Roch Lalonde exige des mesures pour contrer la vitesse sur sa rue.
Roch Lalonde exige des mesures pour contrer la vitesse sur sa rue.

Vitesse excessive dans une zone scolaire

Martin Brunette
Martin Brunette
Le Droit
Un citoyen de Casselman craint le pire pour les jeunes qui circulent sur sa rue si rien n’est fait pour réduire la vitesse des véhicules.

Roch Lalonde, résident de la promenade Des Érables, s’est présenté devant le conseil municipal de Casselman, mardi soir, dans l’espoir d’éviter une tragédie.

« Je suis ici ce soir pour vous demander de mettre en place des mesures d’atténuation de vitesse des véhicules, tous les véhicules. Il y a une certaine culture de la vitesse sur la promenade Des Érables », a déclaré M. Roch Lalonde. 

La promenade Des Érables débute au chemin St-Isidore et se rend jusqu’à l’Académie de la Seigneurie qui abrite une école secondaire et une école primaire. À cela s’ajoute également une garderie ouverte de 6 h à 18 h, cinq jours par semaine. 

M. Lalonde remarque quotidiennement plus d’une vingtaine d’écoliers passer devant chez lui. Les dangers de la vitesse sont également amplifiés par le fait que la bordure du trottoir est pratiquement à la même hauteur que la chaussée. 

« Il y a peu de différence entre le trottoir et le chemin pavé », précise M. Lalonde. Celui-ci ajoute que la limite de vitesse de 40 km/h n’est également pas affichée pour les véhicules qui quittent l’école. 

Résidant sur cette rue depuis 2011, c’est en automne 2016 que Roch Lalonde a remarqué une augmentation de la vitesse sur sa rue. C’est à ce moment qu’il a avisé la municipalité du problème. 

Au mois de mai 2017, la municipalité à installer un radar signalant aux conducteurs leur vitesse. 

« Moi je suis souvent à l’extérieur et je peux vous dire que j’ai vu un véhicule qui circulait à 88 km/h en direction de l’école », a déploré Roch Lalonde. 

De son côté, le maire a suggéré de joindre la Police provinciale de l’Ontario afin que des radars soient sur place. Selon, Roch Lalonde toutefois, cela ne fera qu’un mettre un pansement temporaire sur la plaie. 

« La police n’est pas là toutes les heures de la journée. Ça ne règle pas le problème. Il faut aller plus loin parce que je crains une fatalité », précise M. Lalonde. 

La municipalité prévoit à son budget cette année du financement pour l’achat de pancarte de vitesse pour le secteur. 

Par ailleurs, depuis l’adoption récente du projet de Loi 65 sur la sécurité des zones scolaires, les municipalités ont le pouvoir d’installer des radars photo dans ces zones.