La cheffe d’une Première Nation du Manitoba espère que le tribunal autorisera une action collective contre le gouvernement fédéral au nom des communautés comme la sienne qui doivent faire bouillir leur eau «depuis des décennies».

Une communauté crie veut poursuivre Ottawa pour les problèmes d’eau contaminée

WINNIPEG - La cheffe d’une Première Nation du Manitoba espère que le tribunal autorisera une action collective contre le gouvernement fédéral au nom des communautés comme la sienne qui doivent faire bouillir leur eau «depuis des décennies».

La cheffe de la nation crie de Tataskweyak, Doreen Spence, affirme dans la requête déposée le mois dernier que des gens sont tombés malades, sont incapables de respecter les traditions et ont même quitté la communauté après avoir enduré des décennies d’eau impropre à la consommation.

La communauté de Tataskweyak fait l’objet d’un avis officiel d’ébullition depuis 2017, mais la requête affirme qu’elle connaît des problèmes d’eau contaminée depuis les années 1950.

L’action collective, qui n’a pas encore été autorisée par un tribunal, réclamerait à Ottawa plus de 2,1 milliards $ en dommages et intérêts.

Les libéraux fédéraux ont promis de mettre fin d’ici mars 2021 à tous les avis à long terme sur l’eau potable dans les réserves. Actuellement, 57 de ces avis sont en vigueur.