Le chargés de cours de l’UQO demandent une plus grande sécurité d’emploi et un meilleur traitement salarial.

UQO: les chargés de cours prêts à intensifier leurs moyens de pression

Le Syndicat des chargées et chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO), qui réclame une plus grande sécurité d’emploi et un meilleur traitement salarial pour ses membres, pourrait prochainement intensifier ses moyens de pression.

Alors que la convention collective des chargés de cours de l’UQO est échue depuis le 31 décembre 2016, leur syndicat est en négociation « depuis près d’un an » avec la partie patronale.

« On a déposé entièrement nos demandes il y a cinq mois, et on demande que l’université fasse son dépôt monétaire », note la présidente du SCC-UQO, Marie-Josée Bourget.

Des moyens de pression sont déjà en cours, les syndiqués ayant jusqu’à présent opté pour « une campagne de visibilité ». Le tout pourrait s’intensifier prochainement. Deux journées de négociations sont à l’horaire d’ici au 27 novembre, date à laquelle les syndiqués se réuniront. Si les choses n’avancent pas assez vite à leur goût, ils pourraient alors se prononcer sur un mandat de grève, a indiqué Mme Bourget.

Les chargés de cours sont responsables de l’enseignement de « près de 60 % des cours » de premier cycle offerts tant aux campus de Gatineau et de Saint-Jérôme. Le syndicat réclame à l’UQO « la parité avec les professeurs » sur le plan salarial, puisqu’un « écart d’environ 1500 $ par charge de cours » existe actuellement, affirme Mme Bourget.

En ce qui concerne la sécurité d’emploi, les revendications syndicales touchent notamment les exigences de qualification pour l’enseignement. Mme Bourget a donné l’exemple des chargés de cours plus âgés en travail social « qui perdent leur droit d’enseigner parce qu’on demande qu’ils aient une maîtrise qui n’existe que depuis sept ans ». Le directeur des communications de l’UQO, Gilles Mailloux, a indiqué à cet égard que la décision avait été prise par les professeurs de ce programme, « en consultant les chargés de cours », dans le but de « répondre aux normes de l’ordre professionnel ».

La présidente du SCCC-UQO affirme par ailleurs que « beaucoup de problèmes » affectent les relations de travail ces dernières années. « Avant, pour nous, une mauvaise année, c’était trois ou quatre griefs, dit-elle. L’an dernier, on a eu 23 griefs, et là cette année on en a déjà 22. »

Le syndicat peut compter sur l’appui de divers syndicats affiliés à la Fédération des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui se rencontrent jeudi et vendredi à Gatineau afin d’« exprimer leur solidarité » envers leurs collègues de la région.

À l’UQO, Gilles Mailloux assure que « la direction de l’université a pleinement confiance en son comité de négociation ». Il a également souligné que la direction a rencontré des membres de l’exécutif syndical, la semaine dernière, « pour les rassurer que tout le monde souhaitait conclure une entente avant les Fêtes ».