L’épine dorsale du futur réseau de transport repose sur une ligne de tramway de 23 kilomètres de long, selon les informations du Soleil.

Une ligne de tramway de 23 km à 2,9 G$

Le projet de transport intégré du maire Labeaume a l’ambition de couvrir l’ensemble du territoire de la capitale nationale. Son coût est estimé à 2,9 milliards $. L’épine dorsale du futur réseau repose sur une ligne de tramway de 23 kilomètres de long, selon les informations du Soleil.

Le projet prévoit également l’achat de bus électriques de grande capacité.

La ligne de tramway partirait du boulevard Louis-XIV dans l’arrondissement de Charlesbourg. Elle descendrait le long de la 1re Avenue, dans Limoilou.

À la hauteur du jardin Jean-Paul-L’Allier, dans Saint-Roch, le tramway roulerait en sous-terrain jusqu’à la rue des Érables, dans le quartier Montcalm.

Après quoi, il poursuivrait sa route jusqu’à l’Université Laval avant de retourner sur le boulevard Laurier. Il se rendrait jusqu’à l’avenue Legendre, à Cap-Rouge.

Des stations en sous-sol seraient construites dans le secteur de la Colline parlementaire.

Cinq ans de travaux

La somme de 2,9 milliards $ comprendrait les travaux d’infrastructures et l’achat de tout le matériel roulant, d’après le plan. Le gouvernement canadien et celui du Québec assumeraient la facture dans une proportion de 40 %-60 %, mais les discussions à ce sujet se poursuivent. Québec voudrait qu’Ottawa contribue davantage.

Pour l’heure, la Ville de Québec recevra 250 millions $ du gouvernement Couillard pour lancer les plans et devis. En fait, il y aurait 215 millions $ d’«argent frais». Pour parvenir à 250 millions $, on tient compte des sommes déjà versées pour les études sur le SRB. Ce travail d’étude avancée s’étalerait sur quelque 18 mois.

Si tout allait bien, si toutes les autorisations tombaient au moment voulu, la construction du projet s’étirerait de 2020 à 2025. On prévoit cinq ans de travaux.

Le plan prévoirait différentes options pour «connecter» la Rive-Sud.

Des élus du gouvernement du Québec ont eu droit mardi à une présentation de ce futur réseau sur lequel le maire Régis Labeaume a placé tout son poids politique ces dernières semaines.

Il sait qu’il peut bénéficier de l’appui du gouvernement Couillard. Le premier ministre et ses ministres se montrent enthousiastes devant «ce projet de construction d’un réseau de transport collectif moderne dans la capitale québécoise» — selon les mots d’un élu.

Mercredi matin, l’information qui circulait voulait que le projet soit dévoilé par M. Labeaume vendredi en compagnie de M. Couillard.