Il est peu probable qu'une tragédie comme celle qui a frappé Lac-Mégantic se produise dans la région de la capitale fédérale, estime le conseiller gatinois Luc Montreuil.
Il est peu probable qu'une tragédie comme celle qui a frappé Lac-Mégantic se produise dans la région de la capitale fédérale, estime le conseiller gatinois Luc Montreuil.

Une telle catastrophe serait peu probable dans la région

Guillaume St-Pierre
Guillaume St-Pierre
Le Droit
Une catastrophe ferroviaire de l'ampleur de celle survenue cette fin de semaine à Lac-Mégantic est peu probable à Ottawa et Gatineau, estime le conseiller Luc Montreuil.
Même si c'est dans son district que circulent le plus de convois, l'ancien professeur de chimie croit que les risques d'un tel déraillement sont très faibles.
«Nous ne sommes pas à l'abri d'un déraillement, mais ce qui a de particulier ici, c'est qu'il n'y a pas de marchandise en transit qui emprunte la voie ferrée. On ne voit pas de convois remplis de matière dangereuse passer à répétition.»
Les liaisons ferroviaires de la région sont peu utilisées depuis une dizaine d'années, explique-t-il. Aujourd'hui, l'essentiel du trafic est engendré par l'usine de pâte et papier de Thurso.
Les wagons qui passent par la région transportent des produits chimiques servant à blanchir le papier et à l'industrie de l'alimentation. Ces mêmes matières transitent aussi par voie terrestre, souligne le conseiller membre de la Commission de la sécurité publique et de la circulation.
La capitale est principalement alimentée en pétrole par pipelines et camions-citernes.
Le porte-parole du Service des incendies de la Ville d'Ottawa se dit d'ailleurs plus préoccupé par le transport par camion que par rail. «Je pense que la fréquence et le nombre de camions-citernes sont plus élevés que par train. Il y a aussi plus d'accidents sur les routes que sur les rails», fait remarquer Marc Messier.
Transport à basse vitesse
La désuétude du réseau ferroviaire dans la région protège aussi en quelque sorte les citoyens contre les déraillements, soutient M. Montreuil.
La stabilité des rails et leur configuration ne permettent pas le transport à haute vitesse. «La portion du Rapibus est en bon état, mais pas le reste. Il n'y a pas d'avantages à utiliser les rails dans la région. Les marchandises passent ailleurs», précise-t-il.
Étant de grandes villes, Ottawa et Gatineau seraient aussi mieux placées pour faire face à une catastrophe de l'ampleur de celle survenue à Lac-Mégantic.
Les deux municipalités ont élaboré au fil des ans des plans d'interventions pour faire face aux catastrophes. «Notre plan de mesures d'urgence est très bien rodé», assure M. Montreuil.
«Nous ne sommes pas une petite municipalité comme Lac-Mégantic. Nous avons beaucoup de ressources à notre disposition», explique M. Messier.