Une chauve-souris atteinte par le syndrome du museau blanc peut adopter des comportements anormaux.

Une menace plane sur la population de chauves-souris du nord-est du Québec

MONTRÉAL - Le personnel du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) du Québec se fait du mauvais sang pour les chauves-souris qui vivent dans le nord-est de la province.

Il demande l’aide de la population pour surveiller ces petits mammifères volants sous prétexte que certains d’entre eux pourraient souffrir d’une grave infection fongique baptisée le syndrome du museau blanc.

Ce problème de santé animale a récemment été détecté à Terre-Neuve-et-Labrador et il pourrait bien avoir déjà gagné certains secteurs du Québec comme la Basse-Côte-Nord et l’île d’Anticosti.

Cette infection se traduit par le développement de champignons sur les corps de chauves-souris dormant dans des cavernes durant la saison froide.

Les bêtes atteintes tendent à se réveiller plusieurs fois durant l’hiver et elles gaspillent ainsi toute l’énergie accumulée avant la période d’hibernation.

Par conséquent, plusieurs d’entre elles finissent par périr avant l’arrivée du printemps.

Le syndrome du museau blanc ne présente aucun risque pour l’homme.

Par contre, il est fortement déconseillé de s’approcher de chauves-souris potentiellement malades, car elles pourraient également souffrir de la rage, un virus pouvant être mortel pour l’humain.

Une bête atteinte par le syndrome du museau blanc peut adopter des comportements anormaux.

Par exemple, il est possible qu’elle vole en plein jour.

Si l’on est témoin d’une telle scène, il faut la rapporter au MFFP.

Il est également conseillé de se tourner vers cette organisation si l’on retrouve un nombre anormalement élevé de chauves-souris mortes à proximité d’un nichoir ou encore d’une caverne.