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Affaires

Fortress annonce une procédure de restructuration

Fortress Global a annoncé une procédure de restructuration en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies vendredi.

Selon le vice-président du développement des affaires de la compagnie Fortress, Marco Veilleux, deux prêteurs « importants » ont initié une motion avec la Loi et après l’analyse « de tous les documents », l’entreprise ne s’y est pas opposée.

« On devrait, et on espère, avoir la protection des tribunaux contre nos créanciers pour nous permettre de continuer la restructuration », indique-t-il.

La motion sera d’ailleurs entendue devant les tribunaux lundi, à Montréal.

À savoir quelle forme prendra cette restructuration, M. Veilleux a mentionné « qu’on ne le sait pas encore ».

« Pour le quotidien des gens qui sont toujours à l’usine de Thurso, ça ne change pas grand-chose, poursuit-il. Dans nos prévisions financières, on avait géré le tout avec beaucoup de prudence. Pour ce qui est de tous nos créanciers, le syndic Deloitte initiera un processus de réclamation. Donc tous ceux qui croient qu’on leur doit de l’argent devront remplir des papiers et les envoyer au syndic. Deloitte va compiler tout ça et habituellement, à la fin du processus de restructuration, une proposition devrait être faite aux créanciers et à ce moment-là, ils pourront décider soit de l’accepter ou de la décliner. »

Le 7 octobre dernier, l’usine Fortress de Thurso a annoncé un arrêt temporaire et indéterminé de ses opérations pour une période pouvant s’étendre entre trois et quatre mois. Le différend commercial opposant les États-Unis et la Chine a particulièrement affecté l’entreprise alors qu’elle s’est retrouvée prise avec des surplus d’inventaires de pâte cellulosique. Le prix à la tonne ayant notamment chuté de 25 % depuis le mois d’août 2018, ça représente entre 45 et 60 millions de dollars en manque à gagner pour Fortress, qui produit 150 000 tonnes annuellement.

M. Veilleux rappelle d’ailleurs que les activités de l’usine de Thurso pourront uniquement reprendre lorsque le marché aura repris.

« Entre temps, il faudra restructurer », ajoute-t-il.

Tous les membres du conseil d’administration de la compagnie ont également démissionné, à l’exception de Giovanni Iadeluca, le président de Fortress Global, et de Kurt Loewen, le directeur financier de l’entreprise.

 « Habituellement dans une restructuration, le conseil d’administration n’a pu vraiment son rôle à jouer. Les prêteurs en sont aussi venus à la conclusion que ces gens-là devaient partir », souligne Marco Veilleux.

La négociation des actions de Fortress Global à la Bourse de Toronto a également été interrompue.

Affaires

Washington et Pékin: une trêve bienvenue

WASHINGTON — Les États-Unis et la Chine ont annoncé vendredi un accord préliminaire, qui marque une trêve après près de deux ans de guerre commerciale féroce à coups de droits de douane punitifs fragilisant l’économie mondiale.

«C’est un accord fantastique pour tout le monde. Merci!» s’est réjoui dans un tweet Donald Trump qui avait promis à ses électeurs en 2016 qu’il s’attaquerait au problème des pratiques commerciales «déloyales» de Pékin.

Plus tôt, le vice-ministre du Commerce, Wang Shouwen, avait évoqué depuis Pékin des réductions progressives des droits de douane américains. Les deux pays sont convenus de réaliser au plus vite l’examen juridique et la traduction de l’accord avant de procéder à sa signature finale, avait-il précisé, sans toutefois avancer de date.

Un responsable de l’administration Trump a indiqué, sous couvert d’anonymat, que la signature pourrait intervenir «la première semaine de janvier».

De son côté, le conseiller économique de la Maison-Blanche, Larry Kudlow, a souligné que la signature pourrait intervenir au niveau des ministres et non pas des présidents.

Annonce la plus concrète à court terme : Donald Trump renonce à imposer, dimanche comme initialement prévu, une nouvelle salve de tarifs douaniers sur quelque 160 milliards $ de biens chinois.

Le représentant américain au Commerce (USTR) a lui précisé que les droits de douane additionnels de 25 % portant sur l’équivalent de 250 milliards $ de marchandises chinoises restaient en place.

En revanche, les droits de douane de 15 % sur 120 autres milliards de biens chinois, en vigueur depuis le 1er septembre, seront réduits de moitié (7,5 %).

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Affaires

Victoire de Boris Johnson: frénésie sur les marchés britanniques

LONDRES — Livre qui flambe, Bourse à des records : les marchés britanniques se sont enthousiasmés vendredi pour la victoire écrasante de Boris Johnson aux législatives, qui éloigne la perspective d’un Brexit sans accord et enterre celle d’un gouvernement travailliste très à gauche.

Pour les analystes et les négociateurs, la nuit a été longue, voire blanche. Jeudi, Neil Wilson, employé chez Markets.com, n’est rentré que quelques heures chez lui avant de revenir au bureau vers 20h30, pour ne pas rater l’annonce des premiers résultats, et le «mouvement massif» qui a secoué les marchés.

Sur sa plateforme, pendant la nuit l’activité a été 40 % au-dessus de la normale et les échanges se sont principalement concentrés sur la livre.

«On n’avait pas vu ça depuis l’élection de 2017 quand Theresa May [l’ex-première ministre] a perdu sa majorité», souligne de son côté Michael Hewson, de CMC Markets.

La devise britannique, échangée 24 heures sur 24, a été la première à réagir, signant le bond le plus fort depuis une décennie face au billet vert et dépassant brièvement 1,35 dollar pour la première fois depuis mai 2018. Face à l’euro, la livre a atteint un sommet depuis juillet 2016.

«Les marchés ont réagi très rapidement», explique à l’AFP Craig Erlam, analyste pour Oanda, qui a également passé la nuit à son bureau.

Si les investisseurs misaient depuis plusieurs jours sur une victoire des conservateurs à même de valider rapidement la sortie de l’UE et de diminuer les incertitudes du Brexit qui empoisonnent les marchés depuis des années, ils n’avaient pas prévu une si large avance des «tories».

Fin de la confusion

Après dépouillement des 650 circonscriptions, le parti de Boris Johnson a raflé 365 sièges à la Chambre des communes contre 317 remportés en 2017.

Une majorité écrasante pour les conservateurs, qui n’avaient plus exercé un tel contrôle sur le Parlement britannique depuis Margaret Thatcher.

La victoire des conservateurs face aux travaillistes de Jeremy Corbyn «apporte de la clarté pour les investisseurs là où il y avait de la confusion jusque-là», remarque Neil Wilson.

L’indice des principales valeurs de la cote, le FTSE-100 a pris jusqu’à 2 % environ avant de finir la journée sur une hausse de 1,10 %.

Les valeurs du bâtiment, de la banque et le l’énergie étaient particulièrement à la fête, à l’instar du groupe de BTP Taylor Wimpey, qui a gagné 14,68 % à 199,65 pence ou de RBS, qui s’est appréciée de 8,39 %.

De son côté, le FTSE-250 a bondi de 3,44 %, et même atteint en cours de séance un plus haut historique tout près des 22 000 points.

«Pour les marchés et les entreprises, c’est le résultat parfait, une claire majorité pour les conservateurs, le risque Corbyn écarté, une nette réduction des incertitudes autour du Brexit et même un budget rapide pour soutenir l’économie», résume l’analyste.

Le gouvernement a en effet promis un budget dans les 100 premiers jours de son mandat avec une hausse des dépenses pour mettre fin à une décennie d’austérité.

Les marchés sont toutefois loin d’en avoir fini avec le Brexit, puisqu’une fois la sortie actée fin janvier, s’ouvre une période de transition pour négocier la future relation commerciale avec l’UE.

Si les investisseurs applaudissaient la baisse de l’incertitude, «ils ne sont pas très partisans du Brexit non plus, mais c’est une discussion pour un autre jour», rappelle Craig Erlam.

Techno

Microsoft dévoile sa Xbox Series X [VIDEO]

LOS ANGELES — Microsoft a dévoilé le nom et l’apparence de sa prochaine console de jeu, la Xbox Series X, promettant une expérience encore plus immersive aux joueurs au moment où le groupe tente de contrer la concurrence et de faire face à la montée du streaming.

Lors d’une présentation jeudi à Los Angeles à l’occasion des Game Awards 2019, Microsoft a présenté pour la première fois la future console en forme de tour, ainsi qu’une nouvelle manette sans fil.

En juin, évoquant le «projet Scarlett», le groupe avait déjà fait état des capacités de sa console, affirmant qu’elle serait quatre fois plus puissante que son dernier appareil, la Xbox One X, sortie en 2013.

Les jeux déjà existants seront compatibles avec la nouvelle console, a détaillé l’entreprise américaine, tout en promettant une «ambiance encore plus réaliste, immersive, interactive et surprenante».

Alors que la date de sortie de sa nouvelle console a été fixée à la fin-2020, tout comme pour la PlayStation 5 de Sony, son prix n’a pas encore été précisé.

Les ventes de PlayStation 4 ont dépassé plus de deux fois celles de Xbox sur les cinq dernières années, mais Microsoft espère prendre sa revanche avec la Xbox Series X, alors que son rival n’a pas encore dévoilé les détails techniques de sa prochaine machine.

«La Xbox Series X pourrait redonner à  Microsoft la première place pour sa puissance de console, comme cela avait été fait avec la Xbox One X,» a affirmé Matthew Kanterman, analyste pour Bloomberg Intelligence.

Toute l’industrie du jeu vidéo devrait tirer profit de cette guerre des consoles de neuvième génération. M. Kanterman anticipe des ventes supérieures de 20% à celles de la génération antérieure.

Dans cet environnement d’innovations et de puissance de consoles toujours plus poussées, ces appareils sont toutefois menacés par l’émergence du «cloud gaming», les services de jeux vidéo à distance. Google a lancé le mois dernier son service Stadia, permettant aux joueurs de se connecter via n’importe quel appareil connecté à internet.

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Techno

Bienvenue au spectacle... sans ton téléphone!

NEW YORK — Quand Adam Weiss a présenté sa place dans un théâtre du célèbre quartier de Broadway à New York, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir qu’il devait en échange se séparer de son téléphone.

«C’est un peu comme si j’avais une partie de moi en moins», confie l’homme de 39 ans à qui l’on a demandé de glisser son portable dans une pochette fermée avant d’entrer dans la salle.

Mais une fois le spectacle commencé, ses anxiétés se dissipent et il relâche la pression numérique.

«Je n’y ai en réalité même pas pensé», raconte-t-il à l’AFP.

Cette expérience est en passe de devenir une tendance dans les concerts ou autres représentations théâtrales.

Le comédien Dave Chappelle ou l’icône pop Madonna ont adopté le système «Yondr», du nom de cet étui à fermeture magnétique qui accueille les téléphones des spectateurs pendant un spectacle. Pas d’inquiétude, il reste possible de se faufiler hors de la salle et d’utiliser son mobile dans des zones dédiées.

L’objectif est de réduire les distractions des artistes et des spectateurs, d’impliquer le public et d’empêcher les représentations de fuiter sur le Web.

À New York, Andrew Bancroft était sur scène ce soir-là, dans Freestyle Love Supreme, un spectacle d’improvisation. La disparition éphémère des téléphones est pain bénit, selon ce comédien : moins de flashs équivaut à un public plus attentif et crée, in fine, un meilleur show.

«Il y a ce sentiment de nos jours — est-ce qu’il y a quelque chose de mieux que je suis en train de manquer?», commente M. Bancroft à propos de la dépendance au téléphone intelligent.

«Vous n’êtes ni ici, ni là-bas, vous ne pouvez pas être complètement dans un seul endroit», regrette-t-il.

«Trop de signaux sensoriels»

Derrière ce projet de confiner les téléphones portables, il y a Graham Dugoni, 33 ans.

Quand il a essayé de vendre son idée à San Francisco, le temple de la technologie, le jeune homme a rencontré des résistances. Le concept n’a pas «fondamentalement la cote auprès de nombreuses sociétés technologiques», dit-il.

Mais il n’a pas renoncé, persuadé qu’une telle startup — finalement créée en 2014 — était indispensable pour aider «à basculer dans l’ère numérique d’une manière qui n’altère pas le sens de la vie des gens».

«Il est très important que l’artiste ait un endroit sûr où jouer; que les fans puissent apprécier d’être happés par quelque chose», justifie-t-il.

Aujourd’hui, M. Dugoni en a fait une philosophie de vie et a renoncé au cellulaire pour revenir au vieux téléphone à clapet, car il était simplement exposé à «trop de signaux sensoriels».

«Véritable dépendance»

L’Orchestre Philarmonique de New York teste le programme Yondr et une installation auditive au Brooklyn Museum exige aussi d’enfermer les téléphones.

Au-delà des spectacles, M. Dugoni assure que Yondr a commencé à séduire dans les écoles pour aider les élèves à se concentrer et dans les mariages, où des couples ont banni les cellulaires pour encourager leurs invités à «être simplement là et à ne pas sortir brusquement leur téléphone toutes les deux secondes».

«Ce qu’on entend le plus c’est que cela crée une énergie différente dans la salle», affirme-t-il.

Meredith Weiss, qui a assisté au spectacle Freestyle Love Supreme avec son mari Adam, a vu dans cette pause de téléphone un répit bienvenu.

Sa seule inquiétude, un coup de fil de la gardienne : «Nous avons des enfants à la maison», confie-t-elle, «et je n’ai pas eu le temps de la prévenir que nous n’allions pas avoir nos téléphones.»

Acteur ou spectateur, Andrew Bancroft est convaincu par le concept.

«De temps en temps des personnes vont dire que leur téléphone leur a manqué — [...] cela prouve aussi que nous avons une véritable dépendance dans notre société», assène-t-il.

M. Bancroft rit du besoin qu’ont beaucoup de gens de «prouver qu’[ils] étaient là; de prendre une photo de Miranda», dit-il en référence à Lin-Manuel Miranda, co-créateur de son spectacle et qui est aussi l’auteur de la comédie musicale Hamilton.

«J’en suis aussi coupable», lance M. Bancroft. «Je dis “cool, je la publierai plus tard” et je ne le fais généralement même pas».

«Alors pourquoi ai-je perdu

15 secondes de ce moment magnifique pour prendre une vidéo que je ne vais jamais regarder?»

Techno

5G au Québec: Samsung conclut une entente de fourniture avec Vidéotron

MONTRÉAL — Samsung Electronics a fait un premier pas sur le marché canadien des infrastructures de télécommunications en concluant une entente pour fournir à Vidéotron l’équipement de ses nouveaux réseaux sans fil LTE et 5G partout au Québec.

Vidéotron, une filiale de Québecor, exploite l’une des quatre principales entreprises sans fil régionales du Canada et livre une concurrence aux trois grands transporteurs nationaux - Rogers, Bell et Telus, qui ont chacun dépensé des milliards au cours des dernières années pour moderniser leurs réseaux.

Ni Vidéotron ni Samsung ne divulgue les conditions financières de leur entente, qu’ils décrivent comme le début d’une relation à long terme qui a le potentiel de croître au fil du temps.

Le géant sud-coréen de l’électronique et des biens de consommation dispose d’une large gamme de produits et de composants — des puces électroniques aux téléphones intelligents, en passant par les appareils électroménagers — connectés par des réseaux sans fil ultra-rapides.

Le chef des réseaux de Samsung Canada, Stephen Wiktorski, dit qu’il se prépare depuis plus d’une décennie à entrer au Canada, où Huawei, Ericsson et Nokia sont les principaux fournisseurs de réseaux sans fil.

Il a précisé que le premier contrat de réseau canadien de Samsung portait sur la fourniture des unités radio pour les tours de téléphonie cellulaire de Vidéotron, mais il espère être éventuellement être choisi pour fournir son équipement de réseau principal et sa technologie d’analyse lors des phases ultérieures.

Affaires

Volkswagen prêt à plaider coupable au Canada, mais le dossier est reporté

TORONTO — Même si le constructeur automobile Volkswagen avait vendredi l’intention de plaider coupable aux 60 accusations canadiennes auxquelles il fait face dans un scandale international des émissions par ses véhicules, la procédure a été suspendue lorsqu’un avocat spécialisé en environnement a fait valoir que le tribunal devrait entendre les déclarations des victimes.

Le gouvernement canadien avait annoncé lundi qu’il accusait le géant de 58 infractions à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, ainsi que de deux chefs d’accusation pour avoir fourni des informations trompeuses. Il a affirmé que Volkswagen avait importé au Canada, entre 2008 et 2015, 128 000 automobiles qui ne respectaient pas les normes d’émissions du pays.

Les avocats de Volkswagen ont indiqué que le constructeur avait l’intention de prendre ses responsabilités et qu’un accord avait été conclu avec la Couronne.

Proposition retardée

«Nous sommes [...] prêts à plaider coupables à 60 chefs d’accusation — tous les chefs d’accusation qui se trouvent devant le tribunal, a affirmé l’avocat de la défense, David Humphrey, au juge Enzo Rondinelli. Il est difficile d’imaginer une responsabilité plus claire que cela.»

Mais la proposition a été retardée par un avocat du groupe environnemental Ecojustice, qui a demandé juge Rondinelli d’avoir la permission d’intervenir dans le dossier. Amir Attaran a demandé l’autorisation de présenter une requête tendant à ce que le tribunal entende les déclarations de victimes avant de rendre une décision sur la sentence.

Le juge Rondinelli statuera sur cette question jeudi prochain.

L’enquête d’Environnement Canada, lancée en septembre 2015, a fait l’objet de plusieurs critiques de la part d’experts en environnement et d’avocats parce qu’elle prenait trop de temps.

La société a plaidé coupable devant un tribunal américain en 2017 pour avoir violé les lois américaines et a été condamnée à une amende de 4,3 milliards $US. En 2018, les procureurs allemands ont condamné l’entreprise à une amende de 1 milliard d’euros pour ses tricheries sur les émissions.

Plusieurs dirigeants de l’entreprise impliqués dans la tromperie ont été inculpés aux États-Unis et en Allemagne, et certains ont déjà été envoyés en prison.

Au total, le stratagème élaboré a coûté à l’entreprise plus de 30 milliards $US en amendes et en poursuites civiles, ainsi qu’en indemnisations aux clients qui ont retourné les véhicules concernés pour un remboursement ou un échange.

Au Canada, les véhicules visés comprenaient des modèles à moteur diesel de 3,0 et 2,0 litres vendus sous les marques Volkswagen, Audi et Porsche.

Actualités

Bientôt une première convention collective à la SQDC ?

MONTRÉAL — Important déblocage en vue d'en arriver à une première convention collective pour les travailleurs de la Société québécoise du cannabis: les syndicats concernés recommandent à leurs membres d'accepter le rapport de la médiatrice spéciale à ce sujet, a appris La Presse canadienne.

Plusieurs assemblées générales des membres auront lieu pour les deux syndicats concernés, samedi et dimanche. Tant le Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ, que le syndicat des employés de la SQDC, rattaché à la CSN, vont recommander à leurs membres de voter en faveur.

Joints au téléphone vendredi, les deux représentants syndicaux ont confirmé l'information, mais n'ont pas voulu donner de détails sur les conditions de travail obtenues, préférant en garder la primeur pour leurs membres, comme c'est habituellement le cas en pareille circonstance.

«Il y a une recommandation de la médiatrice spéciale au dossier et on s'est engagé à aller avec cette recommandation-là devant nos membres, en assemblée générale, en fin de semaine, samedi et dimanche. On va recommander à nos membres cette recommandation-là», a indiqué Marc Ranger, directeur québécois du SCFP-FTQ.

Au syndicat de la SQDC rattaché à la CSN, la présidente Stéphanie Martel-Gill a confirmé ses dires et précisé que les deux syndicats feront le point conjointement dimanche, lorsque toutes les assemblées auront été tenues.

Techniquement parlant, il ne s'agit pas d'une entente de principe, mais de la recommandation de la médiatrice spéciale qui sera soumise aux syndiqués et recommandée à son tour par les deux syndicats.

La médiatrice Lise Lavallée avait été nommée récemment par le ministre du Travail, Jean Boulet, qui voulait absolument favoriser la poursuite des discussions entre les parties, malgré une demande syndicale d'accélérer les choses en procédant par arbitrage. Leur intervention aura donc été salutaire.

Les travailleurs de la SQDC gagnent 14,25 $ l'heure. Le salaire était d'ailleurs au coeur du litige.

Les syndicats voulaient comparer leurs membres à ceux d'autres sociétés d'État, comme la Société des alcools, où les caissiers-vendeurs gagnent 20,46 $ l'heure au premier échelon et 26,46 $ au 6e et dernier échelon. Ils arguaient que les travailleurs de la SQDC ne sont pas de simples vendeurs, mais qu'ils ont une mission d'éducation et d'information à remplir.

La direction de la Société du cannabis faisait plutôt valoir qu'elle évoluait dans le secteur du commerce de détail, avec lequel elle devait demeurer concurrentielle. Dans ce domaine, les salaires vont de 12,50 $ à 16 $ l'heure, en général.

Affaires

Titi Sapin part en tournée au Québec

La première visite de Titi Sapin hors de la métropole a été couronnée de succès. Tant et si bien que l’entreprise qui permet «d’adopter» un petit arbre de Noël extérieur chaque année pendant les Fêtes a décidé de partir en tournée dans la province.

En plus de revenir à Québec, la compagnie menée par un duo père-fils visitera Trois-Rivières, Gatineau et Sherbrooke dans les prochains jours (voir les dates et les lieux plus bas).

Affaires

ACEUM: les députés bloquistes du Saguenay dénoncent le sort de l’aluminium

OTTAWA — Les élus fédéraux du Saguenay - deux bloquistes et un conservateur - ont joint leurs voix à celles des travailleurs de l’aluminium pour dénoncer la dernière version de l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM).

Jeudi matin, les trois députés ont tenu, avec le président du Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma, un point de presse devant la Chambre des communes.

Le syndicat réclame que l’entente ne soit pas ratifiée par les parlementaires.

Les deux bloquistes - Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe - comptent voter contre la ratification, tout comme leurs 30 collègues du Bloc québécois. Le conservateur Richard Martel a refusé de promettre la même chose.

«Aujourd’hui, je suis obligé de dire qu’on va regarder ça au parti (...) Pour tout de suite, moi je ne peux pas aller plus loin que ça», s’est justifié M. Martel qui s’est empressé de quitter le point de presse.

Quelques minutes plus tard, son parti publiait un communiqué pour se plaindre de la qualité de l’information offerte à l’opposition par le gouvernement, sur le contenu de l’entente signée mardi à Mexico.

«Les libéraux (...) se trompent s’ils pensent que nous allons accepter l’entente sans rien dire», a écrit le conservateur Erin O’Toole.

Le député rappelle, toutefois, que son parti est celui des ententes de libre-échange. Il faut en comprendre qu’il y est d’habitude favorable.

L’attitude bloquiste est toute autre.

«Ils ont protégé l’acier», a souligné à répétitions le député Simard.

«Pourquoi ils ne le font pas avec l’aluminium? Pourquoi c’est nous, encore, au Québec qui sommes la monnaie d’échange? Si 90 pour cent de l’aluminium était fondu en Ontario, est-ce qu’on serait devant le même résultat aujourd’hui?», a-t-il martelé.

Mercredi, le premier ministre François Legault s’est dit déçu du sort réservé à l’aluminium, mais il réclame, tout de même, la ratification de l’accord.

«Je comprends que lui regarde ça probablement dans une globalité. Moi, je ne suis pas dans un marché de globalité. Moi, je représente des travailleurs qui travaillent dans le marché de l’aluminium», a réagi le président du syndicat, Sylvain Maltais.

Les députés fédéraux prévoient mobiliser tous les élus de leur région la semaine prochaine pour venir à la défense du secteur de l’aluminium.

Mercredi, celle qui a négocié l’accord, la vice-première ministre Chrystia Freeland, a expliqué que son but principal était d’arriver à une entente à ratifier et que cet objectif était plus important que le reste. Le gouvernement Trudeau maintient que l’économie canadienne a tout à gagner avec l’entrée en vigueur de l’ACEUM qui remplace l’ALÉNA dont Donald Trump ne voulait plus.

L’exercice de la ratification n’aboutira pas très rapidement. Les Communes entament leur congé de fin d’année vendredi et ne reprennent les travaux que le 27 janvier.

Affaires

Profits et revenus en hausse pour Transat A.T.

MONTRÉAL - Une augmentation du prix des billets et la progression des revenus accessoires ont permis à Transat A.T. de tripler ses profits au quatrième trimestre, alors que le voyagiste québécois est en voie de passer sous l’aile d’Air Canada.

La société mère d’Air Transat a dévoilé jeudi un bénéfice net de 20,3 millions $, ou 54 cents, pour la période de trois mois terminée le 31 octobre, alors que les revenus ont grimpé de 3,7 %, à 693,2 millions $.

Transat A.T. a expliqué que ses résultats étaient notamment attribuables à une hausse des prix de vente moyens sur l’ensemble de ses programmes ainsi qu’à la croissance de ses revenus accessoires - comme les services à la carte, les repas et frais de surplus pour les bagages.

Entre-temps, l’entreprise établie à Montréal s’attend à passer dans le giron d’Air Canada à la fin du deuxième trimestre de 2020 si les approbations réglementaires requises sont obtenues et que les conditions sont remplies.

«Nous travaillons à obtenir les autorisations nécessaires à la conclusion de notre transaction, tout en mettant beaucoup d’efforts à servir nos clients et à améliorer nos résultats», a souligné le président et chef de la direction du voyagiste, Jean-Marc Eustache, dans un communiqué.

En août dernier, les actionnaires de Transat A.T. avaient accepté l’offre bonifiée de 18 $ par action - soit environ 720 millions $ - du plus important transporteur aérien au pays. La transaction fait toutefois l’objet d’un examen minutieux des autorités réglementaires puisqu’elle permettra à Air Canada de contrôler environ 60 pour cent du marché transatlantique depuis le Canada.

Air Canada a dit avoir l’intention de préserver les marques Transat et Air Transat et de maintenir son siège social montréalais.

Abstraction faite des éléments non récurrents, le bénéfice par action ajusté de Transat A.T. a été de 72 cents au quatrième trimestre, par rapport à 36 cents à la même période il y a un an.

La performance trimestrielle de la société a dépassé les attentes des analystes, qui tablaient sur un profit ajusté par action de 69 cents sur un chiffre d’affaires de 676 millions $, d’après la firme de données financières Refinitiv.

Entreprises dans cette dépêche: (TSX:TRZ, TSX:AC)

Affaires

La croissance économique mondiale devrait rester lente, estime Stephen Poloz

TORONTO - Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a affirmé jeudi que l’économie mondiale semblait en voie de connaître une croissance lente et soutenue, et que la faiblesse des taux d’intérêt devrait également persister.

Lors d’un discours prononcé devant l’Empire Club de Toronto, M. Poloz a fait valoir que le ralentissement de la croissance démographique avait freiné la croissance économique et que les gains de productivité ne se produisaient pas assez rapidement pour contrebalancer ce changement.

Et, à court terme, les conflits commerciaux menacent d’effacer certains des gains de productivité réalisés grâce à la mondialisation.

«Les droits de douane sur les importations forcent les entreprises à démanteler des chaînes d’approvisionnement et à en créer d’autres qui seront probablement moins efficaces», a-t-il affirmé dans le texte de son discours, publié par la banque centrale.

«Parallèlement, l’incertitude qui entoure l’avenir des politiques commerciales et d’institutions aussi primordiales que l’Organisation mondiale du commerce produit un effet plus insidieux: les entreprises ont réduit leurs projets d’investissement, ce qui se traduit par un potentiel de croissance économique moins élevé à l’avenir.»

Poloz, qui a également publié jeudi un document d’analyse s’attardant à plusieurs des mêmes questions, a souligné que l’utilisation accrue de l’intelligence artificielle et la quatrième révolution industrielle pavaient la voie à d’éventuels gains de productivité, mais que ces gains n’étaient pas encore visibles dans l’économie.

«Le passé nous enseigne qu’il pourrait s’écouler beaucoup de temps avant qu’on ne voie arriver ces gains de productivité, a-t-il affirmé dans son discours. L’usage de l’ordinateur a commencé à se généraliser dans les années 1980. Cependant, ce n’est qu’entre 1995 et 2005 que la croissance de la productivité a bondi.»

La Banque du Canada a maintenu la semaine dernière son taux d’intérêt directeur à 1,75 %, où il se situe depuis plus d’un an.

La banque centrale canadienne s’est distinguée de bon nombre de ses semblables, ailleurs dans le monde, qui ont décidé d’assouplir leur politique monétaire et de réduire les taux d’intérêt cette année, pour compenser le ralentissement de la croissance économique mondiale.

En maintenant son taux cible, la banque a indiqué que le risque de récession mondiale diminuait, mais que les conflits commerciaux en cours et l’incertitude qui y était associée pesaient toujours sur l’économie mondiale et restaient la principale source de risque pour ses perspectives.

M. Poloz a souligné que les faibles taux d’intérêt mondiaux pourraient encourager une croissance continue de la dette des ménages et du gouvernement, ce qui aurait des conséquences.

«L’histoire montre qu’un niveau d’endettement élevé peut accentuer les effets d’un choc sur l’économie», a-t-il noté.

M. Poloz a annoncé la semaine dernière qu’il quitterait ses fonctions de gouverneur de la Banque du Canada à la fin de son mandat de sept ans, en juin 2020.

Pour la nouvelle année qui s’en vient, M. Poloz a indiqué que la banque centrale poursuivrait les travaux sur le renouvellement de son accord de ciblage de l’inflation avec le gouvernement fédéral, prévu pour 2021. La Banque du Canada vise à maintenir l’inflation à 2,0 % en ajustant son taux directeur cible.

Le gouverneur a aussi indiqué que la banque intensifiait ses efforts pour entendre des opinions externes dans le cadre de son processus d’examen et prévoyait des consultations avec un large éventail de groupes, y compris des entreprises, des organisations syndicales, des universitaires et d’autres banques centrales, ainsi que des tables rondes avec des parties prenantes de la société civile.

Affaires

L’épicier Empire affiche un bénéfice de 154,6 millions$ pour son 2e trimestre

STELLARTON, N.-É. - L’un des plus grands épiciers du Canada a enregistré «un léger ralentissement de ses ventes» au cours des derniers mois, ce qui a incité l’entreprise à surveiller de plus près l’économie canadienne pour voir si les habitudes de consommation des consommateurs changeraient.

Empire, la société mère de Sobeys et IGA, a vu les ventes amorcer un léger déclin à la fin de son deuxième trimestre et cette tendance s’est maintenue jusqu’au début du troisième trimestre, a souligné jeudi le chef de la direction de l’entreprise, Michael Medline, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes à la suite de la publication de ses plus récents résultats trimestriels.

Certaines régions du pays ont également connu une vague de mauvais temps, a-t-il noté. Bien que le temps froid profite à certains détaillants, comme les vendeurs de vêtements d’extérieur, il n’a pas le même effet pour les épiciers.

L’entreprise a constaté des changements dans le comportement des consommateurs, a-t-il expliqué, surtout en Alberta - avant d’ajouter qu’il ne voulait pas trop insister sur ces changements.

M. Medline a indiqué que l’entreprise surveillait de près certains indicateurs clés, comme les chiffres de l’emploi, et portait attention aux récentes communications des grandes banques du Canada.

Empire continue de surveiller avec intérêt les changements économiques et d’écouter ce que les banques disent à propos du moral des consommateurs.

«Et, je pense, comme tout le monde, nous le regardons cela et nous sommes inquiets», a affirmé M. Medline. «Il n’y a pas de raison de paniquer pour l’instant. Mais nous sommes inquiets.»

La société doit surveiller le comportement des consommateurs pendant une plus longue période de temps avant de pouvoir comprendre les changements qui se produisent, par exemple s’ils achètent plus fréquemment chez les enseignes à bas prix, ont expliqué les dirigeants d’Empire lors de la conférence. L’entreprise a précisé qu’elle n’avait pas encore remarqué de migration des consommateurs vers les enseignes à bas prix.

Les revenus du deuxième trimestre d’Empire ont totalisé 6,44 milliards $, comparativement à 6,21 milliards $ au même trimestre l’an dernier. Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an, en excluant les ventes de carburant, ont progressé de 2,0 % sur un an.

Le conglomérat a engrangé un profit de 154,6 millions $ au plus récent trimestre, un résultat en hausse de 49 % par rapport à celui de 103,8 millions $ réalisé à la même période l’an dernier.

Le bénéfice par action de l’entreprise établie à Stellarton, en Nouvelle-Écosse, s’est chiffré à 57 cents pour le trimestre clos le 2 novembre, ce qui se compare à un profit de 38 cents par action, un an plus tôt.

Sur une base ajustée, Empire a dévoilé un bénéfice de 58 cents par action pour son plus récent trimestre, en hausse par rapport à celui de 40 cents par action d’il y a un an.

Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté par action de 57 cents et à des revenus de 6,47 milliards $, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Petite-Nation

Crise forestière en Outaouais: création d’une «cellule d’intervention»

Une « cellule d’intervention » sera créée afin de résoudre la crise forestière qui secoue de plein fouet la région.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, et le ministre responsable de l’Outaouais et député de Papineau, Mathieu Lacombe, en ont fait l’annonce jeudi, à Thurso.

Cette « cellule d’intervention sur la vitalité de l’industrie forestière dans les régions de l’Outaouais et des Laurentides » regroupera des élus municipaux et régionaux, des représentants de l’industrie forestière et des intervenants provenant de différents ministères. Les préfets de la MRC de Papineau et de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Benoît Lauzon et Chantal Lamarche, avaient publiquement réclamé la mise en place de cette table de discussions, le 18 novembre, lors d’une réunion d’urgence tenue à l’Hôtel de Ville de Thurso.

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« C’est une cellule d’intervention qui est constituée de joueurs clés en pouvoir décisionnel. Ce ne sont pas des figurants qui sont ici aujourd’hui, ce sont des gens qui ont le pouvoir de changer les choses », a affirmé le ministre Mathieu Lacombe.

La nouvelle instance sera constituée d’un comité directeur, d’un comité de liaison et d’un groupe de travail. « Cette structure va permettre de travailler efficacement avec agilité, en assurant un bon transfert d’information à tout le monde », a-t-il ajouté. Dans son point de presse, le ministre Dufour a affirmé que « rien ne sera laissé au hasard » et que toutes les idées pouvant mener à la viabilité de l’industrie forestière régionale seront étudiées par les membres de la table de discussions.

« Mes collègues et moi avons une priorité dans ce dossier, c’est d’assurer la pérennité du secteur forestier de l’Outaouais et des Laurentides », a souligné M. Dufour, rappelant que le temps pressait.

Des mesures applicables dès juin

La cellule d’intervention devra notamment « établir un portrait de l’environnement d’affaires », « présenter une vision commune pour l’Outaouais et les Laurentides », « élaborer un plan de travail », « émettre des recommandations à mettre en œuvre pour 2020-2021 » et « développer un modèle d’affaires intégré ».

« Nous visons la première moitié de 2020 pour compléter tous les éléments du mandat », a précisé le ministre de la Forêt.

Plus précisément, l’échéancier mis de l’avant prévoit que des solutions devront être identifiées dès le printemps prochain. Entre-temps, M. Dufour ne ferme pas la porte à ce que d’autres mesures d’urgence puissent être déployées, comme ce fût le cas dans les dernières semaines. Fortress Global a notamment bénéficié de prêts gouvernementaux de 5 et 8 millions depuis septembre pour maintenir ses actifs en attendant de trouver un repreneur. Une aide de 5,3 millions de dollars a également été annoncée il y a deux semaines dans le but de permettre aux scieries de la région d’acheminer temporairement leurs bois vers l’usine de Domtar située à Windsor, en Estrie, faute de pouvoir vendre leurs volumes à l’entreprise Fortress.

« S’il y a d’autres actions qu’on peut prendre immédiatement, on va les faire, mais au-delà de tout ça, il faut quand même assurer la pérennité de cette industrie forestière de l’Outaouais et des Laurentides et voir comment on peut aller dans le temps pour ne plus être dans des situations d’urgence comme on le vit présentement », a indiqué le ministre Dufour.

Avenir incertain pour Fortress

Le ministre Mathieu Lacombe a par ailleurs réagi à la nouvelle publiée jeudi par Le Droit concernant le fait qu’aucun acheteur n’avait déposé d’offre pour procéder à l’acquisition de Fortress Global, dans les délais prévus, et que l’entreprise n’écartait pas la possibilité de se placer prochainement sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

« Je veux souligner le fait que nous avons agi rapidement et que nous avons aidé Fortress à coups de millions de dollars pour lui permettre de conserver un minimum d’activités pour qu’un acheteur puisse se présenter, mais en même temps, on ne peut pas tordre le bras de quelqu’un pour qu’il procède à l’achat. Notre job, c’est de faire tout ce qu’on peut pour qu’il y ait un acheteur qui se présente. Ça, on continue de le faire et on joue notre rôle », a déclaré M. Lacombe.

Affaires

Aucun acheteur pour l’usine de Thurso

L’entreprise Fortress Global, dont les opérations de production de l’usine de Thurso sont arrêtées depuis deux mois, pourrait se voir contrainte de recourir prochainement à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité alors qu’aucun repreneur n’a déposé d’offre « acceptable » pour acheter la papetière à l’intérieur de la date limite initialement fixée par la compagnie et ses prêteurs.

Après avoir prêté 5 millions de dollars à l’entreprise en septembre, Québec a accordé en octobre une aide additionnelle maximale de 8 millions à celle-ci afin de lui permettre de conserver ses actifs pour la durée de sa fermeture temporaire, en attendant de trouver un acheteur. Au moment de cet octroi, le ministre québécois de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, avait déclaré, le 8 octobre, que l’objectif était de trouver un investisseur stratégique d’ici le 30 novembre dans le but relancer l’usine de production de pâte cellulosique. Celui-ci s’était montré optimiste lorsqu’il s’était adressé aux médias.

Affaires

Nouvel accord de libre-échange: «Inquiet» pour l’aluminium, Legault appuie tout de même l’entente

OTTAWA — Le premier ministre du Québec veut savoir pourquoi Ottawa a réussi à mieux protéger l’acier, mais pas l’aluminium, dans la nouvelle version de l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM).

Cette question, le premier ministre du Québec entendait la poser à Justin Trudeau dès mercredi après-midi alors qu’un appel téléphonique entre tous les premiers ministres du pays était prévu.

M. Legault, malgré son inquiétude pour l’aluminium, ne remet cependant pas en question son appui à l’ACEUM.

«Et moi et l’Association de l’aluminium disons que malgré ça, quand on fait la balance des inconvénients [...], on pense qu’il faut signer l’entente», a tenu à souligner le premier ministre qui poursuivait son voyage en Californie, mercredi.

«Mais ça me déçoit, disons, de voir qu’on a réussi à faire un gain avec l’acier, mais pas avec l’aluminium», a ajouté M. Legault. Et la sortie de M. Legault à Sacramento n’y change rien.

Mardi, les trois pays ont signé à Mexico la nouvelle entente qui, selon l’Association de l’aluminium du Canada et selon le Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma, nuira à l’industrie québécoise.

À Ottawa, le gouvernement libéral compare cette version à l’ALENA qu’elle remplace. Or, dans l’ALENA, il n’y avait pas de garantie pour l’aluminium. L’ACEUM s’assure que 70 % des matériaux utilisés dans la fabrication des automobiles sont de source nord-américaine. Mais alors qu’on définit clairement, pour l’acier, comment établir l’origine des matériaux, ce n’est pas le cas pour l’aluminium.

Au Québec, on croit que ce silence permettra au Mexique de continuer à importer son aluminium de Chine et d’ailleurs.

La vice-première ministre, qui pilote ces négociations depuis des mois, a tenté d’expliquer pourquoi l’acier a pu être protégé davantage que l’aluminium.

«La cible la plus importante pour moi, c’était de trouver [...] un accord qui permettra la ratification», a précisé Chrystia Freeland.

«En route [vers] cette cible, j’ai essayé de trouver encore des moments gagnants pour le Canada et on a trouvé quelque chose qu’on a ajouté. En même temps, la chose la plus importante, c’est la grande cible», a-t-elle dit, lors d’un point de presse à la sortie de la réunion du caucus libéral.

Un «sacrifice»

En après-midi, aux Communes, ces explications ne suffisaient pas à faire taire l’opposition. «Pendant 10 ans, le Canada s’interdit de protéger l’aluminium comme il le fait de l’acier», a lancé le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet qui a parlé de «sacrifice».

Les députés bloquistes, élus dans les régions où l’on retrouve les alumineries, ont repris, en écho, ces reproches.

«Pourquoi le premier ministre utilise encore le Québec comme monnaie d’échange dans les accords internationaux?» a demandé Mario Simard.

«Plutôt que de faire croire que tout va bien, est-ce que le premier ministre est capable de penser deux minutes aux travailleurs de l’aluminium parce que l’inquiétude, dans ma région, elle est bien réelle», s’est plaint Alexis Brunelle-Duceppe.

Les conservateurs, même s’ils n’ont pas encore décidé s’ils voteront pour ou contre la ratification de l’accord, n’ont pas voulu être en reste.

«Le premier ministre a laissé tomber nos travailleurs», a accusé Richard Martel.

«Gain net»

Face à toutes ces critiques, Justin Trudeau a maintenu qu’il y avait là «un gain net» pour le secteur de l’aluminium québécois. 

Pas besoin, donc, d’aide fédérale pour ce secteur; le premier ministre n’envisage pas un programme quelconque d’indemnisation comme celui dont profitent les agriculteurs soumis à la gestion de l’offre.

Les bloquistes, après une lecture d’une partie de l’entente, sont plus décidés que jamais à voter contre la ratification.

«Quiconque voterait contre cet accord [...] est en train de voter contre les travailleurs en aluminium au Saguenay et ailleurs au Québec et au Canada», de l’avis de Justin Trudeau.

La ministre Freeland a offert aux députés de l’opposition une séance d’information sur le nouvel accord. Elle assure qu’ils y trouveront de bonnes nouvelles pour tous les secteurs de l’économie canadienne, y compris l’aluminium.

«La ratification du nouvel ALENA sera très bonne pour tout le Canada parce que toute l’incertitude dans notre commerce avec les États-Unis sera finie», a-t-elle argué.

Affaires

Pas besoin d’attendre tous les pays de l’OCDE pour agir, dit Guilbeault

Le Canada n’attendra pas nécessairement tous les autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avant d’imposer une taxe sur les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple).

Le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, dit que ce sera une question de mois avant que son gouvernement agisse dans ce dossier. Après avoir répété pendant deux ans qu’ils n’allaient pas taxer des entreprises comme Netflix, les libéraux ont annoncé lors de la campagne électorale qu’ils allaient percevoir la TPS pour ces géants du web.

Affaires

Réservations: Air Canada donne encore des maux de tête aux voyageurs

Implanté il y a plus de trois semaines, le nouveau système de réservation d’Air Canada continue à donner des maux de tête à de nombreux voyageurs, qui se tournent vers les réseaux sociaux pour exprimer leur frustration.

Si le ministre fédéral des Transports Marc Garneau a indiqué mercredi avoir discuté avec le plus important transporteur aérien au pays, il a toutefois concédé qu’Ottawa «ne pouvait rien faire» dans ce dossier.

«Nous leur avons fait savoir que plusieurs clients nous ont exprimé leur frustration, s’est-il limité à dire, dans les couloirs du Parlement. Air Canada en est très consciente. L’entreprise est passée à un nouveau système pour les réservations et elle fait de son mieux pour remédier à la situation.»

Sur les réseaux sociaux, les voyageurs mécontents continuaient à se plaindre des heures d’attente pour annuler un vol ou changer de siège, ce que le nouveau système de réservation n’a apparemment pas permis dans certains cas.

Entre-temps, les appels au service à la clientèle étaient dirigés directement vers un message vocal dans lequel le directeur des centres de services d’Air Canada, Jean-François Loignon, offrait ses excuses tout en demandant aux clients qui ne voyagent pas dans les 24 prochaines heures de consulter leur itinéraire de voyage en ligne.

«Nous sommes désolés que nous ne puissions pas vous mettre en attente à l’heure actuelle», expliquait-on.

Informations de voyage erronées

Peu de temps après le déploiement du nouveau système de réservation, le 18 novembre, Air Canada avait indiqué que «dans un nombre très limité de cas», les numéros de réservation avaient été dupliqués et que certains clients avaient reçu des informations de voyage erronées, bien qu’aucune donnée personnelle financière ou de passeport n’ait été partagée.

Sans fournir d’échéancier, le transporteur aérien a indiqué, mercredi, dans un courriel, qu’il s’affairait à corriger le tir le plus rapidement possible.

«Il s’agit d’un important projet en technologies de l’information qui s’est échelonné sur deux ans en plus de nécessiter 700 000 heures de développement, a fait valoir Air Canada. Dans le cadre d’un projet d’une telle complexité, les problèmes sont inévitables.» Selon le défenseur des droits des passagers Gabor Lukacs, ces problèmes concernant le service à la clientèle sont «un exemple de l’incapacité du gouvernement fédéral à protéger les voyageurs».

La charte canadienne des voyageurs s’appliquera dans son entièreté à compter de dimanche, mais M. Lukacs a estimé qu’elle était «édentée» en ce qui concerne les problèmes rencontrés par les clients d’Air Canada ces dernières semaines.

En cas de retard de plus de trois heures ou d’annulation de vol attribuable au transporteur, les passagers lésés pourront réclamer jusqu’à 1000 $.

Les agences aussi touchées

L’attente n’épargne pas les agences de voyages, puisque chez CAA-Québec, qui compte 14 points de service, le porte-parole Philippe St-Pierre a expliqué, au cours d’un entretien téléphonique que les délais étaient également plus longs.

«Quand nos représentants finissent par avoir la ligne, on va régler trois, quatre ou cinq dossiers», a-t-il souligné, en ajoutant que cette situation ne venait pas bouleverser le cours normal des activités.

Christophe Serrano, de l’agence montréalaise Voyage super prix, a abondé dans le même sens, rappelant que l’attente au bout du fil, même pour ceux qui travaillent dans le milieu, était souvent très longue par les temps qui courent.

«On y arrive parce qu’on insiste, a-t-il dit. Mais je trouve cela incroyable qu’une compagnie comme Air Canada n’ait pas fait preuve de davantage d’anticipation. On ne fait pas cela en plein mois de novembre, avant le temps des Fêtes.»

Généralement, Vol en retard est sollicitée lorsque les voyageurs reviennent à la maison. Mais ces derniers jours, l’organisme qui aide les voyageurs lésés à obtenir un dédommagement observe une hausse du volume d’appel de clients d’Air Canada qui ne sont pas encore partis, a indiqué le président-directeur général de l’entreprise, Jacob Charbonneau.

Au cours d’une entrevue téléphonique, celui-ci s’est montré «très étonné» de ce qui se passe chez le plus grand transporteur aérien au pays.

«Il est rare qu’une compagnie de cette ampleur effectue une migration avec une cassure, a dit M. Charbonneau. Souvent, on le fait par phase, avec des systèmes parallèles. Chez Air Canada, on a décidé d’arrêter d’accepter les réservations une journée pour migrer sur la nouvelle plateforme et là, il y a un paquet de bobos qui sortent. Cela a été mal planifié.»

Affaires

Fuite de données: Desjardins doit évoluer, dit le ministre Éric Girard

Desjardins doit évoluer entre autres dans sa pratique de gestion des risques et de gouvernance du conseil d’administration.

C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances, Éric Girard, mercredi, à la lumière des dernières révélations concernant le vol de données chez Desjardins.

Mardi, le mouvement coopératif annonçait que l’employé malveillant à l’origine du vaste vol de données mis au jour l’été dernier avait aussi eu accès aux renseignements de 1,8 million de détenteurs de cartes de crédit.

«C’est indéniable que Desjardins doit évoluer quant à sa pratique de gestion des risques, cybersécurité, risques informatiques, technologies de l’information, gouvernance du conseil d’administration, on s’en va vers là, l’évolution», a affirmé Éric Girard, en mêlée de presse mercredi matin avant de se rendre à la séance du conseil des ministres au parlement.

«Cet incident n’aurait pas dû arriver», a-t-il tranché. Le fait de compartimenter l’accès aux données fait notamment partie des meilleures pratiques, a-t-il suggéré.

«Est-ce que Desjardins a eu les meilleures pratiques? Vous répondez à votre question», a répondu avec ironie aux journalistes le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire.

«Quand on se fait voler 8 millions de renseignements personnels sur vos clients, c’est parce qu’il y avait une brèche de sécurité, c’est clair.»

Selon lui, on s’est beaucoup concentré sur la menace externe dans les organisations, mais on a peut-être trop longtemps «sous-évalué la menace interne», or il est maintenant le temps de corriger le tir.

M. Girard a néanmoins indiqué que Desjardins a encore toute sa confiance.

Affaires

Trop-perçus: feu vert à l’action collective contre Hydro

Une action collective en dommages peut aller de l’avant contre Hydro-Québec, qui se fait reprocher d’avoir surfacturé ses clients pour environ 1,2 milliard $ entre 2008 et 2013.

L’action a été autorisée par le juge François Duprat de la Cour supérieure, dans un jugement rendu mercredi.

Maintenant que l’action a reçu le feu vert, les étapes du dossier vont se dérouler et elle se rendra éventuellement à procès. Rien n’est donc encore décidé.

Le magistrat n’a toutefois pas autorisé l’action contre le gouvernement du Québec, même si cela avait été demandé.

Dans cette action collective, il est reproché à Hydro-Québec d’avoir accumulé des excédents — aussi appelés trop-perçus — de plus d’un milliard entre 2008 et 2013, soit des sommes payées par ses abonnés au-delà des rendements prévus aux tarifs. La société d’État aurait surestimé ses dépenses tout en sous-estimant ses revenus.

Il est aussi allégué qu’au cours de cette période, Hydro-Québec aurait manipulé les données présentées à la Régie de l’énergie, de façon à obtenir un rendement plus favorable et supérieur à celui qui avait été autorisé.

Cela constitue un non-respect d’une obligation de bonne foi, de transparence et d’information, fait valoir Nadia Mbenga Molima, un client résidentiel qui est le représentant du groupe pour cette action collective.

Quant au gouvernement du Québec — l’actionnaire et le mandant d’Hydro-Québec — il était au courant de cet état de choses, et en plus, c’est lui qui a récolté une part importante de ces excédents, ajoute-t-il.

C’est la Régie qui détermine chaque année, après des audiences publiques, les tarifs d’électricité en fonction des prévisions budgétaires présentées par la société d’État. Elle doit fixer un «juste tarif» pour le consommateur, rappelle le juge.

Hydro-Québec plaide que le recours est une contestation incidente des décisions de la Régie, ce qui n’est pas permis. De plus, elle fait valoir que les décisions de la Régie n’ont pas été attaquées en temps voulu et que l’action en justice a donc été intentée hors des délais.

1,2 milliard $

Le gouvernement du Québec a plaidé pour sa part qu’aucune faute n’était alléguée à son égard. Le juge Duprat lui a donné raison. «La simple allégation que l’État est actionnaire d’Hydro-Québec n’est pas générateur de responsabilité et l’action proposée ne peut être autorisée sur cette base», écrit-il.

Elle l’est toutefois à l’égard du fournisseur d’électricité : le demandeur a établi «au stade de l’autorisation, que sa demande présente une cause défendable et n’est pas frivole face à Hydro-Québec».

L’action collective est donc autorisée au bénéfice de tous les clients d’Hydro-Québec qui ont reçu et payé des factures d’électricité entre 2008 et 2013. Il est demandé que la société d’État rembourse ce 1,2 milliard à ses clients.

Mercredi, Jonatan Julien, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, a indiqué qu’il va suivre le déroulement de l’action collective avec attention.

Il a toutefois ajouté que le projet de loi 34, devenue la Loi visant à simplifier le processus d’établissement des tarifs de distribution d’électricité, adoptée la semaine dernière, fait justement en sorte que dorénavant, il n’y aura plus d’écart de rendement, puisque le tarif d’électricité ne sera plus basé sur un rendement attendu.

La loi prévoit d’ailleurs une remise de 500 millions $ aux clients d’Hydro-Québec au début de l’an prochain, un gel tarifaire pour 2020 et des hausses au niveau de l’inflation pour les quatre années suivantes.

Il restera à voir l’impact de ces changements sur l’action en justice qui vient d’être autorisée.

Affaires

Les Canadiens ont dépensé 908 M$ en cannabis légal

Les Canadiens ont dépensé 908 millions $ en cannabis récréatif au cours de la première année de sa légalisation, mais les ventes en ligne ont diminué à mesure que de nouveaux magasins physiques ouvraient leurs portes, a indiqué mercredi Statistique Canada.

Selon l’agence fédérale, les Canadiens ont dépensé 24 $ par habitant dans les magasins de cannabis du 17 octobre 2018, date de légalisation du cannabis, à la fin de septembre 2019.

Le Canada est devenu l’an dernier le deuxième pays au monde, après l’Uruguay, à légaliser la drogue. La demande a d’abord semblé dépasser l’offre, les détaillants ayant rapidement mis en garde contre une pénurie imminente de produits. Selon Statistique Canada, la demande a semblé être la plus élevée au cours de l’année dans le Yukon, où les ventes par habitant se sont chiffrées à 103 $. Les ventes par habitant de l’Île-du-Prince-Édouard suivaient, à 97 $.

Les ventes par habitant ont atteint 10 $ en Colombie-Britannique, leur valeur la moins élevée parmi les provinces.

Au Québec, les ventes de cannabis par habitant se sont établies près de la moyenne nationale, à 23 $.

Tout au long de l’année, l’accès des Canadiens aux magasins de cannabis a augmenté. Le nombre de magasins de détail est passé de 217 en mars à 407 en juillet, selon l’agence. L’Alberta compte le plus grand nombre de magasins, soit 176, tandis que la Colombie-Britannique était la deuxième à ce chapitre, avec 57 magasins. L’Île-du-Prince-Édouard et le Yukon comptaient tous deux quatre établissements.

Environ 45 % des Canadiens vivaient à moins de dix kilomètres d’un magasin de cannabis en juillet, par rapport à 19 % qui vivaient à moins de trois kilomètres.

Avec l’augmentation du nombre de magasins physiques, la part des ventes en ligne est passée de 43,4 % en octobre 2018 à 5,9 % en septembre 2019.

«Alors que la vente au détail en ligne assure un accès aux produits du cannabis à l’ensemble des Canadiens, indépendamment de la proximité d’un magasin physique, l’accessibilité continue de s’accroître au fur et à mesure que des magasins ouvrent leurs portes partout au pays», a écrit Statistique Canada dans son rapport.

Actualités

Les retraités de GCM manifestent au siège de Power Corporation

Quelque 200 retraités en colère des six quotidiens de Groupe Capitales Médias se sont présentés devant les bureaux montréalais de la multinationale Power Corporation, mercredi, pour réclamer que celle-ci assume sa «responsabilité morale» face à ses ex-employés.

La récente déroute financière du groupe de presse, dont le bilan était lourdement grevé par une caisse de retraite déficitaire, se traduira par une liquidation du régime des quelque 950 ex-employés, ainsi que des 350 employés actifs, qui verront conséquemment leurs rentes réduites d’environ 30 % à compter du 1er janvier prochain.

«Zéro sens moral», «Les orphelins de Power floués et abandonnés», «Merci Power pour le beau compte de Noël», «Et si on coupait 30 % de votre salaire?», «Power abandonne les régions», pouvait-on lire, entre autres, sur les pancartes des manifestants.

«C’est une compagnie qui est considérée comme l’une des plus généreuses au Canada, Power Corporation, mais on ne comprend pas qu’ils ne le soient pas un petit peu pour leurs ex-employés. On leur demande de reconsidérer leur refus du mois de novembre de garantir nos fonds de pension et de faire en sorte que tout le monde puisse passer un bon Noël», a déclaré le porte-parole de l’Association des retraités du Soleil, Pierre Pelchat, en mêlée de presse.

Un lourd passif

Gesca, une filiale de Power Corporation, avait vendu les six quotidiens — Le Soleil de Québec, La Tribune de Sherbrooke, La Voix de l’Est de Granby, Le Nouvelliste de Trois-Rivières, Le Droit d’Ottawa et Le Quotidien de Saguenay — à l’avocat et ex-ministre Martin Cauchon en 2015. Le passif du régime de retraite, estimé autour de 60 millions $, était inclus dans la transaction.

«Power a vendu ses journaux régionaux à Martin Cauchon en 2015. On se questionne sur les modalités de cette transaction. On a l’impression qu’ils se sont délestés de leurs responsabilités et que M. Cauchon n’avait peut-être pas les moyens de se lancer dans cette aventure et c’est nous les grands perdants», a pour sa part avancé Jeannot Bernier, président de l’Association des retraités de La Tribune.

Puis, il y a un peu plus d’un an, Gesca se départait de La Presse, devenue depuis lors un organisme à but non lucratif. Toutefois, Power Corporation a conservé la gestion du fonds de retraite des employés de La Presse, une décision que leurs collègues de GCM voudraient voir étendue à leur propre situation.

«On a l’impression qu’il y a deux poids, deux mesures, a fait valoir Pierre Pelchat. On est bien contents pour nos collègues de La Presse, mais on ne comprend pas pourquoi on n’applique pas le même traitement aux journalistes et aux autres ex-employés des six journaux de Groupe Capitales Médias dont ils ont été propriétaires pendant une cinquantaine d’années dans certains cas.»

«Aucune obligation légale»

Rejoint par La Presse canadienne, le vice-président de Power Corporation, Stéphane Lemay a qualifié de «malheureuse» la situation des retraités de GCM. Il a toutefois précisé que «même avant la transaction de 2015, Power Corporation n’a jamais eu aucune obligation légale eu égard à ces régimes de retraite» et que depuis la vente de 2015 «aucune société du groupe de Power Corporation n’a été impliquée dans la gestion des journaux régionaux».

Les employés et syndicats des six quotidiens sont dans le processus d’acquérir les actifs sous forme de coopératives regroupées, mais ni eux ni n’importe quel autre repreneur éventuel n’aurait accepté de prendre le passif des caisses de retraite à leur compte et les retraités en sont fort conscients.

«Les repreneurs n’ont pas d’obligation, reconnaît Jeannot Bernier. On avait peu d’espoir qu’un repreneur se pointe en disant qu’il allait reprendre à son compte la responsabilité des fonds de pension.»

«La coopérative a eu beaucoup de difficulté à ramasser son financement. On comprend que le reste de l’argent, ils ne voulaient pas le mettre dans le fonds de pension. Ils ont des préoccupations plus urgentes, soit de sauver leurs journaux et, en même temps, on a toujours appuyé les coopératives et je pense que les autres syndicats aussi, mais on comprend qu’il y avait des risques financiers énormes et qu’ils ne pouvaient pas garantir les fonds de pension», ajoute Pierre Pelchat.

Affaires

La Compagnie de la Baie d’Hudson creuse sa perte

La stratégie du plus ancien détaillant au Canada restera la même, qu’elle reste ou non une société ouverte, a affirmé mardi la chef de la direction de la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC), alors que la société a fait état de ventes stagnantes pour son plus récent trimestre.

Les actionnaires de HBC se préparent à voter, la semaine prochaine, sur une offre de privatisation de 10,30 $ par action présentée par un groupe dirigé par le président exécutif de la compagnie, Richard Baker.

Affaires

Des entreprises manufacturières plaident pour une immigration accrue

Des représentants d’entreprises signent une lettre ouverte, demandant aux gouvernements du Québec et du Canada d’accueillir plus d’immigrants et de leur laisser plus de temps pour apprendre le français.

Ils y affirment que 19 400 postes sont à pourvoir dans des entreprises manufacturières seulement, partout au Québec. Selon eux, la situation actuelle est inacceptable et «nous devons accueillir plus d’immigrants pour combler les trop nombreux emplois disponibles».

Ils admettent que savoir s’exprimer en français est «primordial» au Québec, mais soutiennent que «nous devons laisser plus de temps aux nouveaux arrivants pour atteindre un niveau d’excellence en français». Ils proposent par exemple d’adapter le pointage accordé au français dans la grille de sélection.

Ils demandent aussi des mesures plus précises, parmi lesquelles l’élimination de la règle limitant à 10% la proportion de travailleurs étrangers par usine. Ils proposent également de prolonger les visas pour les travailleurs moins qualifiés d’un à trois ans.

Parmi les signataires, on retrouve des représentants d’entreprises comme Canam, Novatech, ABB, Arcelor Mittal produits longs, Charpentes d’acier SOFAB, Creopack.

Affaires

La tempête de l’Halloween a coûté plus de 250 M $

La tempête qui a balayé l’est du pays le soir de l’Halloween a causé des dommages assurés de plus de 250 millions $, a indiqué mardi le Bureau d’assurance du Canada (BAC).

Le Québec a été le plus touché par les pluies diluviennes et les vents violents, avec des dommages estimés à 189 millions $, a calculé le BAC. L’Ontario suivait avec 55 millions $ de dommages.

Dans les provinces maritimes, la tempête, qui s’est déroulée entre le 30 octobre et le 1er novembre, a entraîné des dommages assurés totalisant 5,6 millions $, dont 3 millions $ au Nouveau-Brunswick et 2 millions $ en Nouvelle-Écosse.

Les régions de Niagara et de Montréal ont été les plus durement touchées, a précisé l’organisation, «tant pour les dégâts causés par le vent que par l’eau».

Les Cantons de l’Est ont enregistré les plus fortes accumulations de pluie, soit 109 millimètres à Strattord et 93 millimètres à Sherbrooke. Montréal et Laval ont toutes deux enregistré 63 millimètres et la ville de Québec a reçu 71 millimètres.

De violents vents ont soufflé sur le sud du Québec. En plus de causer la chute d’arbres, endommager des toitures et d’entraîner la fermeture de routes, ceux-ci ont causé des pannes de courant, privant près d’un million de clients d’Hydro-Québec d’électricité.

Les rafales ont atteint 105 km/h à Montréal et 104 km/h à Trois-Rivières. Au Canada atlantique, des rafales de 107 km/h et 100 km/h ont respectivement été ressenties à Wreckhouse et St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador.

L’aéroport Stanfield à Halifax a enregistré une rafale maximale de 102 km/h et Charlottetown a enregistré des rafales de 91 km/h.

Dans le sud de l’Ontario, les rafales les plus rapides, de 129 km/h, ont été observées à Port Colborne, sur la rive du lac Érié.

Le BAC a indiqué observer une augmentation phénomènes météorologiques extrêmes et des coûts qui y sont liés, en profitant pour appeler à une augmentation des investissements des gouvernements pour atténuer les répercussions de ces événements.

«En tant que société, nous devons nous adapter à ce climat changeant qui entraîne une augmentation des événements météorologiques extrêmes», a affirmé dans un communiqué le directeur des communications du BAC pour le Québec, Pierre Babinsky.

«De meilleurs codes du bâtiment, une sensibilisation accrue au risque et des améliorations à l’infrastructure sont nécessaires pour renforcer la résilience de nos collectivités.»

Affaires

L'ACEUM modifié: l’industrie de l’aluminium inquiète

OTTAWA — L’encre n’a pas eu le temps de sécher sur les documents signés à Mexico que déjà des voix québécoises réclament que l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) ne soit pas ratifié.

On s’inquiète du sort réservé à l’aluminium dans cette nouvelle version.

En fin de journée mardi, la vice-première ministre Chrystia Freeland a déclaré en conférence de presse qu’un minimum de 70 pour cent d’aluminium nord-américain devrait désormais entrer dans la fabrication des automobiles. Un quota présenté comme un gain par la ministre puisqu’il n’en existait pas jusqu’ici, a-t-elle précisé.

Par ailleurs, Mme Freeland s’est également réjouie d’annoncer la fin des tarifs américains à l’importation d’aluminium canadien.

«Aujourd’hui, le Canada est le seul grand producteur d’aluminium mondial qui a un accès sans tarif au marché américain», a souligné en français la ministre qui s’est directement adressée aux Québécois durant sa conférence de presse.

Plus tôt dans la journée, le Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma disait croire que des changements de dernière minute, obtenus par les Mexicains, faisaient en sorte de lever la protection qui aurait été accordée à l’aluminium nord-américain, le Mexique utilisant de l’aluminium de Chine et d’ailleurs pour fabriquer ses pièces automobiles.

«On n’a pas été protégé. On pense qu’on a été sacrifié pour protéger l’acier», a protesté le président du syndicat, Sylvain Maltais, à l’autre bout du fil.

L’entente «déçoit»

L’entente «déçoit» l’industrie canadienne de l’aluminium. «L’accord permet au Mexique de continuer d’importer à sa guise du métal en provenance de Chine et d’autres régions du monde» s’est désolée, dans un communiqué, l’Association de l’aluminium du Canada qui prévoit que «la compétitivité» du produit canadien sera affectée.

«On va demander au gouvernement et aux partis politiques (...) que l’entente ne soit pas ratifiée s’il n’y a pas de protection pour le marché de l’aluminium», a déclaré, pour sa part, M. Maltais.

À Ottawa, ses récriminations étaient reprises à l’intérieur de la Chambre et dans les corridors par des élus québécois, les bloquistes parlant le plus fort.

«J’avise le gouvernement (...) si quelqu’un pense que le Bloc québécois va voter en faveur d’un traité qui sacrifie l’aluminium québécois, ce sera non», a tonné Yves-François Blanchet pendant la période des questions.

En sortant de la Chambre, il s’en est pris à la ministre qui a piloté la négociation de l’ACEUM.

«Mme (Chrystia) Freeland version 1 sacrifie la gestion de l’offre. Mme Freeland version 2 sacrifie l’aluminium. Il faudrait s’arranger pour qu’il n’y ait pas de Mme Freeland version 3. Que restera-t-il de l’économie québécoise?» a-t-il lancé.

Ce sera deux sans trois

Après un appui au discours du Trône et à la première mesure législative du gouvernement minoritaire - une baisse d’impôt -, le chef bloquiste a trouvé une première pomme de discorde avec Justin Trudeau.

«La ligne rouge est là», a annoncé M. Blanchet. Il a enjoint les deux autres partis d’opposition à refuser aussi de ratifier l’accord.

Néo-démocrates et conservateurs ne l’ont pas suivi jusque là.

«Ça fait deux défaites de suite pour le Québec, gestion de l’offre et aluminium», a fait remarquer Alexandre Boulerice. Mais le Nouveau Parti démocratique (NPD) attend d’étudier plus en détail la nouvelle version de l’accord avant de décider s’il appuiera sa ratification par le Parlement canadien.

«Ce qu’on entend, au départ, c’est qu’il y aurait des progrès concrets pour les travailleurs et pour l’environnement», a tenu à souligner le néo-démocrate Daniel Blaikie.

«On crée de l’incertitude dans le marché de l’aluminium chez nous», s’est plaint le conservateur Richard Martel qui, lui aussi, veut voir l’accord avant de s’avancer davantage.

Dépêché pour répondre aux critiques, le lieutenant québécois du gouvernement Trudeau a assuré qu’il y a là «un gain net pour le Québec».

«Si on regarde l’accord signé aujourd’hui et l’ALÉNA qui est en vigueur jusqu’à maintenant, il y a un gain net», a insisté Pablo Rodriguez, refusant toute autre comparaison.

Certains estiment que les producteurs d’acier ont mieux tiré leur épingle du jeu que les producteurs d’aluminium. Réponse du lieutenant québécois: son gouvernement défend «tous les secteurs».

Seconde cérémonie de signature

Le nouvel ACEUM a été signé mardi après-midi lors d’une cérémonie à Mexico.

La vice-première ministre canadienne Chrystia Freeland a apposé sa signature aux côtés de celles du représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et de son homologue mexicain Jesus Seade.

L’accord a été initialement signé par les trois pays l’année dernière. Les Mexicains l’ont rapidement ratifié, mais aux États-Unis, les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, réclamaient des protections pour les travailleurs. Et au Canada, on ne voulait pas procéder à la ratification avant que les républicains et les démocrates ne s’entendent.

Le gouvernement canadien vante cette nouvelle version, mais les parlementaires canadiens n’auront pas le temps de la ratifier avant le congé de fin d’année, qui commence vendredi et se poursuit jusqu’au 27 janvier.

«Nous, on veut essayer de faire tout ça le plus rapidement possible», a dit Pablo Rodriguez dans son rôle de leader parlementaire du gouvernement. «J’espère qu’on va avoir l’appui des autres partis», a-t-il dit après avoir pris acte de la position du Bloc québécois.

Affaires

Fuite chez Desjardins: des détenteurs de cartes de crédit touchés [VIDÉO]

L’employé malveillant du Mouvement Desjardins ayant dérobé les données personnelles de 4,2 millions de membres de la coopérative a également eu accès aux renseignements de 1,8 million de détenteurs de cartes de crédit.

En faisant le point en conférence téléphonique, mardi, la direction du groupe financier coopératif a toutefois tenu à assurer que les renseignements personnels des clients concernés n’avaient pas été transmis à des tiers.

«Je veux être clair : rien ne nous indique que ces données ont été volées, a dit le président et chef de la direction de Desjardins, Guy Cormier. Ce n’est que de façon préventive que Desjardins souhaite sortir en avisant les gens.»

Celui-ci était accompagné de son nouveau premier vice-président exécutif et chef de l’exploitation Réal Bellemare, qui assume, de façon intérimaire, la responsabilité des technologies de l’information.

La mise au point de la coopérative survient une semaine après le départ de son numéro deux Denis Berthiaume, qui était premier vice-président exécutif et chef de l’exploitation, et Chadi Habib, premier vice-président des technologies de l’information.

Ce ménage au sein de la haute direction s’inscrivait dans la foulée de vérifications internes effectuées à la suite de la fuite de renseignements personnels dévoilée en juin dernier.

Désormais, en plus des membres touchés par la fuite de données, l’ensemble de la clientèle de la coopérative — des détenteurs de cartes de crédit, de produits d’assurance et de gestion de patrimoine — bénéficiera des mesures de protection déjà offertes.

Huit millions de personnes

Au total, c’est ainsi environ huit millions de personnes qui auront accès au bouquet d’initiatives mises de l’avant, comme l’accès au service de surveillance de crédit de la firme Equifax.

Desjardins pourrait ainsi devoir ajouter entre «10 millions $ et 15 millions $» à la provision de 70 millions $ effectuée plus tôt cette année pour faire face aux coûts liés à la fuite de données personnelles.

«Que ça soit 5 millions $, 10 millions $ ou 15 millions $ supplémentaires, entre vous et moi, ce n’est pas significatif et Desjardins est capable d’absorber ces sommes-là», a dit M. Bellemare, en soulignant que les excédents annuels de la coopérative étaient d’environ 2,3 milliards $.

Le 21 novembre dernier, lorsqu’il avait révélé que l’ensemble des membres particuliers de la coopérative était concerné par le vol de données, M. Cormier avait fait savoir que l’enquête de la Sûreté du Québec se poursuivait. L’employé malveillant à l’origine du vol a été congédié.

Parallèlement, Desjardins fait également l’objet d’enquêtes menées par la Commission d’accès à l’information du Québec ainsi que par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

À LIRE AUSSI : Le commissaire à la vie privée presse le gouvernement fédéral de réformer la loi

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Le vol de données chez Desjardins en quelques dates:

  • 20 juin: Desjardins dévoile que les informations personnelles de 2,9 millions de membres ont été transmises illégalement à l’externe après avoir été dérobées par un employé - qui a depuis été congédié.
  • 21 juin: Deux requêtes en autorisation pour des actions collectives alléguant que la coopérative a violé les droits de ses membres en matière de vie privée sont déposées auprès des tribunaux.
  • 8 juillet: La Commission d’accès à l’information du Québec et le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada annoncent des enquêtes pour se pencher sur le vol de données survenu chez Desjardins.
  • 15 juillet: Desjardins élargit les mesures de protection entourant le vol d’identité afin de les offrir à ses 4,2 millions de membres particuliers et 300 000 membres entreprises.
  • 1er novembre: On annonce que tous les membres particuliers - 4,2 millions de personnes - sont touchés par la fuite de données. Environ 173 000 des 350 000 entreprises membres sont aussi concernées.
  • 3 décembre: Desjardins annonce les départs de Denis Berthiaume, premier vice-président exécutif et chef de l’exploitation, et de Chadi Habib, premier vice-président des technologies de l’information.

Affaires

Farm Boy prend de l’expansion en Ontario

La chaîne de supermarchés ontariens Farm Boy prend de l’expansion et prépare l’ouverture de dix nouveaux magasins dans la province au cours des deux prochaines années, à Ottawa et dans les régions de Toronto et du Niagara.

« Nous avons offert au cours des 38 dernières années une expérience de magasinage de produits frais de réputation mondiale, a indiqué le codirigeant de l’entreprise en alimentation, Jeff York.

Farm Boy amorce une phase prometteuse de son plan de croissance alors que nous allons accroître notre présence à Ottawa et dans la région de Toronto, et que nous entrerons dans de nouveaux marchés comme la région du Niagara. »

La chaîne de supermarché basée dans la capitale fédérale ouvrira un nouveau magasin au printemps 2020 sur la rue Metcalfe, au centre-ville d’Ottawa, et relocalise son magasin du quartier Train Yards sur le chemin Belfast.

La superficie des dix nouveaux supermarchés variera de 12 000 à 38 000 pieds carrés.

L’ouverture des nouvelles épiceries fera passer le nombre de supermarchés Farm Boy à 37 en Ontario. Chacune offrira des produits frais de la ferme, des plats préparés et des produits spécialisés de marque Farm Boy.

Affaires

Impôts: Ottawa haussera le montant personnel de base à 15 000 $ en 2023

OTTAWA — Comme promis, c’est une baisse d’impôts qui est le premier geste législatif posé par le gouvernement Trudeau. Et comme pour le discours du Trône, la semaine dernière, le Bloc québécois a annoncé rapidement qu’il ne bloquera pas la route au gouvernement minoritaire.

Le ministre fédéral des Finances a déposé un avis de motion de voies et moyens lundi matin.

Ottawa augmente le montant personnel de base, revenu sur lequel les contribuables ne paient pas d’impôt fédéral. Ce montant passera de 12 298 $ prévu en 2020 à 13 229 $. Il continuera d’augmenter jusqu’à atteindre 15 000 $ en 2023.

«Ce que cela signifie, c’est que 20 millions de Canadiens verront une réduction d’impôts, réduction qui deviendra de plus en plus importante d’ici 2023», a tenu à souligner le ministre Bill Morneau durant un point de presse dans le foyer de la Chambre des communes.

Ottawa réduira aussi progressivement l’augmentation de ce montant pour les contribuables les mieux nantis. On vise ainsi ceux qui auront un revenu supérieur à 150 473 $ en 2020.

«Nous nous sommes assurés que ça ne va pas aider les plus riches dans notre société», a offert le ministre comme justification. «Ça va améliorer la situation des familles dans la classe moyenne et, en même temps, ça va assurer que l’argent va aller aux gens qui en ont besoin», a-t-il ajouté.

Réactions

Premiers à réagir à l’annonce du gouvernement minoritaire, les néo-démocrates ont proposé de plafonner la réduction d’impôt pour en exclure ceux qui gagnent plus de 90 000 $ par année.

«Avec le 1,6 milliard $ qu’on peut sauver, (on peut) mettre en place des soins dentaires pour les 4,3 millions de Canadiens qui n’ont pas accès aux soins dentaires», a réclamé le député Peter Julian lorsqu’il a pris sa place derrière le micro que le ministre venait de quitter.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) n’a pas voulu dire s’il en faisait une condition à son appui pour la motion du gouvernement.

«On a décidé qu’on ne votera pas contre», a annoncé le chef bloquiste Yves François Blanchet, à son arrivée aux Communes en début d’après-midi, mettant fin à tout possible suspense. Ainsi, cette baisse d’impôts ne provoquera pas la chute du gouvernement minoritaire.

De leur côté, les conservateurs ont préféré cacher leurs cartes.

«On n’est pas contre les baisses d’impôts», a rappelé Gérard Deltell, pendant une mêlée de presse aux portes des Communes. «Toutes ces mesures-là doivent se faire avec un plan de retour à l’équilibre budgétaire», a-t-il ajouté en guise de bémol, refusant de dire de quelle manière ses 120 collègues et lui voteraient sur la motion.

Par ailleurs, le ministre Morneau a annoncé qu’il présentera une mise à jour économique «avant Noël».

Les conservateurs réclament que l’exercice se fasse cette semaine, pendant que les parlementaires siègent aux Communes. La Chambre ferme ses portes pour le congé de fin d’année vendredi.

Affaires

CRTC: plus de mesures contre les appels frauduleux [VIDÉO]

OTTAWA — Les Canadiens pourraient voir un petit crochet vert ou un triangle jaune à côté de certains numéros de téléphone d’ici un an.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) demande aux compagnies de télécommunications d’adopter de nouvelles normes pour mieux détecter les appels frauduleux au plus tard le 30 septembre 2020.

Cette nouvelle technologie, du nom de STIR/SHAKEN, permet aux utilisateurs de voir si l’origine de l’appel sur leur téléphone cellulaire ou la téléphonie IP est vérifiée.

La façon de faire sera à déterminer par les fournisseurs, mais les Canadiens devraient voir si un appel est légitime ou s’ils devraient s’en méfier. Ce pourrait prendre la forme de sigles, comme des crochets verts - pour des numéros vérifiés - ou des triangles jaunes - pour des numéros dont il faut se méfier -, ont indiqué des officiels du CRTC lors d’un breffage technique offert aux médias lundi matin.

De plus en plus de Canadiens reçoivent des appels frauduleux qui semblent provenir de ministères fédéraux, comme l’Agence de revenu du Canada. Certains se font dire que leur numéro d’assurance sociale a été compromis ou qu’ils doivent de l’argent au gouvernement. Ils se font aussi dire de ne pas raccrocher, sous peine d’être poursuivi en justice.

Les fraudeurs en profitent alors pour extirper des informations personnelles à leurs victimes.

«Les appels importuns représentent un inconvénient considérable pour bon nombre de Canadiens. Nous sommes déterminés à combattre ce problème et collaborons avec l’industrie et nos partenaires afin de mieux protéger les consommateurs», reconnaît Ian Scott, président du CRTC.

L’utilisation des nouvelles normes STIR/SHAKEN s’inscrit dans un effort pour tenter de contrecarrer ces appels frauduleux.

Le CRTC avait déjà émis une directive pour obliger les compagnies de télécommunications à mettre en oeuvre un système de blocage des appels frauduleux d’ici le 19 décembre 2019.

Les appels importuns et non sollicités constituent environ 40 pour cent des quelque 85 000 plaintes faites au CRTC par année. Le CRTC rappelle de ne jamais fournir de renseignements personnels par téléphone sans vérifier au préalable si la demande est légitime.