Est ontarien

Y aura-t-il des magasins de cannabis dans l’Est ontarien ?

Le conseil municipal de Clarence-Rockland a donné le feu vert à l’ouverture de magasins de cannabis sur son territoire, même s’il ne pourra probablement pas accueillir de tels commerces de sitôt.

Le gouvernement ontarien a annoncé jeudi que seulement 25 magasins de cannabis pourront ouvrir dans la province, le 1er avril prochain. Ces premiers établissements ne pourront être situés dans une ville comptant moins de 50 000 habitants. Un total de cinq permis seront octroyés aux municipalités de l’Est ontarien, incluant Ottawa. Certains conseils municipaux se sont quand même prononcés sur la question, lundi.

Justice et faits divers

Incendie à Gatineau

Les pompiers de Gatineau ont été appelés à combattre un incendie qui s’est déclaré tard lundi soir dans un garage situé derrière un immeuble à logements situé au 1288, rue Saint-Louis.

Selon le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), le garage était complètement embrasé et les flammes se sont propagées à l’immeuble résidentiel. 

Les gens à l’intérieur ont été évacués. Les autorités ont été dépêchées sur les lieux vers 22 h 50. 

Les autorités ne rapportaient aucun blessé, à 23 h. Les policiers du SPVG ont érigé un périmètre de sécurité. 

La cause de l’incendie était inconnue en fin de soirée. 

Justice et faits divers

Procès civil d’Yves «Colosse» Plamondon: un report et un défendeur de moins sur la liste

Le procès civil intenté par Yves «Colosse» Plamondon contre la police et la poursuite n’aura pas lieu comme prévu en janvier. Et il pourrait se faire en retirant de la liste des défendeurs René de la Sablonnière, l’ancien procureur de la Couronne devenu juge qui avait fait condamner Plamondon.

En raison de graves problèmes de santé d’un des avocats de Plamondon, le procès prévu pour 22 jours à partir du 7 janvier sera reporté, vraisemblablement à la fin de l’année 2019.

L’ex-détenu âgé de 68 ans réclame pas moins de 35 millions $ en dommages après avoir passé presque trois décennies derrière les barreaux pour les meurtres de trois trafiquants de drogue, au début des années 1980, à Québec.

La Cour d’appel a reconnu de graves erreurs de divulgation de preuve dans le procès de Plamondon, en 1986, des erreurs qui ont pu avoir une incidence dans sa condamnation. Un second procès a été ordonné, mais la Couronne a plutôt choisi de retirer les accusations.

Yves «Colosse» Plamondon a été libéré, puis réarrêté quelques mois plus tard après avoir accompagné un complice dans un braquage de caisse populaire. Il est toujours détenu, mais devrait retrouver sa liberté sous peu après avoir purgé le reliquat de sa peine de cinq ans.

«Graves fautes»

Les avocats de Plamondon soutiennent que les enquêteurs de la Sûreté du Québec et le procureur de la Couronne René de la Sablonnière ont commis de graves fautes en cachant des déclarations de témoins qui venaient donner un alibi à leurs clients. Selon les demandeurs, le procureur de la Couronne de l’époque a aussi écarté délibérément une témoin civile qui aurait pu contredire le délateur, témoin-vedette de la poursuite qui incriminait «Colosse».

Tous ces reproches ne justifient pas la présence de René de la Sablonnière, aujourd’hui juge à la Cour du Québec, comme défendeur, a soulevé le juge Jean-François Émond de la Cour supérieure, affecté au dossier. «Il demeure un préposé de l’État, dans l’exercice de ses fonctions, fait remarquer le juge Émond. Et la Procureure générale du Québec peut répondre à tout ça.»

Si jamais une faute est établie et que des dommages sont accordés, le gouvernement du Québec demeurera l’unique payeur, ajoute le juge.

L’un des avocats de Plamondon, Me Daniel Rock, assure qu’il n’y a jamais eu de vendetta contre l’ancien procureur de la Couronne. Il a promis de recommander à son client de retirer le nom de René de la Sablonnière, par souci d’efficacité et pour réduire la durée du procès.

Lors du procès civil, les avocats de Plamondon devront convaincre la cour que les jurés auraient rendu un verdict différent s’ils avaient connu tous les éléments gardés cachés. A contrario, les avocats de la Procureure générale œuvreront à démontrer que les omissions n’ont eu aucun impact dans le verdict et que les omissions ne sont pas en lien direct avec les dommages allégués par Plamondon.

Monde

Une bombe visant un groupe de médias explose en Grèce

ATHÈNES — Une bombe artisanale a explosé tôt lundi matin devant le bâtiment où siège le groupe de radiotélévision privée Skaï dans la banlieue balnéaire d’Athènes, sans faire de victime, provoquant des dégâts sur la façade de l’immeuble, a indiqué la police.

Le gouvernement a condamné cet «acte terroriste», le premier ministre Alexis Tsipras dénonçant un «attentat contre la démocratie». La police antiterroriste a ouvert une enquête, privilégiant la piste des groupes extrémistes grecs.

La bombe de «grande puissance» composée d’un engin artisanal a explosé vers 2h30 locales, 45 minutes après un appel téléphonique anonyme à une autre chaîne de télévision et à un site d’information pour prévenir de l’imminence de l’explosion, a-t-on appris auprès d’une source policière.

Après cet appel, la police a aussitôt bouclé les rues avoisinantes et évacué l’immeuble où siège la radiotélévision Skaï, l’une des plus importantes du pays, appartenant à la famille d’armateurs Alafouzos.

Selon la police, la bombe a été placée dans une rue étroite près de la clôture entourant l’immeuble, ce qui a causé une «grosse déflagration».

Les vitres de la façade du bâtiment de Skaï ont volé en éclats, provoquant «d’importants dégâts», selon un communiqué de la station, dont le siège est situé dans la banlieue de Néo Phaliro.

Pas revendiqué

L’attentat n’a pas été pour le moment revendiqué mais selon certains experts, le mode d’action renverrait au groupe grec d’extrême gauche OLA (Groupe des combattants populaires), qui a revendiqué au moins cinq attentats similaires, sans victime, depuis son apparition en 2013. L’attentat contre Skaï est «un attentat des puissances lâches et obscures contre la démocratie; elles ne vont pas toutefois réussir leur objectif, de terroriser ou de désorienter», a déclaré Alexis Tsipras, cité dans un communiqué de ses services.

Le chef du gouvernement de coalition, mené par son parti de gauche Syriza et du petit parti souverainiste de droite Anel, a exprimé «son soutien sincère aux journalistes et à tous ceux qui travaillent à la chaîne».