Vincent Labelle est mort en septembre dernier après cette violente collision sur l'autoroute 50.

Vingt-quatre décès sur les routes de l'Outaouais en 2018

Vingt-quatre décès sont survenus sur les routes de l’Outaouais l’an dernier, ce qui représente le pire bilan depuis 2011 pour la région.

Le bilan routier 2018 rendu public jeudi par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) montre qu’en plus des 24 décès recensés, le réseau routier de l’Outaouais a été le théâtre d’accidents causant de graves blessures graves à 61 personnes.

Les 24 décès représentent une hausse de 41% par rapport aux 17 vies perdues sur les routes de la région en 2017. Le bilan régional des accidents mortels n’avait pas été aussi élevé depuis 2011, année où 33 personnes avaient péri sur les routes de l’Outaouais.

Le nombre de personnes ayant subi de graves blessures lors d’accidents de la route a de son côté connu une légère hausse, passant de 59 en 2017 à 61 l’an dernier.

Une baisse substantielle de 21% est par ailleurs observée pour les accidentés dont les blessures ont été légères. Le bilan de la SAAQ révèle que 1091 personnes ont été légèrement blessées l’an dernier dans la région, comparativement à 1379 en 2017.

Dans l’ensemble, le nombre total d’accidentés de la route en Outaouais a ainsi connu une baisse de 19% entre 2017 et 2018, passant de 1455 à 1176.

Bilan provincial

À l’échelle provinciale, le bilan routier 2018 montre que «le nombre d’accidentés a diminué de 1 723 par rapport à [2017], soit une diminution de trois décès, de 68 blessés graves et de 1 652 blessés légers».

La SAAQ souligne dans un communiqué que cette baisse de 4,6% de la quantité totale d’accidentés de la route est «remarquable considérant que le risque d’accident s’est accru en raison de l’augmentation de près de 1% du nombre de véhicules en circulation et de plus de 1% du nombre de titulaires de permis».

Le nombre de décès a notamment été réduit chez les 15 à 24 ans entre 2017 et 2018, passant de 77 à 50. Dans cette catégorie d’âge, près du tiers des décès surviennent entre 20h et minuit, indique la SAAQ.

«Chez 35,5% des 15 à 24 ans occupant un véhicule de promenade qui sont décédés, le non-port de la ceinture de sécurité était en cause alors qu’en 2017, la proportion était de 25,5%», souligne aussi la SAAQ.

Du côté des cyclistes, le nombre de blessés a diminué entre 2017 et 2018, tandis que pour les décès, il n’y a eu aucun changement, avec dix vies perdues chaque année. «Pour 63,1% des accidentés, la collision avec un véhicule routier a eu lieu à une intersection, rapporte la SAAQ. La distraction est la principale cause d’accidents et concerne autant le conducteur que le cycliste.»