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Affaires

Bras de fer entre Québec et la forestière Lauzon: la saison de récolte sur pause?

Disant être coincée avec 125 000 mètres cubes de bois de trituration en stock, l’entreprise Lauzon Planchers de bois exclusifs demande à Québec de l’aider financièrement afin de disposer de cet inventaire qui était destiné à l’usine Fortress de Thurso, sans quoi, ce sont toutes les opérations forestières de l’Outaouais et des Laurentides qui pourraient être paralysées pour la saison de récolte 2020-2021, a appris Le Droit.

Dans une lettre datée du 19 mars dernier et envoyée au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), Pierre Dufour, et dont Le Droit a obtenu copie, Lauzon Planchers de bois exclusifs, par le biais de ses procureurs, fait valoir qu’en raison de «l’incertitude économique du moment» et dans le contexte où elle est aux prises avec un inventaire de matière ligneuse et de copeaux estimé à 10 millions $, elle n’a pas l’intention de signer la convention d’intégration pour les unités d’aménagement. Cette convention est un outil de gestion qui permet de dicter les volumes de coupe de bois et de prévoir les sites de récolte pour chaque entreprise forestière dans les différentes régions du Québec.

COVID-19

L'usine d'Olymel à Yamachiche fermée pour deux semaines

YAMACHICHE — L'usine ATrahan d'Olymel à Yamachiche ferme ses portes pour deux semaines en raison d'un nombre croissant de cas de COVID-19 au sein de ses employés. Neuf personnes ont été testées positivement pour la maladie.

La direction d'Olymel a annoncé par voie de communiqué, dimanche avant-midi, que la fermeture était effective pour la journée même. L'entreprise indique que 1000 employés seront affectés, mais que de l'aide et de l'information leur seront offertes afin qu'ils puissent bénéficier des programmes de soutien financier gouvernementaux. Cette annonce a été faite conjointement avec le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Olymel recommande par ailleurs à tous les employés de l'usine qui y ont travaillé depuis le 12 mars de se placer en isolement préventif, de surveiller l'apparition de symptômes de la COVID-19 et d'appliquer les mesures de distanciation pour protéger leurs proches. Rappelons que mercredi dernier, la direction d'Olymel avait confirmé un cas de COVID-19 au sein du personnel de l'usine ATrahan. Vingt travailleurs avaient alors été placés en isolement à domicile et attendaient des résultats de leur test de dépistage.

Un plan de reprise sera établi par Olymel, qui indique travailler en collaboration avec la santé publique, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, l'Agence canadienne d'inspection des aliments et le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. L'entreprise indique qu'elle «fera les suivis nécessaires et prendra les décisions qui s'imposent avec ses fournisseurs, notamment les producteurs de porc qui approvisionnent cet établissement».

Le président-directeur général d'Olymel, Réjean Nadeau, a par ailleurs invité ses employés à faire preuve de prudence pour éviter qu'un tel scénario se produise dans une autre de ses usines.

«J'invite, en collaboration avec le personnel des ressources humaines, tous les autres employés œuvrant dans les établissements toujours en opération, à exercer une vigilance de tous les instants pour éviter la propagation du COVID-19. Notre entreprise et ses employés pourront ainsi contribuer à la bonne marche du secteur de la transformation agroalimentaire, considéré par les gouvernements comme une activité essentielle pour fournir aux réseaux de distribution les produits nécessaires afin de nourrir la population majoritairement en confinement», a indiqué M. Nadeau dans le communiqué émis dimanche.

Olymel rappelle d'ailleurs avoir recruté deux experts médicaux depuis le début de la pandémie, dans le but de l'accompagner dans l'application des recommandations de la santé publique.


Affaires

L’intérêt des géants pétroliers envers l’énergie renouvelable est à la baisse

CALGARY — Les coupes budgétaires liées au double défi que représentent la chute de la demande pendant la pandémie à la COVID-19 et la forte baisse des prix du pétrole signifient que l’industrie du pétrole et du gaz naturel investira moins d’argent dans l’énergie renouvelable.

Cependant, un rapport de la firme Wood Mackenzie soutient que cela ne veut pas dire qu’il y aura un ralentissement de l’investissement global envers les énergies renouvelables puisque les grandes sociétés pétrolières n’investissaient déjà pas des sommes importantes.

Affaires

COVID-19 : indignation en Allemagne contre Adidas et H&M qui cessent de payer leurs loyers

FRANCFORT — Les groupes Adidas et H&M ont déclenché l’indignation en Allemagne dimanche en annonçant leur intention de cesser de payer le loyer des magasins contraints de fermer à cause de l’épidémie de coronavirus.

Le ministre des Finances Olaf Scholz a exhorté les grandes entreprises à s’abstenir de prendre des mesures irréfléchies.

Affaires

COVID-19: pas de prêt pour les PME non rentables dans les 17 derniers mois

Un entrepreneur de Québec s’est vu refuser l’accès au programme lancé par le gouvernement Trudeau pour venir en aide aux PME touchées par l’arrêt de leurs opérations en raison de la crise du COVID-19 parce que sa dernière année financière s’est terminée dans le rouge. Ses opérations se retrouvent tellement fragilisées qu’il craint maintenant de devoir déclarer faillite.

L’homme d’affaires, qui préfère garder l’anonymat pour l’instant, dirige depuis 13 ans une PME qui emploie 150 travailleurs. Après 12 années profitables, il a connu l’an dernier une année difficile et son entreprise a été transférée aux comptes spéciaux chez son prêteur, Desjardins.

Affaires

Mieux vaut attendre avant de vendre sa maison en temps de crise

L’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) a avisé les courtiers titulaires de permis de se conformer aux directives du gouvernement du Québec quant aux mesures de distanciation sociale mises de l'avant dans sa lutte à la COVID-19. On recommande donc aux courtiers d'éviter tout contact entre les personnes — clients ou autres courtiers —,  et ce, jusqu’au 13 avril.

Plusieurs courtiers ont donc suspendus toutes les visites et fermés leurs bureaux. Par contre, selon les directives de l'OACIQ, la plupart des courtiers maintiennent leurs activités professionnelles par l'entremise des technologies de communication, que se soient des contrats de courtage et des promesses d'achat déjà en cours. 

Affaires

Les visites de logements limitées par la COVID-19

À la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), on tente de favoriser l’accès aux logements malgré une limitation des visites pendant la crise de la COVID-19.

Ces directives ont été émises mercredi à tous les membres de la Corporation.

Affaires

COVID-19: les notaires, services essentiels

La liste des services essentiels au Québec s’est allongée mardi dernier, et les services notariaux offerts dans les études privées ont été inscrits sur cette liste.

Cette nouvelle a du coup apaisé l’inquiétude qui planait depuis le début de la semaine sur le monde du courtage immobilier qui voyait ainsi s’allonger les écueils dans la pratique de leur métier.

Affaires

La Banque du Canada abaisse son taux directeur, à 0,25 %

OTTAWA — La Banque du Canada a procédé vendredi à une nouvelle réduction de son taux d'intérêt directeur pour le ramener à un niveau de crise, tandis que le gouvernement fédéral a bonifié son aide financière aux entreprises, deux efforts qui s'inscrivent dans la lutte contre le choc économique provoqué par la pandémie de COVID-19.

C'est le double choc du nouveau coronavirus et d'un plongeon des prix du pétrole qui a convaincu la banque centrale de faire son annonce surprise — sa deuxième baisse non prévue en deux semaines et sa troisième en comptant celle, prévue, du début mars. Son taux directeur a été abaissé d'un demi-point de pourcentage à 0,25 %, alors qu'il se situait à 1,75 % aux premiers jours de mars.

La décision ramène le taux directeur à ce que la banque centrale a appelé «sa valeur plancher», soit le niveau le plus bas auquel les taux peuvent être fixés, même s'ils ne peuvent à eux seuls stimuler l'activité économique puisque les travailleurs sont invités à rester chez eux.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a indiqué qu'il restait encore des outils dans le coffre de la banque centrale, mais qu'il essayait de faire tout ce qu'il pouvait en ce moment pour lutter contre le sévère choc économique.

«Un pompier n'a jamais été critiqué pour avoir utilisé trop d'eau, a illustré M. Poloz. Nous voulons nous assurer que nous avons un excellent fonctionnement du marché et que l'économie a une base solide pour la croissance lorsque l'activité reprendra.»

Les économistes s'attendaient à ce que la Banque du Canada réduise ses taux à l'occasion de sa prochaine annonce, prévue à la mi-avril, mais elle devait réagir à l'ampleur des dégâts économiques jusqu'à maintenant pour ramener les taux à des «creux de crise», a observé Benjamin Reitzes, directeur des taux canadiens à la Banque de Montréal.

Brett House, économiste en chef adjoint de la Banque Scotia, a estimé que la seule raison pour laquelle la banque n'avait pas agi plus tôt était que la précédente réduction n'avait pas encore fait son chemin dans le système et réduit les coûts d'emprunt.

Mais la série de programmes de financement annoncée au cour de la dernière semaine a aidé, a-t-il dit. La banque centrale a en outre annoncé vendredi deux nouveaux programmes qui pourraient être qualifiés de mesures d'assouplissement quantitatif.

L'un consistera à acheter du papier commercial afin d'atténuer les tensions sur les marchés du financement à court terme, tandis que l'autre verra la banque centrale commencer à acquérir des titres du gouvernement fédéral sur le marché secondaire en y engageant un minimum de 5 milliards $ par semaine.

Coup de pouce d'Ottawa

Peu de temps après l'intervention de M. Poloz, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il augmentait à 75 % sa proposition de subvention salariale pour les entreprises. Un large éventail de groupes d'entreprises et de syndicats avait critiqué la proposition initiale, qui évoquait une subvention de 10 %, parce qu'elle était bien en deçà de ce qui était jugé nécessaire pour éviter des mises à pied massives.

Les nouvelles mesures, et le fait que leur effet soit rétroactif au 15 mars, pourraient permettre à certaines petites entreprises qui ont dû mettre à pied des travailleurs de les réembaucher rapidement.

Les Canadiens auront une meilleure idée de la situation de l'emploi au début du mois prochain lorsque Statistique Canada publiera son enquête mensuelle sur la population active. Le statisticien en chef, Anil Arora, a lancé vendredi un plaidoyer pour que davantage d'entreprises interviennent dans plusieurs villes, dont Toronto et Vancouver, pour aider à obtenir «le compte rendu le plus exact de la situation».

Les libéraux ont également indiqué qu'ils travaillaient avec les banques pour fournir des prêts pouvant atteindre 40 000 $ aux petites entreprises. Ceux-ci ne comporteront aucun intérêt pendant la première année et le quart des prêts, soit un maximum de 10 000 $, pourrait être radié si le remboursement est complété d'ici le 31 décembre 2022.

Énorme déficit budgétaire en vue

Ces mesures portent la valeur du plan de sauvetage à ce jour à plus de 200 milliards $, incluant 52 milliards $ en dépenses directes, 85 milliards $ en reports d'impôts pour les particuliers et les entreprises et 65 milliards $ en prêts. Dans une note de recherche, le service d'études économiques de la Banque TD a estimé que l'augmentation de la subvention salariale pourrait ajouter 25 milliards $ en dépenses directes au total.

Le directeur parlementaire du budget a pour sa part estimé vendredi que le gouvernement avait la possibilité de dépenser davantage, en particulier avec des taux aussi bas qu'ils le sont actuellement.

Dans son rapport, Yves Giroux, qui dépeint le scénario possible d'un ralentissement de six mois pour l'économie canadienne, suggère que le déficit fédéral pour le prochain exercice pourrait atteindre 112,7 milliards $ — un bond de 89,5 milliards $ par rapport à ses prévisions précédentes.

Ce nombre ne comprend cependant pas les dépenses supplémentaires annoncées cette semaine par les libéraux pour offrir une prestation de 2000 $ par mois, pour une période pouvant aller jusqu'à quatre mois, aux Canadiens dont le revenu se tarit en raison de COVID-19. Il n'inclut pas non plus l'argent que les libéraux ont annoncé vendredi pour l'augmentation des subventions salariales.

Un rapport de la Banque Royale publié plus tôt cette semaine a laissé entendre qu'un déficit de 200 milliards $ n'était peut-être pas hors de portée, selon la sévérité et la durée du ralentissement.

Actualités

«C’est un défi que nous allons relever tous ensemble»

TROIS-RIVIÈRES — Il y a quelques semaines à peine, le ministre du Travail, Jean Boulet, élaborait des stratégies pour surmonter la pénurie de main-d’œuvre vécue alors par de nombreuses entreprises. En quelques jours seulement, des milliers de Québécois se retrouvent sans emploi et le tissu social est grandement fragilisé. La pandémie de la COVID-19 redéfinit les fonctions du ministre du Travail et de la Solidarité sociale.

«C’est une crise sanitaire historique. Ce qui me préoccupe beaucoup, c’est tous les aspects de santé publique. C’est vraiment là où l’on met l’accent pour limiter la propagation du virus», affirme d’emblée en entrevue au Nouvelliste le ministre Jean Boulet.

Affaires

Achat de Transat par Air Canada: le Bureau de la concurrence préoccupé

MONTRÉAL — La prise de contrôle de Transat A.T. par Air Canada reçoit un accueil défavorable du Bureau de la concurrence du Canada, qui s'inquiète d'une hausse des prix pour les voyageurs ainsi que d'une diminution des services.

Dans son document transmis au ministre fédéral des Transports Marc Garneau, l'organisme estime que cette transaction, si elle se concrétise, risque d'avoir une incidence négative sur 83 liaisons, dont 49 entre le Canada et l'Europe ainsi que 34 autres vers les destinations soleil, en Floride, au Mexique, en Amérique centrale ainsi que dans les Caraïbes.

L'avis du Bureau, dévoilé en fin d'après-midi, vendredi, fait partie des rapports qui seront évalués par les autorités fédérales afin de pouvoir trancher. Transports Canada a jusqu'au 2 mai pour remettre son évaluation au ministre Garneau.

«L'élimination de la rivalité entre ces entreprises entraînerait une augmentation des prix, une diminution des services et une réduction importante des voyages effectués par les Canadiens sur certains trajets où leurs réseaux actuels se chevauchent», a souligné l'organisme fédéral.

Ensemble, Air Canada et la société mère du transporteur Air Transat détiendraient une part du marché transatlantique de 60 % depuis le Canada, se chevaucheraient sur certaines destinations soleil en plus d'avoir une emprise sur les voyages aériens à Montréal.

Toutefois, dans ses conclusions, le Bureau souligne que son évaluation a été menée avant que l'industrie ne soit bousculée par la pandémie de la COVID-19, ce qui a entraîné des licenciements massifs, notamment chez Transat A.T. ainsi qu'Air Canada, à la suite d'un effondrement de la demande en raison de la fermeture des frontières à travers le monde.

Les actionnaires du voyagiste avaient massivement accepté l'offre bonifiée de 18 $ par action — soit environ 720 millions $ — proposée par Air Canada. Cette transaction est également scrutée par les autorités réglementaires européennes.

Dans un communiqué, Transat A.T. a souligné que l'avis du Bureau n'ébranlait pas sa «confiance» à l'égard de son éventuel regroupement avec Air Canada, en faisant valoir des «avantages à long terme» pour «toutes les parties prenantes».

«Le rôle du commissaire se limite à étudier les impacts sur la concurrence dans le marché, autrement dit à pointer les difficultés, sans nécessairement envisager les solutions ou les mesures correctives qui pourraient être mises en place, ni prendre plus largement en compte l'intérêt public», a souligné le président et chef de la direction du voyagiste, Jean-Marc Eustache.

À son avis, il faut ainsi prendre le rapport avec «un peu de distance».

L'homme d'affaires a également estimé que dans la foulée de la crise provoquée par le nouveau coronavirus, qui a forcé Transat A.T. à interrompre son service jusqu'à la fin avril, il faudra tenir compte de l'avenir du voyagiste et de la sauvegarde des emplois, notamment, dans l'évaluation.

Selon M. Eustache, le rapport de Transports Canada, qui ne devrait pas être rendu public, devrait fournir un «éclairage plus complet sur les tenants et aboutissants de la transaction et sur l'ensemble des retombées».

Pour sa part, Air Canada a souligné que les conclusions du Bureau seraient examinées en «temps et lieu» à cause de la crise provoquée par la COVID-19.

«Notre priorité consiste à veiller sur nos employés et nos clients, et à mettre en place des mesures de compression des coûts afin de conserver des liquidités pendant la crise», a fait savoir par courriel une porte-parole de la société, Pascale Déry.

À la Bourse de Toronto, le titre du voyagiste québécois a clôturé à 9,49 $, soit bien en deçà du prix offert par le plus important transporteur aérien au pays, ce qui suggère que certains ont des doutes quant à la possibilité de voir la transaction aller de l'avant. L'action d'Air Canada a de son côté abandonné 1,16 $, ou 6,48 %, pour terminer à 16,75 $.

COVID-19

Du désinfectant au lieu du whisky pour la Distillerie Artist in Residence

La Distillerie Artist in Residence de Gatineau utilisera de l'alcool initialement destiné à la production de whisky pour confectionner du désinfectant pour les mains qui sera offert aux hôpitaux et à des organismes communautaires de la région.

Le fondateur et président de la distillerie gatinoise, Pierre Mantha, a indiqué au Droit vouloir apporter sa contribution à la crise de la COVID-19 depuis quelques semaines déjà. Les autorisations gouvernementales pour effectuer la production de désinfectant pour les mains ont été octroyées cette semaine, de sorte que la production pourra être lancée dès que tout le matériel nécessaire – gel, bouteilles et étiquettes – sera arrivé.

L'entrepreneur a fait savoir que 1000 litres d'alcool normalement utilisé pour concocter du whisky serviront à la production de désinfectant, dans des bouteilles d'un litre.

Cette production sera offerte gratuitement aux hôpitaux de l'Outaouais, mais aussi à Centraide Outaouais et à Moisson Outaouais, a précisé M. Mantha. «Notre mission, c'est vraiment d'aider les hôpitaux et les gens défavorisés», souligne l'entrepreneur.

Distilleries Canada indiquait jeudi qu'une centaine de distilleries des quatre coins du pays ont commencé à produire du désinfectant. Il y en a notamment une vingtaine en Ontario, dont la Distillerie North of 7 d'Ottawa et O'Kenny Craft Spirits de Pembroke, et une vingtaine au Québec.

COVID-19

Le bioalimentaire face à la crise de la COVID-19

La Table de concertation bioalimentaire de l’Outaouais (TCBO), à l’instar des autres Tables de concertation bioalimentaire du Québec, appelle la population à prioriser les produits locaux en ces temps de pandémie du coronavirus.

«Continuons à soutenir nos entreprises locales, continuons à acheter leurs produits. Il faudra peut-être changer la façon dont on achète ceux-ci, mais soutenons-les», affirme sans détour la directrice générale de la TCBO, Geneviève Grossenbacher.

C’est toute la chaîne de production, de transformation et de distribution du bioalimentaire qui est frappée de plein fouet par la crise de la COVID-19, note la directrice générale de la TCBO. 

En Outaouais, on compte 897 entreprises bioalimentaires réparties dans plusieurs secteurs d’activités, dont celui de l’agriculture. Le commerce de détail et le domaine de la restauration regroupent ensemble 82% des emplois du secteur bioalimentaire de la région et soutiennent plus de 64% du Produit intérieur brut bioalimentaire de l’Outaouais, selon les données de la TCBO.

La crise génère actuellement plusieurs craintes pour ces entreprises, mentionne Mme Grossenbacher. «Nous ne sommes pas sûrs encore si on pourra toujours continuer à traverser du côté de l’Ontario. Il y a un grand pourcentage de fermes de l’Outaouais qui font déjà la mise en marché de proximité, mais qui dépendent à plus de 50% du marché d’Ottawa. Il y a encore beaucoup d’incertitudes, mais en même temps, on voit émerger des choses. Les agriculteurs qui sont du style mini-marché sont en train de se réorienter vers des paniers préemballés. Les distributeurs locaux essaient de faire des liens directs avec les producteurs d’ici. On voit des initiatives comme le Domaine de L’Ange-Gardien qui offre maintenant un service de traiteur. Il y a de belles opportunités qui sont créées», explique-t-elle.

Affaires

Prix de l’essence: du jamais vu depuis longtemps à Ottawa et Gatineau

C’est sans contredis du jamais vu depuis bien au-delà d’une décennie à Ottawa.

Le prix de l’essence à la pompe poursuit sa chute alors que bon nombre de stations-services affichaient jeudi entre 0,60$ et 0,67$ le litre d’essence ordinaire. Dans certains cas, selon le site web Gas Buddy, il était même possible de faire le plein pour aussi peu que 0,57$, par exemple au magasin Costco du secteur Nepean.

À Gatineau, les prix sous la barre des 0,80$ sont tout de même une première depuis l’hiver 2009, selon la compilation des prix moyens affichés par région administrative effectuée par la Régie de l’énergie. Il s’agit d’une baisse de pas moins de 30 cents le litre à la pompe en Outaouais en l’espace d’à peine deux semaines et demi.

En Ontario, des stations de la région d’Hamilton vendent le litre d’essence ordinaire à un prix de 0,55$, selon le site Gas Buddy. À Montréal, le prix avoisinait les 0,76$. 

Selon l’outil Info-Essence de CAA-Québec, le prix moyen à la pompe s’établissait à 0,81$ le litre jeudi en Outaouais, alors que le prix réaliste est de 0,71$. Seules les régions de Saguenay-Lac-Saint-Jean et du Centre-du-Québec ont un prix moyen à la pompe en-deçà de celui de l’Outaouais. Le calcul du prix réaliste de chacune des régions administratives se compose de l’indicateur quotidien du coût d’acquisition et de la marge au détail moyenne des 52 dernières semaines. 

Les prix du baril de pétrole brut qui demeurent faibles depuis trois semaines et l’effondrement de l’économie causé par la crise mondiale de la COVID-19 continuent de provoquer de fortes baisses des prix de l’essence à la pompe dans l’est du Canada.

Avec La Presse canadienne

Covid-19

Un garage gatinois se concentre sur l’aide aux travailleurs de la santé

Le propriétaire d’un atelier de mécanique de Gatineau a choisi de réorganiser ses activités pour venir en aide aux travailleurs du réseau de la santé en cas de pépins mécaniques.

Le propriétaire d’OttoStadt MotorWerks, David Gélinas, a expliqué au Droit avoir pris la décision d’orienter ses activités, avec des effectifs réduits, pour soutenir les gens de la région qui offrent des services essentiels.

Affaires

Ottawa annonce de l’aide pour appuyer le travail «vital» des médias

OTTAWA - Le gouvernement fédéral accorde une aide financière aux organisations médiatiques afin de permettre aux journalistes de continuer de travailler et d’informer le public sur la crise de la COVID-19.

Cette aide prendra aussi la forme d’une campagne nationale de sensibilisation sur la COVID-19 dans les médias canadiens, tout en accélérant le processus menant vers des crédits d’impôt longtemps promis aux journaux canadiens, de plus durement affectés par la perte de revenus publicitaires dans un contexte de pandémie de la COVID-19.

Le premier ministre Justin Trudeau en a fait l’annonce à l’occasion de sa conférence de presse quotidienne, mercredi, devant sa résidence à Ottawa.

M. Trudeau a affirmé qu’il était plus important que jamais pour les Canadiens d’avoir accès aux informations les plus récentes. Il a indiqué que son gouvernement annonçait de nouvelles mesures pour appuyer le travail «vital» réalisé par les journalistes.

En conférence de presse sur la COVID-19 avec d’autres membres du cabinet, le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, a énuméré certaines des actions entreprises par le gouvernement fédéral.

Il a annoncé que le comité consultatif, qui travaillera avec l’Agence du revenu du Canada sur la mise en oeuvre des mesures fiscales qui avaient été annoncées dans le budget de 2019, est maintenant formé.

À plus court terme, M. Guilbeault a indiqué que la «vaste majorité» des 30 millions $ prévus par le gouvernement pour une campagne nationale de sensibilisation sur la COVID-19 seraient investis dans les médias canadiens, «que ce soit à la télévision, à la radio, dans les journaux, dans les magazines ou encore en ligne».

«Afin que les sommes investies dans cette campagne puissent offrir un peu d’air frais à nos médias, j’ai l’assurance de mes collègues ministres de la santé et des travaux publics, travaillant sur ce dossier, qu’ils seront payés rapidement», a-t-il affirmé.

Aussi, une campagne du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et du Collège des médecins de famille du Canada, coordonnée par l’Association canadienne de santé publique, se fera de concert avec les médias pour une diffusion à grande échelle.

Finalement, le ministre du Patrimoine a annoncé un «processus d’application simplifié» pour le Fonds du livre du Canada et le Fonds du Canada pour les périodiques, afin que les sommes pour 2020-2021 soient versées au cours des prochaines semaines, plutôt que dans les prochains mois.

Cette annonce survient dans la foulée de mises à pied et de fermetures dans le milieu des médias d’information.

Mardi, la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) — qui gère Le Soleil, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, La Tribune et La Voix de l'Est — a annoncé des mesures entraînant 143 mises à pied temporaires.

Le directeur général du groupe, Stéphane Lavallée, s’est dit «content et satisfait» que le gouvernement investisse dans la «presse d’ici»:

«Mais en même temps je me dis que c’est la moindre des choses. Je trouve ça étonnant qu’on présente ça comme une grande nouvelle que le gouvernement d’un pays décide d’annoncer dans la presse de son pays, ce qui était anormal, c’est que dans le passé, on a investi énormément dans des groupes étrangers» a-t-il déclaré en entrevue à la La Presse canadienne en faisant référence aux campagnes publicitaires sur «des moteurs de recherche basés à l’étranger».

Stéphane Lavallée s’est toutefois dit déçu que «la mise en place d’un comité consultatif ne vienne pas avec un engagement ferme par rapport aux délais du versement des crédits d’impôt».

Le groupe, la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i), a suspendu la publication des éditions imprimées de tous ses journaux du lundi au vendredi.

L’édition papier du samedi est toutefois conservée, tout comme les activités de création et de diffusion de contenus sur ses plateformes numériques.

L’entreprise a expliqué que la crise actuelle «entraîne une chute brutale et sans précédent» de ses revenus publicitaires, ce qui l’»amène à prendre des décisions rapides et douloureuses».

Un important réseau de journaux dans le Canada atlantique a annoncé mardi la fermeture de plusieurs publications, entraînant 240 mises à pied, soit 40 % de ses effectifs.

Le SaltWire Network a indiqué espérer pouvoir relancer ces publications plus tard cette année.

Daniel Bernhard, directeur général et porte-parole de l’organisme de surveillance les AMIS de la radiodiffusion canadienne, a souligné que les réseaux sociaux Facebook, Twitter et autres sites web continus de soutirer tous les bienfaits provenant du journalisme canadien sans avoir à payer l’impôt sur le revenu des sociétés.

«L’imposition d’une telle mesure était déjà nécessaire et probablement insuffisante dans le contexte normal de l’industrie médiatique. Je ne suis pas confiant que cette aide arrivera à temps pour être utile», a-t-il affirmé.

Actualités

Installation des pneus d'été au garage: ça attendra!

Bien qu’il soit légal depuis le 15 mars dernier d’installer ses pneus d’été, il ne sera pas possible pour au moins deux semaines de les faire poser par un garagiste. En tant que services essentiels, ceux-ci demeurent ouverts, mais uniquement pour répondre aux urgences.

Plusieurs garagistes contactés par La Voix de l’Est mercredi avaient soit fermé leurs portes, ou s’apprêtaient à le faire, demeurant ouverts uniquement sur rendez-vous. Et pas pour n’importe qui.

Actualités

COVID-19: services limités et consignes particulières à la SAAQ

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) annonce mercredi que pour limiter au maximum les déplacements et pour éviter à ses clients de se rendre inutilement à un centre de services, elle offrira sur rendez-vous seulement les services essentiels relatifs au permis de conduire et à l’immatriculation.

La liste de ces services essentiels comprend l’immatriculation et la délivrance de permis de conduire pour les conducteurs qui travaillent dans les secteurs jugés essentiels et dont le permis ou le véhicule est nécessaire à l’exécution de leur travail.

La même clientèle est visée pour ce qui concerne les services offerts chez les mandataires en vérification de véhicules routiers.

Les clients devront téléphoner au 1-800-361-7620 pour demander un rendez-vous. Une analyse préliminaire sera effectuée avec chaque client et sa demande sera envoyée au centre de services ou au mandataire en vérification de véhicules routiers le plus près de chez lui. Le centre ou le mandataire communiquera par téléphone avec le client pour fixer un rendez-vous avec lui si le service souhaité s’avère essentiel.

Il s’assurera également que le client ait en main tous les documents nécessaires à la transaction. La SAAQ exigera du client qu’il présente une lettre de son employeur confirmant que son emploi relève bien d’une activité ou d’un service prioritaire. Plusieurs exceptions concernent les camionneurs qui voyagent à l’extérieur du Québec.

D’autre part, au point de rendez-vous, l’application de règles sanitaires devra être respectée, notamment de ne présenter aucun symptôme lié à la COVID-19, se tenir à une distance de deux mètres des autres personnes et payer par carte de débit uniquement.

Affaires

Propriétaires et locataires s’inquiètent à l’approche du 1er avril

TORONTO - Alors que l’impact économique de la pandémie de COVID-19 se propage, une autre vague pourrait déferler au cours des prochains jours quand viendra le moment pour plusieurs locataires de payer leur loyer.

Le 1er avril est source de stress pour les locataires et les propriétaires, car le nouveau coronavirus garde les gens à la maison et ferme les entreprises, laissant des dizaines de milliers de Canadiens sans emploi.

«Cela me rappelle un film «Mission: Impossible», où tic, tic, tic, le temps presse et quelqu’un doit essayer de sauver la mise avant que tout n’explose, a illustré William Blake, un représentant de l’Association des propriétaires de l’Ontario. C’est ce que plusieurs locataires et propriétaires pensent de l’échéance du 1er avril.»

Des groupes de défense des intérêts des propriétaires et des locataires demandent aux gouvernements fédéral et provinciaux d’offrir une sorte de soulagement avant le 1er avril.

Ainsi, le Front d’action populaire en réaménagement urbain et le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec ont réclamé mercredi «de manière urgente, des mesures concrètes du gouvernement Legault pour venir en aide aux ménages locataires qui ne seront pas en mesure de payer leur prochain mois de loyer».

Les deux regroupements demandent un programme spécial de supplément au loyer d’urgence pour ceux à faibles revenus. Pour ceux qui n’y ont pas droit en raison de revenus antérieurs trop élevés, ils proposent comme mesure complémentaire la création d’un fonds de dépannage dédié au paiement du loyer.

De plus, «afin de rassurer les centaines de milliers de ménages locataires qui devraient déménager au 1er juillet, ou avant, ils demandent au gouvernement Legault d’envisager que tous les baux en vigueur soient prolongés pour une période correspondant minimalement à la durée de l’urgence sanitaire», peut-on lire dans un communiqué.

Ils proposent enfin que la période d’un mois dont disposent les locataires pour répondre à l’avis de renouvellement du bail soit allongée d’un mois.

Deux pétitions mises en ligne sur change.org - une québécoise et une pancanadienne - ont recueilli plus de 600 000 signatures. La pétition québécoise demande l’annulation immédiate du paiement des loyers au Québec; un moratoire sur toute expulsion liée à l’incapacité de payer un loyer pendant la pandémie de la COVID-19, que ce soit maintenant ou plus tard; et l’ouverture des logements vacants pour loger les personnes sans abri ou vivant actuellement dans des conditions d’habitation dangereuses, insalubres ou abusives.

Lors de son point de presse quotidien, mercredi, M. Legault a demandé aux propriétaires de faire preuve de compréhension envers les locataires qui ne seraient pas en mesure de payer le 1er avril, puisqu’une aide d’Ottawa doit arriver quelques jours plus tard. Il a toutefois aussi demandé aux locataires qui sont en mesure de payer à temps de le faire.

Mardi, le gouvernement du Manitoba a suspendu toute augmentation de loyer à compter du 1er avril en réponse aux retombées économiques de la COVID-19.

La province s’est jointe à d’autres, dont l’Ontario, le Québec et l’Île-du-Prince-Édouard, pour suspendre toutes les audiences non urgentes devant leurs instances propriétaires-locataires, interdisant ainsi toute expulsion résultant du non-paiement du loyer.

Mais d’autres provinces et territoires sont passés à des audiences par téléconférence, le Bureau des locations résidentielles de la Saskatchewan notant sur son site web que les loyers sont toujours dus.

Des mouvements populaires ont vu le jour dans plusieurs villes au cours des deux dernières semaines, appelant les locataires à suspendre le paiement de leur loyer - soit par nécessité, soit en solidarité avec ceux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré lundi que les fonctionnaires fédéraux cherchaient des moyens de soulager les fournisseurs de logements communautaires et les locataires du pays.

Une autre source gouvernementale, qui n’était pas autorisée à détailler les pourparlers en coulisses, a fait état d’une nouvelle initiative impliquant au moins six provinces pour éviter les expulsions de centaines de milliers de locataires.

Affaires

Canada Goose fabriquera de l’équipement médical pour travailleurs et patients

TORONTO - Canada Goose modifie ses installations pour commencer à y fabriquer du matériel médical pour les travailleurs de la santé et les patients du pays, afin de participer aux efforts contre la pandémie de COVID-19.

L’entreprise, surtout connue pour ses parkas de luxe, a annoncé mercredi qu’elle commencerait à fabriquer des tenues de médecins et des chemises pour les patients, et qu’elle avait l’intention de les distribuer aux hôpitaux à partir de la semaine prochaine.

L’équipement sera fourni aux hôpitaux locaux, sans frais.

Partout au pays, des entreprises se sont mobilisées pour modifier leur orientation et se réorganiser afin de produire certaines des fournitures dont ont besoin les professionnels de la santé, confrontés au nouveau coronavirus.

Canada Goose a annoncé qu’elle produirait les vêtements dans deux de ses usines de fabrication, à commencer par celles de Toronto et Winnipeg.

La production devrait commencer au début de la semaine prochaine, avec environ 50 employés par installation, et l’objectif initial sera de 10 000 unités.

«Le moment est venu de mettre nos ressources et nos capacités de fabrication au service d’un intérêt supérieur», a affirmé dans un communiqué le chef de la direction de Canada Goose, Dani Reiss.

«Nos employés sont prêts, motivés et capables d’aider, et c’est ce que nous faisons. C’est la chose canadienne à faire.»

Affaires

COVID-19: les petites quincailleries demeureront ouvertes, assure Québec

Alors que de nombreux commerçants devront prendre une pause forcée jusqu’à la mi-avril, les quincailleries de proximité pourront demeurer ouvertes, a assuré mardi le gouvernement Legault, à la suite d’inquiétudes exprimées par l’association qui les représente.

Mathieu St-Amand, l’attaché de presse du ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, a indiqué, au cours d’un entretien téléphonique, que les «petites et les grosses quincailleries» pourront poursuivre leurs activités.

«Elles font partie des services essentiels, mais on leur demande quand même de respecter les règles en matière de santé publique», a-t-il dit.

Plus tôt, l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT) s’était montrée préoccupée en estimant que la liste des services essentiels publiée la veille par le gouvernement Legault ne permet qu’aux grandes surfaces de poursuivre leurs activités.

Pour plusieurs petites municipalités et villages, «il n’existe qu’une quincaillerie pour répondre aux besoins les plus cruciaux que les citoyens peuvent avoir à subir pendant leur période de confinement», avait écrit son président et chef de la direction, Richard Darveau, dans une lettre adressée à M. Fitzgibbon.

«Pensons à une toilette qui fuit : trois semaines sans la réparer peut être bien long», avait-il ajouté.

Dans sa missive, M. Darveau faisait également valoir que de nombreux agriculteurs avaient «absolument besoin» d’un accès aux quincaillerie pour notamment effectuer l’entretien et la réparation d’une «foule d’objets utiles». Toutefois, il n’y a pas toujours de centres de rénovation à grandes surfaces à proximité des entreprises agricoles, ajoutait-il.

«Discrimination»

Lundi, dans le cadre d’un effort visant à limiter la propagation de la COVID-19, le gouvernement Legault a demandé la suspension de toutes les activités non essentielles jusqu’au 13 avril.

Pour M. Darveau, l’inclusion des «grandes surfaces hors centre commercial» offrant notamment des services de quincaillerie dans la liste des services essentiels représentait une «discrimination à l’endroit des quelque 850 propriétaires-marchands» représentés par le regroupement.

Ces exploitants d’établissements dont la superficie est généralement inférieure à 7500 pieds carrés emploient, selon l’AQMAT, quelque 11 000 travailleurs et 2500 personnes à temps partiel.

Dans un courriel envoyé en fin d’après-midi, M. Darveau s’est montré satisfait des précisions apportées par le gouvernement Legault.

«C’est parce que nous sommes là pour répondre aux besoins d’une population qui subit une grave crise et c’est parce que nous promettons de ne pas baisser la garder en matière de salubrité, d’hygiène et de distanciation sociale», a-t-il estimé.

Le président et chef de la direction de l’AQMAT a néanmoins suggéré à ses membres d’ouvrir uniquement si cela était «nécessaire». Le regroupement a également recommandé aux quincailliers de fermer leurs portes le dimanche, et «même le samedi», afin d’offrir un répit aux employés.

Affaires

Résolu: l’usine de Gatineau essentielle

L’usine de Produits forestiers Résolu (PFR) à Gatineau est épargnée par l’ordonnance du gouvernement du Québec que soit fermées jusqu’au 13 avril toutes les entreprises jugées non essentielles afin de lutter contre la propagation de la COVID-19.

«Notre usine est considérée comme un service essentiel à cause des journaux. Ici à Gatineau, nous produisons du papier journal, donc l’usine de Gatineau n’est pas fermée», a expliqué mardi soir le président de la section locale 142 du syndicat Unifor, Alain Côté.

COVID-19

Réduction des frais d’électricité pour les Ontariens

Le gouvernement ontarien a annoncé mardi qu’il offrira une aide d’urgence des tarifs d’électricité pour les domiciles, les fermes et les petites entreprises.

Les clients qui sont habituellement facturés selon l’heure de consommation, qui représentent la majorité des consommateurs d’électricité en Ontario, seront maintenant facturés selon le taux de la période creuse, et ce, à toutes les heures de la journée et tout au long de la semaine. 

Le ministre de l’Énergie Greg Rickford en a fait l’annonce durant la conférence de presse quotidienne du premier ministre Doug Ford, mardi. 

Cette mesure devrait permettre aux clients de bénéficier d’une réduction de plus de 50% du tarif habituel en période de pointe, a-t-il indiqué.

Par exemple, une famille devrait épargner une vingtaine de dollars par mois. Quant aux petites entreprises, cela représente une économie d’environ 150$ par mois, et pour les exploitations agricoles, il s’agit d’une réduction mensuelle de 300$. 

Les changements seront mis en oeuvre automatiquement sur la prochaine facture des particuliers. 

Plusieurs Ontariens qui doivent travailler de la maison en raison de la COVID-19 ont vu leur facture d’électricité augmenter au cours des derniers jours. 

Cette aide temporaire d’une durée de 45 jours, qui entrera en vigueur dès le 24 mars, servira à soutenir particulièrement « les personnes qui font le choix sanitaire de rester chez elles et les petites entreprises qui ont fermé ou qui ont vu leur clientèle baisser », a souligné le premier ministre.

Cette baisse du coût de l’électricité totalise plus de 160 millions $.

COVID-19

Les succursales de la SAQ et la SQDC demeureront ouvertes

La fermeture annoncée de tous les commerces et entreprises non essentiels dès minuit, mardi soir, a provoqué une véritable ruée vers les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ), à Gatineau.

Dans les minutes suivant le point de presse du premier ministre François Legault, de très nombreux clients se sont dirigés vers la succursale de la SAQ la plus près de chez eux afin de se faire des réserves de vin et de boisson. 

De fait, des files de plusieurs dizaines de consommateurs se sont rapidement formées devant les succursales du Plateau et d’Aylmer, selon ce que Le Droit a pu observer. 

SAQ et SQDC, des services essentiels

Il n’est toutefois pas nécessaire d’accourir à la SAQ. La liste publiée par le gouvernement du Québec des commerces et entreprises essentiels précise que la SAQ et les succursales de la Société québécoise du cannabis demeureront ouvertes (SQDC). «Il faudra limiter le nombre de personnes dans ces commerces de manière à respecter la distanciation sociale», précise le gouvernement. Le service de commande en ligne est toutefois encouragé. 

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COMME LA SAQ, LA LCBO DEMEURERA OUVERTE

Une source de haut niveau du gouvernement de l’Ontario a indiqué au Droit que la fermeture des succursales de la Régie des alcools de l’Ontario (LCBO) n’est pas prévue pour le moment. 

Lundi, le premier ministre ontarien Doug Ford a annoncé la fermeture de tous les commerces et entreprises jugés non essentiels d’ici la fin de la journée de mardi. Or, il a affirmé qu’il ne partagerait la liste de ces entreprises que mardi. 

Plusieurs questions demeuraient à savoir si l’Ontario allait emboîter le pas du Québec en affirmant que les points de vente d’alcool gouvernementaux sont des services jugés « essentiels ». 

Selon la médecin en chef de la ville de Toronto, la Dre Eileen de Villa, plusieurs personnes sont aux prises avec des dépendances importantes à l’alcool, et la fermeture des succursales pourraient mener à des conséquences sur la santé de ces individus. 

Avec les informations d'Émilie Pelletier

Toujours des frais pour les transactions excédentaires

Au moment où de moins en moins de commerçants acceptent l’argent comptant, des consommateurs réclament la levée des limites de transaction par carte de débit.

Sylvie Young a l’impression que Desjardins et les autres pourraient faire beaucoup plus en ce temps de crise. «J’ai un maximum de 30 transactions, pour d’autres, c’est 25, etc., nous écrit Mme Young. Mais comme les commerces prennent de moins en moins d’argent liquide, Desjardins profitent de nous en s’assurant qu’on dépasse nos limites de transactions. Et là, ils nous charge des «prix de fous» par achat à chaque fois qu’on utilise la carte de débit un coup dépassé notre limite de transactions.»

La porte-parole Chantal Corbeil a indiqué au Soleil que Desjardins n’envisage pas de changer les frais de transactions pour le moment. «Nous offrons des forfaits très avantageux selon l’utilisation de chacun (12 transactions pour 3,95$ par mois, 30 transactions pour 8,95$ par mois et illimité à 13,95$ par mois). Nous avons des offres spéciales pour les étudiants (gratuit), les personnes âgées de 60 ans et plus (rabais de 4$) et pour les ordres professionnels, rappelle Mme Corbeil. Il est important de souligner que nos membres peuvent modifier leurs forfaits à tout moment sur Accès D, surtout si leur utilisation augmente.»

Le paiement sans contact par carte de crédit Desjardins a été rehaussé à 250$. La mesure ne s’applique pas, pour le moment, à la carte de débit. Les travaux se poursuivent à ce sujet, dit la porte-parole.

À la Banque nationale, plusieurs mesures de soutien ont été proposées pour les clients particuliers et commerciaux, mais pour l’instant, aucune levée des frais pour des transactions excédentaires.

Affaires

Fermeture des chantiers: pensez aux travaux d’urgence, disent les entrepreneurs

MONTRÉAL - Les associations patronales de la construction vont se plier à la décision du gouvernement Legault de fermer les chantiers du Québec à compter de mardi soir, à cause du coronavirus, mais elles insistent pour qu’il permette des travaux d’urgence.

Les chantiers de construction devront fermer, comme les autres entreprises du Québec jugées non essentielles, à compter de 23h59 mardi soir, a annoncé lundi midi le premier ministre François Legault lors de sa traditionnelle conférence de presse quotidienne depuis le début de la pandémie.

L’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec dit avoir «pris acte» de la décision du gouvernement. Néanmoins, elle a tenu à rappeler «l’importance de prévoir un mécanisme pour les interventions d’urgence sur les infrastructures publiques».

Les entreprises membres de l’ACRGTQ s’occupent en effet des travaux sur les routes, les viaducs, les égouts, les aqueducs - des infrastructures qui s’avèrent essentielles.

De même, l’Association de la construction du Québec - dont les membres oeuvrent dans les secteurs industriel, commercial et institutionnel - a aussi demandé que «certains travaux d’urgence soient permis» afin d’assurer la sécurité du public.

Elle a dit attendre plus de détails à ce sujet de la part du gouvernement du Québec afin d’informer ses entreprises membres.

Dans son cas, il peut s’agir de travaux dans les hôpitaux, par exemple, ou de rénovations pour empêcher qu’un bâtiment soit à découvert et soumis aux intempéries, a-t-on illustré.

L’ACRGTQ représente 2600 employeurs qui font travailler 35 000 salariés.

L’ACQ représente 17 000 entreprises.

Actualités

Produits forestiers Résolu sur le qui-vive

Si la production d’aluminium a réussi à s’introduire dans la liste des services essentiels, l’industrie du bois ne peut en dire autant. Au moment d’écrire ces lignes, lundi soir, la direction de Produits forestiers Résolu (PFR) ne pouvait confirmer si les différentes usines allaient demeurer ouvertes.

« Nous sommes encore à évaluer les nouvelles directives gouvernementales pour minimiser les conséquences économiques pour nos travailleurs, les communautés et notre entreprise », a répondu le porte-parole de PFR, Karl Blackburn.

Dans la liste des activités manufacturières jugées essentielles par Québec, on retrouve la fabrication de biens alimentaires, d’instruments médicaux, de produits chimiques, de produits sanitaires, de composantes de microélectronique et d’intrants pour les secteurs jugés essentiels, par exemple l’agriculture. La production minière et d’aluminium ainsi que la fabrication et l’entretien pour le secteur de la défense font aussi partie de cette liste.

Le secteur de la forêt et du bois n’y figurent pas. Mais certains produits essentiels, dont des masques médicaux, sont fabriqués à partir de fibre de bois, ce qui permettrait à l’industrie de se tailler une place sur la liste québécoise des activités jugées nécessaires.

D’ailleurs, aux États-Unis, l’industrie des pâtes et papiers fait partie des industries stratégiques en cas de crise.

PFR compte plus de 4500 employés, dont 2200 au Saguenay–Lac-Saint-Jean. La région compte plus d’une dizaine d’usines et de scieries.

COVID-19

Maxi et Provigo réservent des heures pour les aînés

Les chaînes de supermarchés Maxi et Provigo réserveront des plages horaires pour leurs clients de 70 ans et plus ainsi que pour ceux à mobilité réduite qui doivent faire leurs commissions essentielles malgré les recommandations de la santé publique de rester à la maison.

À compter du 24 mars, du lundi au vendredi, de 7 h à 8 h, les magasins Provigo participants et les magasins Maxi seront exceptionnellement ouverts afin de répondre aux besoins de cette clientèle particulièrement vulnérable.

« Nous demandons à nos clients âgés de 70 ans et plus de respecter autant que possible les consignes établies par les autorités québécoises en santé publique, de rester à la maison et de se tourner vers d’autres alternatives, comme l’épicerie en ligne, ou de faire appel à un proche pour faire leur épicerie. Pour ceux et celles qui ont quand même besoin de se rendre à l’épicerie, cette plage horaire leur sera exclusivement dédiée afin de leur permettre de faire leurs achats dans un environnement moins achalandé, favorisant ainsi l’application des mesures de distanciation sociale », a affirmé Johanne Héroux, directrice principale aux affaires corporatives et aux communications des Compagnies Loblaw, dans un communiqué.

Cette mesure s’applique à l’ensemble des magasins Maxi, mais « on demande aux clients de communiquer avec leur magasin Provigo local afin de valider si cette mesure s’applique », a précisé Mme Héroux.

Attention, toutes personnes revenant de voyage ou qui présentent des symptômes grippaux doivent rester chez eux, peu importe leur âge.

Affaires

L'effet Fed aura été de courte durée sur les marchés

PARIS — Si les annonces de la Fed ont permis de réduire un peu les pertes en Europe, précipitées par l’impasse à Washington sur un plan de relance et la cascade d’avertissements sur résultats, elles n’ont toutefois pas suffi pour que Wall Street ouvre dans le vert.

Après des reculs en série en Asie, Tokyo faisant toutefois exception grâce à l’affaiblissement du yen et au décollage de SoftBank Group, l’Europe avait mis le cap au rouge aussi.

Si la pression s’est momentanément allégée quand la Réserve fédérale américaine a présenté à la mi-journée toute une série de mesures permettant à un large éventail d’entreprises d’accéder à de l’argent frais pour survivre aux «graves bouleversements» économiques provoqués par le nouveau coronavirus, l’effet positif a été de courte durée.

La Fed a rappelé qu’elle ferait tout pour aider les marchés à continuer à fonctionner et lancé un nouveau programme de 300 milliards $US d’aides pour «soutenir le flux de crédit aux employeurs, aux consommateurs et aux entreprises».

Rouge à Wall Street

Pour autant, cela n’a pas empêché Wall Street de démarrer dans le rouge, après avoir achevé vendredi sa pire semaine depuis la crise financière de 2008.

Vers 15h, après des pertes plus prononcées en début de séance, Paris perdait toutefois toujours 1,97 %, Francfort 2,06 % et Londres 2,70 %. Milan se repliait, pour sa part, de 1,01 % et Madrid de 2,77 %.

«L’approfondissement de la crise sanitaire» et «l’absence de plan de secours américain» ont pesé lourdement sur les actions dans la matinée, a résumé David Madden, un analyste de CMC Markets.

Côté changes, l’euro a grimpé temporairement de plus de 1 % face au dollar lundi après l’annonce de nouvelles mesures par la Réserve fédérale américaine et alors qu’il était tombé à un nouveau plus bas en trois ans en début de séance.

Les cours du pétrole en recul en début de séance européenne, se sont légèrement redressés après l’annonce de la Fed. Le baril de WTI, référence américaine est repassé dans le vert (+0,75 %) et le Brent limitait ses pertes (-3,08 %).

Si l’annonce de la Fed a pu apaiser, c’est aussi parce que les tensions qui s’exercent sur les entreprises figurent en tête des préoccupations.

Et la série d’avertissements sur résultats ou de mesures d’économies drastiques, comme à Paris pour TF1, Saint-Gobain, Airbus, Vinci, Total, Kering, est venue en témoigner ce matin.

Le transporteur aérien Singapour Airlines a également annoncé garder au sol la majorité de sa flotte jusque fin avril, ajoutant faire face au plus grand défi de son existence.

L’accès au crédit sur le marché de la dette pour les entreprises les plus vulnérables est en particulier très surveillé.

C’est ce qu’«il faut regarder en priorité», car s’y manifeste «la crainte de voir des faillites arriver aux États-Unis», a noté Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

«Nous avons un édifice qui s’est affaissé très fortement et là, nous sommes en train d’injecter du béton sous l’édifice», a-t-il ajouté, en estimant que «la question est désormais de savoir à quel moment les parties monétaire, budgétaire et sanitaire permettront d’arriver à un produit global qui redevient positif pour les marchés».

Affaires

Cineplex réduit les salaires de ses employés à temps plein

TORONTO - Cineplex a indiqué lundi avoir temporairement réduit les salaires de ses employés à temps plein et de ses cadres, après avoir mis à pied la semaine dernière ses travailleurs à temps partiel, lors de la fermeture de ses cinémas et autres lieux de divertissement.

La porte-parole Sarah Van Lange a confirmé lundi que l'entreprise avait réduit d'un échelon d'échelle salariale la rémunération des employés à temps plein, tandis que l'équipe de direction subit une réduction de salaire de 80 %.