Actualités

Compagnie torontoise cherche testeurs de cannabis ; salaire 50 $/h

OTTAWA - Recherche «amateurs» de cannabis pour tester de nouvelles souches, bon salaire: cette petite annonce d’une société de marketing de Toronto, au Canada, a provoqué plusieurs centaines de candidatures en quelques jours et un début de «panique» chez ses recruteurs.

À un mois de la légalisation du cannabis récréatif au Canada, l’offre d’emploi à temps partiel de la société AHLOT n’est pas passée inaperçue: elle propose à six «amateurs» d’être payés 50 dollars (33 euros) de l’heure, avec un maximum de 12 heures par mois, pour tester de nouvelles variétés de marijuana.

Le résultat ne s’est pas fait attendre: en quelques jours, ALHOT a reçu plus de 500 candidatures, ce qui a provoqué une «légère panique» au sein de la société, a-t-elle commenté sur Twitter.

Quelques conditions sont requises pour postuler: vivre au Canada, être majeur, et si possible avoir «un intérêt affirmé pour le cannabis ainsi que la capacité de distinguer les nuances parfois subtiles entre les différentes variétés» de cette drogue douce.

Les six futures recrues formeront un «comité de sélection» qui devra «évaluer ce que les producteurs canadiens ont de mieux à offrir». La société travaille pour un producteur agréé, Solace Health, dont elle est chargée de promouvoir et distribuer la production.

Les futurs testeurs devront également être actifs sur les réseaux sociaux et participer à des vidéos promotionnelles pour la société.

Le directeur général de la société, Greg Pantelic, a expliqué dans un communiqué qu’avec la légalisation prochaine du cannabis au Canada, le 17 octobre, «les Canadiens (allaient) être submergés par un tsunami» de variétés.

«Non seulement il sera difficile de faire la différence entre les centaines de nouvelles marques sur le marché, mais il sera aussi extrêmement compliqué pour les consommateurs de déterminer quelles souches leur correspondent», a-t-il ajouté.

Affaires

Les 450 professionnels de Loto-Québec bientôt en grève durant 9 jours

MONTRÉAL - Quelque 450 professionnels à l’emploi de Loto-Québec débraieront durant neuf jours, à compter de samedi, pour protester contre la lenteur des négociations visant le renouvellement de leur convention collective.

Ces professionnels travaillent dans les technologies de l’information, des communications, des ventes et du marketing, des finances, de l’approvisionnement, de l’immobilier et du secteur juridique. Ils sont membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), un grand syndicat indépendant des centrales syndicales.

Ces professionnels avaient voté en faveur d’un mandat de 20 jours de grève à être exercés au moment jugé opportun, et ce, dans une proportion de 99,4 pour cent, a souligné le président du SPGQ, Richard Perron, au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne.

Ils avaient déjà débrayé durant le week-end, les 1er et 2 septembre, et même durant d’autres week-ends avant cela.

Ces débrayages visaient à embêter le moins possible le public, tout en affectant tout de même les activités, puisque les mises à jour du système informatique se font à ce moment, avait alors expliqué M. Perron. Cette fois, ils prévoient débrayer du 22 septembre à 00h01 au 30 septembre à 23h59.

Le syndicat soutient que «la vente et la validation de billets de loto pourraient être ainsi affectées».

«Il y a une impasse, présentement, et nos membres sont en furie. Ils veulent lancer un message très clair à direction de Loto-Québec et au gouvernement, au Conseil du trésor: qu’ils règlent les questions monétaires; ce qui se passe à la table de négociation est inacceptable pour eux», s’est exclamé M. Perron.

Les principaux points en litige sont la rémunération et la sécurité d’emploi dans un contexte de recours à la sous-traitance. Loto-Québec offre les mêmes augmentations de salaire qu’ont eues les employés de l’État, soit 5,25 pour cent sur cinq ans, mais M. Perron soutient qu’à cause du fait qu’il y a récupération dans certains avantages sociaux, cela équivaut à 0,7 pour cent d’augmentation par année.

La direction de Loto-Québec n’avait pas encore répliqué, au moment d’écrire ces lignes.

La convention collective est échue depuis le 31 mars 2015, comme c’était le cas pour l’ensemble des employés de l’État.

Affaires

Torstar achète le site iPolitics

TORONTO — Le propriétaire du quotidien Toronto Star a signé un accord pour acheter iPolitics, un service d’information politique en ligne établi à Ottawa.

Les conditions financières de l’accord n’ont pas été immédiatement dévoilées. Torstar a indiqué jeudi qu’une fois que l’accord serait conclu, ses quotidiens et sites web à travers le pays commenceraient à publier des articles de iPolitics.

Monde

Un nouvel obstacle se lève à la table des négociations de l’ALENA

WASHINGTON - Parmi les nombres étonnants lancés à la table des négociations de l’ALENA - 2 milliards $ de commerce chaque jour, 18 millions d’autos fabriquées annuellement, des centaines de milliers d’emplois aux États-Unis -, un chiffre semble donner des sueurs froides à la délégation canadienne: 232.

C’est l’article de la loi américaine sur le commerce international qui permet au président Donald Trump d’imposer de lourds tarifs douaniers aux produits étrangers au nom de la sécurité nationale.

Lire aussi: Un nouvel obstacle se lève à la table des négociations de l’ALENA

Le gouvernement canadien tente avec l’énergie du désespoir d’émousser cette épée de Damoclès.

Des sources ont indiqué que les discussions entre la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland et le négociateur en chef américain Robert Lighthizer ont été dominées jeudi par la détermination canadienne à obtenir la garantie que le nouvel accord limitera la menace de l’imposition de nouveaux tarifs en vertu de l’article 232.

«(L’article) 232 est en train de devenir un problème important», a confié une de ces sources proches des négociations.

Selon cette source, le Canada ne tente pas d’obtenir une immunité complète contre le bon vouloir du président. Il veut simplement être sûr que la principale arme présidentielle sur le plan des négociations commerciales «soit plus difficile à manier».

De son côté, Mme Freeland a donné peu de raisons de se réjouir à ceux qui souhaitent la conclusion d’une entente. Elle s’en est tenue à sa stratégie de garder le silence sur les négociations, se contentant de dire que les deux parties devaient se concentrer «sur des enjeux épineux».

«L’atmosphère à la table est toujours constructive. Nous tentons toujours de conclure une entente, ce qui a toujours été l’objectif du Canada, a déclaré Mme Freeland. Depuis le début, le Canada est guidé par une simple idée maîtresse. Nous sommes toujours guidés par cette idée maîtresse. Cette idée est d’obtenir une entente qui sera bonne pour le Canada et bonne pour les Canadiens. C’est notre objectif.»

Mais l’article 232 demeure un obstacle à la conclusion d’une entente, croient des observateurs.

«Cet enjeu autour de l’article 232 est vraiment important. Le chapitre 19 concernant la résolution des disputes est moins important», a dit Darrel Pearson, du cabinet d’avocats Bennett Jones de Toronro.

Pour le président du syndicat Unifor, Jerry Dias, l’article 232 «qui n’a aucun sens» peut devenir un facteur de rupture à la table des négociations.

«On ne gardera pas les bras croisés pendant que M. Trump pointe vers nous son arme économique, a-t-il lancé. On parle d’un accord entre deux pays, mais on peut laisser à l’un d’entre eux se réserver le droit de faire tressaillir l’économie de l’autre à tout moment ? Aucune chance!»

Affaires

Amazon envisage d’ouvrir 3000 magasins sans caissier

WASHINGTON - Amazon envisage d’ouvrir jusqu’à 3000 magasins sans caissiers aux États-Unis d’ici 2021 pour rivaliser avec les commerces de proximité et les sandwicheries, a rapporté Bloomberg News mercredi soir, de source proche du dossier.

Selon cette même source, le PDG d’Amazon Jeff Bezos cherche encore le meilleur format pour ces nouvelles boutiques.

Le groupe pourrait néanmoins adopter le modèle «AmazonGo» qu’il a lancé en 2016 à Seattle avec une boutique sans caissier.

Depuis, il a ouvert deux magasins sur le même principe dans cette ville et un autre à Chicago.

Les clients utilisent une application sur leur téléphone pour entrer dans le magasin en scannant leur appareil pour activer un tourniquet.

Ils peuvent ensuite choisir parmi une sélection de sandwiches, de boissons ou de collations puis quittent le magasin sans passer par la caisse.

Des détecteurs perçoivent ce que les consommateurs ont choisi et les facturent automatiquement, rapporte Bloomberg.

Sur le contenu, les magasins AmazonGo pourraient proposer des plats fraîchement préparés et quelques produits de consommation courante comme le fait par exemple la chaîne japonaise 7-Eleven populaire en Asie et aux États-Unis.

Mais les magasins pourraient se contenter d’être un point de vente de sandwiches, salades ou plats cuisinés pour que les consommateurs puissent manger quelque chose sur le pouce.

Monde

60 millions $US en cryptomonnaies volés au Japon

TOKYO - Des pirates informatiques ont subtilisé quelque 60 millions $US en cryptomonnaies à une entreprise japonaise.

La firme Tech Bureau a annoncé jeudi que son service virtuel de change de devises Zaif a été infiltré pendant deux heures la semaine dernière.

Les pirates se sont notamment emparés de bitcoins et de monacoins.

Environ 20 millions $US de la somme volée appartenaient à la compagnie. Le reste provenait des portefeuilles des clients.

Plus tôt cette année, un problème informatique chez Zaif avait permis aux clients d’acheter des cryptomonnaies pour zéro yen.

La cryptomonnaie la plus populaire, le bitcoin, est une forme légale de paiement au Japon depuis avril 2017, et plusieurs détaillants de premier plan acceptent les paiements en bitcoin.

Affaires

Des formats uniques pour la Laiterie de l'Outaouais

Le dernier-né de la Laiterie de l’Outaouais, dévoilé jeudi, s’avère une première au Québec. De nouveaux formats de 1,5 litre en carton recyclable avec bouchon font leur apparition sur les tablettes des magasins, une stratégie de plus pour demeurer compétitif dans un marché où ça joue du coude.

Les contenants nouveau genre, disponibles pour toutes les variétés de lait ainsi que le lait au chocolat, permettra à la laiterie de diversifier son éventail de produits offerts aux consommateurs, croit le président-directeur général, Georges Émond. 

« C’est un format dérèglementé depuis quelques années au Québec et ça me tenait beaucoup à cœur. Je voulais qu’on puisse dire que nous étions des pionniers. Ça va nous permettre de diversifier notre offre et possiblement d’élargir nos espaces tablettes. Ça va en achaler quelques-uns, ça c’est sûr. C’est un format éprouvé sur d’autres continents comme l’Europe », affirme-t-il, lui qui surnomme affectueusement le nouveau format « le petit bébé du 2 litres ». 

Les formats 1,5 litre sont d’ores et déjà disponibles dans tous les dépanneurs Quickie de l’Outaouais et se retrouveront sous peu sur les étalages des supermarchés IGA de la région. L’intégration dans les autres détaillants sera progressive, le temps que des ententes soient ficelées, indique-t-on. 

M. Émond, qui espère que d’autres petites laiteries de la province emboîteront le pas, estime que ce nouveau format répondra à un besoin à une époque où les familles sont plus petites et de plus en plus de gens vivent seuls.

« J’ai bon espoir que ça fonctionne. [...] On ne cesse pas de vouloir innover », s’est-il exclamé. 

L’ajout ces derniers mois de contenants en carton ne sonne cependant pas le glas pour les emballages en plastique, dit le patron de la laiterie, spécifiant que chaque client a ses préférences. 

Le développement de ce nouveau format a été rendu possible grâce à l’achat d’une machine encartonneuse et à l’adaptation des infrastructures de l’usine sise sur le chemin Industriel, à Gatineau. Ces projets avaient pu aller de l’avant à la suite d’un investissement de 700 000 $ provenant de Développement économique Canada, Investissement Québec, la Banque Nationale et le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. 

Cette innovation a permis l’embauche d’un employé additionnel.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin n’a pas caché que la Laiterie de l’Outaouais lui servait régulièrement d’exemple dans ses discours et qu’il compte y faire allusion au 4e Forum mondial de l’économie sociale, en Espagne, auquel il prendra part dans deux semaines. 

« C’est une économie avec une âme, c’est un modèle assez exceptionnel. Elle est un grand symbole pour la fierté de la région. Mais la bataille n’est jamais gagnée, on doit continuer à offrir de nouveaux produits », a-t-il dit.

Les produits de la Laiterie sont actuellement offerts dans 270 points de vente à travers l’Outaouais, sans compter Ottawa et quelques restaurants de Montréal. 

D’ailleurs, la percée du marché ontarien va bon train, souligne M. Émond. 

« On fait notre petit bout de chemin, avec le temps on réussit à développer ce secteur-là. On a une belle réception, on s’aperçoit que les gens d’Ottawa nous considèrent eux aussi comme leur laiterie régionale », lance-t-il. 

Notons que le géant laitier Parmalat a de son côté récemment mis en marché au Québec une bouteille de lait en plastique de format 1,5 litre. 

Wal-Mart dans la mire

Le projet d’étaler les produits de la Laiterie de l’Outaouais sur les tablettes réfrigérées des quatre magasins Walmart de Gatineau est toujours dans les cartons. Les pourparlers entre les deux entreprises sont toujours en cours, indique le président-directeur général de la Laiterie, Georges Émond. 

« C’est lent, mais ça avance. On a dû remplir plusieurs formulaires, c’est un processus très complexe. Présentement, nous sommes en attente d’une réponse de leur part. C’est difficile de dire si ça va aboutir, sauf qu’on ne s’est jamais fait carrément dire non », a-t-il confié. 

En 2008, le géant américain a été le tout premier détaillant à cogner aux portes de la Laiterie de l’Outaouais. Celle-ci avait à l’époque décidé de mettre Walmart sur la voie d’accotement, le temps de percer le reste du marché régional. En décembre dernier, M. Émond affirmait au Droit que ce qui intéressait la Laiterie, « c’est d’être présent partout où il se vend du lait en Outaouais ». 

À son avis, peu importe l’opinion publique sur la multinationale, elle fait « partie de l’équation », à l’heure où elle a bousculé l’industrie et les habitudes de consommation en offrant un rayon alimentaire complet dans tous ses magasins.

Affaires

Subway abandonne les pailles de plastique

Subway emboîte le pas. La chaîne de restauration rapide va retirer les pailles de plastique de ses restaurants à travers le Canada.

«En 2019, Subway Canada passera aux pailles de papier dans 3200 restaurants d’un bout à l’autre du pays», indique dans un communiqué la direction de l’entreprise. 

Cette dernière précise avoir mis en place au cours des dernières années plusieurs mécanismes pour réduire son empreinte écologique. Elle s’est fixée, entre autres, comme objectif de faire en sorte que ses emballages soient 100 % recyclables, compostables ou fabriqués à partir de matières provenant de sources durables.

Au cours des derniers mois, dans un mouvement planétaire, plusieurs autres joueurs dans l’industrie de la restauration ont également annoncé qu’ils élimineraient les pailles de plastique de leurs établissements, comme le Groupe Recipe Unlimited (anciennement Cara Operations), propriétaire notamment des rôtisseries St-Hubert et des restaurants Harvey’s. Il y a également eu la chaîne A & W  qui a annoncé qu’elle n’offrira plus ce type de produit d’ici la fin de l’année. 

Même des villes, comme Seattle et Malibu aux États-Unis ou Paris en Europe, ont choisi d’interdire les pailles en plastique.

Auto

L’ Audi e-tron chargé à 80 % en 30 minutes, oui, mais…

Audi a procédé au dévoilement officiel de son VUS 100 % électrique, l’e-tron. Le constructeur fait état de la possibilité de charger 80 % de la batterie en 30 minutes, si elle est vide.

Oui, mais recharger les 80 % de la grosse batterie de l’e-tron — 95 kWh — ne se fera pas en 30 minutes, surtout avec les bornes du Circuit électrique d’Hydro-Québec, comme on a pu lire dans certains médias. Simple question de mathématiques.

Actualités économiques

Une entreprise de cannabis à la recherche de goûteurs

TORONTO — Se faire payer pour fumer n’est plus seulement un rêve éveillé de «poteux»: une entreprise torontoise cherche à recruter cinq passionnés de cannabis pour goûter à sa marchandise.

AHLOT offrira jusqu’à 1000 $ par mois à ces «connaisseurs» d’herbe pour évaluer la qualité et les propriétés de diverses souches de cannabis cultivées par des producteurs autorisés.

Avec la légalisation imminente de la substance, le 17 octobre, ce comité d’experts en chanvre formera le Comité de curation de cannabis, qui aidera à déterminer quels produits seront inclus dans la boîte d’échantillons de l’entreprise.

AHLOT, qui a amorcé son recrutement cette semaine, propose un salaire de 50 $ l’heure, jusqu’à 16 heures par mois, en plus d’une allocation de dépenses de 200 $.

Les amateurs de ganja sélectionnés - tous âgés de 19 ans ou plus - seront appelés à publier sur les réseaux sociaux, à apparaître dans des segments vidéos et à prendre part à des événements corporatifs, mais la participation y sera facultative.

Selon les prévisions de Deloitte, le secteur du cannabis pourrait créer jusqu’à 150 000 emplois au cours des années à venir.