Gatineau

Gatineau consulte la population pour un futur ombudsman

La Ville de Gatineau se tournera vers la population au cours des prochaines semaines pour l’aider à déterminer le modèle du futur Bureau de l’ombudsman de Gatineau (BOG).

Une première séance d’information aura lieu le 5 septembre prochain, de 18 h 30 à 21 h à la salle des Fêtes de la Maison du citoyen.

Ce sera l’occasion pour les citoyens d’obtenir toute l’information nécessaire pour une participation éclairée à la consultation publique, qui elle, est prévue le 3 octobre, dès 15 h, à la salle Jean-Desprez de la Maison du citoyen.

Cette seconde réunion permettra aux personnes ayant déposé un mémoire de le présenter verbalement si elles le désirent.

La date limite pour déposer un mémoire est le 26 septembre.

Il sera aussi possible pour les citoyens désireux de le faire de s’exprimer verbalement sur le sujet sans avoir préalablement déposé de mémoire.

Les citoyens souhaitant participer à cet exercice sont priés de s’inscrire avant le 1er octobre en téléphonant au 819-243-2345, poste 7155.

Cette démarche s’inscrit dans les étapes prévues par le comité de travail mandaté d’analyser les divers modèles d’ombudsman.

Le conseil municipal a nommé Maryline Caron comme ombudsman par intérim, en juin dernier, après que son prédécesseur et toute son équipe de commissaires eurent claqué la porte du BOG.

Ces démissions en bloc sont survenues dans la foulée du rapport de la Vérificatrice générale qui mettait à mal l’intégrité et la crédibilité de l’ombudsman. 

Actualités

Le compte à rebours est entamé pour David Saint-Jacques

MOSCOU — Qu’il soit assis dans une salle de classe, installé devant un écran simulant l’atterrissage d’une capsule Soyouz ou allongé dans la centrifugeuse du centre de formation des cosmonautes Youri-Gagarine, le regard de David Saint-Jacques ne vacille jamais. Ses yeux sont tournés vers un seul objectif : la Station spatiale internationale (SSI), vers où il s’envolera dans un peu moins de quatre mois.

La cloche du début des classes avait déjà sonné, jeudi matin, lorsque la délégation de journalistes canadiens est arrivée dans la salle du complexe reclus situé en banlieue de Moscou où l’astronaute peaufinait ses aptitudes de pilote. S’il devait prendre la relève du commandant de vol, il lui faudra manœuvrer pour que la capsule se pose à l’emplacement prévu, dans les steppes du Kazakhstan.

Éducation

Éducation sexuelle en Ontario: les enseignants baignent dans la confusion

TORONTO — À moins d’un mois du retour en classe, les conseils scolaires de l’Ontario n’ont toujours pas reçu le matériel didactique lié à l’ancien programme d’éducation sexuelle que veut remettre en place le gouvernement de Doug Ford.

Selon une porte-parole de l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario, les conseils n’ont pas encore reçu d’instructions du gouvernement progressiste-conservateur à ce sujet.

Le gouvernement Ford a annoncé le mois dernier qu’il irait de l’avant avec son engagement électoral de supprimer la version modernisée du programme d’éducation sexuelle, qui aborde notamment des questions telles que le consentement sexuel et la cyberintimidation. En attendant un nouveau programme, il avait promis de réinstaurer l’ancienne version du programme, mise en place il y a 20 ans.

Mais une certaine confusion règne au sujet de ce que les enseignants seront censés enseigner à la suite des messages contradictoires de la ministre de l’Éducation, Lisa Thompson. Celle-ci avait déclaré, le mois dernier, que seule une partie de la plus récente version du programme serait écartée.

Un porte-parole de la ministre a dit jeudi que les conseils scolaires recevraient des instructions et du matériel « dans un avenir proche », sans apporter de plus amples précisions.

Le précédent gouvernement libéral avait mis à jour le programme d’éducation sexuelle en 2015.

Les opposants à la réforme, en particulier les « conservateurs sociaux », s’insurgeaient contre les éléments concernant le mariage homosexuel, l’identité de genre et la masturbation. Le premier ministre Doug Ford a promis qu’un gouvernement conservateur remplacerait ce programme par un autre qui serait « plus approprié ».

Les consultations sur le prochain programme s’amorceront en septembre. Le gouvernement a donné peu de renseignements sur la manière dont elles seront menées.

Les deux plus grands syndicats d’enseignants de la province se sont prononcés contre le retour à l’ancien programme et se sont engagés à défendre leurs membres qui continueront à suivre le programme de 2015 pour aider leurs élèves.

« Nous savons que nous avons des membres qui se sentent pris au piège entre leur obligation de suivre les directives de l’employeur et leur impératif éthique d’assurer la sécurité des jeunes », a déclaré le président de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario, Harvey Bischof.

Trump aurait collaboré avec la Russie, dit Brennan

WASHINGTON — L'ancien directeur de la CIA John Brennan a affirmé que le président américain Donald Trump lui avait retiré son habilitation secret défense pour faire peur à ses détracteurs et étouffer une enquête sur ses liens avec la Russie.

Dans une tribune au vitriol publiée jeudi dans le New York Times, M. Brennan a déclaré que cette décision, annoncée la veille par la Maison Blanche, était politique.

«Clairement, M. Trump veut à tout prix se protéger et protéger les personnes proches de lui», a dit M. Brennan, y voyant «une tentative de faire taire, en leur faisant peur, d'autres qui oseraient le défier».

L'ancien haut responsable, qui fut jusqu'en janvier 2017 le gardien des secrets des États-Unis, a balayé les assurances de M. Trump selon lesquelles son équipe de campagne n'a pas oeuvré avec la Russie à remporter l'élection présidentielle de 2016.

«Que M. Trump prétende qu'il n'y a pas eu collusion, c'est, pour faire court, n'importe quoi», a-t-il dit.

«Les seules questions qui demeurent sont celles de savoir si la collusion qui a eu lieu est un complot susceptible de constituer un crime, s'il y a eu entrave à la justice pour couvrir une collusion ou un complot, et combien de membres de la “SARL Trump” ont tenté d'escroquer le gouvernement en faisant du blanchiment d'argent et en cachant les mouvements financiers allant dans leurs poches», a-t-il ajouté.

Propos virulents

Les mots de M. Brennan sont d'une virulence sans précédent, même si de nombreux responsables dont lui ont critiqué le président depuis son accession au pouvoir.

Un procureur spécial, Robert Mueller, enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur une possible collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump.

«Aujourd'hui, plus que jamais, il est de la plus haute importance que le procureur Robert Mueller et son équipe d'enquêteurs puissent achever leur travail sans interférences — de la part de M. Trump ou de qui que ce soit d'autre — afin que les Américains obtiennent les réponses qu'ils méritent», a conclu John Brennan.

Dans un entretien au Wall Street Journal mercredi, M. Trump a reconnu que sa décision sur le retrait de l'habilitation secret défense de M. Brennan était liée à l'enquête russe.

«J'appelle ça la chasse aux sorcières truquée, c'est une farce», a dit le président, en référence à l'enquête. «Je pense donc que c'est quelque chose qu'il fallait faire», a-t-il ajouté.