Yves-François Blanchet lance officiellement sa campagne à la direction du Bloc québécois.

Yves-François Blanchet lance sa campagne samedi: «C’est comme une étape excitante»

TROIS-RIVIÈRES — «C’est comme une étape excitante, une étape le fun, une étape avec une couple de 100 personnes dans une salle. Mais cela n’a pas l’intensité du moment de la décision. On n’est pas tant dans la célébration que dans la planification rigoureuse de ce qu’on va faire dans l’année qui s’en vient, avec de gros efforts de financement bien sûr.»

Voilà dans quel état d’âme se trouvait Yves-François Blanchet à la veille de procéder au lancement officiel de sa campagne à Montréal pour devenir le prochain chef du Bloc québécois.

«Samedi, ce n’est ni le moment de la décision, ni même la confirmation, parce que j’ai déjà confirmé. Le financement requis n’est pas un problème, tout comme les signatures requises. On est déjà en train de travailler sur l’année 2019. L’année 2019, ce n’est pas celle où on va parler des enjeux passés du Bloc, c’est celle où on va parler de Justin Trudeau, de Jagmeet Singh, d’Andrew Scheer, de la différence de nos visions pour le Québec. Moi, je suis déjà pas mal en 2019 dans ma vision, je suis en train de monter les activités de 2019, je suis en train de développer les contenus qu’on va mettre de l’avant»», a-t-il confié au Nouvelliste.

Par ailleurs, il ne sait toujours pas dans quel comté il entend se présenter lors du scrutin fédéral. «Il n’y a rien d’acquis, rien d’arrêté, rien de final. Quand les chiffres de sondages vont bouger, on va regarder comment ça se comporte parce que de nos jours, les modèles sont tellement précis que quand les sondages bougent, les comtés changent de couleur, et la variable chef est aussi une autre variable importante pour le changement de couleur d’un comté. Je ne m’engage pas dans une circonscription en particulier», a-t-il fait savoir en entrevue.

Sans exclure aucune circonscription «parmi les meilleures», précise-t-il, celui-ci reconnaît que la région a déjà Louis Plamondon, «qui fait une super job et qui est hyper connu». S’il écarte ouvertement Saint-Maurice-Champlain et qu’il verrait d’un bon oeil le retour d’Yves Ferron comme candidat dans Berthier-Maskinongé, M. Blanchet n’exclut pas Trois-Rivières, «mais ce n’est pas en haut de la liste». Et pas question de tenter de recruter dans ses rangs Robert Aubin. «S’il est candidat pour le NPD, il va affronter un candidat du Bloc», a-t-il laissé savoir.

Et que pense son épouse Nancy Déziel? «Il y a très peu de conjoints qui sont enthousiastes à l’idée que leur conjoint aille en politique parce que ça fait énormément peur. Mais je me suis promis à moi-même que j’allais être capable de faire de la politique tout en ayant une vie amoureuse et personnelle et familiale saine et équilibrée. Ça, je ne ferai pas de compromis. Je vais faire ce qu’il faut faire, mais je ne compromettrai pas ma vie de couple ni ma vie familiale», a conclu M. Blanchet.