L’employé en question n’aura donc même pas eu à quitter temporairement son emploi au Walmart du boulevard Maloney Ouest, où il travaille depuis deux décennies.

Walmart: l’employé de Gatineau restera en poste

L’homme atteint de déficience intellectuelle qui travaille dans un magasin Walmart de Gatineau depuis plus de 20 ans pourra y conserver son emploi malgré la décision de la multinationale de renoncer à son programme d’intégration.

La controverse soulevée la semaine dernière par l’annonce de la fin du programme d’intégration de Walmart qui permettait l’embauche de personnes atteintes de déficience intellectuelle ou d’un trouble du spectre de l’autisme ne touchera finalement pas le seul employé concerné en Outaouais.

Le directeur général de l’Association pour l’intégration communautaire de l’Outaouais (APICO), Stéphane Viau, a indiqué avoir reçu un appel d’une représentante de Walmart Canada, mercredi matin. «Elle voulait s’excuser de la situation déplorable qu’il y a eu en fin de semaine et m’a dit qu’il y avait eu une mauvaise communication à l’interne, a rapporté M. Viau. Elle m’a dit que l’employé à Gatineau ne perdra pas son travail.»

L’employé en question n’aura donc même pas eu à quitter temporairement son emploi au Walmart du boulevard Maloney Ouest, où il travaille depuis deux décennies en accomplissant «un peu de tout». «Pour l’instant», cet employé demeure embauché en vertu du programme d’intégration, mais une analyse sera faite pour déterminer s’il peut être engagé comme un employé régulier, a fait savoir M. Viau.

Ailleurs en province, la disparition du programme d’intégration touche des employés dans une vingtaine de magasins de la chaîne. En Mauricie seulement, 19 employés sont concernés.

La décision de la multinationale a soulevé l’ire de plusieurs citoyens et politiciens. Walmart a présenté des excuses, samedi, pour avoir «créé de la confusion et de la déception».

Le géant du commerce du détail s’est engagé à travailler avec l’ensemble des participants de son programme de formation professionnelle, de leur famille et des organismes de services sociaux pour trouver de «nouveaux arrangements», alors qu’il en poursuivra le démantèlement au cours des prochaines semaines.

Dans un courriel obtenu par plusieurs médias, le vice-président aux Affaires corporatives de Walmart Canada, Robert Nicol, n’exclut pas la possibilité de les réembaucher.