuis 23 ans, on est quand même un success-story, car des restaurants encore ouverts après autant de temps, avec un propriétaire unique, il n’y en a pas 50 à Gatineau », lance-t-il.

L’homme d’affaires avoue que la clé dans la porte du Cinéma 9 risque de faire mal à certains égards.

« C’est certain qu’on se rendait compte dans les dernières années que le cinéma n’était plus ce qu’il était (en termes d’achalandage), sauf que si vous faisiez le tour des restos le mardi soir, jour des rabais pour aller voir un film, c’était assez vide ailleurs alors que c’était assez plein ici. On va devoir ajuster nos choses, c’est clair qu’il y aura un impact. Avec la COVID, c’est sûr que ça décourage, on n’a pas envie de vivre ça, mais on va se retrousser les manches. On va attaquer de plein fouet et on sera capables de se relever. L’achalandage est en train de reprendre, il y a un regain d’énergie ces dernières semaines », affirme M. Desjardins.

Par ailleurs, celui qui décrit le Cinéma 9 comme « une institution dans la région » précise que les deux semaines des vacances estivales de la construction, qui sont justement en cours, se sont toujours avérées une période occupée au restaurant puisque de nombreux films populaires faisaient leur sortie sur grand écran. Qui plus est, « sa plus grosse semaine de l’année » au chapitre des ventes était lors du Festival du film de l’Outaouais.

« Je croise mes doigts pour que ça rouvre », s’exclame-t-il. 

Un nouveau Costco dans l’est d’Ottawa

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Un nouveau Costco dans l’est d’Ottawa

Après plusieurs années de négociations et d’attente, le géant du commerce au détail Costco s’apprête à ouvrir son nouveau club-entrepôt dans l’est d’Ottawa.

Le magasin qui est jumelé avec un poste d’essence de 24 pompes est situé dans le complexe commercial Shoppers City East sur le chemin Ogilvie, près de l’intersection du chemin Blair. Il doit ouvrir ses portes au mois d’août, a confirmé une responsable de Costco plus tôt cette semaine.

C’est un projet dont les rumeurs ont commencé à circuler il y a au moins cinq ans.

Le terrain a dû être décontaminé à l’été 2015.

C’est en mai 2016 que le projet d’y bâtir un Costco a été dévoilé par le propriétaire du site de l’époque, Trinity Group. 

Le secteur commercial est maintenant propriété de RioCan.

L’ouverture du magasin entraînerait la fermeture du Costco situé à l’angle des chemins Innes et Cyrville.

L’audience très attendue des patrons des GAFA au Congrès est reportée

Affaires

L’audience très attendue des patrons des GAFA au Congrès est reportée

SAN FRANCISCO — Les parlementaires et les puissantes «GAFA» fourbissaient leurs arguments alors que les observateurs préparaient le pop-corn, mais l’audience des quatre patrons parmi les plus emblématiques au monde n’aura pas lieu lundi comme prévu au Congrès américain.

La commission judiciaire de la Chambre des représentants a fait savoir vendredi que l’audience censée alimenter son enquête sur d’éventuelles pratiques anti-concurrentielles a été reportée à une date non définie.

Sundar Pichai (Alphabet, maison mère de Google), Tim Cook (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook) et Jeff Bezos (Amazon) ont accepté de répondre aux questions de la commission parlementaire.

Mais l’audience est remise à plus tard, car les funérailles de John Lewis, militant emblématique de la non-violence et des droits civiques aux États-Unis, doivent commencer lundi à Washington, selon le site américain Politico.

L’audience au sommet est très attendue des milieux politiques et financiers alors que la pression monte, à droite, à gauche et même parfois en interne, contre la toute-puissance perçue des plateformes numériques.

La commission judiciaire planche depuis plus d’un an sur la possibilité d’abus de position dominante par les GAFA (acronyme désignant Google, Amazon, Facebook et Apple) et sur la pertinence des lois antitrust existantes et de leur application.

Plateformes tentaculaires

Google et Facebook, qui accaparent l’essentiel des recettes publicitaires numériques mondiales, mettent à disposition des services «gratuits» devenus largement dominants sur leur créneau, comme le moteur de recherche ou la plateforme YouTube pour Google.

Facebook, avec ses réseaux (sa plateforme principale et Instagram), ainsi que ses messageries (Messenger et WhatsApp), touche environ trois milliards de personnes dans le monde tous les mois.

Les interactions des utilisateurs avec ces outils de recherche, communication et divertissement permettent aux deux sociétés de récolter des données sur leurs profils et de vendre des espaces publicitaires ultraciblés, à très grande échelle.

Chez Apple et Amazon, ce sont plutôt leurs plateformes de vente (l’App Store sur les iPhone et iPad et le site de e-commerce pour Amazon) qui sont dans le collimateur des représentants, car les deux entreprises sont à la fois hébergeurs et commerçants.

Les quatre sociétés font aussi l’objet d’enquêtes et de procédures de la part des agences de régulation, du ministère de la Justice, des procureurs généraux des États américains et d’autres tribunaux, sur des sujets divers, notamment la protection des données personnelles.

Régulation

L’été dernier, l’agence fédérale de la protection des consommateurs a infligé à Facebook une amende record de cinq milliards $US pour ne pas avoir su protéger les infos confidentielles de ses utilisateurs, suivie d’une amende de 170 millions à YouTube, pour non-respect de la vie privée des enfants.

Sur la question de la concurrence, les enquêtes cherchent à déterminer si ces mastodontes empêchent illégalement à des concurrents d’émerger, et si leurs pratiques réduisent l’innovation ou affectent les consommateurs.

La loi américaine, telle qu’appliquée ces dernières années, exige, pour autoriser des mesures contre les entreprises, que leurs agissements fassent clairement du tort aux consommateurs, en conduisant à une hausse des prix par exemple.

La commission judiciaire n’a a priori pas d’objectif en termes de poursuites dans les tribunaux.

Les observateurs s’attendent plutôt à une audience mouvementée, qui permettra aux élus de mobiliser l’opinion publique sur l’emprise des GAFA dans la vie quotidienne, politique et économique.

Elle peut aussi déboucher, sur les moyen et long termes, sur de nouvelles lois plus strictes pour encadrer les plateformes.