Mario Cléroux de l’entreprise ontarienne Mario’s Xmas Trees vend ses sapins dans le marché By depuis 30 ans.

Vente d'arbres de Noël dans le marché By: fidèle au poste depuis 30 ans

À l’aube du temps des Fêtes, le marché By à Ottawa regorge de vendeurs d’arbres de Noël et de décorations artisanales festives. Le Droit est allé à la rencontre d’un d’entre eux qui est posté année après année à son kiosque du marché depuis maintenant 30 ans.

Mario Cléroux de l’entreprise ontarienne Mario’s Xmas Trees basée à Navan, une communauté rurale du quartier Cumberland à Ottawa, oeuvre dans ce domaine depuis qu’il a repris les rênes de l’entreprise familiale fondée par son père.

«Mon père a commencé à vendre des sapins de Noël dans le marché By dès 1962. Ça fait longtemps que notre famille est en affaires. Quand mon père a pris sa retraite, c’était naturel pour moi de prendre la relève», explique M. Cléroux en entrevue avec Le Droit.

M. Cléroux achète ses arbres de producteurs locaux qui sont cueillis quotidiennement et vendus dès le lendemain à son kiosque du marché By. Il souligne d’ailleurs qu’il y a plus d’avantages à acheter un sapin naturel et local.

«C’est certain que c’est mieux d’acheter naturel et local. Les sapins importés ne sont pas trop hot disons. Ils sont moins beaux et moins garnis. C’est mieux d’acheter canadien et surtout d’acheter de l’Ontario. C’est meilleur pour l’environnement aussi.»

Pénurie d’arbres

Aux dires de M. Cléroux, l’industrie de l’arbre de Noël connaît présentement une pénurie inquiétante.

«Il y en a de moins en moins, d’ici trois ans on va faire face à une grosse pénurie. On a commencé à le remarquer l’année passée. On le voit aussi cette année et l’an prochain ça va être encore pire.»

Selon M. Cléroux, cette pénurie d’arbres de Noël est grandement attribuable à la concurrence avec le marché américain. 

«C’est surtout causé par les Américains qui en achètent en grande quantité. Avec les feux de forêt aux États-Unis, ils manquent d’arbre et viennent chercher les nôtres. Il y a une très grosse demande de la part des Américains», explique M. Cléroux en soulignant qu’il faudra planter de plus en plus d’arbres pour pallier à cette pénurie. M. Cléroux indique d’ailleurs qu’un arbre de Noël prend 10 ans pour arriver à maturité.

Par ailleurs, samedi avait lieu la journée annuelle de l’arbre de Noël en Ontario. La province compte 530 fermes d’arbres de Noël, ce qui représente un chiffre d’affaires collectif de plus de 12 millions $ annuellement.

«Quand vous achetez un arbre de l’Ontario, vous soutenez nos vaillants producteurs d’arbres de Noël, favorisez la durabilité environnementale et faites quelque chose de bien pour l’économie de notre province», souligne le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario, Ernie Hardeman.