Vingt-sept employés de Radio-Canada/CBC reçoivent leur avis

Paul Gaboury
Paul Gaboury
Le Droit
Un total de 27 employés de Radio-Canada/CBC à Ottawa ont été avisés par lettre hier de l'abolition de leur poste, résultat du plan de réductions budgétaires de 130 millions $ annoncé au début du mois d'avril qui entraînera la perte de 657 postes d'ici deux ans à l'échelle du pays.
Au moment où les employés de Radio-Canada/CBC recevaient des appuis de plusieurs groupes hier midi lors d'une manifestation organisée devant les bureaux de la société rue Queen, le président de la Guilde canadienne des médias, Marc-Philippe Laurin, a confirmé au Droit que 27 employés avaient reçu leur avis dans la matinée. Les abolitions touchent diverses catégories d'emploi.
Plus de 327 employés représentés par la Guilde ont été avisés en même temps à travers le pays, et la majorité des emplois abolis le sont à Toronto où plus de 220 postes seront abolis. Les employés de Radio-Canada à Montréal sont représentés par un autre syndicat, la FNC-CSN.
Dans la région, il est encore trop tôt pour connaître l'impact sur les personnes dont les postes sont abolis. Tout dépendra de l'ancienneté et de la convention collective.
«Nous allons tout faire pour les aider dans ces moments difficiles et aider à replacer les gens. Nous allons poursuivre les discussions avec la direction» a expliqué le président Laurin, qui a rappelé que ce sont plus de 2000 postes qui ont été coupés depuis 2009 à Radio-Canada/CBC.
Le rassemblement du midi, qui a eu lieu sous la pluie, était organisé par le groupe Solidarité contre l'austérité qui est venu remettre une lettre d'appui au président de la Guilde.
Le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Denis Lemelin, était présent en appui aux employés de Radio-Canada/CBC. M. Lemelin a souligné que les compressions à Radio-Canada/CBC faisaient partie d'une stratégie du gouvernement Harper pour se débarrasser et privatiser les deux sociétés d'État.
«À côté de notre slogan Sauvons Postes Canada, il faudrait ajouter Sauvons Radio-Canada/CBC», a lancé le président Lemelin devant le groupe de quelques dizaines de personnes réunies.