De nouveaux diplômés en liesse en ce samedi de collation des grades à l'UQO

UQO: 2000 nouveaux diplômés, négos en vue et campus sans violence

C’est ce samedi qu’a lieu la collation des grades 2016-2017 de l’Université du Québec en Outaouais (UQO); événement qui se décline en deux cérémonies — l’une en après-midi et l’autre en soirée — auxquelles assisteront près de 3000 personnes au Palais des congrès de Gatineau.

En tout, 2032 finissants reçoivent officiellement leurs diplômes, ce samedi, dont 1276 sont issus du campus Gatineau et 756 du campus Saint-Jérôme (la collation des grades du campus Saint-Jérôme a lieu le 19 novembre). Au terme de cette année universitaire, c’est un peu moins de 50 000 diplômes qui auront été décernés par l’UQO depuis sa fondation il y a 36 ans. 

Cette année, trois doctorats honorifiques sont remis à des personnalités qui, soit dit en passant, ne sont pas d’anciens diplômés de l’UQO: il s’agit de l’ex-vérificatrice Sheila Fraser, de l’homme d’affaires et promoteur immobilier gatinois Camille Villeneuve et aussi de la directrice du Centre de pédiatrie sociale de Gatineau, la Dre Anne-Marie Bureau. Tous ont revêtu la toge pour l’occasion.

Cette année, parmi les finissants, 17 d’entre eux terminent un doctorat et 27 diplômés obtiennent des mentions d’excellence.

Chez les professeurs, Chantal Saint-Pierre, du département des sciences infirmières, reçoit le Prix d’excellence en administration pédagogique, tandis que le Prix d’excellence en recherche est remis à Christian Messier, directeur de l’Institut des Sciences de la forêt tempérée (ISFORT) à Ripon. 

Chez les étudiants, deux d’entre eux se voient décerner les médailles académiques d’or et d’argent du gouverneur général du Canada pour des résultats scolaires d’exception: il s’agit de Kim Hébert (doctorante en psychologie - or) et Natacha Després (BAC administration - argent).  

«Il n’y a pas de conflit»

Le 27 octobre dernier, le Syndicat des chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) annonçait par voie de communiqué qu’il quittait la table de négociation au terme d’une treizième séance de négociation. La présidente du SCCC-UQO, Marie-Josée Bourget, se disait alors extrêmement déçue. « Nous avons été considérablement patients. Nous avons réitéré à maintes reprises que nous attendions le dépôt des demandes monétaires de l’employeur. Nous en venons à la constatation que l’UQO ne prend pas les moyens nécessaires pour que la négociation se termine avant la période des Fêtes», écrivait-elle. 

Interrogé à ce sujet lors d’un entretien avec Le Droit, dans le cadre de la collation des grades, le recteur de l’UQO, Denis Harrisson estime qu’il n’y a pas de conflit. «On a bon espoir que le syndicat des chargés de cours va se présenter à la table (le 16 novembre prochain) [...] C’est le jeu des négociations, mais il n’y a pas de conflit».

Un campus exempt de violence sexuelle

L’UQO avait fait parler d’elle, l’an dernier, lorsque des étudiants avaient organisé l’activité « Les 12 travaux d’Hercule » dans le cadre desquels de nouvelles étudiantes devaient commettre des gestes à caractère sexuel pour obtenir des « points » pendant leur initiation.

Interrogé sur l’évolution des choses depuis ces incidents, le recteur Harrisson affirme: «j’ai bon espoir que dans le courant de l’année, on aura des mesures mises en place, du personnel formé et des étudiants conscientisés, et je dirais même que ça fait partie de notre plan stratégique (...) de faire de l’université, un campus avec une communauté exempte de violence, y compris de violence sexuelle.»