De gauche à droite, on retrouve Gilles Lalonde, président du C.A de l'Aéroport de Gatineau, Pierre Mantha de AiR distillerie, Anne-Marie Trudel, directrice de l'Espace-O et le conseiller Jean-Francois LeBlanc
De gauche à droite, on retrouve Gilles Lalonde, président du C.A de l'Aéroport de Gatineau, Pierre Mantha de AiR distillerie, Anne-Marie Trudel, directrice de l'Espace-O et le conseiller Jean-Francois LeBlanc

Une initiative pour prioriser l’achat local dans la région

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
L’Espace d’accélération et de croissance de l’Outaouais (Espace-O), un projet qui vise à créer un lieu de convergence dédié à l’entrepreneuriat local, a procédé au lancement lundi de l’initiative régionale Outaouais d’abord.

Des organisations entrepreneuriales de l’Outaouais font front commun pour lancer une initiative qui cherche à encourager les consommateurs de la région à prioriser l’achat local.

Le lancement de lundi est l’un des cinq lancements qui auront lieu cette semaine aux quatre coins de la région.

Le but premier de cette initiative est de permettre de centraliser l’information concernant l’achat local à un seul et même endroit.

«Ce qu’on souhaite c’est que d’ici un an, quand on pense achat local, on pense à Outaouais d’abord. Il y a beaucoup de campagnes différentes d’achat local, notre but c’est de créer un espace que les gens peuvent venir chercher leur information et pourront ensuite poursuivre de leur côté», explique la présidente d’Espace-O, Anne-Marie Trudel.

«On développe des outils pour apprendre aux gens comment ils peuvent s’y prendre pour acheter localement. Des fois les gens sont pleins de bonne volonté, mais ils ne savent pas où aller», enchaîne-t-elle.

La directrice de l'Espace-O, Anne-Marie Trudel

Mme Trudel ajoute que même si l’initiative se veut d’abord et avant tout une plateforme d’information, le but est aussi de créer un espace qui permettra aux gens de mieux connaître les entreprises de la région.

«On veut surtout travailler à générer le mouvement et créer un bassin d’ambassadeurs formé autant par des consommateurs que des entreprises ou des organismes.»

«On dit aux gens, réinvestissez 30$ par semaine dans votre communauté et ça va faire une différence majeure pour la région. En un an, si chaque adulte de la région investit 30$ par semaine dans des entreprises locales, ça créerait des retombées de près de 500 millions $ dans notre communauté.»

Vente en ligne

Avec l’arrivée de la crise sanitaire à la mi-mars, les habitudes de consommation des gens ont drastiquement changé. À défaut de pouvoir se rendre physiquement dans les commerces, les gens ont dû se tourner vers le commerce en ligne pour faire leurs emplettes.

«On travaille sur des projets avec des partenaires pour étudier des questions de logistique. On parle beaucoup du commerce électronique, on a mis en place une formation pour les entreprises de la région pour leur donner des outils pour s’adapter au virage numérique. On a vu à cause de la pandémie que le commerce électronique prend beaucoup plus de place. Il faut être capable de s’adapter à cette réalité», détaille Mme Trudel.

Implication de la ville

La Ville de Gatineau a d’ailleurs appuyé la première phase d’Outaouais d’abord. Sa contribution financière s’élève à 123 000 $.

«Pour plusieurs entreprises, les derniers mois ont été particulièrement difficiles. On a créé le comité tactique économique régional COVID-19 et dès le début il a été question de l’achat local», indique le conseiller du district Lac-Beauchamp Jean-François LeBlanc.

«Avec quatre crises majeures en quatre ans, on est en quelque sorte habitués à l’inconnu et à la solidarité. Aujourd’hui, être solidaires c’est acheter chez nous. C’est capital si on veut garder notre tissu entrepreneurial. Il faut investir dans ces entreprises qui génèrent à leur tour des emplois.»