Une illustration de l’oeil bionique d’iBIONICS

Vision bionique pour non-voyants

Une entreprise d’Ottawa est à développer une technologie de vision bionique qui permettra de redonner une vue fonctionnelle artificielle aux non-voyants ayant perdu la vue en raison d’une maladie de la rétine.

Technologies iBIONICS, une compagnie d’Ottawa avec un bureau à l’Université du Québec en Outaouais, s’est vue accorder 438 400 $ du gouvernement du Québec pour soutenir la mise au point de sa solution de vision bionique à haute résolution.

La technologie Diamond EyeMC consiste en une puce encapsulée dans un boîtier en diamant fixé à la rétine, ainsi que des lunettes spécialisées qui traiteront et enverront l’information visuelle à l’implant au moyen d’un laser.

Le projet sera réalisé en collaboration avec l’Université de Sherbrooke, Azastra Opto et le Centre universitaire d’ophtalmologie de l’Université de Montréal Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

L’entreprise a encore besoin de dix millions $ pour mener le développement de sa technologie à terme, pour terminer l’étape d’essais cliniques et pour la commercialisation. Technologies iBIONICS espère que le tout sera prêt pour 2023-2024.

Il existe déjà des technologies d’œil bionique qui permettent de distinguer des formes et des mouvements, mais iBIONICS affirme que sa solution accroîtra de manière beaucoup plus grande et utile la vision artificielle, permettant notamment aux receveurs de reconnaître une personne devant elle.

« La chirurgie se fait sous anesthésie locale, et est beaucoup moins envahissante que ce qui se fait actuellement. Elle durera de 90 minutes jusqu’à environ une heure au lieu des 4,5 heures actuellement », a aussi expliqué Suzanne Grant, présidente et chef de la direction de Technologies iBIONICS.

Le financement de Québec permettra de mettre au point l’implant rétinal dans un support en silicone et le système de fixation à la rétine. L’argent du gouvernement provincial permettra aussi la mise en point des lunettes, la technique de chirurgie et des outils chirurgicaux adaptés.

« L’industrie des sciences de la vie fait partie du tissu industriel québécois depuis plus d’un siècle et représente l’un des secteurs les plus dynamiques et innovateurs de l’économie québécoise. Nos organisations multiplient les idées pour faire croître et rayonner davantage cet important secteur au moyen de projets avant-gardistes, comme celui de Technologies iBIONICS », a indiqué dans un communiqué la députée de Gatineau et ministre responsable de la région de l’Outaouais, Stéphanie Vallée.

« C’est à Sherbrooke qu’on effectuera les tests de conformité requis pour les essais cliniques et qu’on travaillera à l’optimisation du prototype », a pour sa part signalé le ministre de la Famille et député de Sherbrooke, Luc Fortin.