La Clinique universitaire d’orthopédagogie permet aux professionnels d’améliorer leurs pratiques et aux jeunes d'obtenir des outils d'apprentissage.
La Clinique universitaire d’orthopédagogie permet aux professionnels d’améliorer leurs pratiques et aux jeunes d'obtenir des outils d'apprentissage.

Une clinique universitaire d’orthopédagogie pour les jeunes avec des troubles d’apprentissage

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
Une vingtaine d’élèves du primaire et du secondaire de Gatineau aux prises avec des troubles d’apprentissage bénéficient depuis octobre d’un partenariat entre l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau (CPSG) pour les aider dans leur cheminement, un projet qui, souhaite-t-on, évitera le décrochage scolaire.

Ce partenariat entre l’UQO et le CPSG a mené en la création de la Clinique universitaire d’orthopédagogie qui permet à des étudiants en enseignement en adaptation scolaire et en orthopédagogie d’obtenir une expérience sur le terrain, et d’ancrer leur formation dans la réalité de la communauté et des milieux scolaires, a précisé la professeure Ruth Philion, qui dirige la clinique. Les interventions se font surtout sur le plan de la lecture et de l’écriture.

«C’était une visée de desservir les élèves qui en ont le plus de besoins et dont les parents n’ont pas les moyens d’obtenir les services. Ce sont des élèves choisis par le Centre de pédiatrie sociale», a aussi mentionné Mme Philion en entrevue au Droit.

La directrice du CPSG, la Dre Anne Marie Bureau, a qualifié cette relation entre les deux organisations de «gagnant-gagnant».

«L’UQO, et ça fait plusieurs fois que je le dis, est une université à dimension humaine. Et c’est une université où on a des chercheurs qui changent la vie des enfants. Nous avons déjà participé à plusieurs recherches avec d’autres chercheurs. Ça permet de recevoir des données probantes, d’améliorer nos pratiques, ça donne des outils aux enfants», a partagé la Dre Bureau en entrevue au Droit.

La Clinique universitaire d’orthopédagogie se continue à l’hiver 2021.

«En plus de former une main-d’oeuvre qualifiée, ce projet de partenariat nous permet de contribuer directement au mieux-être des enfants de la région. Cette nouvelle clinique répond en effet à un besoin important en orthopédagogie en Outaouais», a indiqué dans un communiqué la rectrice de l’UQO, Murielle Laberge.

Le projet qualifié d’«unique au Québec» a aussi pu être concrétisé grâce à l’injection de 140 250 $ du ministère de l’Éducation.

«C’est un partenariat très, très riche. Ça nous permet d’accompagner, de voir ce qui se passe sur le plan clinique, de voir comment les élèves sont capables d’entrer en relation importante avec un jeune adulte, de s’engager aussi sur une période assez longue. C’est quand même impressionnant pour les touts petits parce que ça se passe après l’école», a en outre expliqué Mme Philion.

«On discute avec le Dre Bureau de ce que nous observons, et eux peuvent faire le pont avec les écoles, les enseignants. C’est ça le caractère innovant», a-t-elle ajouté.

Le projet se continue à l’hiver 2021. La Dre Bureau a indiqué que le désir de tout le monde est de pérenniser la clinique puisque le Centre n’a pas d’orthopédagogues.

«Les enfants ont besoin de tutorat et d’interventions orthopédagogiques», a-t-elle souligné, tout en précisant que les besoins sont plus grands que ce qu’on est en mesure d’offrir présentement.

«C’est le début d’un projet qui devrait prendre plus d’ampleur, a-t-elle avancé. On est encore au stade de démarrage, mais comme je le dis ce sont des centaines d’enfants chez nous qui ont besoin de ces services».