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Affaires

Le moral des entreprises se porte mieux selon la Banque du Canada

Le moral des entreprises canadiennes s’est légèrement amélioré, révèlent les résultats d’une nouvelle enquête de la Banque du Canada, mais les différences se sont accentuées entre les Prairies, durement touchées par les turbulences du secteur de l’énergie, et le centre du Canada.

Les résultats du sondage de la banque centrale, réalisé auprès de la haute direction d’une centaine d’entreprises, laissent entrevoir « une légère amélioration » du climat général des affaires, les sociétés tablant sur une croissance modérée de leurs ventes au cours de la prochaine année.

Affaires

Une pièce de monnaie à l’effigie de Louis Riel

WINNIPEG — La Monnaie royale canadienne a émis une pièce de collection en argent à l’effigie de Louis Riel, important dirigeant métis et fondateur du Manitoba.

La pièce a été officiellement lancée mardi à l’occasion du 175e anniversaire de naissance de Louis Riel, à Saint-Boniface, au Manitoba. Il s’agit de la toute première pièce à être gravée en utilisant notamment la langue officielle de la nation métisse, le michif. On peut lire, sous le portrait de Riel : « Niikaaniiw poor la naasyoon lii Michif » - Chef de la nation des Métis.

Techno

Facebook défend la Libra comme outil de la domination américaine sur le système financier

SAN FRANCISCO — Assailli de toutes parts sur son projet de monnaie numérique, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, s'est placé sur le terrain géopolitique pour défendre la Libra : elle permettra, selon lui, de «perpétuer la prédominance du système financier américain» dans le monde, notamment vis-à-vis de la Chine.

«Pendant que nous débattons, le reste du monde n'attend pas. La Chine se prépare activement à lancer des idées similaires dans les mois qui viennent», assène Mark Zuckerberg dans un discours qu'il doit prononcer mercredi devant une commission parlementaire américaine.

Affaires

La Baie d’Hudson sur la voie de la privatisation

Le conseil d’administration de la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC) a accepté lundi une offre bonifiée de privatisation qui évalue le détaillant à environ 1,9 milliard $, mais la transaction nécessitera le soutien d’actionnaires minoritaires pour être acceptée.

Le conseil a indiqué qu’un groupe d’actionnaires dirigé par le président exécutif de HBC, Richard Baker, qui détient une participation d’environ 57% dans le détaillant, a accepté d’allonger 10,30 $ par action en numéraire pour pouvoir fermer le capital de l’entreprise.

Actualités

Publisac: Yves Laflamme de PFR rencontre François Legault

Des représentants de l’industrie forestière ont rencontré lundi le premier ministre du Québec, François Legault, au sujet de la possible disparition du Publisac. Parmi eux, on retrouvait le président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu (PFR), Yves Laflamme.

PFR demeure encore aujourd’hui un des plus importants producteurs de papier journal en Amérique du Nord. L’élimination du Publisac sur l’île de Montréal, envisagée en raison de plaintes de citoyens, aurait nécessairement un impact négatif sur les usines du Saguenay-Lac-Saint-Jean, croit le porte-parole de l’entreprise, Karl Blackburn.

Affaires

Sophie Brochu quitte Énergir

Après avoir passé 12 ans à la tête d'Énergir, Sophie Brochu quittera son poste de présidente et chef de la direction le 30 décembre, a annoncé lundi le distributeur de gaz naturel.

Mme Brochu sera remplacée par l’actuel directeur financier d’Énergir, Éric Lachance, qui joue aussi le rôle de vice-président principal à la réglementation, aux technologies de l’information et à la logistique.

Sophie Brochu s’est jointe à Énergir en 1997, alors que la société portait le nom de Gaz Métropolitain. Elle y jouait alors le rôle de vice-présidente au développement des affaires. Elle a ensuite occupé divers postes pour finalement obtenir, en 2007, celui de présidente et chef de la direction.

De son côté, M. Lachance s’est joint à Énergir en 2017 à titre de vice-président aux finances, et est devenu chef des finances en juin 2018. Il a précédemment occupé divers postes à la Caisse de dépôt et placement du Québec, de 2000 et 2016. Pendant les trois dernières années de cette période, il était directeur régional de la Caisse pour l’Europe au sein de la filiale CDPQ Paris.

Depuis son arrivée au plus haut poste de l’entreprise, Mme Brochu a notamment supervisé la croissance de Gaz Métro dans le secteur de l’énergie éolienne. Cette diversification des activités - ainsi que celles dans les secteurs des énergies hydraulique, éolienne et solaire - a été évoquée lors que l’entreprise a changé son nom pour Énergir, en 2017.

Mme Brochu a également piloté une importante réorganisation en 2010, qui a notamment vu la privatisation de la société en commandite Gaz Métro et la création de l’entité Valener, qui devenait ainsi le véhicule d’investissement public pour la société énergétique. Cette structure a cependant pris fin le mois dernier, lorsque Noverco a conclu son acquisition des actions de Valener et en a fermé le capital.

«Ce fut une joie de travailler avec des collègues chevronnés, qui ont à c?ur non seulement les intérêts de leurs clients et de leurs actionnaires, mais également ceux de toute la société, a affirmé Mme Brochu dans un communiqué de presse. Cela dit, je crois que toute organisation a périodiquement besoin d’un regard nouveau à sa tête pour lui assurer un élan continu et c’est ce qui motive ma décision.»

Outre son travail chez Énergir, Mme Brochu siège aux conseils d’administration de BCE, de la Banque de Montréal et de CGI. Elle est impliquée auprès de Centraide dans la région du Grand Montréal, siège sur le conseil d’administration de la Fondation Forces Avenir, qui encourage l’engagement étudiant dans la communauté, et a confondé La ruelle de l’avenir, un organisme qui lutte contre le décrochage scolaire dans les quartiers Centre-Sud et Hochelaga.

Énergir compte plus de 7 milliards $ d’actifs et répond aux besoins énergétiques de quelque 520 000 clients. Elle est la principale entreprise de distribution de gaz naturel au Québec et est présente dans une quinzaine d’États américains par l’entremise de filiales. La société est notamment le principal distributeur d’électricité et le seul distributeur de gaz naturel du Vermont.

Affaires

La Chine va demander à l'OMC le droit d'imposer 2,4 milliards $US de biens américains

GENÈVE — La Chine va demander à l’Organisation mondiale du commerce la permission d’imposer des droits de douane sur 2,4 milliards de dollars US de biens américains en compensation d’un conflit commercial vieux de 7 ans.

Dans un communiqué diffusé auprès des membres de l’OMC la semaine dernière, mais envoyé lundi aux médias, la Chine affirme que ces pénalités sont justifiées en raison du «non respect permanent des États-Unis» des décisions de l’OMC.

L’affaire remonte à avril 2012 sous l’administration de l’ancien président, Barack Obama. L’OMC avait mis en place un panel d’experts à la demande de Pékin, qui dénonçait les mesures antidumping américaines contre les produits chinois dans de multiples domaines tels que des produits en acier, des mâts d’éolienne, des papiers, ou encore des tubes et des tuyaux.

Les États-Unis avaient justifié ces mesures compensatoires par le fait qu’elles étaient nécessaires pour contrebalancer les subventions versées par la Chine à certains secteurs industriels.

Mais en 2014, l’Organe de règlement des différends (ORD) de l’OMC avait donné raison à la Chine, en première instance et en appel, et avait demandé aux États-Unis de modifier ces mesures pour les mettre en conformité avec l’Accord sur les subventions et les mesures compensatoires (Accord SMC). Les mesures antidumping sont en effet autorisées par l’OMC, mais uniquement à certaines conditions.

L’administration américaine a traîné les pieds pendant encore plusieurs années et en mars 2018, les juges de l’OMC ont donné raison à la Chine, en qualifiant les droits de douane américains d’illégaux.

Pékin va maintenant officiellement demander à l’ORD d’approuver sa liste de pénalités tarifaires lors d’une réunion la semaine prochaine.

Si les États-Unis s’y opposent, comme ils en ont le droit, l’affaire sera automatiquement transférée à un arbitre, qui pourrait tarder plus d’un an avant de rendre sa décision.

Ce contentieux ancien s’ajoute au différend commercial qui oppose depuis plusieurs mois les deux géants économiques, avec à la clé des sanctions douanières mutuelles portant sur des dizaines de milliards de dollars.

Affaires

Un Européen sur la Lune? Peut-être dans dix ans

WASHINGTON — La Nasa veut renvoyer des humains sur la Lune, mais est ouverte à des participations internationales, ce qui pourrait permettre pour la première fois de l’histoire à des non-Américains de marcher sur la Lune, ont indiqué lundi des chefs d’agences spatiales réunis à Washington.

« Il y a beaucoup de place sur la Lune, et nous avons besoin de tous nos partenaires internationaux pour aller sur la Lune », a dit le chef de l’agence spatiale américaine, Jim Bridenstine, lors d’une conférence de presse au premier jour du 70e Congrès astronautique international, grand rendez-vous annuel du monde spatial.

Affaires

Proposition pour hausser la retraite à 69 ans en Allemagne

FRANCFORT — L'âge de départ à la retraite des salariés allemands devra à moyen terme être porté à 69 ans face au déclin du nombre d'actifs, préconise la Bundesbank lundi, s'attirant des critiques du monde politique.

Le déclin démographique attendu au sein de la première économie européenne va soumettre le système de retraite par répartition «à une pression considérable à l'avenir, en particulier à partir du milieu des années 2020», écrit la Banque centrale allemande dans son bulletin mensuel.

Affaires

L’idée qui a tout changé: entreprendre, de fil en aiguille

Marie-Christine Goupil se souvient précisément qu’elle parlait au téléphone avec une amie, en regardant par la fenêtre de la cuisine, quand elle a eu le déclic. Elle allait créer et vendre des produits adaptés pour les enfants handicapés.

Quand on regarde son entreprise, les Produits adaptés Handy, et qu’on connaît son histoire, l’idée semble couler de source. L’aînée de Marie-Christine, Jeanne, âgée de six ans, est atteinte du syndrome de Rett atypique, une condition qui engendre un polyhandicap, un retard de développement global et des crises convulsives, entre autres. 

C’est évidemment en pensant à elle que la maman entrepreneure a créé ses produits. Pourtant, l’envie de créer une entreprise est venue avant l’idée d’aider les parents d’enfants handicapés. La route de Marie-Christine Goupil vers l’entrepreneuriat s’est faite de fil en aiguille, au propre comme au figuré. 

«L’inspiration pour ma business, c’est vraiment ma fille, c’est parti des besoins qu’on avait. Mais en même temps, c’est un peu parti d’un besoin que j’avais de m’épanouir. Ça faisait 6 ans que j’étais à la maison et j’avais vraiment besoin de travailler sur autre chose, d’avoir des projets, ce que j’avais mis complètement de côté dans les dernières années», raconte Marie-Christine.

Sa fille Jeanne était en santé à sa naissance, mais deux semaines plus tard, elle s’est mise à souffrir de crises d’épilepsie. Après l’annonce du diagnostic, il était clair que la jeune maman ne retournerait pas à son boulot d’opticienne. La famille a eu deux autres petits garçons, en santé, durant les années suivantes. Quand il a été temps de penser à envoyer Jeanne dans une école spécialisée, à Cap-Rouge, Marie-Christine a dû penser à son retour au travail. «J’avais eu le temps de cogiter, d’essayer de me retrouver à travers tout ça», raconte-t-elle.

Quelqu’un lui parle d’un cours en lancement d’entreprise, offert au centre de formation de son coin, à Saint-Anselme, dans Bellechasse. «C’est là que tout a commencé. La passion pour les affaires, c’est venu m’envahir. Quand je suis sortie de ce cours-là, c’était la première fois que je me sentais 100 % moi-même, 100 % épanouie, depuis des années. J’avais mis le doigt sur quelque chose», poursuit-elle, l’œil brillant. 

Épiphanie

Il lui a quand même fallu un petit moment avant de vivre son épiphanie. La bonne idée, elle l’avait sous les yeux, elle en prenait soin depuis des années. Avec son lot de défi, notamment au niveau de l’habillement. Un des premiers produits créés par Marie-Christine Goupil a été un cache-couche adapté pour les enfants qui sont nourris par gastrostomie, comme sa fille.

Elle offre aussi sur son site des habits de neige adaptés aux enfants en fauteuil roulant, des bottillons souples faciles à enfiler pour l’hiver (même disponibles en taille adulte), et une housse de jambes pour l’automne et le printemps. Des bavoirs et des tampons absorbants, fabriqués au Québec, complètent l’offre avec quelques objets pratiques liés à la gastrostomie. 

Semblant de normalité

«C’est sûr que j’aimerais que mes produits évoluent en fonction des besoins des clients. Si je vois qu’il y a vraiment une problématique pour un certain type de handicap, je vais essayer d’aller satisfaire ce besoin-là», ajoute Marie-Christine Goupil. Elle rêve aussi que ses produits se retrouvent un jour en boutique, comme chez Clément par exemple, pour qu’un parent puisse vivre un semblant de normalité en trouvant des produits pour tous ses enfants, différents ou non, sous un même toit.

De l’idée à la commercialisation de ses produits, Marie-Christine Goupil a pu compter sur différentes personnes que la vie a mises sur sa route. Une chaîne de contacts, qui l’a menée à trouver une patroniste pour l’aider dans le design. «Je ne connaissais rien là-dedans, le textile, la mode, faire affaire en Chine... Mais il n’y avait personne qui allait m’arrêter, mon idée était vraiment claire. Un soir, je me suis assise à mon ordi et j’ai dit “Envoye, la Chine, me voilà”», relate l’entrepreneure. 

À force de travail et de contacts, elle en vient à trouver des fournisseurs qui peuvent répondre à sa demande. Derrière l’idée d’aller en Chine pour la confection se trouve une préoccupation importante pour le porte-feuille des parents d’enfants handicapés, qui doivent souvent sacrifier un des deux salaires de la famille. «Les Chinois travaillent tellement bien. J’ai une belle relation avec mes fournisseurs. Ils sont vraiment talentueux», témoigne Marie-Christine. 

Et comme si toute cette aventure entrepreneuriale n’était pas assez, elle pilote maintenant avec sa belle-mère la Fondation Marthe Laverdière. Oui, c’est elle qui tenait la caméra lors du tournage des premières capsules de la dorénavant célèbre horticultrice des serres Li-Ma, qui a déridé Internet avec son bagout inimitable. Tout l’argent que Marthe Laverdière, la grand-maman de Jeanne, a fait avec ses apparitions à la télé et les livres qu’elle a écrits sont allés dans la fondation, qui veut briser l’isolement des parents d’enfants handicapés dans la région de Chaudière-Appalaches et fournir du soutien et du répit à toute la famille. 

«Parfois les gens me disent : pourquoi tu aides les autres comme ça, tu n’en as pas déjà assez sur les bras? Parce que ça fait tellement du bien de se sentir utile à autre chose. La fondation, c’est ça qu’elle nous apporte aussi à ma belle-mère et à moi», conclut l’infatigable Marie-Christine. Ne vous avisez pas de mettre des montagnes sur son chemin, elle les déplacera sans problème. 

Pour infos: www.produitshandy.com

Techno

La Libra ne devrait pas être contrôlée par une seule entreprise

WASHINGTON — Face à la levée de boucliers contre la cryptomonnaie de Facebook, la Libra, le responsable du développement de l’entreprise a tenté de rassurer dimanche, reconnaissant qu’un tel vaste réseau de paiement ne devrait pas être contrôlé par une seule entité.

«Je veux réitérer notre fort engagement pour nous conformer aux exigences réglementaires avant la naissance de la Libra», a déclaré David Marcus lors d’une discussion sur les cryptomonnaies à l’IDB (Inter-American Development Bank) à Washington.

«Nous reconnaissons qu’un changement de cette magnitude ne peut se faire sans un grand sens des responsabilités», a-t-il ajouté.

La Libra a été sous le feu des critiques cette semaine à Washington en marge des réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Le G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) a convenu que la condition sine qua non pour lancer les cryptomonnaies stables, comme la Libra, était l’instauration d’un cadre juridique solide.

Pas bienvenue en Europe

L’Allemagne, la France et l’Italie sont allées plus loin en répétant que la Libra n’était pas la bienvenue en Europe.

Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a indiqué qu’il travaillait avec ses homologues allemand et italien pour élaborer des mesures destinées à bloquer l’arrivée de la Libra sur le Vieux continent.

«Veut-on que la politique monétaire soit aux mains d’une multinationale privée comme Facebook? Ma réponse est clairement non», a-t-il déclaré, pointant la puissance de frappe du groupe avec ses 2,7 milliards d’utilisateurs, en comptant Instagram, WhatsApp, Messenger...

David Marcus a semblé lui répondre dimanche. «Depuis le tout début [du projet], il a toujours été clair pour nous qu’un réseau de paiement tel que la Libra ne devrait pas être contrôlé par une seule entreprise», a-t-il dit.

Pour répondre aux critiques sur le fait que la Libra serait adossée à un panier de devises, dont l’euro et le dollar, au risque de déstabiliser les États, M. Marcus a suggéré des monnaies numériques stables adossées à une seule monnaie.

Il a enfin repris l’argumentaire habituel : la Libra doit combler les lacunes du système de paiement international, citant notamment le coût des paiements transfrontaliers ou le fait que 1,7 milliard de personnes dans le monde n’ont pas ou peu accès à des services bancaires.  

Techno

La Chine affiche son ambition de «grande puissance» de l'internet

WUZHEN — La Chine a affiché dimanche son ambition de devenir une «grande puissance» du cyberespace et critiqué la prépondérance américaine dans ce domaine, à l’ouverture de sa grand-messe annuelle de l’internet.

La rivalité sino-américaine se joue de plus en plus sur le plan technologique, à mesure que Pékin progresse dans les industries de pointe, tandis que Washington tente de freiner des entreprises chinoises comme le géant des télécoms Huawei.

Cinquante ans après les débuts d’internet et 25 ans après son introduction en Chine, «nous sommes devenus une puissance du cyberespace de 800 millions d’internautes», s’est félicité le chef des services de propagande du Parti communiste chinois (PCC), Huang Kunming.

S’exprimant à l’ouverture de la 6e Conférence mondiale de l’internet à Wuzhen (est de la Chine), M. Huang a ajouté que son pays continuerait «à étendre sans relâche le développement d’internet et à passer du statut de puissance du cyberespace à celui de grande puissance du cyberespace».

Le développement d’internet en Chine s’est fait à l’abri d’une «Grande muraille informatique» qui bloque l’accès de géants américains du secteur comme Google, YouTube, Twitter, Wikipédia ou Facebook, jugés menaçants par le parti au pouvoir.

Ces sites ne sont pas accessibles à Wuzhen sans recourir à un réseau virtuel VPN, alors même que la conférence annuelle accueille quelque 15 000 participants de 80 pays, selon les organisateurs.

Sans nommer les États-Unis, M. Huang a dénoncé le comportement «agressif» de certains pays, «qui utilisent l’argument de la cybersécurité comme excuse pour attaquer d’autres États».

Washington a placé sur liste noire le Chinois Huawei, numéro un mondial des équipements télécoms pour la 5G — la cinquième génération de l’internet mobile. Les États-Unis disent soupçonner ces équipements de pouvoir être utilisés à des fins d’espionnage par Pékin, un argument rejeté par Huawei.

Les États-Unis ont par ailleurs annoncé ce mois-ci une mise à l’index de 28 entités chinoises publiques ou privées accusées d’être impliquées dans la surveillance renforcée de la région à majorité musulmane du Xinjiang (nord-ouest de la Chine).

Affaires

Les travailleurs de GM à Oshawa rappelés après l’entente de principe

General Motors a rappelé tous les travailleurs à son usine d’assemblage d’Oshawa, en Ontario, après que le syndicat des travailleurs unis de l’automobile (UAW) des États-Unis a conclu une entente de principe avec le constructeur, plus tôt cette semaine.

La porte-parole de GM Canada, Jennifer Wright, a indiqué que la société avait appelé vendredi les 2000 travailleurs mis à pied temporairement à Oshawa et qu’elle reprendrait la production de véhicules.

Affaires

Entente de collaboration entre trois organisations économiques de la région de la capitale nationale

Une entente de collaboration a été signée jeudi entre le Regroupement des gens d’affaires (RGA) de la capitale nationale, la Chambre de commerce de Gatineau (CCG) et le Ottawa Board of Trade (OBT). Les trois regroupements font équipe pour assurer une prospérité d’affaires et un paysage commercial concurrentiel pour la région de la capitale nationale.

Les organisations s’engagent à développer une plus grande collaboration, à mettre sur pied conjointement des opportunités de réseautage, à partager différentes informations pour favoriser le partage d’opportunité et à une rencontre annuelle entre les membres des trois conseils d’administration.

Affaires

L'entente chez GM comprend des hausses de salaire et des fermetures d'usines

DÉTROIT — Une entente de principe de quatre ans entre General Motors et le syndicat des travailleurs unis de l'automobile (UAW) offre aux travailleurs en grève depuis un mois une combinaison d'augmentations de salaire, de paiements forfaitaires et d'une prime à la signature de 11 000 $ US.

En échange, le contrat autorise le constructeur automobile à procéder à la fermeture d'usines à Lordstown, dans l'Ohio, à Warren, au Michigan et près de Baltimore.

Les détails ont été publiés jeudi sur le site web du syndicat, alors que des responsables syndicaux au niveau de l'usine se rencontraient pour décider s'ils approuveraient l'accord.

Aucune décision n'a été prise.

Les travailleurs ont déclenché une grève le 16 septembre, paralysant la production américaine de la société et lui coûtant environ 2 milliards $ US.

L'usine Hamtramck de Detroit, que GM souhaitait fermer, restera ouverte et une nouvelle camionnette électrique y sera construite.

Des programmes d'incitation à la retraite et de départ volontaire seront offerts aux travailleurs dans les usines fermées qui ne sont pas mutés dans d'autres usines de GM.

L'accord réduit également la période de huit ans qui permet aux nouveaux employés d'atteindre le plein salaire et donne aux travailleurs temporaires un emploi à temps plein après trois ans de travail continu. Les travailleurs embauchés après 2007 et rémunérés à salaire inférieur atteindront le salaire maximal de 32,32 $ US de l'heure en quatre ans ou moins.

Il prévoit également une mesure incitative pour la retraite anticipée de 60 000 $, qui sera offerte à 2000 travailleurs admissibles.

Affaires

Postes Canada réinitialise les mots de passe des comptes de ses clients

OTTAWA — Postes Canada a indiqué qu’elle réinitialisait les mots de passe de tous les comptes en ligne de ses clients à la suite d’informations indiquant que certains renseignements personnels ont possiblement été compromis en 2017.

Le service postal estime que les noms d’utilisateurs et les mots de passe volés lors d’autres fuites de renseignements peuvent avoir été utilisés pour accéder aux comptes de Postes Canada si les clients réutilisaient leurs données de connexion sur plusieurs sites.

Postes Canada soutient qu’une cyberattaque de demandes de connexion automatisées à grande échelle ne constitue pas une brèche dans son système informatique.

«Le réseau de Postes Canada n’a pas été victime d’une cyberattaque ni de piratage», a précisé la société d’État dans un communiqué.

Un porte-parole de Postes Canada, Philipe Legault, a expliqué que les clients fournissaient leur adresse ainsi que leurs identifiants de connexion lors de la création de comptes pour le suivi des colis et autres services.

À la suite d’une enquête initiale, le service postal a estimé que le nombre de personnes touchées était faible et que les utilisateurs concernés avaient déjà été contactés. Il a ajouté que Postes Canada ne dévoilerait pas le nombre présumé de personnes touchées pendant qu’une tierce partie menait une enquête plus approfondie.

Lors d’un autre incident, Postes Canada a déclaré en novembre que quelqu’un avait utilisé son outil de suivi des envois pour avoir accès aux informations personnelles de 4500 clients de l’Ontario Cannabis Store, mais avait refusé de donner des précisions sur les informations compromises.

Affaires

Produits de la mer: beaucoup de fraude et d’identification trompeuse au Canada [VIDÉO]

Une enquête dont les résultats sont dévoilés mercredi rapporte qu’il existe des preuves grandissantes que le Canada a un problème largement répandu de fraude en ce qui concerne les produits de la mer.

L’organisme Oceana Canada révèle que des tests d’ADN effectués sur des échantillons de poissons recueillis chez des restaurants et épiceries de Montréal ont révélé un des pires taux d’identification trompeuse au Canada: 61 pour cent des échantillons étaient une autre espèce que celle annoncée ou ne respectaient pas les normes d’étiquetage de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Cette récente analyse s’ajoute aux résultats d’une enquête nationale effectuée par Oceana Canada sur plusieurs années. Cette enquête a révélé que près de la moitié des 472 échantillons testés dans six villes canadiennes, soit 47 pour cent, étaient identifiés de façon trompeuse.

Le pire taux de mauvaise identification des produits a été relevé à Victoria, à 67 pour cent. Il a été de 59 pour cent à Toronto, 46 pour cent à Ottawa, 38 pour cent à Halifax et 26 pour cent à Vancouver.

Josh Laughren, directeur exécutif chez Oceana Canada, ajoute que l’organisme a découvert du poisson d’élevage vendu sous appellation sauvage, des espèces bon marché déguisées sous l’identité d’espèces dispendieuses, et des poissons bannis dans plusieurs pays en raison de risques pour la santé qui ont été vendus au Canada sous une fausse identité.

Josh Laughren propose l’implantation d’une traçabilité exhaustive, du navire jusqu’à l’assiette, et des normes d’étiquetage détaillées à travers les chaînes d’approvisionnement canadiennes. À son avis, cela permettra de réduire l’incidence de fraude et d’étiquetage trompeur et protégera les consommateurs canadiens de même que les pêcheurs honnêtes et les espèces de poissons vulnérables.

Actualités

Des lignes aériennes canadiennes abandonnent le «mesdames et messieurs»

TORONTO — Plusieurs transporteurs aériens canadiens ont supprimé l'expression «mesdames et messieurs» de leurs annonces en vol - ou envisagent de la modifier - en remplaçant la formulation par une terminologie non binaire, dans le cadre d'un virage plus large vers l'inclusion au sein des entreprises.

Air Transat a indiqué qu'elle avait cessé d'utiliser cette formule de salutation. Air Canada a dit qu'elle en ferait de même en modifiant ses annonces à bord «afin de les moderniser et de supprimer les références spécifiques au genre». Porter Airlines a pour sa part précisé avoir abandonné le «mesdames et messieurs» en 2018.

Affaires

PFR devant les gens d’affaires montréalais

Le président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu a tenté de déboulonner les mythes entourant l’industrie forestière, mardi, devant le Cercle canadien de Montréal. Yves Laflamme a fait une allocution de 35 minutes devant 300 membres de l’organisation issus du monde des affaires.

« M. Laflamme a accepté puisque ça lui donnait la possibilité de remettre les pendules à l’heure en ce qui concerne la foresterie. Il y a souvent des éléments non fondés et tape-à-l’œil ne correspondant pas à la réalité qui sont véhiculés. C’était une occasion unique de s’adresser aux gens de Montréal », affirme Karl Blackburn, directeur principal, affaires publiques et relations gouvernementales pour PFR.

Affaires

Hydro-Québec lance sa filiale Hilo pour mieux gérer la consommation d’énergie

MONTRÉAL - Hydro-Québec annonce mercredi le lancement de la marque Hilo qui offrira des produits et des services personnalisés à ses clients pour qu’ils puissent gérer leur consommation d’électricité plus intelligemment et plus efficacement.

La société d’État explique que dès l’an prochain, sa filiale Hilo offrira des produits et services pour la maison intelligente afin de permettre une gestion efficace de leur utilisation de l’énergie.

Par la suite, d’autres produits et services s’ajouteront graduellement, notamment dans les secteurs des services en énergie pour les entreprises, de la mobilité électrique, du stockage intelligent et de l’autoproduction solaire.

Hydro-Québec ajoute que l’information sur les premiers produits et services offerts par Hilo sera précisée au cours des prochains mois.

Éric Martel, président-directeur général d’Hydro-Québec, soutient que Hilo contribuera à l’économie d’électricité, libérant des quantités d’énergie qui pourront alimenter l’économie du Québec et être exportées ailleurs en Amérique du Nord. Hilo aidera aussi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, selon M. Martel.

La présidence et la direction générale de Hilo a été confiée à l’homme d’affaires Sébastien Fournier qui a oeuvré pendant plusieurs années dans le domaine des télécommunications.

Affaires

La part des emplois moins qualifiés est en baisse sur 20 ans au Québec

MONTRÉAL - La part des emplois moins qualifiés dans l’ensemble des emplois est moindre qu’avant au Québec. Et ce sont les femmes qui ont le plus profité de l’amélioration de la situation.

La dernière étude de l’Institut de la statistique du Québec sur le portrait des emplois moins qualifiés démontre, en fait, que le nombre d’emplois moins qualifiés a crû de 1998 à 2017, mais que la proportion est moindre comparativement à l’ensemble des emplois.

Les emplois qualifiés sont définis comme ceux qui exigent une formation collégiale technique ou supérieure, alors que les emplois moins qualifiés sont ceux qui supposent une formation moindre.

Ainsi, de 1998 à 2017, le nombre d’emplois moins qualifiés est passé de 1 775 000 à 2 103 000. Mais comme le nombre d’emplois qualifiés a augmenté de façon plus importante que les emplois moins qualifiés, la part des emplois moins qualifiés est passée de 65 à 57 pour cent du total des emplois, pendant la période.

«Ça va dans le sens de l’économie, qui exige des qualifications plus grandes, le développement des emplois exigeant une formation collégiale ou universitaire, soit dans le domaine de la santé, l’enseignement, les services professionnels, scientifiques et techniques», par exemple, a illustré en entrevue Luc Cloutier-Villeneuve, analyste en statistiques du travail à l’ISQ.

«Mais, en parallèle, il y a eu quand même, notamment dans le commerce de détail, dans la restauration, dans les services privés, des emplois qui ont crû. C’est pour ça qu’on montre que l’emploi moins qualifié est moins important aujourd’hui en proportion, mais il l’est plus en termes de volume. Et c’est un peu normal, parce que l’économie grandit, la population s’accroît aussi, donc les volumes tendent à augmenter», a-t-il expliqué.

Conditions

Fait à noter, bien qu’on parle d’emplois moins qualifiés, ceux-ci peuvent tout de même commander une rémunération intéressante, comme c’est le cas dans l’industrie de la construction, a relevé M. Cloutier-Villeneuve.

Mais, en général, le fait d’occuper un emploi moins qualifié entraîne aussi des conditions de travail moindres, comme moins d’autonomie au travail, moins de jours de vacances, moins de congés de maladie payés et moins souvent de régime de retraite, a-t-il signalé.

Femmes, jeunes et salaire

Ce sont les femmes qui ont le plus profité de l’amélioration de la situation et c’est parce qu’elles sont plus scolarisées qu’avant, donc qu’elles occupent des emplois plus qualifiés, avec de meilleures conditions de travail.

Ainsi, pendant cette période, les femmes ont connu une baisse de leur part dans l’emploi moins qualifié. Celle-ci est alors passée de 62 pour cent en 1998 à 50,8 pour cent en 2017. À titre de comparaison, celle des hommes n’a diminué que de trois points de pourcentage.

Les jeunes de 15 à 24 ans sont quant à eux surreprésentés dans les emplois moins qualifiés, puisqu’ils sont encore souvent aux études.

Les travailleurs de 55 ans et plus sont également touchés. La part de l’emploi moins qualifié s’est accrue dans cette catégorie d’âge de 1998 à 2017.

En 2017, l’emploi moins qualifié commandait une rémunération moyenne de 19,52 $ l’heure, comparativement à 32,24 $ pour l’emploi qualifié. En 1998, l’emploi moins qualifié offrait un salaire horaire moyen de 12,75 $ et l’emploi qualifié de 20,45 $.

Affaires

Fin de grève en vue chez General Motors aux États-Unis

WASHINGTON — Après un mois de grève aux États-Unis, General Motors (GM) et le syndicat UAW ont annoncé mercredi être parvenus à un accord préliminaire, qui pourrait mettre fin à ce mouvement sans précédent depuis plus d'une décennie.

Le texte doit encore être approuvé par le Conseil national du syndicat lors d'un vote jeudi avant qu'il ne soit soumis aux adhérents, précise un communiqué de l'UAW. Le Conseil national décidera alors si la grève continue jusqu'à l'adoption finale du texte, ou si elle s'arrête le 17 octobre.

Affaires

L’inflation s’est maintenue à 1,9% en septembre, limitée par le prix de l’essence

L’inflation annuelle s’est établie à 1,9 % en septembre pour un deuxième mois consécutif, ce qui la maintient près de l’objectif idéal de 2,0 % de la Banque du Canada.

Les nouvelles données contenues mercredi dans le dernier rapport de Statistique Canada sur l’indice des prix à la consommation montraient que la croissance des prix était encore une fois freinée par la baisse des prix de l’essence.

L’inflation a été égale ou supérieure à 1,9 pour cent lors des sept derniers mois.

La situation des prix du pays, à elle seule, n’exercera pas de pression sur la Banque du Canada dans sa décision d’ajuster, ou non, les taux d’intérêt. La prochaine annonce de la banque centrale à ce sujet est prévue pour le 30 octobre.

La moyenne des trois mesures de l’inflation sous-jacente du Canada, qui sont considérées comme de meilleurs indicateurs des pressions sur les prix puisqu’ils ne tiennent pas compte de certains éléments volatils tels que l’essence et les fruits et légumes frais, a légèrement augmenté, passant de 2,0 pour cent en août à 2,1 pour cent le mois dernier. Ces lectures de l’inflation de base sont surveillées de près par la Banque du Canada.

Royce Mendes, économiste principal chez Marchés des capitaux CIBC, a souligné que puisque toutes les données sur l’inflation sont si proches de la cible, il est peu probable que cela modifie le calendrier du prochain changement de taux de la Banque du Canada.

«Je pense qu’à ce stade, la Banque du Canada examine vraiment les effets du ralentissement de la croissance mondiale et des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine», a affirmé M. Mendes, qui s’attend à ce que le prochain changement de taux de la banque soit une baisse, et à ce qu’il survienne en janvier.

Forte baisse du prix de l’essence

Selon Statistique Canada, une baisse de 10 pour cent des prix de l’essence par rapport à l’année dernière a continué de peser sur l’inflation d’ensemble. Les prix du gaz naturel, en glissement annuel, ont diminué de 10,2 pour cent en août et de 6,9 pour cent en juillet.

En excluant des prix à la pompe, l’inflation de septembre était de 2,4 pour cent pour un troisième mois consécutif.

La hausse des prix a également été freinée en septembre par la réduction des prix, d’une année à l’autre, des services d’accès à internet, des droits de scolarité et des services téléphoniques. D’un mois à l’autre, les tarifs aériens ont connu une forte baisse, cédant 19,5 pour cent.

Les Canadiens ont toutefois payé davantage pour les coûts de l’intérêt hypothécaire, l’assurance automobile et les achats de véhicules automobiles le mois dernier, par rapport à l’année précédente.

Les acheteurs ont dépensé 3,4 pour cent de plus pour les véhicules automobiles en septembre qu’ils ne l’avaient fait l’année précédente. La croissance des prix dans cette catégorie dépassait ainsi 2,5 pour cent pour un septième mois de suite, a précisé le rapport. Statistique Canada a estimé qu’il s’agissait de la «plus longue période de croissance soutenue» dans cette catégorie depuis le début de 2017.

Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté tout au long du début de 2019, prenant 7,5 pour cent en septembre. Cette séquence à la hausse faisait suite à une série d’augmentations du taux d’intérêt par la Banque du Canada, de juillet 2017 à octobre 2018.

Pour ce qui est des pressions à la baisse, le rapport indique que les droits de scolarité ont diminué de 3,6 pour cent le mois dernier, enregistrant leur première baisse d’une année à l’autre depuis la création de l’indice, en 1973. Cette baisse a été attribuée à une diminution de 8,9 pour cent des droits de scolarité adoptée par le gouvernement de l’Ontario pour l’année scolaire 2019-2020.

Dans l’ensemble, les économistes s’attendaient en moyenne à une inflation de 2,1 pour cent en septembre, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Dans une note de recherche publiée mercredi, l’économiste Stephen Brown, de Capital Economics, a dit s’attendre à ce que l’inflation d’ensemble recule progressivement pour atteindre 1,5 pour cent d’ici le début de 2020.

M. Brown a prédit que des signes de baisse de l’inflation et une croissance inférieure au potentiel de l’économie au cours des prochains mois convaincraient la Banque du Canada de réduire ses taux d’intérêt en décembre.

Affaires

Un produit «à prix abordable» lancé par la compagnie gatinoise Hexo

Afin de rivaliser avec le marché noir, l’entreprise gatinoise HEXO Corp annonce le lancement d’un produit «à prix abordable» qui se retrouvera sur les tablettes des succursales de la Société québécoise du cannabis dès jeudi.

L’Original Stash, «un mélange de fleurs de sativa hybride avec une teneur en THC entre 12% et 18%», sera vendu 125,70$ pour 28 grammes (1 once), soit 4,49$ le gramme. Il s’agit d’un prix comparable à ce qui se vend sur le marché illicite, souligne HEXO Corp, par voie de communiqué.

Le producteur basé à Masson-Angers rappelle que la plus récente Enquête nationale sur le cannabis de Statistique Canada, publiée en août dernier, démontrait que plus de 40% des Canadiens continuent d’acheter du cannabis de manière illégale en raison principalement des prix qui sont moindre auprès de revendeurs.

«Notre objectif concernant Original Stash est d’avoir des répercussions sur le marché illégal, de sensibiliser les consommateurs à l’importance d’un produit réglementé et testé et de les mener à acheter du cannabis de façon légale», a indiqué le président et directeur général de l’entreprise HEXO Corp, Sébastien St-Louis. «Il devient de plus en plus difficile pour le consommateur ordinaire de distinguer les produits qui sont légaux de ceux qui ne le sont pas. Les distributeurs illégaux de cannabis sont allés jusqu’à inclure les mises en garde et les clauses de non-responsabilité relatives au THC, lesquelles sont obligatoires par Santé Canada, a ajouté M. St-Louis. Les sites Web qui vendent du cannabis illégal sont bien conçus, permettent aux consommateurs d’acheter en ligne et de se faire livrer les produits chez eux. Cependant, nous savons que les produits illégaux du cannabis peuvent – et c’est souvent le cas – contenir des métaux lourds, des pesticides et d’autres contaminants, et ceci me préoccupe grandement.»

Affaires

L’industrie du taxi réclame 1,5 milliard$ de Québec et d’Uber

L’industrie du taxi réclame 1,5 milliard $ du gouvernement du Québec et d’Uber pour compenser les pertes qu’elle encaisse avec la déréglementation de son secteur.

Les avocats représentant les quelque 22 000 chauffeurs et propriétaires de taxi ont annoncé la relance de trois actions collectives, mardi matin à Montréal.

Dans l’immédiat, ils demandent aux tribunaux de se prononcer sur deux questions: «Est-ce que Uber et le gouvernement sont responsables pour la perte de revenus des propriétaires et des chauffeurs de taxi depuis 2013 et est-ce que le projet de loi 17 constitue une expropriation des permis de taxi et si oui, ça vaut combien?», a expliqué Me Marc-Antoine Cloutier, l’un des avocats qui pilotent les recours.

Les requérants s’opposent à la volonté du gouvernement de rembourser les montants qu’ils ont payés au moment où ils ont acheté leurs permis alors qu’ils réclament la valeur qu’avaient atteinte ces permis au moment de l’arrivée d’Uber dans le marché. De plus, la répartition du total des sommes offertes par le gouvernement rend impossible le paiement pour la pleine valeur, même dans les cas où l’achat était récent.

Me Cloutier a fait valoir qu’un chauffeur de taxi ayant payé son permis jusqu’à 250 000$ pourrait obtenir «65 pour cent dans le meilleur des cas de la valeur». Il rapportait ainsi les conversations que lui tiennent les propriétaires de permis: «Dans mon bilan personnel, il faut que je mette un ‘x’ sur 250 000$ de valeur et pour le futur, je perds du revenu. Alors je fais quoi avec mes deux enfants, mes trois enfants, la valeur de ma maison, maintenant que j’ai une équité personnelle négative et que je n’ai plus de capacité d’emprunt, un revenu en diminution et que je dois continuer de rembourser à la banque un permis que l’État m’a pris sans me le payer?»

Outre la valeur du permis, les chauffeurs et propriétaires réclament des montants compensatoires pour les pertes de revenus qu’a entraînées l’ajout d’un compétiteur agissant en dehors des contraintes imposées par les réglementations à laquelle eux-mêmes sont soumis.

Québec a ajouté des sommes aux compensations déjà offertes tant par le gouvernement Couillard que par le gouvernement Legault, de sorte que la cagnotte totalise désormais un peu plus de 800 millions $ à terme.

Tentative de blocage

Me Cloutier n’a pas caché son soulagement de voir que les démarches juridiques pouvaient être réactivées, lui qui a déploré la tentative du gouvernement d’ajouter un amendement à la loi qui aurait eu pour effet d’empêcher les actions collectives dans le dossier. L’amendement a finalement été retiré avant l’adoption de la loi la semaine dernière.

«Au Québec, on n’est pas dans un État de droit qui se permet généralement de prendre le bien de quelqu’un sans le payer et, en plus, en tentant de limiter les possibilités de recours des gens à qui on vient de prendre le bien qui était le leur», s’est insurgé le juriste.

Il a fait valoir que la tentative de bloquer les recours juridiques aurait pu avoir pour effet indirect de protéger Uber et de laisser la totalité de la responsabilité financière aux mains du Trésor public et, donc, des contribuables.

«On poursuit toujours Uber; le gouvernement, avec l’amendement qu’il avait proposé la semaine dernière, nous privait aussi de notre recours contre Uber, ce qui aurait été un beau cadeau supplémentaire du gouvernement à leur attention, mais on poursuit solidairement Uber et le gouvernement dans nos dossiers.»

«Qui paiera quoi? Peut-être que le gouvernement demandera à Uber - et on le souhaite - de faire sa juste part», a conclu l’avocat.

Techno

Google: Pixel 4 et des jeux video en streaming

NEW YORK — Nouveau cellulaire axé sur la photographie et intégrant la reconnaissance de mouvements, lancement imminent d’une plateforme de jeux vidéo en streaming, présentation d’une nouvelle gamme de produits connectés : Google a multiplié les annonces mardi à New York.

Lignes revues, utilisation du verre sur le dos de l’appareil, comme pour la majorité des appareils haut de gamme des concurrents, deux optiques intégrés dans un cadre carré sur le dos du cellulaire, le Pixel 4 présente certaines similarités avec son concurrent d’Apple, l’iPhone 11.

Pour la photographie, désormais principal argument de l’ensemble des fabricants de téléphone, Google a mis le paquet, avec une intelligence artificielle intégrée qui vient booster le zoom optique ou propose des photos de nuits améliorées, avec même un mode «astrophoto» permettant de réaliser des images de ciel nocturne.

L’autre nouveauté concerne l’intégration de la reconnaissance de mouvements, non pas via les caméras de l’appareil, comme a pu le faire Samsung par le passé, mais grâce à un radar miniaturisé et intégré sur le haut du cellulaire.

D’un mouvement de la main, l’utilisateur peut ainsi zapper d’une chanson à l’autre et baisser ou couper un appel ou une alarme. L’appareil éclaire l’écran également lorsqu’il sent l’utilisateur s’approcher, pour lui afficher l’heure notamment, mais c’est à peu près tout à ce stade.

Parmi les évolutions, une reconnaissance faciale plus rapide, qui permet de débloquer l’appareil dès qu’il est face à l’utilisateur, ou une nouvelle version de Google Assistant, uniquement en anglais, plus rapide dans ses réponses car implanté sur l’appareil même, et non plus via le nuage.

Disponible le 24 octobre dans plusieurs régions du monde, l’appareil sera proposé à partir de 799 $ aux États-Unis, un peu plus cher que le modèle basique de l’iPhone 11. La version XL est proposée à partir de 899 $US.

Lancement de Stadia

Google a également annoncé que le lancement de sa plateforme de jeux vidéo en streaming Stadia aurait lieu le 19 novembre.

En faisant son entrée sur le marché du jeu vidéo en ligne, le géant du moteur de recherche entend bouleverser le marché dominé par les grands acteurs des consoles de jeu comme Sony et Microsoft, en permettant aux usagers de profiter de leurs jeux, en qualité optimale et sur n’importe quel support — ordinateur, téléviseur intelligent, cellulaire — en passant indifféremment de l’un à l’autre.

L’offre de Google comptera un catalogue d’une trentaine de jeux à son lancement avec plusieurs possibilités d’abonnement.

Le géant californien a par ailleurs présenté les dernières versions de ses objets connectés pour la maison, qui passent sous la marque Nest, dont l’enceinte connectée Mini (49 $US, disponible le 22 octobre), avec une coque en plastique partiellement recyclée, et ses outils Nest Wifi (à partir de 269 $US, disponible le 4 novembre), conçus pour améliorer la connexion wifi dans le logement.

Google profite de ces objets pour se lancer, début 2020, dans les services avec un abonnement, Nest Aware (6 $US par mois), et sa version premium, Nest Aware Plus (12 $US par mois), permettant de conserver à distance les enregistrements des caméras Nest Cam ou de l’écran connecté Nest Hub Max.

Affaires

La nouvelle patronne du FMI livre sa recette aux femmes pour réussir

WASHINGTON — «N'acceptez jamais d'être moins bien payées que vos collègues hommes, jamais!» La dirigeante du FMI, Kristalina Georgieva, s'est montrée résolument déterminée à mener le combat en faveur de l'égalité hommes-femmes dans le monde du travail.

Au premier jour des réunions d'automne du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale mardi, la nouvelle directrice générale s'est aussi prononcée «en faveur des quotas» pour que les femmes accèdent à plus de postes à responsabilités.

Affaires

Des économistes dénoncent le projet d’usine de liquéfaction GNL Québec au Saguenay

Une quarantaine d’économistes québécois critiquent le projet de gazoduc de 750 kilomètres et d’usine de liquéfaction de gaz naturel que GNL Québec prévoit aménager à Saguenay et expriment de sérieux doutes sur les promesses de retombées économiques de ce projet.

Dans leur lettre publiée par plusieurs médias d’information, mardi, les signataires affirment que le gaz transporté par ce pipeline pourrait bien remplacer du gaz conventionnel plus propre ou de l’électricité de source renouvelable, et ainsi augmenter les émissions globales de gaz à effet de serre (GES).

À leur avis, il n’est pas crédible de soutenir que le gaz remplacera des énergies plus polluantes comme le charbon, en Europe et en Chine.

D’autre part, les auteurs de la lettre affirment que les quelque 6000 emplois directs et indirects qui seraient créés pendant la phase de construction du projet et les 1100 autres une fois que l’usine de liquéfaction serait en activité risquent en fait d’aggraver la pénurie de main-d’oeuvre dans la région.

Pénurie de main-d’œuvre

Les économistes rappellent que le mois dernier, la Commission de la construction du Québec a estimé que plus de la moitié des 25 métiers de la construction étaient en état de pénurie au Saguenay-Lac-Saint-Jean, que Rio Tinto avait été contrainte d’interrompre la production en raison de la pénurie et que Résolu devrait remplacer au cours des prochaines années environ 800 employés qui approchent de la retraite.

Les auteurs de la lettre prédisent que les emplois promis dans la région par GNL Québec seraient surtout comblés par des employés venant de l’extérieur de la région ou par des employés qui quitteraient leur emploi actuel pour travailler à la construction du complexe gazier, aggravant la situation de pénurie.

Industries d’avenir

Les économistes invitent les gouvernements à soutenir plutôt des industries d’avenir comme celles de l’aluminium à anodes inertes, qui n’émet pas de GES, ou encore de la biomasse forestière. Cela leur semble nettement plus prometteur pour l’économie du Québec et de ses régions.

Dans un communiqué transmis aux médias mardi après-midi, la société responsable du projet GNL Québec, Gazoduq, affirme que contrairement à ce que mentionne la lettre, les retombées économiques seraient de l’ordre de 36 millions $ par année, et non de 36 millions $ pour l’ensemble de la durée de vie du projet.

Ces retombées découleraient «uniquement (des) retombées annuelles et récurrentes qui seraient versées aux communautés par Gazoduq sous forme de taxes et par l’entremise de son Fonds pour les communautés», affirme la société.

Les auteurs de la lettre soulèvent aussi la possibilité que le tracé puisse encourager l’éventuelle construction d’un oléoduc pour le pétrole, mais Gazoduq précise que «dans aucun cas» son projet ne pourrait «servir à autre chose que transporter du gaz naturel».

Le premier ministre François Legault a déjà fait valoir que le projet GNL Québec permettrait une réduction très importante des émissions de GES de la planète et créerait des milliers d’emplois très payants en région.

Affaires

Nemaska Lithium sabre dans son effectif

N’ayant toujours pas complété le montage financier de son projet de mine et d’usine de transformation de lithium, Nemaska Lithium élimine environ la moitié de son effectif, en plus de réduire la cadence de ses activités.

L’entreprise de 130 employés a annoncé mardi 64 licenciements, justifiant cette «décision difficile» par l’obligation d’utiliser ses liquidités de façon optimale afin de pouvoir assurer «la continuité du projet».

«Alors que nous ne pouvons confirmer l’échéancier de reprise des travaux de construction, et bien que les négociations avec Pallinghurst évoluent bien, il s’agit de la décision responsable à prendre», a souligné son président et chef de la direction, Guy Bourassa, par voie de communiqué.

Ces mauvaises nouvelles ont une fois de plus été mal accueillies par les investisseurs. À la Bourse de Toronto, mardi, en milieu de séance, l’action de la société abandonnait 25,5 pour cent, ou six cents, pour se négocier à 17,5 cents.

Nemaska Lithium souhaite transformer, dans une usine électrochimique à Shawinigan, du minerai de spodumène extrait de la mine Whabouchi - à quelque 300 kilomètres au nord de Chibougamau - en sels de lithium à valeur ajoutée. Ces derniers seraient ensuite vendus à des fabricants de matériaux de cathodes destinés aux batteries rechargeables au lithium-ion.

La société a prolongé de la mi-octobre jusqu’au 31 décembre l’échéancier de ses négociations avec Pallinghurst, un groupe londonien, dans l’espoir de boucler un financement pouvant atteindre jusqu’à 600 millions $.

Si elle a réitéré son optimisme entourant les pourparlers entre les deux parties, Nemaska Lithium a néanmoins fait valoir qu’à l’heure actuelle, il était difficile d’avoir une idée plus claire du temps qu’il faudra pour mener le projet à terme.

Elle a ainsi décidé de procéder à «une mise à l’arrêt complète» de son usine de démonstration de Shawinigan à la fin décembre, inaugurée à l’hiver 2017, ce qui était prévu, a fait savoir sa porte-parole, Gabrielle Tellier. La mine de Whabouchi sera également mise en hibernation.

«Une fois le financement complété, nous serons en mesure d’avoir une meilleure visibilité sur la reprise plus soutenue de nos activités et sur le calendrier d’exécution du projet», a indiqué le président de Nemaska Lithium.

Initialement estimé à 1,1 milliard $ en 2018, le projet a été marqué par les dépassements de coût, ce qui a forcé la compagnie à trouver plus d’argent en plus d’interrompre la construction de son usine de Shawinigan.

Québec est le plus important actionnaire de l’entreprise, ayant injecté 130 millions $ dans l’aventure en échange d’une participation d’environ 13 pour cent par l’entremise d’Investissement Québec (IQ), son bras financier.

En conférence téléphonique en compagnie du cofondateur de la firme britannique, Arne Frandsen, la semaine dernière, la direction de Nemaska Lithium avait estimé que les 138 millions $ dans ses coffres étaient suffisants pour se rendre en 2020.

Parallèlement à ses négociations avec Pallinghurst, Nemaska Lithium est toujours impliquée dans un litige judiciaire avec des créanciers obligataires qui détiennent des obligations de 350 millions $, puisqu’elle souhaite rembourser ces derniers, ce qui mettrait ainsi fin à leur contrat.

Cela obligera également l’entreprise à trouver cette somme ailleurs.

Affaires

Les A220 de Swiss temporairement cloués au sol; des inspections recommandées

Les problèmes de moteurs de l’A220 d’Airbus, qui ont incité Swiss Air Lines à temporairement clouer au sol ses 29 appareils, obligent les exploitants de cet appareil conçu par Bombardier à effectuer des inspections préventives.

Cette recommandation a été effectuée dans la foulée d’un nouvel incident impliquant un appareil de Swiss, premier transporteur à avoir reçu l’ex-C Series. L’avion, qui effectuait la liaison entre Londres et Genève, a été redirigé vers Paris en raison d’une «irrégularité technique» avec l’un des deux moteurs, a indiqué par courriel la compagnie helvète.

Depuis l’été, c’est au moins le troisième événement du genre impliquant les moteurs de l’A220, qui sont construits par Pratt & Whitney. En juillet, un des avions avait perdu des pièces de moteur alors qu’il survolait la France dans le cadre d’un trajet entre Genève et Londres.

Swiss, qui doit recevoir son 30e A220 l’an prochain, a fait savoir, mardi en fin d’après-midi, qu’un premier appareil avait déjà repris du service.

«Selon la planification en cours, les activités aériennes pourront être reprises jeudi de manière largement régulière», a écrit le transporteur aérien, sur son compte du réseau social Twitter.

De son côté, Airbus a transmis une déclaration aux médias dans laquelle l’avionneur dit être en train d’informer, avec Pratt & Whitney, «tous les exploitants» de l’A220 de «recommandations supplémentaires».

Il s’agit d’une mesure préventive en attendant que la cause «initiale» des pépins soit identifiée. Swiss, Delta Air Lines, Air Baltic, Korean Air, EgyptAir et Air Tanzania ont reçu des A220.

«Ces nouvelles mesures comprennent une inspection visuelle du moteur à l’aide d’un endoscope et une limitation de la vitesse du compresseur basse pression du moteur, a souligné le géant européen. Airbus regrette sincèrement ce désagrément pour nos clients et leurs passagers.»

Néanmoins, en France, le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation a qualifié de «grave» l’incident survenu mardi, en plus de déléguer l’enquête au conseil national de la sécurité des transports aux États-Unis.

Pour sa part, Pratt & Whitney a dit avoir recommandé des «inspections supplémentaires du compresseur basse pression» des moteurs de type PW1500G et PW1900G.

«Les moteurs continuent de satisfaire à tous les critères de maintien de la navigabilité», a écrit un porte-parole de Pratt & Whitney, John Thomas, dans un courriel.

Un œil attentif

Air Baltic, qui figure parmi les principaux clients de l’A220 et qui exploite actuellement 20 appareils, suit également la situation de près. Dans l’immédiat, toutefois, les activités du transporteur letton n’étaient pas perturbées.

La compagnie aérienne a confirmé avoir reçu la recommandation de Pratt & Whitney en ce qui a trait aux inspections supplémentaires.

«Air Baltic a retenu une variante différente (du moteur) PW1500G par rapport à celle de Swiss, a souligné le transporteur, dans un communiqué. Comme l’a confirmé le constructeur, les moteurs continuent de respecter tous les critères de maintien de la navigabilité.»

Le mois dernier, la Federal Aviation Administration (FAA) aux États-Unis avait suggéré aux transporteurs de remplacer un tuyau visant à assurer l’alimentation en huile sur les moteurs des appareils en raison de pannes survenues en plein vol.

Delta Air Lines, qui exploite actuellement 25 A220, a fait savoir que tout se déroulait comme prévu malgré la décision prise par Swiss. Le transporteur américain a toutefois assuré avoir respecté la directive annoncée le mois dernier par la FAA.

Airbus a obtenu quelque 525 commandes fermes pour l’appareil développé par Bombardier auprès de clients comme Swiss, Air Baltic, Delta, Air France/KLM, Air Canada, Korean Air et JetBlue.