Actualités

SAQ: négociation sur journée de grève

MONTRÉAL — La direction de la Société des alcools du Québec (SAQ) s’est fait offrir un tire-bouchon métaphorique, mardi, à la table des négociations, alors que les salariés de ses 404 succursales ont déclenché la grève dans l’espoir de faire déboucher les pourparlers.

Il s’agit de la première des six journées de grève dont dispose le syndicat en vue de faire pression sur l’employeur.

Actualités

Loto-Québec à la recherche de deux millionnaires qui n'ont pas réclamé leur lot

MONTRÉAL — Loto-Québec est à la recherche de deux millionnaires et de plusieurs gagnants de lots de 100 000 $ ou plus qui n'ont pas encore réclamé leur butin.

Les billets gagnants de lots de 1 million $ et plus ont été vendus à Montréal, alors que les billets gagnants de 100 000 $ ou plus, dont un de 500 000 $, ont été achetés en Montérégie, en Mauricie, dans le Bas-Saint-Laurent, dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, à Montréal et dans Lanaudière.

Les tirages de ces billets ont été effectués de septembre à juin derniers. Les gagnants ont 12 mois suivant le tirage pour réclamer leur lot.

Affaires

L’avocat de Loblaw présente sa plaidoirie dans le procès qui l’oppose à l’ARC

TORONTO — Les accusations de l’Agence du revenu du Canada (ARC) voulant que la filiale bancaire barbadienne des Compagnies Loblaw ait été constituée et utilisée à des fins d’évitement fiscal sont «absurdes», a fait valoir mardi l’avocat de l’entreprise devant un tribunal de Toronto.

Dans sa plaidoirie devant la Cour canadienne de l’impôt, l’avocat de Loblaw, Al Meghji, a fait valoir que la banque Glenhuron, établie à la Barbade, était considérée comme une banque en vertu de la loi barbadienne et devrait être admissible à une exemption fiscale en vertu de la loi canadienne.

«Toutes les preuves étayent la conclusion selon laquelle l’incorporation et l’obtention de la licence bancaire étaient motivées par des considérations commerciales», a déclaré Me Meghji au juge Campbell Miller. «Il n’y avait aucun objectif d’éviter l’impôt canadien.»

Le litige, qui pourrait coûter au géant de l’épicerie jusqu’à 406 millions $ selon les chiffres contenus dans son plus récent rapport financier trimestriel, a pris forme en 2015 après que Loblaw Financial Holdings eut porté une décision en appel.

Le gouvernement fédéral a effectué des vérifications au sujet du revenu de la filiale de Loblaw sur plusieurs exercices financiers remontant jusqu’à 2001. Il a conclu que Loblaw devait payer des impôts sur des revenus de Glenhuron totalisant 473 millions $.

Loblaws a été constituée en société commerciale internationale à la Barbade en septembre 1992 et ses activités consistaient à investir dans des titres à court terme et à procéder à des swaps sur devises, selon des documents judiciaires.

Loblaws a changé de nom et est devenue la Glenhuron Bank en novembre 1993 et, en décembre 1993, elle est devenue titulaire d’une licence en vertu de la loi sur les banques extraterritoriales de la Barbade.

Glenhuron a été liquidée en 2013, lorsque Loblaw a décidé d’utiliser ce capital au Canada pour acheter la chaîne de pharmacies Shoppers Drug Mart (l’enseigne Pharmaprix au Québec).

Les avocats du ministère de la Justice ont soutenu pendant le procès, qui a débuté en avril, que Loblaw Financial Holdings avait pris une série de mesures pour que Glenhuron ressemble à une banque étrangère afin de contourner les règles fiscales et éviter de payer de l’impôt.

Les avocats du gouvernement avaient soutenu que l’entité établie à la Barbade n’était pas admissible parce que, entre autres, elle investissait principalement les fonds propres de l’épicier et n’effectuait pas de transactions d’affaires avec ses pairs.

Glenhuron répond aux exigences d’une banque à plusieurs égards, a déclaré mardi Me Meghji à la cour.

Il a indiqué mardi au juge Miller que la majorité des activités de Glenhuron impliquaient des entités sans lien de dépendance, comme dans le cas d’accords de crédit réciproque avec de grandes banques, et que sa licence bancaire auprès des autorités barbadiennes constituait une preuve supplémentaire.

L’allégation selon laquelle Loblaw a établi la filiale barbadienne comme un moyen de «s’ancrer» dans l’exemption des banques étrangères en vertu de la loi canadienne est «intenable et absurde», car l’établissement de Glenhuron était antérieur aux règles, a expliqué Me Meghji.

«À l’époque, rien de tout cela ne s’appliquait à eux (...) Les règles n’existaient pas», a-t-il dit.

Glenhuron a été établie pour des raisons commerciales viables, a assuré Me Meghji.

Cependant, le juge Miller a indiqué mardi à Me Meghji qu’il avait examiné la documentation et les preuves au cours du procès, mais qu’il «éprouvait toujours de la difficulté à trouver la raison non fiscale pour la mise en place de cette compagnie barbadienne».

La Barbade a été choisie pour être un véhicule de la réassurance et de la finance «qui ont ensuite été réalisées et extrêmement rentables», a répondu Me Meghji.

«Cette société a été créée pour faire exactement ce qu’elle a fait», a-t-il déclaré au tribunal. «Elle n’a pas été créée pour éviter l’impôt canadien.»

Les avocats du ministère de la Justice doivent présenter leur plaidoirie devant le tribunal mercredi.

Affaires

Salon de Farnborough: l’industrie aéronautique québécoise plus active

MONTRÉAL — Au deuxième jour du Salon international de l’aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni, mardi, l’industrie québécoise a été plus active, notamment grâce à Héroux-Devtek, qui a décroché un contrat militaire auprès de Boeing.

Présente au plus important rendez-vous du secteur cette année, l’entreprise de Longueuil a indiqué mardi avoir été retenue par le géant américain pour la fabrication du train d’atterrissage principal des avions de chasse Super Hornet F18 et du EA-18G Growler.

La valeur de l’entente n’a pas été précisée, mais Héroux-Devtek sera également responsable de la fabrication de pièces de rechange destinées aux nouveaux appareils ainsi qu’aux quelque 700 avions F18 de la flotte de l’armée américaine.

«Nous sommes ravis d’avoir été choisis, a indiqué le président et chef de la direction de la société québécoise, Gilles Labbé. Ceci confirme nos liens de plus en plus étroits avec Boeing et représente une avancée importante pour nos activités du secteur de la défense.»

Les premières livraisons doivent débuter à compter du troisième trimestre de 2020.

Héroux-Devtek fait déjà affaire avec Boeing dans le cadre d’un important contrat pour la fabrication des trains d’atterrissage des avions de ligne 777 et 777X — en plus d’être responsable de la fabrication de pièces de rechange — ainsi que ceux de l’hélicoptère militaire Chinook.

L’analyste Benoît Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, a souligné que cette nouvelle entente démontrait que Héroux-Devtek était capable d’élargir ses liens d’affaires avec le géant américain.

«L’annonce confirme également, selon nous, que Boeing demeure engagée à l’égard du Canada en dépit de la récente dispute commerciale entre l’entreprise et Bombardier [à propos de la C Series]», a-t-il écrit, dans une note.

Derek Spronck, de RBC Marchés des capitaux, a pour sa part estimé que ce nouveau contrat venait paver la voie à une croissance significative des revenus de la société d’ici 2020.

À la Bourse de Toronto, le titre de Héroux-Devtek a bondi en début de séance, se rapprochant temporairement de son sommet annuel de 16,75 $. En après-midi, le titre se négociait à 15,50 $, en hausse de 20 cents par rapport à son cours de clôture de lundi.

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D’autres annonces effectuées par la délégation québécoise présente à Farnborough:

- La société française spécialisée dans les services techniques et industriels Groupe NSE et Drakkar, un fournisseur canadien de services d’impartition, vont créer plus de 100 emplois à Montréal sur trois ans dans le cadre de la mise sur pied d’une entreprise de services techniques et logistiques.

- Le gouvernement Couillard prêtera 11,5 millions $ sans intérêt à Esterline CMC Électronique, qui modernisera son usine montréalaise au coût de 24,4 millions $, notamment afin de consolider 93 emplois.

- Safran Systèmes d’atterrissage Canada, qui fait partie du groupe industriel français Safran, reçoit une aide de 2 millions $ de Québec afin de moderniser son usine de Mirabel. Ce projet est évalué à 11,8 millions $.

- Aéro Montréal et Aerospace Wales Forum, la grappe aérospatiale du Pays de Galles, ont convenu d’un rapprochement afin de simplifier l’accès aux entreprises québécoises et galloises aux maîtres d’oeuvre et à leurs chaînes d’approvisionnement.

- Le Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec, le Consortium en aérospatiale pour la recherche et l’innovation au Canada le Hamburg’s Center of Applied Aeronautical Research ont signé une entente de coopération entourant la recherche collaborative.

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:HRX)

Affaires

Le fondateur de JetBlue opte pour le A220 afin de lancer un transporteur

MONTRÉAL - Un des fondateurs des transporteurs aériens JetBlue et WestJet a décidé d’opter pour les avions A220 - anciennement appelés C Series - d’Airbus pour une nouvelle compagnie qu’il souhaite mettre sur pied aux États-Unis.

Au Salon aéronautique de Farnborough, mardi, au Royaume-Uni, l’avionneur européen a annoncé un engagement pour 60 appareils A220-300, les anciens CS300, de la part d’un groupe d’investisseurs mené par David Neeleman.

Cette nouvelle compagnie aérienne porterait le nom de Moxy.

«Après des années de consolidation des compagnies aériennes américaines, les conditions s’améliorent et favorisent l’arrivée d’une nouvelle génération de compagnies aériennes américaines, axées sur les services aux passagers et la satisfaction de la clientèle», a indiqué M. Neeleman, par voie de communiqué.

Cet engagement est le deuxième depuis qu’Airbus a officiellement pris le contrôle de la C Series, le 1er juillet. La semaine dernière, JetBlue a passé une commande ferme pour 60 A220 assortie de 60 autres options.

Selon certains reportages publiés le mois dernier, M. Neeleman considérait déjà l’avion développé par Bombardier alors qu’il tablait sur son projet de nouvelle compagnie.

Si l’engagement de l’homme d’affaires se concrétise en commande ferme, les livraisons des avions, qui peuvent transporter jusqu’à 150 passagers, devraient s’amorcer à compter de 2021. Étant donné qu’il s’agit d’une compagnie aérienne américaine, celle-ci recevrait ses appareils depuis la chaîne de montage de l’A220 qui doit être construite aux installations d’Airbus à Mobile, en Alabama.

«Cet engagement confirme le rôle important qu’occupe maintenant l’appareil A220 dans le portfolio de monocouloirs d’Airbus», a pour sa part souligné le chef de la direction commerciale de l’avionneur, Eric Schulz.

Réductions généreuses?

Selon les prix catalogues, la valeur d’une commande ferme pour 60 A220 est estimée à 5,4 milliards $ US, mais les transporteurs aériens bénéficient généralement de généreux rabais de la part des constructeurs.

D’ailleurs, d’après un rapport publié la semaine dernière par l’analyste de l’agence de notation Moody’s Jonathan Root, JetBlue aurait bénéficié d’une réduction d’environ 70 pour cent de la part d’Airbus.

«Nous estimons que l’investissement total (de JetBlue) pourrait varier entre 1,4 milliard $ US et 1,7 milliard $ US, ou de 23 millions $ US à 28 millions $ US par avion», a-t-il écrit dans son analyse de six pages.

Néanmoins, selon Walter Spracklin, de RBC Marchés des capitaux, la commande de JetBlue et l’engagement pris par M. Neeleman devraient contribuer à accélérer l’élan du programme A220.

«Nous nous attendons à ce que ce partenariat continue de décrocher des commandes d’envergures, ce qui, à long terme, devrait bonifier la valeur de la participation de 34 pour cent détenue par Bombardier», a écrit l’analyste dans une note.

Québec détient environ 16% dans la société en commandite. Plusieurs s'attendent à ce qu'Airbus prenne le contrôle complet du programme au cours des sept prochaines années en rachetant ses partenaires.

Marchés secondaires

M. Neeleman est également un investisseur de la compagnie aérienne nationale du Portugal TAP et d’Azul au Brésil.

La compagnie que souhaite lancer l’homme d’affaires miserait sur les A220 pour desservir des aéroports secondaires comme Providence, dans la région de Boston; Fort Worth, au Texas; ainsi que Burbank, en Californie.

À son avis, l’A220 permettra à la compagnie de «desservir des liaisons moins fréquentées, sans faire de compromis sur les coûts, particulièrement lors des vols de plus longue durée».

Grâce à sa nouvelle acquisition, Airbus croit être en mesure de capturer au moins la moitié du marché des appareils de 100 à 150 places au cours des prochaines années, ce qui pourrait représenter environ 3000 nouvelles unités.

Entreprises dans cette dépêche: (TSX:WJA, TSX:BBD.B)

Affaires

Les frasques d’Elon Musk commencent à inquiéter

WASHINGTON — Le médiatique patron de Tesla Elon Musk est coutumier des polémiques. Mais sa violente attaque contre un spéléologue ayant aidé à sauver des enfants piégés dans une grotte thaïlandaise semble être la frasque de trop, certains commençant à mettre en doute ses capacités de dirigeant.

Journalistes, analystes financiers, employés: nombreux sont ceux qui ont fait les frais des colères du fantasque milliardaire d’origine sud-africaine, également à la tête de l’entreprise spatiale SpaceX.

Mais il a semble-t-il franchi une ligne jaune ce week-end en traitant, sur Twitter, de pédophile un Britannique ayant aidé la mission de sauvetage de 12 jeunes footballeurs pris au piège dans une grotte thaïlandaise et évacués la semaine dernière.

Ses tweets accusateurs — effacés depuis — faisaient suite aux propos de ce spéléologue, Vernon Unsworth, qui avait qualifié de «coup de pub» l’offre avortée de M. Musk d’envoyer un sous-marin miniature pour aider au sauvetage. M. Unsworth a annoncé son intention de porter plainte.

Des propos qui lui ont valu une avalanche de critiques virulentes sur les réseaux sociaux, déclenchant même des interrogations quant à sa stabilité mentale et à ses capacités de dirigeant d’entreprise.

Affaires

Les voyageurs canadiens ne boudent pas les États-Unis

MONTRÉAL — Alors que plus de 125 000 travailleurs de la construction s’apprêtent à déposer leurs outils pour deux semaines à l’occasion des vacances de la construction, les vacanciers ne semblent pas tourner le dos aux États-Unis en dépit des tensions entre Ottawa et Washington.

Que ce soit au Vermont, dans le Maine où dans la région de Virginia Beach – trois endroits prisés par les Québécois – les annulations de dernière minute justifiées par l’attitude ou les politiques du président américain Donald Trump relèvent plutôt de l’anecdotique.

Affaires

Coupe du monde: des paris en or pour Loto-Québec

La Coupe du monde 2018 aura valu son pesant d’or pour Loto-Québec. Il s’agit de l’événement de soccer le plus populaire de l’histoire de Mise-o-jeu, avec des ventes de 2,8 millions $.

Lundi, la société d’État a transmis au Soleil ces données, au lendemain du match opposant la France à la Croatie. On connaît l’histoire, les bleus ont vaincu 4 à 2. 

À titre de comparaison, pour les amateurs de chiffres, la dernière série de la Ligue nationale de hockey avait enregistré des ventes d’environ 4 millions $. 

Il est toutefois important de mentionner que le Canadien de Montréal n’était pas du dernier sprint pour remporter la Coupe Stanley, ce qui a peut-être ralenti l’ardeur de certains parieurs.

Lorsqu’on regarde les derniers tournois d’envergure pour le soccer, la Coupe du monde 2014 avait généré des ventes de 1,56 million $ et l’Euro 2016, 1,11 million $.

En tout, pour la Coupe du monde 2018, ce sont 4083 questions, comme «Qui gagnera le match?», «Qui remportera le tournoi?», «Qui terminera au premier rang du groupe?» et «Lequel de ces joueurs marquera le plus de buts pendant le tournoi?», qui ont été proposées sur la plateforme de paris en ligne. Cette dernière a vu le jour en 1990.

Les cinq équipes les plus populaires pour décrocher les honneurs, selon les parieurs, étaient, dans l’ordre : le Brésil, l’Allemagne, la France, le Portugal et l’Argentine.

La Belgique et l’Angleterre, qui ont bataillé pour la médaille de bronze, étaient aux 7e et 8e rangs. Et la Croatie était le 15e choix le plus populaire.

Pour la France, la cote au départ était de sept fois la mise. Par exemple, un parieur ayant investi 20 $ sur les Bleus a remporté 140 $, dimanche après-midi. Pour la Croatie, la cote était de 35 fois la mise. Au total, il y a eu 305 000 mises.

Sans surprise, le match de soccer qui a attiré le plus les parieurs depuis 2014 a été la finale entre la Croatie et la France. D’ailleurs, trois des cinq matchs les plus courus ont eu lieu en 2018.  Outre la finale, il s’agit des demi-finales, soit l’Angleterre contre la Croatie et la France contre la Belgique.

Affaires

Cryptomonnaies: la Régie dit oui au tarif dissuasif provisoire

MONTRÉAL — Hydro-Québec pourra imposer un tarif dissuasif aux mineurs de cryptomonnaies — comme le Bitcoin — et promoteurs de projets de chaînes de blocs jusqu’à ce que les balises visant à encadrer ce secteur soient jetées.

Dans une décision de 45 pages rendue vendredi dernier, en fin de journée, la Régie de l’énergie a accepté, à quelques exceptions près, les demandes soumises par la société d’État le mois dernier.

À 15 cents le kilowattheure (kWh), le tarif dissuasif provisoire est deux fois plus élevé que le prix payé par les clients résidentiels de la société d’État.

Selon le tribunal réglementaire, sa décision permettra «d’assurer la sécurité des approvisionnements en électricité» dans un contexte «particulier de demandes massives, soudaines et inattendues».

Prise de court, Hydro-Québec dit qu’environ 300 requêtes lui ont été acheminées, ce qui représente une demande d’environ 18 000 MW, soit plus de 40% de sa capacité de production. Environ la moitié des propositions seraient jugées sérieuses.

Toutefois, en ce qui a trait aux neuf réseaux municipaux de la province, la Régie estime que les ententes conclues avant le 6 juin dernier avec des villes et des promoteurs pourront aller de l’avant.

Un porte-parole d’Hydro-Québec, Jonathan Côté, n’était pas en mesure de préciser lundi le nombre de projets concernés, mais il a expliqué, au cours d’un entretien téléphonique, que cela représentait «plus de 100 à 150 MW».

Les audiences sur le fond, visant à encadrer cette industrie qui semble avoir un appétit apparemment insatiable pour de l’énergie, devraient débuter en août.

Affaires

La croissance des abonnements de Netflix déçoit au 2e trimestre

SAN FRANCISCO — Netflix a accueilli au deuxième trimestre bien moins d’abonnés que ne l’avait prévu sa direction, ce qui a ravivé les craintes de voir sa croissance faiblir alors que sa concurrence se fait de plus en plus féroce.

Le spécialiste du service de vidéo sur demande a convaincu un total net de 5,1 millions de personnes de s’abonner à son service pendant la période d’avril à juin, alors que son équipe de dirigeants espérait que ce chiffre soit plus élevé de plus d’un million. Netflix a clos le deuxième trimestre avec un total de 130 millions d’abonnés, dont 57,4 millions aux États-Unis, selon les données divulguées lundi.

Malgré cette déception, les résultats de Netflix ont largement dépassé les attentes des analystes. La société a dévoilé un bénéfice de 384,3 millions $ US, soit 85 cents US par action. Les analystes misaient sur un bénéfice de 80 cents US par action, selon les prévisions recueillies par Zacks Investment Research.

Les revenus de Netflix ont atteint 3,91 milliards $ US au cours du trimestre, un chiffre d’affaires inférieur à celui de 3,94 milliards $ attendu par les analystes.

L’action de Netflix a toujours fluctué au gré des variations de la croissance de son nombre d’abonnés. La déception du deuxième trimestre faisait plonger le titre de 14 pour cent à 343,40 $ US dans les transactions d’après-séance. Les résultats financiers trimestriels ont été dévoilés après la fermeture des marchés. Avant ce désinvestissement, l’action de Netflix avait plus que doublé depuis le début de l’année.

L’entreprise doit mener des luttes difficiles contre Amazon, le site YouTube de Google et Hulu dans le marché du visionnement en continu. La concurrence devrait en outre s’accroître alors qu’AT&T s’apprête à produire plus de contenu pour la chaîne HBO, qu’elle vient d’acquérir avec son rachat de Time Warner.

Walt Disney se prépare aussi à lancer son propre service numérique de vidéo. Dans le cadre de cette expansion, Disney a conclu un accord de 71 milliards $ US pour mettre la main sur 21st Century Fox. Cependant, cette dernière intéresse aussi le géant des télécommunications Comcast, qui pourrait présenter une nouvelle offre rivale pour tenter de damer le pion à Disney.