Politique

Un nouveau site pour s'inscrire sur la liste électorale

MONTRÉAL - À un peu plus de quatre mois du scrutin au Québec, le directeur général des élections (DGE) invite tous les électeurs québécois à vérifier dès maintenant qu’ils sont bien inscrits sur la liste.

Par voie de communiqué, Pierre Reid a annoncé que cette démarche peut désormais se faire en ligne sur une nouvelle plateforme web disponible à l’adresse http://www.elections.quebec.

M. Reid rappelle aux électeurs d’effectuer les démarches dès que possible puisqu’il sera impossible, le jour du scrutin, de s’inscrire sur la liste électorale ou encore d’effectuer un changement d’adresse.

Cette plateforme web vise également à sensibiliser les électeurs québécois à l’importance de se déplacer, le 1er octobre prochain, pour exercer son droit de vote. On y retrouve également des informations sur le mode de scrutin et sur les manières de s’informer adéquatement.

Fait intéressant, le DGE note que pour la première fois, trois grands groupes démographiques - les 18-39 ans, la génération X et les baby-boomers - auront un poids électoral équivalent le 1er octobre prochain.

M. Reid prévient toutefois que cette donnée demeurera bien théorique si des représentants de toutes ces générations, et plus particulièrement les jeunes, décidaient de ne pas faire entendre leur voix.

Élections Québec dit d’ailleurs fonctionner à «plein régime» pour compléter les préparatifs électoraux. Ainsi, près de 30 000 urnes et 25 000 isoloirs sont déjà prêts, 3600 lieux de vote ont déjà été identifiés et 4,3 millions de dépliants d’information sont en cours d’impression.

Monde

Venezuela: Ottawa condamne l’élection «frauduleuse»

OTTAWA - Le gouvernement canadien prend des mesures pour faire pression sur le Venezuela après l’élection présidentielle dans ce pays, qualifiée de «frauduleuse», d’«illégitime» et d’«antidémocratique».

Les 14 pays membres du Groupe de Lima, dont le Canada, ont annoncé lundi qu’ils ne reconnaissaient pas le résultat du scrutin de dimanche au Venezuela, remporté par le leader socialiste Nicolas Maduro.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a déclaré par communiqué que le Canada entendait limiter ses relations diplomatiques et réduire ses engagements envers le Venezuela.

Soutenant que le régime Maduro n’a «démontré aucune volonté de prendre des mesures concrètes pour rendre le processus électoral conforme aux normes démocratiques internationales», la ministre Freeland a annoncé que le Canada ne nommerait pas d’ambassadeur au Venezuela. Seul un chargé d’affaires représentera le gouvernement Trudeau à Caracas.

«Une fois de plus, le régime Maduro n’a pas rempli ses obligations envers son peuple en restreignant les droits et libertés des Vénézuéliens et en empêchant les partis d’opposition de participer librement aux élections», a déclaré Mme Freeland par communiqué.

Le Canada va limiter ses relations avec le Venezuela aux activités visant à faire progresser les objectifs canadiens dans ce pays, comme la promotion de la démocratie et le respect des droits de la personne.

Ottawa interdit aussi à ses diplomates d’assister aux réunions ou aux événements internationaux organisés par le Venezuela, ainsi que la coopération militaire avec ce pays.

Résultat contesté

Le principal adversaire de Nicolas Maduro, le candidat Henri Falcon, a demandé la tenue d’une nouvelle élection pour empêcher une «crise sociale», affirmant que le scrutin présidentiel avait été entaché d’irrégularités et qu’il est illégitime.

Le Groupe de Lima, créé en août pour exercer une pression internationale sur le Venezuela, presse les 14 pays membres de la coalition de prévenir leur secteur financier du caractère risqué de tout commerce avec ce pays. Les capitales sont aussi invitées à accroître les pressions économiques et diplomatiques sur le Venezuela, notamment en refusant tout nouveau crédit à ce gouvernement et en réduisant leurs relations diplomatiques avec Caracas.

Les États-Unis - qui ne font pas partie du Groupe de Lima -, l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique latine avaient annoncé, avant même l’élection de dimanche, qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats du scrutin.

À Washington, un porte-parole avait déjà indiqué dimanche que l’administration du président Donald Trump pourrait mettre à exécution sa menace d’imposer des sanctions sur le pétrole vénézuélien. Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, avait prévenu qu’un «simulacre d’élections n’y changerait rien».

Le ministre vénézuélien de l’Information a annoncé lundi que Nicolas Maduro avait obtenu le plus important pourcentage de vote que tout autre candidat à la présidentielle depuis 1958.

Jorge Rodriguez a déclaré qu’il s’agissait d’un résultat «aux proportions épiques» et de «la plus grande victoire» de l’histoire du Venezuela.

Selon le conseil électoral national, M. Maduro a obtenu 4 millions de votes de plus que le candidat indépendant Henri Falcon. Toutefois, le faible taux de participation signifie que le total des votes en faveur de M. Maduro est plus bas que le score qu’il avait obtenu en 2013, lorsqu’il avait été élu pour la première fois par une faible marge.

Le candidat Javier Bertucci, qui a fini troisième, a rejoint Henri Falcon dans sa demande de rejeter le processus électoral.

Nicolas Maduro était le favori pour gagner l’élection malgré une crise qui rend la nourriture rare et déchaîne l’inflation dans ce pays autrefois riche, tandis que la production de pétrole dégringole. Le président, qui a succédé à Hugo Chavez, mort en 2013, obtient ainsi un deuxième mandat de six ans.

Le Lima s'insurge

Les 14 pays membres du Groupe de Lima, dont le Canada, ont annoncé lundi qu’ils ne reconnaissaient pas le résultat de l’élection présidentielle de dimanche au Venezuela, remportée par le leader socialiste Nicolas Maduro.

Son principal adversaire, le candidat Henri Falcon, a aussitôt demandé une nouvelle élection pour empêcher une «crise sociale», affirmant que le scrutin présidentiel avait été entaché d’irrégularités et qu’il est illégitime.

Le Groupe de Lima, créé en août dernier pour exercer une pression internationale sur le Venezuela, presse les 14 pays membres de la coalition à prévenir leur secteur financier du caractère risqué de tout commerce avec ce pays. Les capitales sont aussi invitées à accroître les pressions économiques et diplomatiques sur le Venezuela, notamment en refusant tout nouveau crédit à ce gouvernement et en réduisant leurs relations diplomatiques avec Caracas.

Les États-Unis - qui ne font pas partie du Groupe de Lima -, l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique latine avaient annoncé, avant même l’élection de dimanche, qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats du scrutin.

À Washington, un porte-parole avait déjà indiqué dimanche que l’administration du président Donald Trump pourrait mettre à exécution sa menace d’imposer des sanctions sur le pétrole vénézuélien. Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, avait prévenu qu’un «simulacre d’élections n’y changerait rien».

Le conseil électoral national a annoncé qu’après le dépouillement de 93% des bureaux de vote, Nicolas Maduro avait obtenu 68% des voix, battant son plus proche rival par 40 points de pourcentage. Le candidat Javier Bertucci, qui a fini troisième avec 11% des voix, a rejoint Henri Falcon dans sa demande de rejeter le processus électoral.

Nicolas Maduro était le favori pour gagner l’élection malgré une crise qui rend la nourriture rare et déchaîne l’inflation dans ce pays autrefois riche, tandis que la production de pétrole dégringole. Le président, qui a succédé à Hugo Chavez, mort en 2013, obtient ainsi un deuxième mandat de six ans.

L'opposition en furie

L'opposant Henri Falcon a lui aussi rejeté ce scrutin présidentiel, faute de «légitimité», et exigé la tenue d’une nouvelle élection avant la fin de l’année.

«Nous ne reconnaissons pas ce processus électoral, pour nous, il n’y a pas eu d’élection. Une nouvelle élection doit être organisée au Venezuela», a déclaré l’opposant Henri Falcon lors d’une conférence de presse, accusant le gouvernement d’avoir fait pression sur les électeurs.

L’adversaire de Nicolas Maduro a pointé du doigt les «points rouges», ces tentes installées par le PSUV, le parti au pouvoir. Après avoir voté, les électeurs sont venus s’y inscrire dimanche dans l’espoir de recevoir la prime promise par le président.

Dissident du chavisme, la doctrine politique créée par Hugo Chavez, prédécesseur de Nicolas Maduro de 1999 à 2013, Henri Falcon, 56 ans, s’était présenté en quittant la coalition d’opposition (MUD), qui boycotte le scrutin qu’elle qualifie de «fraude» depuis des mois.

L’autre candidat de l’opposition, le pasteur évangélique Javier Bertucci, 48 ans, a également dénoncé l’élection quelques minutes après et appelé à un nouveau vote.

«Une fraude»

Nicolas Maduro était le grand favori de cette élection anticipée, bien que 75% des Vénézuéliens désapprouvent sa gestion, lassés par les pénuries de nourriture, de médicaments, ou d’électricité, conjuguées à la hausse de l’insécurité.

Le tout avec un salaire minimum mensuel qui permet à peine d’acheter un kilo de lait en poudre. Des centaines de milliers de personnes ont préféré quitter le pays.

Pouvoirs électoral et militaire en main, opposition divisée: la route était dégagée pour le dirigeant socialiste qui se dit l’héritier du chavisme.

Le mandat présidentiel, d’une durée de six ans, doit démarrer en janvier 2019.

De Bogota à Lima, en passant par Santiago ou Madrid, des centaines de Vénézuéliens à travers le monde ont manifesté dimanche pour dénoncer «une fraude».

Outre l’opposition, les États-Unis, l’Union européenne et le groupe de Lima, une alliance de 14 pays d’Amérique et des Caraïbes, rejettent ce scrutin.

Tous accusent également Maduro de saper la démocratie. Quatre mois de manifestations quasi quotidiennes de l’opposition qui ont fait 125 morts à la mi-2017, ont été écartés d’un revers de main avec la mise en place d’une assemblée constituante, toute puissante arme politique au service du camp au pouvoir.

«Les élections truquées ne changent rien. Il faut que le peuple vénézuélien gouverne ce pays... une nation qui a tant à offrir au monde», avait tweeté le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Touché par l’effondrement des cours du brut depuis 2014, le Venezuela, qui tire 96% de ses revenus du pétrole, souffre d’un manque de devises qui l’a plongé dans une crise aiguë. En cinq ans le PIB a fondu de 45% selon le FMI, qui anticipe une contraction de 15% en 2018 et une inflation de 13 800%.

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Poutine félicite Maduro et appelle au dialogue national

Le président russe Vladimir Poutine a félicité lundi Nicolas Maduro pour sa réélection à la présidence du Venezuela ,lui souhaitant du «succès» face aux défis économiques, mais appelant à un «dialogue national», alors que l’opposition a contesté le scrutin.

Dans un télégramme de félicitations, «le président russe a souhaité à Nicolas Maduro une bonne santé et le succès dans la résolution des défis sociaux et économiques auxquels fait face le pays», a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

M. Poutine a également souhaité «la tenue d’un dialogue national dans l’intérêt du peuple vénézuélien dans son ensemble».

Le président russe «a indiqué être convaincu que les actions de Nicolas Maduro à la tête de l’État seront en mesure de poursuivre le renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays».

Le socialiste Nicolas Maduro a remporté l’élection présidentielle dimanche avec 68% des voix, loin devant ses concurrents. L’opposition avait boycotté le vote et dénoncé une «supercherie».

Les États-Unis, le Canada, l’Union européenne et une dizaine de pays d’Amérique latine avaient indiqué avant même la tenue du scrutin qu’ils n’en reconnaîtraient pas le résultat.

«Un précédent dangereux a été créé, lorsque la légitimité du processus électoral dépend non pas de la position des observateurs internationaux, mais de points de vue énoncés à l’avance par certains États», a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

«Il est clair qu’une telle attitude [des pays occidentaux] comporte de graves conséquences à long terme», poursuit le ministère, plaidant en faveur du «dialogue et de la réconciliation à l’échelle nationale» au Venezuela.

«Nous constatons malheureusement qu’il y a eu un troisième participant dans ces élections hormis le peuple vénézuélien et les candidats: il s’agit des États qui ont ouvertement appelé au boycott du scrutin», a déclaré le responsable du ministère pour l’Amérique latine, Alexandre Chtchetinine, cité par l’agence Interfax.

Le Venezuela a signé l’année dernière un accord de restructuration de sa dette avec la Russie, l’un de ses principaux créanciers, ce qui lui a offert un peu de répit dans un contexte de chute des prix des hydrocarbures et de sanctions américaines.

Environnement

Baleines noires: Ottawa interdit la pêche dans plusieurs zones

MONCTON, N.-B. - Les autorités fédérales décrètent la fermeture de plusieurs zones de pêche dans le golfe du Saint-Laurent en raison de la présence de baleines noires de l’Atlantique Nord, une espèce menacée.

Dans un communiqué, Pêches et Océans Canada indique que deux baleines noires de l’Atlantique Nord ont été signalées au large des côtes du Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement fédéral a donc décidé de «mettre en place des fermetures de pêche» pour certaines régions. La pêche au crabe des neiges et la pêche au homard sont notamment visées par cette fermeture.

La fermeture de la dernière zone annoncée prendra effet mardi à 16 h, a précisé le ministère. Tous les engins de pêche devront avoir été retirés à ce moment.

Le gouvernement fédéral ajoute que l’interdiction de pêcher demeurera en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

Monde

Le président palestinien Mahmoud Abbas demeure hospitalisé

RAMALLAH - Le président palestinien Mahmoud Abbas, toujours hospitalisé lundi dans un établissement de Ramallah, en Cisjordanie occupée, pourrait quitter l’hôpital mardi, a indiqué une source médicale.

M. Abbas, 83 ans, a été admis dimanche, pour des complications à la suite d’une opération à l’oreille.

Il était conscient et son état de santé s’est amélioré lundi, a affirmé à l’AFP un responsable palestinien sous le couvert de l’anonymat, ajoutant qu’il pourrait quitter l’hôpital mardi.

La porte-parole de l’hôpital Istichari, près de Ramallah, a affirmé que le président de l’Autorité palestinienne allait bien, mais n’a pas donné de détails sur la durée de son hospitalisation. Une source médicale a confirmé que M. Abbas se portait mieux.

L’état de santé de M. Abbas, connu pour être un grand fumeur, fait régulièrement l’objet de rumeurs.

Dimanche soir, Saëb Erekat, haut responsable palestinien, a indiqué à l’AFP que le président souffrait d’une «inflammation à l’oreille qui s’est développée à la suite de l’opération qu’il a subie récemment».

Selon un autre responsable palestinien, le président Abbas souffre de douleurs à la poitrine et d’une forte fièvre.

C’est la troisième fois que le chef de l’Autorité palestinienne est hospitalisé en une semaine, après avoir subi une opération chirurgicale mineure à l’oreille mardi. Il a ensuite été admis pour des examens samedi dans la nuit.

En février dernier, sa santé avait déjà fait l’objet de rumeurs après avoir subi des examens médicaux lors d’une visite aux Etats-Unis.

M. Abbas a été élu président de l’Autorité palestinienne en 2005 pour quatre ans, mais est resté à son poste faute d’élections, à cause des divisions intestines palestiniennes avec le Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza. Il n’a désigné aucun successeur.