Axelle Lemaire en compagnie du président français, François Hollande.

Une ex-Gatinoise fait son entrée à l'Élysée

Celle qui avait décliné en 2012 l'offre du président de la France, François Hollande, d'intégrer le gouvernement a cette fois accepté. Axelle Lemaire, une ex-Gatinois de 39 ans, députée des Français de l'étranger, devient secrétaire d'État au Numérique dans le cabinet du nouveau premier ministre Manuel Valls.
«C'est une grande responsabilité, et un beau défi», a aussitôt tweeté la nouvelle membre du gouvernement, qui dépendra du ministre de l'Économie, Arnaud Montebourg.
Née le 18 octobre 1974 à Ottawa d'une mère française et d'un père québécois, elle raconte avoir grandi au Québec, à Hull plus précisément, «dans le biculturalisme». Elle a fait ses études primaires au Lycée Claudel d'Ottawa. La nouvelle secrétaire d'État est arrivée en France à l'adolescence, à Montpellier.
Cette binationale franco-canadienne, tout juste élue dans la circonscription comprenant le Royaume-Uni, l'Irlande, les pays nordiques et baltes, avait en juin 2012 refusé, pour préserver sa vie de famille, de prendre le portefeuille des Français de l'étranger, finalement attribué à Hélène Conway-Mouret.
Mère de deux enfants, Axelle Lemaire réside à Londres depuis une douzaine d'années et fait chaque semaine le voyage à Paris, où elle va devoir s'installer.
Cette juriste de formation est secrétaire de la commission des Lois et membre de la commission des Affaires européennes à l'Assemblée nationale.
Régulièrement oratrice du groupe socialiste lors de l'examen de textes de loi, cette jeune femme blonde au léger accent québécois s'investit volontiers dans des sujets comme les libertés publiques, l'innovation, l'entrepreneuriat ou encore la régulation bancaire, sur lesquels elle apporte sa vision à la fois pragmatique et internationale.
À la commission des Affaires européennes, elle est rapporteure sur les questions du numérique et a co-écrit un rapport sur la stratégie européenne dans ce domaine.
Mme Lemaire a travaillé en Angleterre au sein de cabinets d'avocats et d'instituts de recherche universitaire, puis à la Chambre des communes comme collaboratrice parlementaire d'un député travailliste.