«Ça avance rondement parce qu’on se rend compte qu’il y a des portes qui n’avaient peut-être pas été ouvertes dans le passé, c’est-à-dire qu’ici, ce que ça nous prend, c’est un échéancier», de dire le ministre Lacombe au sujet de l'élargissement de l'autoroute 50.

«Une solution originale» étudiée pour sécuriser l'autoroute 50

Tout en misant sur la réalisation la plus rapide possible de l’élargissement de l’autoroute 50 sur toute sa longueur, le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, a évoqué la possibilité d’utiliser «une solution originale» pour la sécuriser à court terme.

M. Lacombe a réitéré lundi que le dossier de l’élargissement de l’autoroute 50 est «la priorité de la région». «On a fait la démonstration qu’on en a besoin, c’est une question de sécurité et de développement économique», a-t-il mentionné en présentant le bilan de ce qu’a fait la CAQ en Outaouais depuis son arrivée au pouvoir.

Il n’est toutefois pas encore possible de savoir à quel moment cet engagement se concrétisera. Pour l’instant, dans la portion outaouaise de l’autoroute, il n’y a que l’élargissement d’un premier tronçon de près de huit kilomètres, à l’est de Gatineau, qui fait l’objet de travaux de préparation officiels.

Pour le reste de l’autoroute, «ça avance», assure Mathieu Lacombe. «Ça avance rondement parce qu’on se rend compte qu’il y a des portes qui n’avaient peut-être pas été ouvertes dans le passé, c’est-à-dire qu’ici, ce que ça nous prend, c’est un échéancier.»

Cet échéancier n’est pas encore connu, et «personne ne le sait». «On n’a aucune idée de l’horizon dans lequel ça peut être terminé», a fait savoir M. Lacombe, qui s’engage cependant à livrer cet information dès qu’elle sera connue.

Dans l’intervalle, le gouvernement veut «sécuriser» l’autoroute, dans les portions où la circulation se fait dans les deux directions sur une même chaussée. «Le ministère des Transports du Québec regarde actuellement une mesure qui pourrait être mise en place rapidement pour tenter d’améliorer la sécurité sur le tronçon qui est le plus problématique», a fait savoir le ministre Lacombe.

Cette mesure est présentement «à l’étude», de sorte qu’il n’a pas voulu en dévoiler les détails. «Il y a une solution originale, disons, à laquelle on n’est peut-être moins confrontés sur les routes du Québec, qui est analysée», a-t-il simplement mentionné.

Peu importe la solution qui sera retenue, M. Lacombe insiste pour dire qu’«il faut» une solution «rapide» pour accroître la sécurité sur l’autoroute 50. «Rapide, ça veut dire quelques mois, ça veut dire d’ici la prochaine année», a-t-il précisé.

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BUSSIÈRE INSATISFAIT DE L'ÉCHÉANCIER DU PONT ALONZO-WRIGHT

Le nouveau député de Gatineau à l’Assemblée nationale, Robert Bussière, veut faire bouger les choses plus rapidement dans le dossier de l’élargissement du pont Alonzo-Wright. 

M. Bussière a indiqué lundi qu’à l’heure actuelle, le ministère des Transports du Québec (MTQ) évoque un échéancier de « de sept à huit ans » pour la réalisation de l’élargissement du pont qui traverse la rivière Gatineau. 

« Pour moi, ce n’est pas satisfaisant », a-t-il admis. Comme « le trafic augmente en moyenne de 1200 véhicules par années », il souhaite donc « faire devancer le début de ce chantier-là ». 

Il entend ainsi solliciter d’autres rencontres avec la direction régionale du MTQ, et souhaite qu’aucune étude supplémentaire ne soit nécessaire. 

« C’est bien beau d’étudier, mais à un moment donné, il faut passer à l’action », a-t-il lancé. Au printemps dernier, le ministre des Transports de l’époque, André Fortin, avait indiqué que l’élargissement du pont Alonzo-Wright serait complété d’ici cinq ans. 

En incluant les études préparatoires, l’acquisition de terrains et l’aménagement des approches, M. Fortin évoquait alors un coût de 65 millions $. 

Une vaste étude sur ce dossier avait permis de retenir une solution, soit celle de l’ajout de deux voies réservées et d’une piste multifonctionnelle.