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Inconduites sexuelles: le chef d’État major veut garder le «devoir de signaler»

OTTAWA — Le chef d’État major de la défense du Canada promet un meilleur soutien aux victimes d’inconduites sexuelles dans l’armée, mais il ne veut pas pour autant se débarrasser d’un règlement qui, selon le vérificateur général du Canada, pourrait dissuader les victimes à dénoncer.

Le «devoir de signaler» oblige les militaires à dénoncer tous les comportements inappropriés ou criminels - qu’ils soient de nature sexuelle ou non - aux autorités supérieures, qui ensuite entament un processus formel de plainte.

Selon la police militaire, cette disposition a contribué à augmenter le nombre de dénonciations d’inconduite sexuelle, surtout de la part de témoins ou de tierces personnes.

Cependant, le vérificateur général Michael Ferguson a affirmé en novembre que ce devoir avait plutôt amené les victimes à moins signaler les cas d’inconduite sexuelle, étant donné que certaines d’entre elles veulent éviter de lancer un processus formel de plainte.

En entrevue le chef d’État major, le général Jonathan Vance, a affirmé que les dirigeants de l’armée songeaient à des moyens pour mieux appuyer les victimes.

Pour s’attaquer au problème, dit-il, il faut que ces comportements soient dénoncés.

«Si vous êtes un membre de l’armée et que vous voyez un crime, on doit le dénoncer, a-t-il expliqué. Ne pas dénoncer pourrait être considéré comme fermer les yeux.»

L’éradication de l’inconduite sexuelle est une priorité pour les dirigeants de l’armée depuis la publication d’une série de rapports accablants il y a quelques années faisant état d’une culture hautement sexualisée, dans laquelle les comportements inadéquats étaient ignorés ou cachés.

Fournir un meilleur soutien

Le vérificateur général n’a pas recommandé spécifiquement d’abroger ce règlement, mais il avait souligné l’importance de fournir un soutien adéquat aux victimes, considérant que certaines d’entre elles ne le font pas de bon coeur.

Le général Vance a admis que l’armée a mal agi par le passé, mais selon lui, elle travaille à régler le problème et à s’assurer que les victimes d’inconduites sexuelles ne vivent pas des moments d’autant plus difficiles.

«Le devoir de signaler et plusieurs autres moyens utilisés avec les victimes ont rendu plus difficile le chemin vers le rétablissement pour les victimes», a-t-il admis.

«Alors, nous allons remédier à cela.»

Difficile de savoir comment l’armée tentera de régler le problème. Le Centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle de l’armée y réfléchit, avec l’aide d’experts de l’externe, a indiqué le général Vance.

Des solutions envisagées

Le centre a récemment annoncé qu’il permettrait aux victimes de bénéficier de l’appui de travailleurs sociaux, qui les soutiendront du moment où elles portent plainte, jusqu’à la fin des démarches.

Les victimes pourraient aussi avoir davantage leur mot à dire sur le processus à entamer du moment qu’elles signalent un incident; elles pourraient ainsi éviter un processus formel de plainte.

«Le défi sera de savoir s’il y a un crime potentiel et de savoir si la police veut ou doit être impliquée», a-t-il dit, ajoutant que la police militaire était indépendante de la chaîne de commande.

«Nous travaillons sur cela: comment allons-nous gérer cela pour mieux prendre soin des victimes?»

En plus du devoir de signaler, le vérificateur général s’est aussi dit préoccupé par le manque de formation parmi les aumôniers et les professionnels de la santé.

La plupart des dossiers criminels ont pris plus de sept mois pour être complétés par la police militaire, qui aurait également omis certaines procédures - notamment pour fournir de l’aide aux victimes.

Le rapport a aussi constaté un manque de formation pour tous les membres de l’armée, qui n’avaient qu’une vague impression de ce qui constituait un comportement inapproprié.

«Je ne l’ai pas considéré comme une critique négative», a indiqué M. Vance sur le rapport du vérificateur général. «En gros, on nous a dit: ‘C’est un début. Voici les secteurs sur lesquels vous devriez travailler, continuez.’ Nous pensons la même chose.»

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Un nouveau sentier glacé à Gatineau

Le club de golf Tecumseh a trouvé un bon moyen de prolonger la période de l’année où les gens foulent les allées de son terrain.

Pas besoin de nettoyer ses fers et ses bois, cependant. Il faudrait plutôt affûter ses patins. Le village hivernal du Tecumseh ouvrait ses portes samedi et offre aux amateurs de plein air une piste glacée de trois kilomètres sur les allées du club de golf.

La direction du club de golf soutient que de nombreux chevreuils circulent sur le terrain au courant de l’hiver et, qu’avec un peu de chance, les patineurs pourront les croiser durant leur passage.

La patinoire du club de golf Tecumseh est ouverte à compter de 10h tous les jours, lorsque la température le permet et que la glace est en bonne condition. L’accès au site est gratuit pour les enfants de cinq ans et mois. La cuisine du pavillon du club de golf est ouverte aux mêmes heures que la patinoire. Plus de détails au: http://golftecumseh.ca/village-hivernal/

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Tempête «historique» pour l’Outaouais et l’Est ontarien

Le froid et la neige ont été un casse-tête tout le week-end en Outaouais et dans l’Est ontarien, ainsi que dans plusieurs autres régions du Québec et de l’Ontario.

Les flocons ont commencé à tomber samedi soir et ont continué de le faire jusqu’en soirée, dimanche. Plus de 20 centimètres de neige sont tombés en moins de 24 heures.

Cette tempête est qualifiée « d’historique » par les météorologues en raison du froid qui sévissait au même moment.

Selon Alexandre Parent, d’Environnement Canada, cette combinaison « neige, froid et vents » se produit rarement au Québec. Il note que le mercure grimpe habituellement lors de tempêtes de neige, ce qui n’a pas été le cas samedi et dimanche. 

Sur Twitter, l’historien de la météo d’Ottawa Rolf Campbell soutient qu’il s’agit de la tempête de neige la plus froide à survenir dans la capitale fédérale depuis plus de 120 ans. Le 8 février 1895, une accumulation de 45,7 cm de neige a été combinée à une température maximale enregistrée de -17,8 degrés Celsius.

Cette tempête a provoqué de nombreux inconvénients dans la région. De nombreux vols ont été annulés à l’aéroport d’Ottawa, notamment dimanche matin.

Ottawa et Gatineau ont interdit le stationnement de rue pour la nuit de dimanche à lundi afin de faciliter les opérations de déneigement.

Dans la région de Québec, la tempête a eu des répercussions plus sévères. Transports Québec a annoncé autour de 10 h que les conditions météorologiques forçaient l’interruption de la circulation sur l’autoroute 20 dans les deux directions sur près de 50 kilomètres, entre Lévis et Montmagny. L’autoroute 440 a également été fermée, tandis que la route 138 a été interdite aux véhicules lourds.

Le froid reste

À noter que les avertissements de froid extrême d’Environnement Canada demeuraient en vigueur, dimanche soir.

« Une masse d’air arctique d’un froid cinglant demeure en place ce soir et cette nuit, et l’on prévoit un refroidissement éolien de - 35 à - 40 °C. Les conditions commenceront lentement à s’améliorer en début de semaine », annonce Environnement Canada.

Dans ces températures, on recommande aux gens qui sortent à l’extérieur de bien se couvrir puisque « des engelures peuvent se développer en quelques minutes sur la peau exposée au refroidissement éolien », selon Environnement Canada.

Santé publique Ottawa abonde dans le même sens et a émis une mise en garde contre les engelures, samedi. On recommande aux personnes vulnérables (nourrissons, enfants, aînés, personnes atteintes de maladies chroniques, etc.) d’éviter de sortir à l’extérieur au courant des prochains jours.

Des services d’urgence sont notamment offerts aux sans-abri pour éviter qu’ils passent la nuit dehors dans ces conditions. Des lits sont disponibles dans les refuges d’Ottawa, des équipes se déplacent sur le terrain pour les inviter à se réchauffer à l’intérieur. Des services divers, comme du transport, sont fournis par l’Armée du Salut, souligne Santé publique Ottawa.

Toute personne qui s’inquiète pour l’état d’un proche sans domicile peut joindre le Centre d’appels de la Ville d’Ottawa au 3-1-1. Ils pourront être acheminés aux services appropriés pour obtenir de l’information.

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Une éclipse totale de la Lune visible dans la nuit de dimanche à lundi

Les amateurs d’astronomie auront droit à un phénomène rarement observable du Québec dans la nuit de dimanche à lundi alors qu’une éclipse totale de la Lune aura lieu, la première depuis celle du 27 septembre 2015.

«Il y a deux éclipses lunaires et deux éclipses solaires par année, mais elles ne sont pas toutes visibles de partout», explique Philippe Moussette, président du Club Véga de Cap-Rouge. «La prochaine éclipse totale de la Lune visible du Québec n’aura pas lieu avant 2022», précise-t-il. Pour tuer le temps, les Québécois auront cependant droit à un transit de Mercure, qui passera devant le Soleil en novembre 2019, et à une éclipse solaire partielle en 2021.

Une éclipse lunaire se produit lorsque notre vénérable satellite traverse l’ombre de la Terre et que la lumière du Soleil ne se rend plus directement à elle. 

La Lune devient alors rouge, un phénomène dû à la lumière du Soleil qui traverse l’atmosphère terrestre, celle-ci étant la seule à pouvoir se rendre jusqu’à la Lune. En fait, cette lumière blanche est filtrée par notre atmosphère et la moindre variation dans la quantité de particules présentes affecte la luminosité de l’éclipse. C’est ce filtre qui donne à la lune cette teinte rouge qui rappelle celle d’un coucher de Soleil.

L’éclipse débutera à 22h33 dimanche pour se terminer à 1h51 du matin lundi et sera entièrement visible du Québec. La phase totale, parfois appelée «Lune de sang» débutera à 23h41 pour prendre fin à 0h43. «On peut très bien l’observer à partir de chez soi à l’œil nu ou avec une petite paire de jumelles», signale M. Moussette.

Dans l’Est-du-Québec, seuls le Club d’astronomie Io de Val-Bélair et le Club d’astronomie de Charlevoix organisent des activités d’observation à cette heure tardive et durant cette période plutôt froide. L’Observatoire de la Découverte de Val-Bélair sera donc ouvert à compter de 19h et plusieurs activités sont prévues à la Base de plein air au coût de 5 $ pour les adultes et 3 $ pour les enfants. Le Club d’astronomie de Charlevoix propose pour sa part une activité gratuite à partir de 22h30 au quai de Baie-Saint-Paul. Ailleurs, des clubs d’astronomes amateurs de Chicoutimi, Saint-Félicien, Laval, Lavaltrie, Mont-Tremblant et, bien sûr, le Planétarium de Montréal ont aussi prévu souligner cette danse des astres.