La caravane, une initiative de la clinique Juripop, s'installera dans les bureaux du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) de l’Outaouais.
La caravane, une initiative de la clinique Juripop, s'installera dans les bureaux du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) de l’Outaouais.

Une clinique juridique #MoiAussi en Outaouais

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Une clinique juridique itinérante dédiée au mouvement #Moiaussi s’arrête mercredi en Outaouais.

Deux ans après la naissance du mouvement #MeToo aux États-Unis, la Caravane #MoiAussi sort de la région de Montréal et s’arrête à Gatineau. Une équipe de juristes et d’intervenants sociaux donneront quelques heures aux victimes de violence sexuelle.

La caravane, une initiative de la clinique Juripop, installera ses pénates dans les bureaux du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) de l’Outaouais, dès 16h. « Ce n’est pas que pour les affaires criminelles, explique la chargée de projets de Juripop, Me Marie-Maude R.Beauvais. Dans une affaire de violence sexuelle ou conjugale, par exemple, il y a la dimension civile, la séparation, la garde légale des enfants, ou le besoin de parler à une intervenante psychosociale. »

Des avocats du Bureau des poursuites criminelles et pénales (DPCP) se sont aussi joints à cette clinique gratuite, sans rendez-vous et confidentielle.

Ce projet, initié à Montréal, s’étend enfin au reste de la Belle province. La caravane sera de passage dans douze régions, dont l’Outaouais.

Ceux qui ne pourront se déplacer au CAVAC, dans le secteur Hull, auront accès aux mêmes experts par téléphone, aux mêmes heures.

« En 2017, à Montréal, on a créé la caravane et nous nous sommes rendu compte des grands besoins partout dans la métropole (130 consultations en une seule fin de semaine), explique Me Beauvais. C’est devenu évident que les besoins étaient tout aussi importants à l’extérieur. »

D’un côté, l’aide humaine et psychosociale est prodiguée par des intervenants du CAVAC. De l’autre, le droit — parfois complexe, voire nébuleux pour certains — sera vulgarisé. « C’est pour cela qu’on fait appel à des avocats criminalistes, mais aussi à des civilistes qui sont capables d’expliquer les autres réalités législatives de la violence sexuelle. Au civil, explique Me Beauvais, le fardeau de la preuve ne s’applique pas de la même façon qu’au criminel. Une poursuite civile n’est pas développée comme une poursuite au criminel. »

« L’idée de cette clinique est de permettre aux victimes de décider du processus qui leur convient davantage », rajoute la directrice du CAVAC de l’Outaouais, Kathleen Dufour.

Mercredi, 4 décembre, de 16h à 20h, au 729 boulevard Saint-Joseph, Gatineau. Info : 1-833-JURIPOP (587-4767).