Une fausse cheminée pour sauver les martinets ramoneurs

Deux professeurs de l'école pour adultes McDowell, à Shawville, organisent une campagne de financement afin d'amasser 25000$ pour construire une fausse cheminée dans laquelle iront vivre 200 martinets ramoneurs, au printemps.
Claire Charron et Deborah Powell s'inquiètent du sort de ces oiseaux qui passent leurs étés dans les cheminées d'édifices et qui migrent aussi loin qu'en Amazonie, en hiver.
Ayant de très petites pattes, les martinets ramoneurs ne peuvent s'accrocher qu'à des parois rugueuses à l'intérieur d'un arbre creux ou dans une cheminée. Or, selon Claire Charron, il y a de moins en moins de ces chicots en forêt, en raison de la récolte intensive du bois. Les martinets ramoneurs s'installent donc dans les cheminées qui deviennent leurs dortoirs pour l'été. Quelque 200 de ces oiseaux ont élu domicile dans la cheminée de l'école McDowell. L'automne dernier, par contre, la Commission scolaire Western Québec a modifié la cheminée de l'école, de telle sorte que les martinets ramoneurs n'auront plus de domicile lorsqu'ils reviendront à Shawville en mai.
«Cette cheminée est considérée comme étant le cinquième plus important dortoir de martinets ramoneurs au Québec. Si on ne fait rien, les oiseaux seront désorientés à leur retour», explique Mme Charron, rappelant qu'il s'agit d'une espèce en péril.
Les deux professeurs ont mis sur un pied un projet qui prévoit la construction d'une fausse cheminée, qui serait érigée le plus près possible de l'école, afin que les martinets ramoneurs s'y installent à leur retour. Un tel ouvrage a été réalisé à Bloomington, dans l'État de l'Indiana, aux États-Unis. «Le Service canadien de la faune est prêt à fournir 5000$ en matériel et nous espérons recueillir le reste (20000$) auprès du public», explique Mme Charron.
Le chanteur Zachary Richard a appuyé la cause des martinets ramoneurs en publiant un texte à leur sujet, dans son blogue, et il invite le public à faire un don aux responsables du projet.