La directrice générale de GFGSO, Yvonne Dubé

Yvonne Dubé reste en poste chez GFGSO

Yvonne Dubé, l’auteure d’une plainte pour harcèlement criminel ayant mené à l’arrestation d’un journaliste, la semaine dernière à Gatineau, garde son poste de directrice générale des Grands frères Grandes sœurs de l’Outaouais (GFGSO), une décision prise de manière unanime par les membres du conseil d’administration de l’organisme.

Dans un communiqué reçu lundi après-midi — mais daté de mardi —, le président du conseil d’administration des GFGSO, Richard Gravel, vante les progrès de l’organisme depuis l’arrivée en poste de Mme Dubé, en 2015.

« À ce moment, l’organisation avait un chiffre d’affaires de 476 000 $ répondant aux besoins de 100 enfants, lit-on dans le communiqué. Aujourd’hui le chiffre d’affaires est de plus de 1 000 000 $ tout en répondant aux besoins de 500 enfants. Ce qui représente une croissance exceptionnelle. »

Le conseil d’administration note également que l’organisme est en nomination pour un prix d’excellence du réseau de la santé et des services sociaux.

« La décision du CA a été unanime à savoir que les administrateurs maintiennent le contrat de travail de la DG ainsi que sa confiance, est-il écrit. Nous savons que dans la région de l’Outaouais, plus de mille enfants sont dans le besoin. Le CA demande à la population de soutenir les GFGSO en continuant de s’impliquer dans les activités afin de répondre aux besoins des enfants. »

L’organisme ne fait mention nulle part, dans son communiqué, de la controverse nationale ayant éclaté à la suite de l’arrestation du journaliste Antoine Trépanier, la semaine dernière, par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Le reporter de Radio-Canada Ottawa-Gatineau travaillait depuis plusieurs semaines sur un reportage ayant révélé que Mme Dubé a pratiqué le droit sans autorisation, de septembre 2011 à mars 2012. 

Selon la direction de Radio-Canada, le journaliste cherchait à obtenir une entrevue devant la caméra avec Mme Dubé, après avoir pu en réaliser une première par téléphone. La directrice générale des GFGSO ne se serait pas présentée au rendez-vous ayant été fixé, de sorte que le journaliste l’a recontactée. Mme Dubé a ensuite porté plainte pour harcèlement criminel. Le jour même, Antoine Trépanier a été arrêté par le SPVG.

Il n’a pas été possible, lundi, d’obtenir une entrevue avec un représentant du conseil d’administration des GFGSO. L’organisme prévoit rencontrer la presse mardi, en fin d’avant-midi.