Environnement Canada prédit que les températures vont remonter près des normales saisonnières au début de la semaine prochaine.

Une bordée de neige « hors de l’ordinaire »

Au grand dam des automobilistes qui n’ont pas installé leurs pneus d’hiver, la première bordée de la saison a laissé une douzaine de centimètres de neige sur son sillage dans la région de la capitale fédérale, mardi. Et voilà qu’un froid record pour le mois de novembre viendra s’ajouter au lot.

Selon Environnement Canada, le mercure ne devrait pas surpasser les -8 degrés Celsius mercredi, après avoir plongé à -17 degrés avec un refroidissement éolien qui devrait avoisiner les -24 tôt en matinée. 

La dernière fois que la région avait autant grelotté un 13 novembre, c’était en 1986 (-11,5 °C). 

Même si une telle accumulation de neige peut sembler surprenante aussi hâtivement en automne, le météorologue Alexandre Parent rappelle qu’un plus épais tapis blanc a déjà recouvert la région... avant même l’Halloween. Le 26 octobre 1997, par exemple, 15 centimètres s’étaient abattus sur la capitale. Un scénario qui s’est reproduit le 28 octobre 2008 (12 cm).

« C’est hors de l’ordinaire, oui, ce sont des quantités qui sont trois semaines à un mois à l’avance sur les moyennes. Sauf que ce n’est pas extraordinaire », affirme-t-il. 

Chose certaine, il s’agissait lundi du Jour du Souvenir le plus neigeux de l’histoire à Ottawa, alors que 9 cm sont tombés au sol durant cette journée. L’ancienne marque (5,2 cm) datait de 36 ans. 

Il faudra attendre au début de la semaine prochaine avant de voir les températures remonter près des normales saisonnières, selon l’agence fédérale. Aucune autre bordée de neige n’est anticipée dans les jours à venir.

Rien à signaler

Excluant des bouchons de circulation, cette première neige significative n’a pas causé trop de problèmes dans la région. Les corps policiers n’ont rapporté que quelques accrochages ou sorties de route. 

Le transport scolaire a été annulé dans l’Est ontarien, mais les écoles sont demeurées ouvertes, alors que tout s’est déroulé normalement sur la rive québécoise. 

Quelques vols ont été retardés ou annulés à l’Aéroport international d’Ottawa, entre autres en provenance ou à destination des Maritimes et de Toronto.

À Gatineau, il faut compter 16 heures pour terminer le déneigement de près de 3000 kilomètres de voies de circulation s’il est tombé moins de 25 centimètres, une fois les précipitations terminées. La Ville prévoyait donc que le déblaiement soit complété au début de la nuit de mardi à mercredi. Pour les trottoirs, il faut compter 24 heures avant la fin des opérations.

Dans le cas d’Ottawa, le déneigement s’effectue dans un délai de 4 à 16 heures suivant la fin des précipitations, dépendant s’il s’agit d’artères principales, de routes collectrices secondaires ou de rues résidentielles, par exemple. 

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ENCORE DES BALISES ET DES BOLLARDS PENDANT LE DÉNEIGEMENT

Le déneigement des rues à la suite de cette première bordée d’importance a été réalisé à Gatineau malgré la présence de quelques balises flexibles de ralentissement et bollards latéraux, dont l’enlèvement en vue de la saison froide n’est pas terminé. 

On en compte 1738 sur le territoire de la ville et le contrat avec l’entrepreneur chargé de les retirer stipule que l’opération doit s’achever au plus tard le 15 novembre, indique Bianca Paquette, du Service des communications.  

« Ç’a débuté dans le secteur Buckingham et ça se déroule d’est en ouest. Présentement, tout porte à croire que ça va se terminer à la date prévue. Il y a une volonté politique de garder les balises le plus longtemps possible sur le réseau routier, au même titre qu’on veut les remettre le plus tôt possible au printemps », affirme-t-elle. 

La Ville estime que la présence des bollards et des balises en bordure ou au milieu de la chaussée ne devrait pas en principe nuire aux opérations de déneigement, précisant que ces items sont flexibles. 

« Les employés affectés au déneigement ont eu comme conseil de lever un peu la pelle de leurs véhicules », ajoute Mme Paquette.

Selon des relevés de vitesse, on a observé une diminution de 6 km/h sur les sites où des balises flexibles sont présentes sur le territoire gatinois. Une diminution additionnelle de 10 km/h a été notée sur les sites où les balises sont accompagnées de bornes latérales.