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BRP sabre 650 emplois dans le monde

Affaires

BRP sabre 650 emplois dans le monde

BRP éliminera 650 emplois — soit environ 5 % de son effectif — alors que l’entreprise québécoise cessera la production de moteurs hors-bord, dont les activités sont «durement touchées» par la pandémie de COVID-19.

Le constructeur des Ski-Doo, Sea-Doo et Can-Am en a fait l’annonce mercredi, après la clôture des marchés et à la veille de la publication de ses résultats du premier trimestre ainsi que de son assemblée annuelle.

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Par voie de communiqué, le président et chef de la direction de la société établie à Valcourt, José Boisjoli, a affirmé qu’il fallait « arrêter immédiatement » la production des moteurs hors-bord E-TEC et E-TEC G2.

« Ce secteur d’activité faisait déjà face à des défis et l’impact du contexte actuel nous a contraints à ce choix », a-t-il souligné.

Cela s’ajoute aux mesures annoncées en mars dernier — mises à pied temporaires et quelque 250 licenciements, baisse des dépenses, gel de l’embauche et réductions salariales chez les cadres et employés de bureaux — en raison des turbulences provoquées par le nouveau coronavirus.

Néanmoins, BRP affirme qu’elle continuera de miser sur sa stratégie qui s’est traduite par la création du groupe marin et qui a mené à l’acquisition des fabricants de bateaux Alumacraft et Manitou aux États-Unis, ainsi que l’acquisition la compagnie australienne Telwater l’an dernier.

Les licenciements s’effectueront « dans le monde », selon la compagnie. Les travailleurs touchés se trouvent essentiellement aux États-Unis.

L’usine de BRP située au Wisconsin devra être reconvertie pour accueillir de « nouveaux projets » qui n’ont pas été précisés par l’entreprise. De plus, toutes les activités entourant la marque Alumacraft seront regroupées à un seul endroit, soit à St-Peter, au Minnesota, ce qui mènera à la fermeture d’un site en Arkansas.

Revenus de 560 millions

Pour l’exercice terminé le 31 janvier, la division marine de BRP avait généré des revenus de 560 millions, en hausse de 14 % notamment grâce aux acquisitions, alors que le chiffre d’affaires total de la compagnie avait été de 6,05 milliards.

Toutefois, dans ses documents financiers, l’entreprise signalait que les « ventes au détail de moteurs hors-bord en Amérique du Nord » avaient fléchi d’un peu moins de 5 % au quatrième trimestre par rapport à la même période l’année précédente.

À la Bourse de Toronto, le titre de BRP a clôturé à 50,71 $, en hausse de 1,02 $, ou 2,05 %. Cela demeure loin de son sommet de 75,38 $ atteint en février dernier avant le début de la pandémie de COVID-19.

Québec donne le feu vert à un prêt de 280 M$ au Cirque du Soleil

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Québec donne le feu vert à un prêt de 280 M$ au Cirque du Soleil

Québec vient à la rescousse du Cirque du Soleil en lui offrant un prêt de 280 millions $CAN — accompagné d’une disposition lui permettant d’éventuellement acquérir l’entreprise de divertissement — si la restructuration proposée par les actionnaires actuels se concrétise.

Une entente est intervenue entre Investissement Québec (IQ), le bras financier du gouvernement québécois, et les actionnaires existants, soit le fonds d’investissement texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ).

«Dans les circonstances, c’est une très belle transaction, a affirmé le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, mardi, en effectuant l’annonce dans le cadre d’une mêlée de presse qui portait sur la réouverture des centres commerciaux. La raison pour laquelle nous avons supporté les actionnaires existants, c’est que nous voulions ancrer la reprise du Cirque au Québec. Un jour, le Cirque va redevenir détention québécoise.»

En plus d’étudier tous les scénarios, y compris celui où elle se placerait à l’abri de ses créanciers, la compagnie a commencé ses démarches afin de dénicher un investisseur ou un acquéreur, ou de renégocier une autre injection de capitaux auprès de ses propriétaires actuels.

Le prêt sera exécutoire seulement si c’est le plan de relance des actionnaires actuels qui est retenu, a expliqué M. Fitzgibbon. Ainsi, si un nouvel acquéreur n’avait pas besoin d’un coup de pouce gouvernemental, l’argent ne serait pas versé.

«Si, dans le processus, d’autres actionnaires [devaient acquérir] le Cirque, cet argent-là [le 280 millions $] pourrait aussi être disponible», a toutefois signalé le ministre.

La Commission européenne se dit préoccupée par l'acquisition de Transat

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La Commission européenne se dit préoccupée par l'acquisition de Transat

La prise de contrôle de Transat A.T. par Air Canada pourrait se traduire par des prix plus élevés et une diminution de l'offre, s'inquiète la Commission européenne, qui a décidé de se pencher de manière approfondie sur la transaction.

Selon les autorités réglementaires européennes, qui doivent également donner leur aval au regroupement afin qu'il puisse aller de l'avant, la concurrence pourrait s'amenuiser sur 33 liaisons entre le Canada et le Vieux Continent.

Par voie de communiqué, lundi, la Commission européenne a indiqué qu'elle se donnait jusqu'au 30 septembre pour trancher dans ce dossier.

«C'est une période difficile, en particulier sur les marchés gravement affectés par la pandémie [de COVID-19], mais le retour à la normale […] doit se faire sur des marchés qui demeurent concurrentiels», a souligné la responsable de la politique de la concurrence, Margrethe Vestager.

Par voie de communiqué, une porte-parole d'Air Canada, Pascale Déry, a indiqué que le processus réglementaire suivait son cours et que le transporteur aérien n'avait «aucun autre commentaire à formuler à ce stade-ci».

Transat A.T. n'avait pas offert de réaction, lundi avant-midi.

À la Bourse de Toronto, le titre du voyagiste québécois plongeait de 7,7 %, ou 58 cents, pour se négocier à 6,95 $, soit bien en deçà du prix de 18 $ par action proposé par Air Canada dans le cadre de son offre de 720 millions $.

En mars, le Bureau de la concurrence avait également réservé un accueil défavorable à la transaction, en estimant qu'elle risquait d'avoir une incidence négative sur 83 liaisons, dont 49 entre le Canada et l'Europe, ainsi que 34 autres vers les destinations soleil, en Floride, au Mexique, en Amérique centrale et dans les Caraïbes.

Le rapport de l'organisme fédéral avait été remis au ministre des Transports Marc Garneau. Il devait être analysé, en compagnie de plusieurs autres documents, afin de permettre au gouvernement Trudeau de se prononcer — ce qui n'a toujours pas été fait.

Ensemble, Air Canada et la société mère du transporteur Air Transat détiendraient une part du marché transatlantique de 60 % depuis le Canada, se chevaucheraient sur certaines destinations soleil en plus d'avoir une emprise sur les voyages aériens à Montréal.

Le transport aérien durement touché en mars 

COVID-19

Le transport aérien durement touché en mars 

OTTAWA — Les ravages de la crise de la COVID-19 dans l'industrie canadienne du transport aérien se confirment lundi avec de nouvelles données publiées par Statistique Canada.

L'agence fédérale rapporte que pour l'ensemble du mois de mars dernier, les principaux transporteurs aériens du pays ont transporté 4,3 millions de passagers sur leurs vols réguliers et d'affrètement, 44,1 % de moins qu'en mars 2019.

C'était la plus forte baisse jamais enregistrée pour les statistiques mensuelles sur l'aviation civile.

Statistique Canada ajoute que la pleine ampleur des répercussions de la pandémie sur l'industrie se fera plus évidente au cours de la période d'avril à juin.

D'une année à l'autre, la circulation aérienne a fléchi de 45 % à 10,9 milliards de passagers-kilomètres en mars. Par conséquent, les recettes d'exploitation totales déclarées par ces compagnies aériennes se sont chiffrées à 1,3 milliard $ en mars, en baisse de 41 % par rapport au même mois un an plus tôt.

Le 16 mars, le gouvernement du Canada a annoncé que deux jours plus tard, il y aurait fermeture de la frontière à la majorité des voyageurs étrangers dans le but de freiner la propagation de la pandémie de COVID-19. Certaines des principales compagnies aériennes canadiennes ont alors suspendu toutes leurs activités, alors que d'autres les ont réduites dans une mesure allant de 85 % à 90 %.

Statistique Canada ajoute par ailleurs que le volume de carburant à turbomoteurs consommé a diminué de 26,9 % d'une année à l'autre pour se chiffrer à 507,1 millions de litres, alors que le nombre d'heures de vol a fléchi de 27,6 % à 147 000 heures.

L'agence rappelle que l'industrie du transport aérien génère des recettes minimales, mais fait face à des dépenses d'exploitation soutenues.

Karl Blackburn quitte PFR

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Karl Blackburn quitte PFR

Porte-parole de Produits forestiers résolu (PFR) depuis sept ans, Karl Blackburn quittera son poste dans quelques jours. L’ancien député libéral de Roberval en a fait l’annonce lundi sur sa page Facebook.

 « Je tiens à remercier tous les employés de Résolu. Ils m’ont accueilli dans leur groupe, m’ont enseigné le domaine forestier, mais surtout m’ont permis d’être leur visage, leur voix au Québec durant les sept dernières années. Je l’ai toujours fait avec fierté et détermination, car Résolu, les travailleurs, notre industrie et nos communautés le méritent », écrit-il.  

Celui qui occupe plus précisément le poste de Directeur des affaires publiques et relations gouvernementales confirme qu’un nouveau défi professionnel l’attend, sans toutefois donner de détails. 

« Je suis partagé aujourd’hui entre deux intenses sentiments: le plaisir de vivre un magnifique défi dans le cadre de la poursuite de ma carrière professionnelle et la tristesse de quitter des collègues de travail et des amis aux quatre coins du Québec que j’apprécie énormément. »

Karl Blackburn, rappelons-le, a été député de Roberval entre 2003 et 2007. Il a également été directeur général du Parti libéral du Québec (PLQ) et organisateur électoral en chef sous Jean Charest.

L’incendie du Marché Lacroix est un coup dur pour la communauté de Hawkesbury

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L’incendie du Marché Lacroix est un coup dur pour la communauté de Hawkesbury

Le propriétaire du Marché Lacroix, Stéphane Jeaurond, a encore peine à y croire, deux jours après l’incendie dévastateur qui a ravagé son épicerie de Hawkesbury samedi après-midi.

«C’est de pire en pire. Je m’attendais à ce que ça soit plus facile avec les jours. Mais avec la routine du lundi matin, les émotions sont dans le plafond» se désole M. Jeaurond.

Pour l’homme de 49 ans, c’est un coup dur. Propriétaire de l’épicerie depuis 20 ans, Stéphane Jeaurond était conscient de la proximité que l’entreprise avait bâtie avec la clientèle depuis son ouverture en 1935.

«Tout le monde nous connaissait, on connaissait tout le monde. C’est là que je réalise qu’on était pas mal plus aimés qu’on pense».

Le Marché Lacroix, comme de nombreuses autres épiceries de l’Est ontarien, faisait d’ailleurs partie des entreprises offrant la livraison gratuite ou à moindres coûts aux personnes vulnérables afin de les aider à passer à travers la crise de la COVID-19 qui sévit présentement.

Une escouade de 1000 agents en prévention

Affaires

Une escouade de 1000 agents en prévention

TROIS-RIVIÈRES — Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, en collaboration avec la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), annonce la mise en place d’une escouade de près de 1000 agents en prévention provenant de plusieurs ministères et organismes, dont font partie les 300 inspecteurs de la CNESST.

«Parallèlement au déconfinement partiel et à la reprise des activités économiques, j’ai souvent dit qu’il fallait faire ça en sécurité et que je n’allais pas faire de compromis en matière de santé sécurité», a indiqué au Nouvelliste le ministre Boulet.

Spotify se positionne en n° 1 de la balado, mais ne fait pas que des heureux

Techno

Spotify se positionne en n° 1 de la balado, mais ne fait pas que des heureux

NEW YORK — Fort de l’acquisition de la première balado américain cette semaine, Spotify se positionne désormais comme premier acteur mondial et accélère la transformation de ce format, suscitant quelques résistances au passage.

En à peine 16 mois, la plateforme audio suédoise a investi plus de 600 millions de dollars, essentiellement dans des éditeurs de contenu, pour passer d’acteur anecdotique à géant incontournable.

Mardi, elle a annoncé avoir acquis l’exclusivité de la baladodiffusion n° 1 aux États-Unis, la Joe Rogan Experience, qui revendique 190 millions de téléchargements par mois, pour plus de 100 millions de dollars, selon le Wall Street Journal.

«Un peu après l’annonce, le directeur d’un gros podcast m’a texté: jeu, set, et match. Difficile de le contredire», a commenté Nicholas Quah, créateur du blogue Hot Pod.

Selon le cabinet MIDiA Research, Spotify avait déjà dépassé Apple, référence historique, comme premier support d’écoute de balados au premier trimestre en Amérique du Nord et au Royaume-Uni.

«Ils ont réussi à faire bouger les choses vraiment rapidement», observe Mark Mulligan, directeur de MIDiA Research.

Néanmoins, les retombées directes sont pour l’instant faibles, dit-il, estimant que les podcasts ne pèsent actuellement que 1 % du chiffre d’affaires de Spotify, en publicité.

«La balado est le gros pari de Spotify pour diversifier ses revenus», explique-t-il. «Mais cela va prendre beaucoup de temps pour y arriver.»

Le modèle économique lui est favorable à long terme, car si elle a déboursé des sommes colossales pour bâtir sa propre production, la plateforme ne verse pas de droits aux baladodiffuseurs, à la différence de la musique.

Autre avantage, dans sa version gratuite, Spotify place des publicités avec les podcasts, «sans que rien de cet argent n’aille aux créateurs», souligne Nick Hilton, cofondateur de la maison de production de podcast britannique Podot.

Dès lors, dit-il, «je ne serais pas surpris que l’acquisition de Joe Rogan déclenche une réaction d’opposition».

Écosystème perturbé

«J’emmerde Spotify et n’importe quel podcast qu’on ne peut écouter que sur une app», a d’ailleurs réagi, le jour de l’annonce, sur Twitter, Marco Arment, créateur de la plateforme de podcast Overcast.

Les anciens du format mais aussi beaucoup d’utilisateurs actuels sont ainsi très attachés à l’architecture ouverte, qui a longtemps permis à n’importe quelle plateforme de proposer toutes les émissions balados.

Mais depuis un peu plus d’un an, des nouveaux venus tentent de se signaler par des contenus exclusifs, en premier lieu Luminary ou Majelan, qui parient sur une formule par abonnement payant, un autre pavé dans la mare.

«Dans une certaine mesure, nous devrions nous inquiéter du fait que Spotify réussisse à verrouiller des pans entiers de cet écosystème ouvert», a prévenu Marco Arment dans son émission balado, Accidental Tech Podcast.

«Ce ne serait pas bon du tout si on en arrivait au point où pour monétiser son émission, il fallait passer par Spotify», poursuit-il.

La crainte vaut pour les producteurs de podcasts, qui se verraient privés d’une partie des revenus publicitaires, captés par Spotify, mais surtout pour les plateformes concurrentes, dont la survie même pourrait être en jeu.

À la différence de Luminary, dont Bloomberg affirmait récemment qu’il n’aurait que 80 000 abonnés, Spotify disposait, avant même de se lancer dans le podcast, d’un portefeuille de plus de 200 millions d’utilisateurs.

Les autres poids lourds, la radio publique NPR, le géant de la radio iHeart, ou le New York Times ne pratiquent pas cette politique de l’exclusivité et sont disponibles partout pour les quelque 104 millions d’Américains qui écoutent au moins un podcast par mois (37 % de la population selon Edison Research et Triton Digital).

Outre les Luminary, Stitcher ou Castbox, Nick Hilton voit bien quelques-uns des géants de la tech monter en puissance, notamment Amazon avec Audible, déjà bien positionné, mais aussi Apple, dont il attend une entrée dans la production de contenu audio.

De l’avis général, si Spotify inquiète plus d’un acteur du podcast, il ne menace pas la diversité des contenus.

Le gâteau de la publicité est déjà limité à moins de 1 % des podcasts, qui sont aujourd’hui plus d’un million selon le moteur de recherche Listen Notes.

Derrière les programmes les plus populaires, beaucoup d’autres s’appuient sur les contributions financières directes des auditeurs, obligatoires ou non.

«Et le reste, cela a toujours été des amateurs qui investissent du temps, mais pas d’argent», et ne tirent aucun revenu de leur podcast, rappelle Nick Hilton.

«Ce sera une combinaison de grands et petits», anticipe Mark Mulligan, «un marché plus segmenté, mais pas uniquement l’un ou l’autre.»

FlipNpik: une application qui veut promouvoir l’achat local

Techno

FlipNpik: une application qui veut promouvoir l’achat local

En ces temps incertains, les commerçants pourront compter sur une nouvelle application pour accroître leur visibilité. Déjà 300 commerces de la ville de Québec sont inscrits sur FlipNpik et 1500 autres pourraient s’y ajouter d’ici une semaine.

L’application, disponible partout au Canada, répertorie entre 7000 et 8000 commerces recommandés par les utilisateurs. FlipNpik se veut «un réseau social basé sur un contenu créé par la communauté et visant à payer les utilisateurs pour faire la promotion de leurs commerces préférés», explique Nadira Hajjar, cofondatrice de l’application.

En gros, chaque fois qu’une personne recommande un établissement, elle reçoit des «Flip Social», des points échangeables contre des rabais et des offres dans les commerces inscrits. Les utilisateurs pourront aussi recevoir des «boîtes à surprises», promotion exclusive d’un commerce dans le but d’attirer une nouvelle clientèle.

Pour apparaître sur FlipNpik, les commerces doivent avoir été recommandés par les utilisateurs ou les ambassadeurs. Ces derniers, qu’ils soient des personnalités publiques, des blogueurs ou des influenceurs, sont au cœur de l’application. «Leurs profils étant publics, on peut aller voir leurs commerces préférés pour s’en inspirer», précise Mme Hajjar. 

Dans la région de Québec, la créatrice de contenu Kamélia Gill a choisi de participer au projet, car elle a «toujours eu à cœur d’encourager les commerces locaux». Suivie par plus de 23 000 abonnés sur Instagram, elle confirme que cette préoccupation est au cœur de son contenu. 

Originaire de la Montérégie, mais résidant à Québec pendant ses études, Kamélia reçoit des questions sur une base régulière, à savoir quels sont ses restaurants et cafés préférés à Québec, quelles activités à faire, etc. «Avec FlipNpik, je trouve ça génial parce que je peux partager toutes mes recommandations sur une seule et même page», affirme-t-elle.

Parmi les commerces quelle a récemment inscrits sur l’application, notons Bols et Poké, le Nektar Caféologue de la rue St-Joseph, ou encore la boutique de plantes Folia Design.

L'impact économique de la COVID-19 au Québec ne respecte aucun modèle

COVID-19

L'impact économique de la COVID-19 au Québec ne respecte aucun modèle

Les résultats d'un sondage mené auprès d'entrepreneurs de partout au Québec laissent perplexe l'économiste Frédéric Laurin, auteur de l'enquête, selon qui l'impact de la pandémie ne respecte aucun modèle économique habituel.

Un sondage en ligne mené par l'Institut de recherche sur les PME (INRPME) en collaboration avec la Fédération des Chambres de commerce du Québec (FCCQ) a permis d'obtenir le pouls de 1238 entreprises réparties dans chacune des régions au sujet des conséquences de la COVID-19 sur les affaires.

Certaines des régions les plus affectées par la crise économique provoquée par la crise sanitaire seraient, selon les données recueillies, l'Estrie, Lanaudière et le Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais il semble bien difficile d'expliquer ce constat.

Le marché international détraqué, il faudra entreposer l’abondant sirop d’érable

Affaires

Le marché international détraqué, il faudra entreposer l’abondant sirop d’érable

La saison 2020 du sirop d’érable a été généreuse… mais la COVID-19 détraque le marché. Les producteurs acéricoles sont donc à la recherche d’entrepôts pour stocker l’or blond le temps que la tempête pandémique passe.

«La bonne nouvelle là-dedans, c’est que le sirop d’érable n’est pas périssable!» remarque la directrice des communications corporatives de leur syndicat, Hélène Normandin. «Donc, on travaille présentement à avoir des entrepôts pour pouvoir entreposer ça. On veut s’assurer d’être capable, en attendant de pouvoir tout vendre, de mettre ça en entrepôt.»

C’est que la nature a été agréable avec les acériculteurs québécois ce printemps. Le bilan final sera publié incessamment. Mme Normandin peut néanmoins déjà s’avancer : «On s’attend à ce que ça va avoir été une très bonne saison.»

Les informations reçues du terrain laissent présager des quantités appréciables, ajoute-t-elle.

La pandémie pourrait être fatale aux centres commerciaux américains

COVID-19

La pandémie pourrait être fatale aux centres commerciaux américains

NEW YORK — Les centres commerciaux américains commencent à rouvrir leurs portes, mais ils devront convaincre les clients d’arpenter de nouveau leurs allées désormais vidées de nombreux magasins, la pandémie ayant donné le coup de grâce à certaines enseignes en difficulté.

Ces temples de la consommation, dont la situation était déjà précaire depuis plusieurs années, doivent désormais faire face à des difficultés en cascade, et beaucoup pourraient ne pas survivre.

Se promener au milieu de personnes masquées et avec une odeur d’eau de javel, dans des allées parfois fantômes, a en effet de quoi décourager les plus téméraires.

Car beaucoup de boutiques vont se retrouver vides: le confinement a précipité les faillites de chaînes de vêtements comme J. Crew ou l’emblématique JC Penney, mais aussi de luxe comme Neiman Marcus.

La chaîne de lingerie Victoria’s Secret, très prisée au début des années 2000, mais désormais confrontée à des difficultés financières, a annoncé mercredi la fermeture de 250 magasins en Amérique du Nord, et a averti que d’autres pourraient suivre dans les deux prochaines années.

Quant aux grands magasins, qui attiraient autrefois les consommateurs vers les «malls», mais peinent à garder la tête hors de l’eau depuis l’essor des ventes sur internet, ils sont désormais au bord du gouffre financier.

La chaîne Macy’s, qui avait annoncé avant même la pandémie la fermeture de 125 magasins, a dû placer ses 130 000 employés en chômage technique à partir de mars. La perte attendue au premier trimestre pourrait dépasser le milliard $US. 

La crise de la COVID-19 «accélère de plusieurs années la chute des détaillants», selon un rapport de Green Street Advisors qui prévoit que plus de la moitié des grands magasins en centre commercial fermeront d’ici 2021.

La moitié des loyers payés

Et pour les gérants de centres commerciaux, ces fermetures ne sont que le début des soucis : les enseignes qui restent peuvent, dans la plupart des baux, demander un allègement de leur loyer lorsque plusieurs magasins phares s’en vont.

Ces rescapés peuvent aussi user des clauses de «force majeure» ou «acte de Dieu» («Act of God») pour justifier du non-paiement de leur loyer, ce qui pourrait entraîner une vague de litiges.

Retail Properties of America, une société d’investissement immobilier basée dans le Maryland (est) qui possède plus de 100 centres commerciaux, n’a perçu que 52 % de ses loyers d’avril, et même moins de 10 % de la part des chaînes de vêtements, librairies et cinémas.

Le gérant de centres commerciaux Acadia Realty Trust n’a touché que la moitié de ses loyers en avril. Ceux qui ont été en mesure de payer sont les magasins alimentaires, restés ouverts, comme Target ou Trader Joe’s.

Toutefois, parmi la moitié qui n’a pas pu s’acquitter de son loyer, 5 à 10 % seulement des locataires sont considérés comme «à surveiller», a relevé le PDG Kenneth Bernstein lors d’une conférence téléphonique

Consommateurs frustrés

La crise devrait ainsi être fatale à un certain nombre de centres commerciaux, avertit Nick Shields, analyste au cabinet de conseil Third Bridge.

Ceux qui bénéficient d’enseignes comme Apple et Nike feront mieux, avance-t-il, mais le coup porté aux sociétés immobilières par les pertes de loyers sera «significatif».

Les Américains, frustrés pendant le confinement, auront envie de retrouver leurs magasins lorsqu’ils rouvriront.

Mais «la grande question est de savoir si les consommateurs seront prêts à retourner en intérieur de sitôt», a souligné Nick Shields. Selon lui, il pourrait s’écouler plusieurs mois avant qu’ils ne se sentent de nouveau à l’aise dans une cabine d’essayage.

Et se posera alors la question, pour les enseignes, de la nécessité de garder ces coûteuses boutiques, face aux ventes sur internet.

«Nous pourrions ne pas avoir besoin d’autant de magasins physiques pour pouvoir survivre», relève Maghan Oroszi, responsable des opérations du bijoutier Mignon Faget, dont les trois boutiques de Louisiane ont pu rouvrir en début de mois.

Elles ont enregistré des ventes plus faibles que la normale, mais les ventes en ligne ont augmenté.

Pour la première fois, SpaceX va envoyer des astronautes dans l'espace

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Pour la première fois, SpaceX va envoyer des astronautes dans l'espace

WASHINGTON — Après le fret, les hommes : la société spatiale américaine SpaceX va lancer deux astronautes de la Nasa mercredi prochain vers la Station spatiale internationale, une première qui se double d’un autre jalon historique: ce sera le premier vol habité lancé depuis les États-Unis en neuf longues années.

Le président Donald Trump lui-même se rendra au centre spatial Kennedy en Floride pour assister au lancement, maintenu malgré le confinement des derniers mois. Le grand public, lui, a été appelé à suivre la retransmission sur internet.

Ce programme a été lancé par Barack Obama, mais son successeur y voit un symbole de sa stratégie de domination américaine de l’espace, aux plans militaire (création de la Space Force) et civil : il a ordonné à la Nasa de retourner sur la Lune en 2024, un calendrier improbable, mais qui a donné un coup de fouet à la vieille agence spatiale.

En 22 ans d’existence, seuls deux vaisseaux développés par les agences russe et américaine s’étaient amarrés à la station orbitale (ISS). Dans les années 2010, la Nasa a confié à deux entreprises privées, le géant Boeing et la jeune SpaceX fondée par un trentenaire ayant fait fortune en créant le site PayPal, le Sud-Africain Elon Musk, le soin de concevoir et de construire des capsules qui prendront le relais des illustres navettes spatiales américaines.

Les navettes étaient d’immenses appareils ailés, extrêmement complexes, qui ont assuré le transport de dizaines d’astronautes pendant trente ans. Mais son coût faramineux (200 milliards $US pour 135 vols) et deux explosions en vol ont eu raison du programme.

La dernière navette, Atlantis, a atterri le 21 juillet 2011. En attendant son remplacement, les astronautes de la Nasa ont appris le russe et voyagé dans les Soyouz russes, depuis le Kazakhstan. La coopération a survécu aux tensions américano-russes. La Russie fait payer les sièges 80 millions l’aller-retour.

Le hiatus aura finalement duré neuf ans au lieu de quatre.

Mauvais temps

À 16 h 33 mercredi, une fusée Falcon 9 de SpaceX décollera du pas 39A du centre Kennedy, sur la côte floridienne, avec à son sommet la capsule Crew Dragon, développée par les ingénieurs d’Elon Musk grâce à plus de trois milliards de contrats accordés par la Nasa depuis 2011.

Y seront sanglés Bob Behnken, 49 ans, et Doug Hurley, 53 ans, aguerris aux voyages spatiaux — Hurley pilota Atlantis dans son dernier voyage.

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Fabrication de masques artisanaux: la jeunesse entrepreneuriale

Affaires

Fabrication de masques artisanaux: la jeunesse entrepreneuriale

Elles ont 10, 12 et 14 ans, et l’engouement pour les masques artisanaux contre la COVID-19 contribue à leur apprentissage du monde des affaires.

Elles s’appellent Alizée, Cloé et Lou. Elles sont avec leur mère Sylvie Desrosiers les Tannantes tricotantes + Bricoleuses talentueuses, et elles habitent à Gatineau.

Les filles ont délaissé pour le moment les accessoires de tricot et la laine pour se concentrer à la confection de masques coronavirus.

Leur entreprise est née il y a trois ans alors que les jeunes filles ont participé au Marché de Noël au Musée canadien de l’histoire où elles vendaient des articles qu’elles ont tricotés, comme des foulards et des tuques.

«C’était question d’apprendre les dépenses, les coûts, les profits, les revenus. C’était ça le but. Après le marché, elles ont arrêté. Lorsqu’on a commencé à parler de masques à la télévision, j’ai demandé aux filles si ça leur tentait. Il nous restait du tissu. On a fait des tests, de la recherche pour voir ce qui était le plus efficace, et on s’est arrêté sur un modèle. Là, on commence à faire différentes grandeurs. On s’amuse aussi beaucoup dans la sélection des tissus. Nous avons des couleurs assez colorées, et on travaille aussi avec des tissus qui nous sont donnés», a expliqué Mme Desrosiers, précisant que la confection de masques a commencé il y a un mois et demi. 

En plus de perfectionner leur «bosse des affaires», les jeunes filles apprennent aussi le métier de couturière ainsi que la manipulation et l’entretien des équipements, dont bien sûr de leurs deux machines à coudre.

Un Festibière à la maison

Affaires

Un Festibière à la maison

La pandémie de la COVID-19 a eu l’effet d’une bombe dans le milieu des affaires. Pertes de revenus, de clients, d’employés, les entrepreneurs vivent la crise sur deux fronts, autant personnel que professionnel. Mis sur pause par la crise, le magazine Le Droit Affaires reprend du service dans les pages du Droit pour vous proposer une série d’articles dédiée à des entrepreneurs d’ici pour qui la crise n’a pas été un frein à l’innovation. Qu’ils soient reconnus dans leur domaine ou entrepreneurs en herbe.

La pandémie a réussi à mettre en boîte tous les grands rassemblements? Soit. Mais ce n’est pas une raison pour s’empêcher de fêter. Bien au contraire, le besoin de se réunir devient plus urgent encore.

C’est dans ce contexte que le Festibière de Gatineau, qui devait célébrer en grande pompe son dixième anniversaire cette année, décide de faire autrement afin de garder en vie l’événement.

«Les gens ont besoin de vivre quelque chose en groupe», raconte Alex Van Dieren, cofondateur du Festibière. «Ça va être notre édition 9 et demie».

Il y aura donc un Festibière, mais il sera virtuel. Le 13 juin prochain.

Les organisateurs ont décidé de mettre en vente un ensemble de six bières artisanales, de l’expédier à domicile et d’amener les gens à prendre une broue collectivement…mais à distance!

La semaine dernière, 1 500 de ces boîtes festives ont été mises en vente.

«On a vendu nos 1 500 boîtes en 24 h, s’exclame Alex Van Dieren, un peu surpris du succès. «Il va y avoir au moins 1 500 personnes qui vont faire la même chose, en même temps», rajoute-il.

Se convertir pour survivre, l'histoire d'Immo location à Papineauville

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Se convertir pour survivre, l'histoire d'Immo location à Papineauville

Quand il a lancé Immo Location en 2017, son entreprise de location d’équipements et de fournitures destinés à l’événementiel basée à Papineauville, Stéphane Charlebois était loin de se douter qu’il allait devoir transformer les opérations de sa start-up à peine trois ans après sa création afin qu’elle survive à une pandémie sans précédent.

Stéphane Charlebois a fait ses premiers pas dans le monde des affaires quand le géant de la distribution alimentaire en Outaouais, Charlebois Alimentation, entreprise familiale créée en 1975 à Plaisance par son père Maurice, fleurissait. Au sein de cette compagnie, il a notamment occupé le poste de directeur des ventes, en plus d’être copropriétaire. Charlebois Alimentation a finalement été vendue en 2015, deux ans avant le décès de son fondateur. 

L’entrepreneur, aujourd’hui âgé de 53 ans, est par la suite tombé par hasard dans le secteur de l’événementiel.

« C’est une erreur de parcours. J’ai un terrain sur le bord de l’eau et j’avais l’habitude, avec ma conjointe, de louer un chapiteau pendant deux semaines durant les vacances d’été. On faisait venir le chapiteau sur le bord du lac, avec le bateau. La dernière année, en 2017, quand le gars est venu, je lui ai dit ‘‘tu me le fais à quel prix si je te l’achète au lieu de te le louer ?’’ Et c’est comme ça qu’Immo Location a commencé », raconte l’homme d’affaires.

À l’automne de la même année, le principal concerné a acheté un second chapiteau. Il a fait l’achat de chaises et de tables durant l’hiver. « Je voulais me lancer dans l’organisation de partys privés. En 2018, j’ai eu une première saison pas si pire, mais c’est après que j’ai fait beaucoup d’acquisition de matériel, pas juste en installations, mais aussi en décorations. Je me suis bâti le plus gros inventaire de nappes en location dans la Petite-Nation. Je voulais me démarquer et aller plus vers le corporatif », résume l’entrepreneur.

Preuve que la petite entreprise qu’il dirige commençait à faire sa place, l’an dernier, Immo Location a offert ses services lors d’une trentaine de mariages dans la région de la Petite-Nation. Fêtes familiales, célébrations de la Fête nationale, cocktails, 5 à 7 d’entreprises, Immo Location commençait à étendre ses tentacules.

« Cette année, j’avais beaucoup de corporatifs qui s’en venaient. J’avais plusieurs événements de fixés. Je devais organiser le Gala de la Chambre de commerce Vallée de la Petite-Nation, à la mi-mars. J’avais plus de mariages que l’an passé. L’entreprise se dirigeait pour prendre une place plus importante sur le marché », dit-il.

Le couperet tombe chez GE Aviation à Bromont

Affaires

Le couperet tombe chez GE Aviation à Bromont

Des rumeurs de fermeture de l’usine de GE Aviation à Bromont ont circulé il y a quelques jours. Or, les coupures draconiennes d’effectifs à travers le monde annoncées par la multinationale ne sonnent pas le glas de l’établissement bromontois, a confirmé la représentante de l’entreprise, Johanne Jolicoeur. La compagnie a néanmoins mis à pied 40 employés permanents à Bromont.

L’industrie de l’aviation commerciale est happée de plein fouet par une crise «sans précédent», a récemment indiqué le président-directeur général de GE Aviation, David Joyce. Ces importantes turbulences ont plombé le carnet de commandes de l’usine bromontoise. Au point où l’entreprise a dû mettre à pied 40 personnes oeuvrant dans des «postes-cadres professionnels», a spécifié Mme Jolicoeur.

Projet commercial de 10 M$ à L’Ange-Gardien

Petite-Nation

Projet commercial de 10 M$ à L’Ange-Gardien

Le visage de la municipalité de L’Ange-Gardien changera considérablement au cours des prochaines années, alors qu’un projet commercial d’envergure chiffré à 10 millions de dollars d’investissements verra le jour à la sortie de l’autoroute 50, à l’intersection des routes 309 et 315, dès le printemps 2021.

Trois hommes d’affaires de la région, Jean-François Guilbault, Claude Montreuil et Alexandre Longpré, ont annoncé jeudi le lancement de leur projet Les Portes de l’Est. Le trio d’associés a fait l’acquisition, il y a quelques semaines, du terrain situé au sud-est du carrefour giratoire des routes 309 et 315. Les premiers travaux de déboisement du site ont débuté dans les derniers jours.

Le vaste emplacement de sept acres, qui se trouve à un jet de pierre de la sortie chemin Doherty de l’autoroute 50, tout juste après avoir franchi le secteur de Buckingham, à Gatineau, offrira plus de 35 000 pieds carrés de bâtiments commerciaux. Les investisseurs confirment avoir déjà amorcé des pourparlers avec différentes bannières. 

Déjà, une station d’essence avec un dépanneur et un «restaurant de style café-beigne» seront parmi les premiers commerces à voir le jour sur la propriété qui servira notamment de halte routière. Ces services ouvriront dès l’an prochain, confirme Jean-François Guilbault qui précise que le besoin est là pour ce type de développement dans cette portion de L’Ange-Gardien. La construction des premiers bâtiments doit commencer au printemps 2021, assure ce dernier.

Montebello perd sa succursale de la Banque nationale du Canada

Petite-Nation

Montebello perd sa succursale de la Banque nationale du Canada

Fermée temporairement depuis le début avril en raison de la pandémie de COVID-19, la succursale de la Banque nationale du Canada située à Montebello fusionnera avec celle de Papineauville d’ici le 23 octobre.

Ce projet de fusion était dans les cartons bien avant la crise du coronavirus, confirme le porte-parole de la Banque nationale du Canada, Jean-François Cadieux. Pour l’instant, impossible de savoir si les usagers de Montebello pourront retourner faire leurs transactions au comptoir de la rue Notre-Dame avant le déménagement de la bannière vers le village voisin.

Le Cirque du Soleil devrait près d’un million à ses artisans contractuels

Affaires

Le Cirque du Soleil devrait près d’un million à ses artisans contractuels

Une soixantaine d’artisans contractuels du Cirque du Soleil affirment ne pas avoir été payés pour des services rendus avant que la pandémie de la COVID-19 ne vienne paralyser le fleuron québécois. Ils réclament près d’un million de dollars en factures impayées.

Dans une lettre ouverte envoyée à plusieurs médias, le Regroupement des Artisans des Arts du Cirque (RAAC), qui rassemble uniquement des collaborateurs du Cirque du Soleil, estime que la moyenne des créances s’élève à 16 000 $. Pour plusieurs de ces travailleurs autonomes québécois, les sommes dues représentent une importante part de leur revenu annuel.

Toujours selon la missive du RAAC, les travailleurs autonomes affectés sont des acrobates, des metteurs en scène, des scénographes, des chorégraphes, des directeurs techniques ou artistiques ainsi que de nombreux techniciens aux expertises diverses.

«Plus de 50% des artisans que nous représentons travaillent au Cirque du Soleil depuis plus de 10 ans, et pour près de 75 % d’entre eux celui-ci est leur principal client», écrit le regroupement.

Des lettres ont également été envoyées à des élus, dont le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon puisque la Caisse de dépôt et placement du Québec détient une part de l’entreprise.

Ceux-ci souhaitent que leur demande soit entendue «et obtenir un engagement de la part du (Cirque du Soleil) quant au paiement de ces créances», peut-on lire dans la lettre ouverte publiée mercredi. La somme totale de ces créances totalise près d’un million de dollars.

Dans une réponse écrite transmise par courriel, la directrice des relations publiques du Cirque du Soleil, Caroline Couillard, confirme que l’entreprise a dû «suspendre temporairement le paiement de (ses) obligations à (ses) fournisseurs externes et partenaires» parce que ses «liquidités sont soumises à d’énormes pressions» en raison de la crise sanitaire mondiale.

«Malheureusement, la durée de la pandémie et ses impacts sur l’avenir du Cirque du Soleil demeurent encore inconnus», ajoute Mme Couillard.

Sans s’engager à ce que l’entreprise paye les sommes dues, la porte-parole du Cirque affirme qu’il faudra attendre la progression du plan de restructuration pour savoir «ce qui pourra être fait pour ces importants contributeurs au succès du Cirque du Soleil».

Confiance brisée

Les artisans qui ont accepté de se confier à La Presse canadienne ont affirmé s’être sentis blessés par le refus du Cirque du Soleil de leur payer leur dû alors qu’ils ont contribué à la renommée de l’entreprise depuis des décennies.

C’est le cas du directeur de création, Gabriel Dubé-Dupuis, qui collabore depuis plus de 20 ans avec le cirque et qui oeuvre depuis près de deux ans comme directeur de création.

L’an dernier, il a créé les spectacles «Cosmos» et «Exentricks» sur le navire de croisière MSC Grandiosa. Et depuis quelques mois, il travaille à livrer deux nouveaux spectacles pour un autre bateau de croisière. Pour toutes ces productions, Gabriel Dubé-Dupuis est en attente de paiements de dizaines de milliers de dollars qui représentent des mois de travail.

«Ça me met dans une situation dévastatrice pour mes finances personnelles», partage celui qui «ne voulait pas devenir une charge sociale». Il n’a cependant pas eu le choix de se tourner vers la Prestation canadienne d’urgence même si cela n’aurait pas dû être nécessaire.

«Comme directeur de création, je pense que j’ai une responsabilité de me lever et de me battre pour mon équipe», mentionne-t-il pour expliquer sa décision de commenter la situation publiquement. Il l’a d’ailleurs fait dans un article publié par le New York Times dimanche dernier.

«Le cirque va renaître de ses cendres, on le sait déjà, la marque est assez forte pour survivre à tout ça et il va avoir besoin de tous ces gens-là», poursuit Gabriel Dubé-Dupuis dont le père a aussi fait carrière comme artiste dans l’entreprise.

«Si on n’est pas payé, ça crée une crise de confiance énorme et quand on fait du cirque, il faut être en symbiose. Ces artistes-là risquent leur vie tous les soirs, donc on ne peut pas laisser planer des doutes à l’intérieur de la compagnie», dénonce-t-il.

Son collègue David Poulin, lui aussi directeur de création, avale difficilement cette perte de confiance envers une entreprise avec laquelle il collabore depuis 1998. Il parle d’un «manque de respect» pour le travail des artisans.

Investisseurs recherchés

La semaine dernière, le ministre Pierre Fitzgibbon a confirmé que le gouvernement du Québec discutait avec de potentiels investisseurs dans le but de relancer le Cirque du Soleil et de conserver son siège social au Québec.

Les finances du Cirque du Soleil sont grevées par une dette estimée à plus de 900 millions $ US. L’entreprise a récemment obtenu un soutien d’urgence de 50 millions $ US auprès de ses trois principaux actionnaires, dont la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Tous les scénarios seraient explorés, incluant la possibilité que l’entreprise se place à l’abri de ses créanciers. Les deux paliers de gouvernement ont aussi été sollicités.

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a déjà exprimé son intérêt et le fondateur Guy Laliberté n’a pas fermé la porte à contribuer au sauvetage du cirque qu’il a fondé en 1984.

Pour les artisans impayés du Regroupement des Artisans des Arts du Cirque (RAAC), leur démarche ne vise en aucun cas à faire du tort à l’institution, bien au contraire.

«Si l’on fait ça, c’est parce que le Cirque, on l’a à coeur et on veut être là pour le rebâtir», assure le directeur de création David Poulin.

Celui-ci craint fortement que cette crise de confiance ne fasse très mal à la relance de l’entreprise qui pourrait se retrouver sans l’expertise de ses créateurs au moment où elle en aura le plus besoin après la pandémie de la COVID-19.

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Cri du cœur des motocyclistes du Québec [VIDÉO]

COVID-19

Cri du cœur des motocyclistes du Québec [VIDÉO]

L’Association des écoles de conduite du Québec (AECQ) et la Fédération motocycliste du Québec (FMQ) demandent une relance de leur industrie qui, selon elles, contribuera non seulement à l’économie, mais aussi à la santé mentale des motocyclistes.

Pour des milliers de motocyclistes au Québec, la saison de moto qui devait débuter mi-avril est toujours en veilleuse. En effet, en raison des mesures de sécurité et de santé publique liées à la COVID-19, les écoles de conduite ont dû arrêter d’offrir leurs cours pratiques. La SAAQ a également cessé l’émission de ses permis de conduite de moto (classe 6A, 6B, 6C, 6D et 6E). Une situation que déplore l’AECQ.

L’essence remonte à 1$ à Montréal; meilleurs prix en périphérie

Affaires

L’essence remonte à 1$ à Montréal; meilleurs prix en périphérie

MONTRÉAL - Pour la première fois en près de deux mois et demi, des stations d’essence de l’île de Montréal vendent le litre de carburant ordinaire à un prix supérieur à 1 $ mardi matin, bien que plusieurs autres le proposent encore à un prix inférieur de quelques cents.

En général, les prix poursuivent donc leur lente progression amorcée il y a quelques semaines sur l’île de Montréal.

Entre-temps, les sites www.essencemontreal.com et www.gasbuddy.com relèvent encore des prix d’environ 0,90 $ le litre dans les régions périphériques de la Montérégie et des Laurentides.

Déjà, il y a deux semaines, sur l’île de Montréal, le litre d’ordinaire était vendu à 0,96 $ à certains endroits, un prix largement plus élevé que partout ailleurs au Québec et qui excédait par environ 0,13 $ le prix minimum estimé (PME) du début du mois de mai calculé par la Régie de l’énergie du Québec pour les six agglomérations l’île de Montréal.

L’écart est semblable pour la semaine du 19 au 25 mai. La Régie de l’énergie affiche pour les mêmes agglomérations de même que pour les trois autres réparties à Laval, un PME d’un peu moins de 0,88 $.

Lundi, les autorités québécoises de santé publique ont donné le feu vert à la réouverture à compter du 25 mai des établissements commerciaux du grand Montréal qui ont pignon sur rue, ce qui devrait stimuler l’activité économique et la demande en carburant dans la région.

La remontée graduelle des prix se produit après une dégringolade subite survenue au début du mois de mars, lorsque l’Arabie saoudite, le plus important producteur mondial de pétrole, avait pris la décision de provoquer une forte baisse des prix du brut à la livraison.

Les cours mondiaux du brut se sont effondrés dans la foulée de cette décision, mais aussi en raison d’une dégringolade de la demande provoquée par le ralentissement des activités causé par la pandémie du nouveau coronavirus. Des mesures d’isolement de plus en plus strictes pour contenir l’épidémie ont fait chuter le nombre de véhicules sur les routes et la demande en carburant.

Depuis, le cours du pétrole a repris vigueur, lentement. Lundi, à la Bourse des matières premières de New York, il a gagné 8,1 %, à 31,82 $ US le baril.

Rappelons qu’au milieu du mois de mars, sur l’île de Montréal, les prix de l’essence ordinaire s’établissaient à un peu plus de 1 $ le litre, un prix semblable à celui relevé mardi matin. Mais quelques jours plus tard, les meilleurs prix variaient entre 0,78 $ et 0,90 $ et à la fin du mois, il était fréquent de pouvoir acheter un litre de carburant pour à peine plus de 0,70 $.

Pour l’ensemble du Québec, le prix moyen du litre d’essence est légèrement supérieur à 0,93 $, mardi matin.

Le site www.gasbuddy.com affichait que les meilleurs prix proposés au Québec étaient près de la frontière avec les États-Unis, comme c’est fréquemment le cas. Le litre d’ordinaire pouvait être acquis pour 0,85 $ à Gatineau, 0,88 $ à Sherbrooke, 0,92 $ à Québec, 0,93 $ à Rimouski et 0,95 $ à Trois-Rivières.

Hausse des salaires à venir pour 2400 employés de Postes Canada 

Affaires

Hausse des salaires à venir pour 2400 employés de Postes Canada 

MONTRÉAL — Les 2400 syndiqués de l'Alliance de la fonction publique du Canada chez Postes Canada ont finalement entériné l'entente de principe qui était intervenue avec l'employeur, à la mi-avril, quant au renouvellement de leur convention collective.

L'AFPC a comme politique de ne pas dévoiler la proportion d'approbation des ententes de principe, mais a précisé mardi que ses membres avaient voté «massivement» en faveur de celle-ci. L'entente avait d'ailleurs été recommandée à l'unanimité à ses 2400 membres.

Ces syndiqués travaillent dans les bureaux de la Société canadienne des postes, aux services techniques, financiers et administratifs. Il ne s'agit donc pas des facteurs, qui sont membres d'un autre syndicat.

L'entente prévoit des augmentations de 2 pour cent à compter du 1er septembre prochain, puis 2 pour cent en septembre 2021, autant en septembre 2022 et autant en septembre 2023.

L'actuelle convention collective arrivera à échéance le 31 août prochain. Elle a donc été négociée et renouvelée avant même son échéance, en pleine crise du coronavirus. Les parties avaient débuté la négociation dès le 27 janvier.

À cause du contexte de la pandémie, qui interdit les rassemblements, l'AFPC a dû tenir une série de webinaires pour expliquer à ses membres les modalités de l'entente de principe.

La nouvelle convention collective arrivera à échéance le 31 août 2024.

L'entente prévoit aussi quelques améliorations aux congés parentaux et pour obligation familiale.

Congé payé en cas de mise en quarantaine

Signe des temps : le congé payé en cas de mise en quarantaine a été rétabli. Il avait été supprimé de la convention collective lors de l'avant-dernière négociation.

Au Québec, l'Alliance de la fonction publique du Canada est affiliée à la FTQ, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.

Johnson & Johnson cesse de vendre son talc pour bébés aux États-Unis et au Canada

Affaires

Johnson & Johnson cesse de vendre son talc pour bébés aux États-Unis et au Canada

NEW YORK — Le groupe américain Johnson & Johnson a annoncé mardi qu'il allait cesser de vendre aux États-Unis et au Canada sa poudre pour bébés à base de talc, dont les ventes avaient déjà reculé en raison de l'évolution des habitudes et d'une méfiance vis-à-vis du produit.

La société pharmaceutique et de produits d'hygiène a en effet fait face à des milliers de plaintes ces dernières années accusant son talc de contenir de l'amiante et de provoquer des cancers, et a été condamnée à plusieurs reprises dans ce cadre.

Johnson & Johnson a toutefois toujours affirmé que sa poudre pour bébés ne contenait pas d'amiante et ne causait pas de cancer.

Même s'il en suspend la vente, il compte bien continuer à défendre «vigoureusement» le produit et sa sécurité et a encore affirmé mardi avoir gagné tous les verdicts en appel.

Mais «dans le cadre d'une revue du portefeuille de produits menée en mars suite à l'apparition de la COVID-19, la division de Johnson & Johnson dédiée aux produits de santé de grande consommation a cessé de livrer des centaines de produits aux États-Unis et au Canada pour donner la priorité à des produits fortement demandés et pour permettre la distanciation sociale dans les usines de fabrication et les entrepôts de livraison», explique le groupe dans un communiqué.

Il a dans la foulée décidé de suspendre définitivement la vente d'environ 100 références aux États-Unis et au Canada, dont la poudre pour bébés à base de talc.

«La demande pour la poudre pour bébés Johnson & Johnson à base de talc en Amérique du Nord avait déjà diminué en raison en grande partie de changements dans les habitudes des consommateurs», a souligné le groupe. Et ce déclin a été «accéléré par la désinformation concernant la sécurité du produit et par une salve constante de publicités incitant à porter plainte» contre la poudre, a-t-il ajouté.

Le produit sera toujours disponible dans les pays où «il y a une demande importante de la part des consommateurs».

Bell aura besoin de temps pour redresser les finances des stations V

Affaires

Bell aura besoin de temps pour redresser les finances des stations V

L'achat de V permet peut-être à Bell d'ajouter une chaîne généraliste francophone à son portefeuille, mais il faudra vraisemblablement du temps au conglomérat avant de redresser les finances de sa plus récente prise.

En dévoilant mardi les motifs de son feu vert donné à la transaction le 3 avril dernier, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a souligné, dans un document d'une cinquantaine de pages, que Bell reconnaissait que la «stabilisation financière» des stations V représentait un «défi» et que la rentabilité se ferait attendre.

L'organisme fédéral estimait que les stations V avaient besoin d'un acquéreur de «grande envergure» et «solide financièrement» afin d'absorber les pertes.

«En raison de plusieurs facteurs, dont l'érosion des revenus publicitaires à l'extérieur du marché de Montréal, la pérennité des stations est menacée et leur survie dans certaines régions est incertaine», souligne le CRTC, en ajoutant que Bell voudrait assurer leur survie puisque V constituerait une «pièce importante de ses activités au Québec».

L'achat de V par Bell, dont la clôture a eu lieu vendredi dernier, vient ouvrir un autre front dans sa rivalité avec Québecor, qui s'était vivement opposé à la transaction. Au petit écran, les deux conglomérats s'affrontaient déjà dans certains créneaux spécialisés, dont le sport, mais dans la langue de Molière, Bell ne possédait pas une chaîne généraliste, contrairement à son rival, propriétaire de TVA.

Certains analystes avaient estimé que Bell avait payé entre 20 millions $ et 30 millions $ pour V.

Dans son document, le CRTC note que les revenus de V avaient plongé de 41 % depuis 2016 pour s'établir à 37,7 millions $ l'an dernier. Les pertes cumulatives avant intérêts et impôts des trois dernières années ont atteint 16,4 millions $, dont 9,9 millions $ uniquement pour l'exercice 2018-2019.

«Étant donné la situation économique actuelle qui nous touche tous, il est difficile de faire des prévisions précises pour le moment, mais nous nous concentrons sur l'atteinte de la rentabilité dans un horizon de cinq ans», a souligné par courriel une porte-parole de Bell, Caroline Audet, en réponse aux remarques du CRTC.

Si la rentabilité risque de se faire attendre chez V, l'organisme fédéral entrevoit néanmoins une amélioration des revenus grâce à la diversification du conglomérat, «qui permettra aux annonceurs de faire des campagnes publicitaires sur de nombreuses plateformes».

Le CRTC avait imposé une série de conditions en donnant son aval à la transaction. Bell Média devra notamment diffuser, sur une base hebdomadaire, cinq heures de programmation locale à Montréal et Québec - un seuil qui grimpera à 8h30 en 2021-2022 - ainsi qu'à Trois-Rivières, Saguenay et Sherbrooke.

Facebook devra payer une pénalité de 9 M$ pour indications trompeuses

Techno

Facebook devra payer une pénalité de 9 M$ pour indications trompeuses

TORONTO — Facebook devra verser 9,5 millions $ dans le cadre d'une entente avec le Bureau de la concurrence qui a conclu que l'entreprise avait donné des indications fausses ou trompeuses au sujet du contrôle que les Canadiens avaient sur la confidentialité de leurs renseignements personnels.

La pénalité de 9 M$, à laquelle s'ajoute une somme supplémentaire de 500 000 $ pour les coûts de l'enquête de l'organisme fédéral, représente un petit montant pour le géant mondial, qui a réalisé un bénéfice de 4,9 milliards $ US, soit environ 6,8 milliards $ CAN au taux de change actuel, au cours des trois premiers mois de l'année.

Le professeur de droit de l'Université d'Ottawa, Michael Geist, a souligné dans un courriel que le Canada suivait ainsi une tendance mondiale croissante qui consiste à utiliser les lois sur la concurrence pour résoudre les problèmes de confidentialité et de gouvernance des données soulevés par les entreprises mondiales.

La faiblesse des lois canadiennes sur la protection de la vie privée suscite toujours des inquiétudes, a poursuivi M. Geist, et limite la possibilité d'imposer des pénalités importantes.

«Le Canada doit accorder la priorité à la mise à jour de ses lois sur la confidentialité et la gouvernance des données afin de mieux répondre aux nouveaux défis posés par le marché numérique», a fait valoir M. Geist.

Cependant, l'expert a estimé qu'il était difficile de commenter en détail sans étudier le règlement.

Dans son communiqué de presse, le Bureau de la concurrence a indiqué mardi que Facebook avait donné la fausse impression que les paramètres de confidentialité permettraient à ses utilisateurs de contrôler qui pourrait voir et accéder à leurs informations personnelles.

Après une enquête, le bureau a indiqué avoir conclu que Facebook n'avait pas limité le partage de renseignements personnels des utilisateurs auprès de certains développeurs tiers d'une manière cohérente avec ses déclarations de confidentialité.

«Ces renseignements personnels comprenaient notamment du contenu que les utilisateurs avaient publié sur Facebook, des messages que les utilisateurs s'étaient échangés sur Messenger, et d'autres renseignements à propos d'utilisateurs identifiables», a indiqué le bureau.

«Facebook a également permis à certains développeurs tiers d'accéder aux renseignements personnels d'amis d'utilisateurs une fois que ces derniers avaient installé certaines applications de tierces parties.»

Le Bureau de la concurrence a souligné que même si Facebook avait indiqué qu'il n'autoriserait plus un tel accès aux informations personnelles des amis des utilisateurs après le 30 avril 2015, cette pratique s'est poursuivie jusqu'en 2018 avec certains développeurs tiers.

Outre la sanction financière du règlement, Facebook a également convenu de ne pas faire de déclarations trompeuses sur la mesure dans laquelle les utilisateurs peuvent contrôler l'accès à leurs données personnelles sur Facebook et l'application Messenger.

«En dépit de notre désaccord avec les conclusions du commissaire, nous réglons cette affaire en signant une entente de consentement et en ne contestant pas les conclusions aux fins de la présente entente», a affirmé Facebook dans un communiqué.

«Nous comptons poursuivre notre relation fructueuse avec le commissaire et le Bureau de la concurrence. Nous tablons sur les améliorations que nous avons apportées à la protection des renseignements personnels des utilisateurs et à la façon que nous informons les Canadiens au sujet des contrôles de la confidentialité mis à leur disposition.»

Autre litige devant la Cour fédérale du Canada

L'entente avec le Bureau de la concurrence est distincte d'une poursuite en cours déposée en avril par Facebook devant la Cour fédérale du Canada.

Facebook veut qu'un juge rejette la conclusion du commissaire fédéral à la protection de la vie privée selon laquelle les pratiques laxistes du géant des médias sociaux autorisent l'utilisation de données personnelles à des fins politiques.

Le Bureau de la concurrence et les enquêtes du commissaire à la protection de la vie privée ont couvert une période qui comprenait l'élection présidentielle de 2016 aux États-Unis.

Pendant cette période, Cambridge Analytica a distribué une application via Facebook qui recueillait des informations sur les personnes qui avaient installé l'application, ainsi que des données sur leurs amis Facebook.

«Les Canadiens sont en droit de s'attendre à ce que les entreprises leur disent la vérité dans l'économie numérique, et les indications sur la protection des renseignements personnels ne font pas exception», a affirmé mardi le commissaire de la concurrence, Matthew Boswell.

«Qu'il s'agisse de multinationales comme Facebook ou de plus petites entreprises, le Bureau de la concurrence n'hésitera pas à sévir contre les entreprises qui donnent aux Canadiens des indications fausses ou trompeuses sur la façon dont elles utilisent leurs données personnelles.»

L'organisme fédéral a rappelé que Facebook tirait ses revenus principalement de la vente de services de publicité, notamment des publicités ciblées, qui s'appuient en partie sur les renseignements fournis par ses utilisateurs.

Facebook a précédemment indiqué qu'il comptait environ 24 millions d'utilisateurs actifs par mois au Canada. Au dernier trimestre de 2018, le revenu mensuel moyen de Facebook était de 34,86 $ US par utilisateur au Canada et aux États-Unis.

Le Bureau de la concurrence a en outre encouragé «fortement» les personnes qui estimaient avoir été induites en erreur par des indications sur la protection des renseignements personnels à déposer une plainte.

Secteur public: dépôt global de la FTQ et plus pour les préposés

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Secteur public: dépôt global de la FTQ et plus pour les préposés

Québec et la FTQ ne sont plus très éloignés l’un de l’autre, avec la nouvelle proposition que la centrale vient de déposer pour renouveler les conventions collectives du secteur public, incluant les conditions de travail des préposés aux bénéficiaires.

La centrale syndicale, qui compte 55 000 membres dans la santé, l’éducation et les services publics, a en effet déposé une nouvelle proposition globale, mardi au Conseil du trésor, dans l’espoir de débloquer ces négociations qui ont cours en pleine crise du coronavirus.

Cette proposition globale prévoit bel et bien des augmentations de salaire plus élevées pour les préposés aux bénéficiaires que pour les autres employés de l’État - comme le souhaite le gouvernement.

Ainsi, les préposés aux bénéficiaires toucheraient 12 % d’augmentation - ce qui amènerait leur rémunération, au sommet de l’échelle, au fameux 25 $ l’heure, souvent évoqué par le premier ministre François Legault.

À l’heure actuelle, ils gagnent 20,55 $ au premier échelon et jusqu’à 22,35 $ au cinquième et dernier échelon.

Interrogé à ce sujet lors de sa conférence de presse sur la situation de la pandémie de coronavirus, le premier ministre y a vu «une bonne nouvelle» et «un pas dans la bonne direction». «Je suis content», a-t-il lancé.

Cette proposition de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec concernerait tous les préposés aux bénéficiaires, pas seulement ceux qui travaillent dans les CHSLD. Cela inclut donc aussi les préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans les centres de réadaptation et les centres hospitaliers.

Autres employés

Pour l’ensemble de ses membres, la FTQ demande des augmentations salariales de 2 % par année, pour un contrat de trois ans.

Dans sa dernière proposition, Québec offrait 1,75 %, puis 1,75 et 1,5 %.

Les parties ne sont donc plus très éloignées l’une de l’autre.

La FTQ demande aussi qu’une somme équivalant à 0,87 % de la masse salariale soit consacrée à verser des augmentations plus élevées aux plus bas salariés, pour la troisième année de la convention.

«Prêt à signer»

En entrevue avec La Presse canadienne mardi, le président de la FTQ, Daniel Boyer, s’est dit «prêt à signer» les conventions collectives, si le Conseil du trésor accepte cette proposition globale.

«On serait très près d’une entente avec la proposition qu’on fait actuellement. On pense que nos membres accepteraient ça. Il faut comprendre que nos membres ne sont pas tous des préposés aux bénéficiaires. On trouve que ce serait correct, dans les circonstances. Si le Trésor dit oui, on signerait une convention collective avec ça», a affirmé M. Boyer.

De son côté, le premier ministre Legault s’est dit soucieux de voir «l’impact de l’augmentation sur le rangement des autres postes». «C’est là qu’il y a encore des discussions à y avoir, entre autres», a-t-il ajouté.

Le rangement des emplois est une sorte de classification de tous les emplois, après qu’ils eurent été évalués (formation, exigences, etc). Plus un rangement est élevé, plus il commande une rémunération élevée. Les préposés sont au rangement 7, les infirmières auxiliaires au rangement 14, par exemple.

Or, la proposition de la FTQ n’entraîne pas d’«effet domino» sur les autres titres d’emploi, appréhendé par le premier ministre, a assuré M. Boyer.

Ajouts d’effectifs

La proposition globale de la FTQ prévoit également des améliorations aux conditions d’exercice - un thème cher à M. Boyer, qui a souvent revendiqué qu’«on ajoute des bras», puisque le personnel en place est épuisé et surchargé de travail.

M. Boyer cite en exemple la «titularisation» de postes à temps complet et à temps partiel, ce qui équivaut à ajouter des effectifs, des «titulaires» de ces postes.

«Déjà, des choses ont été convenues. Ce n’est pas à la hauteur de ce qu’on souhaiterait, mais compte tenu des contraintes de temps... Les discussions pourraient se poursuivre», fait valoir M. Boyer.

Après la sortie de crise du coronavirus, les parties pourraient donc pousser plus loin les discussions sur ces ajouts de postes, puisqu’«il y a des budgets associés à ça, déjà», fait remarquer M. Boyer.

Le premier ministre Legault a lui-même souligné plusieurs fois, et encore mardi, que des budgets avaient été dégagés pour les CHSLD et des postes affichés... sans être comblés, parce que les gens n’étaient pas intéressés par les conditions de travail.

M. Boyer lui a répliqué : «il faut développer des postes intéressants, pas de 11h à 19h. Les gens ne veulent pas des heures brisées. Si c’est du temps partiel, ok, mais il faut un minimum d’heures. Il faut donner de meilleurs horaires, qu’on se parle de ratios».

Les vacances de la construction «intouchables», selon les syndicats

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Les vacances de la construction «intouchables», selon les syndicats

Malgré les demandes provenant de la partie patronale, tout porte à croire que les 175 000 travailleurs de la construction prendront comme prévu leurs vacances du 19 juillet au 1er août 2020.

Les vacances sont «intouchables», insistent les syndicats, qui ont sondé leurs membres au cours des dernières semaines.

Reitmans veut se placer à l’abri de ses créanciers

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Reitmans veut se placer à l’abri de ses créanciers

MONTRÉAL — Après Groupe Aldo il y a moins de deux semaines, voilà que la pandémie de COVID-19 oblige un autre détaillant bien connu des consommateurs, Reitmans, à se placer à l'abri de ses créanciers afin de tabler sur une restructuration qui se soldera par des fermetures de magasins. 

En se tournant vers la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), mardi, la chaîne de vêtements fondée en 1926 a pris la «décision la plus difficile» de son histoire, mais la plus logique afin d'assurer sa pérennité, a estimé le président et chef de la direction du détaillant et petit-fils des fondateurs, Stephen Reitman.

Au cours d'une entrevue téléphonique avec d'autres membres de la haute direction du détaillant, celui-ci n'a toutefois pas offert beaucoup de détails sur ce qu'il entendait mettre de l'avant dans le cadre de son plan de relance.

«Nous allons devoir optimiser notre empreinte, mais il est vraiment trop tôt pour en dire davantage, a répondu M. Reitman, lorsqu'invité à se prononcer sur le nombre de fermetures à venir. Les ventes en ligne ont été robustes et au-delà de nos attentes, mais pas suffisantes pour contrebalancer la fermeture (temporaire de notre réseau).»

Ce dernier n'a pas voulu ouvrir son jeu à propos d'éventuels licenciements et sur ce qui attendait, de manière précise, chacune des marques de l'entreprise.

Des factures

Reitmans ne traîne pas de dettes à long terme, mais ses créances - montants dus à des fournisseurs (109 millions $), certificats cadeaux (14 millions $), sommes liées à son programme de récompense (1 million $) et obligations envers ses retraités (24 millions $) - s'élèvent à environ 148 millions $.

Le détaillant pourrait aussi devoir d'importantes sommes à ses propriétaires immobiliers puisque les loyers des mois d'avril et mai n'ont pas été payés, indique le rapport du contrôleur Ernst & Young.

Avant de mettre à pied la quasi-totalité de son personnel à la fin mars, l'entreprise comptait quelque 6800 salariés et exploitait 576 magasins dans toutes les provinces et territoires sous les enseignes Reitmans, Penningtons, RW&CO, Addition Elle et Thyme Maternité.

«Les magasins briques et mortier sont importants pour nous, a dit M. Reitman. C'est une partie intégrale de nos activités et nous entendons y demeurer.»

Environ 60 % des points de vente ont une porte qui donne vers l'extérieur alors que les autres se trouvent dans des centres commerciaux. Affirmant être sur le point de boucler un financement provisoire, Reitmans prévoit rouvrir tous ses magasins qui auront le feu vert des autorités sanitaires locales.

Un avertissement

Le détaillant avait signalé, au début du mois, être à la recherche de financement à long terme afin de «s'acquitter de ses obligations financières et futures». Des pourparlers sont toujours en cours.

Pour la période de 12 mois terminée le 1er février, Reitmans a vu ses recettes fléchir de 5,8 %, à 869,5 millions $. Environ 20 % de cette somme avait été récoltée grâce aux ventes en ligne. La perte nette du détaillant s'était chiffrée à 87,4 millions $, ou 1,56 $ par action. L'année précédente, le détaillant avait affiché un bénéfice net de 6,8 millions $, ou 11 cents par action.

L'annonce de Reitmans vient s'ajouter à la liste des mauvaises nouvelles qui ont frappé le secteur de la mode au cours des dernières semaines. En plus de la restructuration chez Aldo, le président-directeur général de la Maison Simons, Peter Simons, avait confié aux médias de Québecor plus tôt ce mois-ci perdre «beaucoup d'argent» chaque semaine.

«Il y certainement des détaillants qui sont sur le respirateur artificiel, a souligné Francine Rodier, de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, au cours d'un entretien téléphonique. Plus le temps avancera, plus il faut s'attendre à ce qu'il y en ait d'autres (mauvaises nouvelles).»

En point de presse à l'Assemblée nationale, le premier ministre François Legault a expliqué que son gouvernement était en train d'examiner des mesures destinées au secteur du commerce de détail qui pourraient être complémentaires au soutien fédéral déjà annoncé.

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