L'achalandage augmente à chaque début d'année.

Une période occupée dans les gyms

Changer la date du calendrier, un geste posé quotidiennement, entraîne une impression encore de tourner la page sur le passé chaque fois. Ce sentiment est encore plus fort au début de chaque nouvelle année. C'est tournés vers l'avenir que plusieurs prennent de traditionnelles résolutions du Nouvel An.
Certains réussiront à atteindre l'objectif fixé, d'autres se dégonfleront avant d'avoir commencé. Bien souvent, la résolution est de perdre quelques kilogrammes. La culpabilité d'avoir exagéré sur la dinde, les patates et la tourtière dans le temps des Fêtes n'y est probablement pas étrangère.
La fréquence de cette résolution n'est également pas surprenante quand on sait que 24% des Québécois étaient obèses en 2011, selon une étude de l'Université de la Colombie-Britannique dévoilée en février 2013. La même recherche dévoilait que le pourcentage de personnes obèses augmente d'année en année au Canada.
Achalandage
Les centres de conditionnement physique le constatent chaque année. La Sporthèque à Hull, par exemple, fait travailler deux à trois fois plus d'employés au service à la clientèle dans les premières semaines de chaque année, explique le directeur du marketing, Alexandre Cantin. Selon lui, leur présence est nécessaire pour répondre aux nombreuses questions concernant le prix des abonnements, mais également pour gérer l'augmentation de l'achalandage.
Des membres du centre de conditionnement physique qui ont réduit leur fréquentation dans les derniers mois recommencent à venir avec davantage de régularité.
Amélie Laurin de Gatineau est l'une de ces clients. «J'ai lâché un peu à l'automne, je compte recommencer en force en janvier. Je vais suivre plus de cours de groupe, je trouve que c'est plus motivant de m'entraîner avec d'autres personnes et un entraîneur.»
Selon M. Cantin, la Sporthèque a observé une augmentation d'achalandage de 40% de janvier à mars en 2013. Il conseille aux membres du centre de conditionnement physique de prévoir un peu plus de temps qu'à l'habitude pour leur entraînement. «C'est difficile d'avoir l'espace, les poids ou encore les machines voulues, ils ne sont pas aussi disponibles.»