Canadie

Le Canadien fait l’acquisition de l’attaquant Hunter Shinkaruk des Flames

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a fait l’acquisition lundi de l’attaquant Hunter Shinkaruk des Flames de Calgary.

En retour, le directeur général, Marc Bergevin, a cédé l’attaquant Kerby Rychel.

Âgé de 23 ans et originaire de Calgary, Shinkaruk a passé la dernière campagne avec le Heat de Stockton, dans la Ligue américaine de hockey, récoltant 32 points, dont 17 buts, en 63 matchs. Depuis ses débuts dans la LNH en 2015-2016, Shinkaruk a disputé 15 rencontres récoltant deux buts et un total de quatre points.

En 251 matchs en carrière dans la Ligue américaine, l’ex-choix de premier tour (24e au total) des Canucks de Vancouver en 2013 a marqué 75 buts et amassé 149 points avec le Heat et les Comets d’Utica.

Pour sa part, Rychel avait été acquis des Maple Leafs de Toronto à la fin du mois du février 2018. En quatre joutes avec le Canadien, il a inscrit un but et récolté deux points. Rychel a également pris part à 16 rencontres dans l’uniforme du Rocket de Laval, terminant avec huit buts et 12 points.

Politique

Les prévisions budgétaires du gouvernement tiennent la route, dit la VG

La vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, a donné sa bénédiction, lundi, à la stratégie budgétaire du gouvernement Couillard, trois jours avant le déclenchement de la campagne électorale.

Les finances de l’État québécois sont en ordre et les prévisions budgétaires formulées par le gouvernement Couillard jusqu’à 2021 sont «plausibles», a conclu la vérificatrice générale, dans un rapport fort attendu rendu public lundi.

En 2015, par souci de transparence et pour éviter de mauvaises surprises au gouvernement suivant, l’Assemblée nationale avait donné le mandat au Vérificateur général de dresser désormais le portrait objectif des finances publiques du Québec avant la tenue de chaque élection générale. Il s’agit donc d’une première, un geste qualifié par Mme Leclerc «d’important exercice démocratique».

Pour mener à bien sa tâche, la vérificatrice s’est appuyée sur le rapport préélectoral préparé par le ministère des Finances et rendu public aussi lundi, un document remis en juin et passé au peigne fin par l’équipe d’experts autour de la vérificatrice au cours des derniers mois.

En conclusion, qu’il s’agisse des prévisions de revenus consolidés (revenus autonomes et revenus obtenus grâce aux transferts fédéraux), de dépenses de fonctionnement, de missions ou des dépenses liées à la rémunération, sans compter le remboursement de la dette, les scénarios présentés par le gouvernement pour les années allant de 2018-2019 à 2020-2021 sont jugés «plausibles», donc ils tiennent la route, aux yeux de Mme Leclerc.

Le rapport de la vérificatrice tient compte des sommes annoncées dans le dernier budget du ministre des Finances, Carlos Leitao, en mars.

En conférence de presse, la vérificatrice générale a pris soin de mentionner qu’elle ne portait pas de jugement sur les choix du gouvernement, se contentant d’analyser leur réalisme sur le plan d’une saine gestion des finances publiques.

Le gouvernement a aussi prévu une marge de manoeuvre suffisante, en cas de pépin, selon elle.

On a donc aussi tenu compte de l’incertitude économique ambiante, provoquée par la montée du protectionnisme en provenance des États-Unis, principal partenaire économique du Québec, de même que du risque de voir poindre une récession.

Surplus

Dans le rapport préélectoral préparé par le ministère des Finances, on apprend que Québec prévoit engranger un surplus annuel de l’ordre de 950 millions $, pour les années budgétaires allant de 2018-2019 à 2022-2023.

Avec la bonne performance de l’économie, le faible taux de chômage, Québec voit ses coffres se remplir des contributions fiscales des particuliers et des sociétés.

La croissance des revenus fiscaux (taxes et impôts), qui représentent 60 % des revenus consolidés de l’État, est en croissance de 3 % en 2018-2019 et se poursuivra à ce rythme les années suivantes.

La croissance économique s’est accélérée en 2017, alors que le produit intérieur brut (PIB), principale mesure de l’activité économique, est passé de 1,4 % en 2016 à 3 % l’année suivante.

Québec prévoit que la tendance à la hausse se poursuivra, mais plus lentement, à 2,1 % en 2018 et à 1,7 % en 2019, soit l’équivalent des prévisions canadiennes.

Politique

Legault prépare un «catalogue de chicanes», accuse Couillard

SCOTT - Le premier ministre Philippe Couillard croit que si son adversaire caquiste François Legault prend le pouvoir, il déclenchera une série de conflits. «Je trouve qu’il a l’air de nous dresser un bon catalogue de chicanes actuellement.»

Sur la laïcité, avec les régions, avec les Premières nations, avec les médecins spécialistes, avec le fédéral et les immigrants, résume M. Couillard. «La liste est longue. Ça va être tout un champ de bataille. Il a l’air de nous préparer pour ça.»

M. Legault a par exemple l’intention de rouvrir le débat sur la laïcité en adoptant rapidement un projet de loi qui interdirait tout port de signes religieux chez les personnes en position d’autorité, comme les policiers ou les enseignants. 

M. Couillard n’a pas l’intention de s’étendre sur le sujet en campagne électorale, car il s’agit selon lui d’une affaire classée. «Si M. Legault veut refaire un débat là-dessus, il le fera, mais ce ne sera pas avec moi.»

Le chef du PLQ abonde dans le même sens que son président de campagne Alexandre Taillefer, qui soutenait il y a quelques jours que M. Legault représentait une menace à la paix sociale. 

La centaine de candidats libéraux qui sont déjà investis ont été conviés lundi à une journée de formation à la Cache à Maxime de Scott, en Beauce. L’objectif de cette rencontre, une idée de M. Taillefer, est de «souder l’équipe» avant de partir aux quatre coins du Québec. 

En campagne, M. Couillard a l’intention de promettre «des choses parfois très simples» aux Québécois. Au lieu de s’étendre sur de grandes politiques, il veut faire des propositions «qu’on peut tenir dans le creux de la main, qu’on voit facilement qu’on peut montrer aux citoyens». 

Le déclenchement de la campagne électorale aura lieu jeudi. Les libéraux ont l’intention d’avoir une équipe presque complète à ce moment-là. 

Plus de détails à venir…

Politique

Justin Trudeau se justifie d’avoir traité une citoyenne de raciste

OTTAWA — Justin Trudeau ne croit pas être allé trop loin en traitant de raciste une femme qui lui réclamait un remboursement aux Québécois pour l’accueil des migrants en provenance des États-Unis.

«Jamais on ne devrait accepter la peur et la division comme outil politique», a-t-il martelé en associant les commentaires de la citoyenne au discours politique de droite.

Le premier ministre s’est vu obligé de revenir sur l’incident lors d’un point de presse à Ottawa, lundi matin. M. Trudeau était sur les lieux de la première pelletée de terre du nouvel entrepôt d’Amazon au Canada. Plusieurs questions des journalistes ont porté sur cette altercation dont les images circulent dans les médias sociaux.

Il a parlé de populisme et de «menteries». Et il a dit qu’il était de son devoir de dénoncer ce genre de propos.

«Je pense que c’est important de comprendre qu’on est dans un moment politique où l’approche basée sur la peur, sur la division, sur la méfiance envers l’autre, sur le populisme, (...) sur des vérités partielles ou des mensonges, peut être très dangereuse pour une société», s’est-il justifié en soulignant qu’il respectait «la diversité des perspectives politiques».

Il est revenu sur la question des migrants, assurant, une fois de plus, qu’il n’y a pas de crise, et a accusé ceux qui tentent d’insinuer le contraire d’être irresponsables.

«Nos règles continuent à s’appliquer à chaque personne qui arrive et on traite les dossiers à fond de chaque personne qui arrive, quelle que soit la façon dont elle arrive», a assuré, une fois de plus, M. Trudeau.

Le député conservateur Pierre Paul-Hus a réagi sur les réseaux sociaux lundi après-midi. La question de la dame, à son avis, n’a «rien à voir avec l’intolérance et le racisme».

Il s’agit de Diane Blain, une citoyenne membre du groupe de la droite identitaire Storm Alliance dans Facebook. Ce groupe est à l’origine de plusieurs manifestations pour dénoncer l’arrivée de demandeurs d’asile à Saint-Bernard-de-Lacolle.

Questionné à ce sujet, M. Paul-Hus a dit ignorer le fait que Mme Blain était sympathique à ce groupe identitaire.

«Moi, ce que j’ai vu, c’est une femme - sans savoir d’où elle venait - qui est là et qui pose une question, la même question que le gouvernement du Québec demande et qu’on a soulevée en Chambre souvent», a-t-il dit en ajoutant que le Parti conservateur n’avait aucun lien avec Storm Alliance.

Trop loin?

Dans la vidéo tournée par un téléphone lors du passage du premier ministre à Sabrevois, en Montérégie, jeudi, on voit la dame d’abord demander au premier ministre s’il entend rembourser les Québécois pour l’accueil des demandeurs de statuts de réfugiés qui traversent la frontière américaine. Elle cite la demande de 146 millions $ faite par le gouvernement du Québec.

«Je veux savoir quand vous allez nous remettre le 146 millions $ qu’on a payés pour vos immigrants illégaux, s’est écriée la dame. C’est nous autres qui a payé pour ça!»

Le premier ministre, au micro sur une petite scène extérieure, a commencé par lui répondre en dénonçant l’intolérance.

«Madame, cette intolérance par rapport aux immigrants, ça n’a pas sa place au Canada», a-t-il répondu.

Puis, lorsqu’elle l’a apostrophé quelques minutes plus tard durant un bain de foule en lui demandant s’il est «tolérant avec les Québécois de souche», il l’a traitée de «raciste».

«Madame votre racisme n’a pas sa place ici», a-t-il dit en ajoutant qu’il était un «fier Québécois» avant de quitter les lieux.

La dame a ensuite été approchée par deux agents de la GRC qui lui ont demandé de s’identifier, ce qu’elle a refusé de faire.

Justin Trudeau est-il allé trop loin? Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, soutient qu’il aurait eu une approche différente.

«Si quelqu’un me parle d’une inquiétude face à la diversité, je vais accepter que cette inquiétude existe et je vais tenter d’expliquer mon point de vue, que c’est une chose qui peut être très positive pour notre société», a-t-il affirmé.

Sa réaction contraste avec celle de la ministre ontarienne responsable de l’Immigration, Lisa MacLeod, qui croit que c’est plutôt Justin Trudeau qui divise.

«Lorsque le premier ministre est confronté aux problèmes que son gouvernement a créés, qu’il cède à la panique et traite les gens de racistes, il méprise le débat que nous avons», a-t-elle dit.

À l’instar du Québec, le nouveau gouvernement conservateur de l’Ontario demande un remboursement d’Ottawa pour l’accueil des demandeurs d’asile, qu’il estime à au moins 200 millions $.

Le gouvernement fédéral a offert 50 millions $ au Québec, à l’Ontario et au Manitoba pour défrayer une partie des dépenses générées par l’entrée de migrants en sol canadien. Jusqu’à présent cette année, 12 378 personnes sont entrées au Canada de façon irrégulière et ont présenté des demandes d’asile.