Colin Laramee Plouffe, Paul Martineau et Alex Van Dieren, du groupe d'organisation de la Course de Minuit

Une première course à obstacles nocturne

Les amateurs de sensations fortes et de courses à obstacles pourront pousser l'audace encore plus loin dans le cadre de la première Course de nuit qui se déroulera au Mont Cascades cet été.
Les participants devront compléter un parcours de 5 km en montagne à la lueur de la lune, une première en Amérique du Nord.
« On s'attend à environ 1500 participants pour la première année. On aura des départs aux 5 minutes et évidemment la nuit a une certaine durée donc on ne pourra pas nécessairement continuer jusqu'au lendemain matin », avance Alex Van Dieren, vice-président de l'agence Orkestra qui organise l'événement.
Nul besoin d'avoir la forme physique d'un athlète olympique pour participer à la course qui comprend 17 obstacles. L'objectif est de s'amuser qu'on soit débutant, intermédiaire ou expert. Les coureurs de 12 ans et plus doivent s'attendre à une course physique avec des montées, des descentes et des escalades. Ils pourraient aussi être appelés à ramper au sol par moment.
Les billets sont disponibles sur le site midnightrace.ca au coût spécial de 55 $.
Place du français
Le deuxième événement dévoilé par la firme Orkestra cette semaine, après le SugarLumberFest la Cabane à sucre urbaine à Ottawa, fait encore une fois peu de place à la langue de Molière. 
Dans l'invitation envoyée aux médias la semaine dernière et en rappel tôt jeudi matin on mentionne la tenue de la première Midnight Race. La mention Course de nuit s'est ajoutée au logo lors de la tenue de la conférence de presse en fin d'avant-midi.
« Course de nuit et Midnight Race sont une marque déposée ce qui est tout à fait légal et au niveau du branding c'est sur qu'on ne peut pas véhiculer deux sites Web, deux pages Facebook, explique M.Van Dieren. Maintenant on ne se le cachera pas, c'est sûr qu'il y a une clientèle anglophone qui participe à cet événement-là, ce qui est une excellente nouvelle pour l'industrie touristique. La Course de nuit est véhiculée dans tous les médias, tant au niveau du site Web que des médias sociaux. Toutes les communications sont bilingues. »
Tourisme Outaouais, partenaire de l'événement, se dit rassuré dans le contexte où les services rendus aux participants sont disponibles dans les deux langues officielles du pays.
« L'organisation a confirmé que l'information pour les participants et les communications seront bilingues et pour nous c'est ce qui est important. Le titre ou le nom ne nous concerne pas vraiment. Ce n'est pas la seule marque au Québec qui peut avoir une consonance anglophone, je pense au Ironman à Tremblant. Course de nuit ça me satisfait », soutient la directrice générale de l'organisation touristique, France Bélisle. 
De son côté, l'Office québécois de la langue française (OQLF) indique que le nom d'une marque de commerce peut être dans une autre langue que le français. On exige une présence de la langue de Molière, mais il n'est pas question de nette prédominance.
« En règle générale, l'affichage public et la publicité commerciale doivent se faire en français au Québec. Si c'est dans une autre langue, le français doit être nettement prédominant ce qui n'est pas le cas avec le logo du Midnight Race. Mais si on parle d'une marque de commerce dans ce cas-ci, on pourrait être conforme », explique Jean-Philippe Leblanc, porte-parole de l'OQLF.