Toute indique que la patience des amateurs de pêche blanche sera récompensée cet hiver.

Une bonne saison de pêche en vue

Malgré les froids polaires enregistrés depuis le début de la saison hivernale, la saison de la pêche blanche sur la rivière des Outaouais commence à peine à prendre son envol.

Certains sites sont accessibles depuis avant les Fêtes pour la pêche à pied, à motoneige ou en V.T.T., mais les personnes préférant taquiner le poisson dans le confort d’une cabane ont pu commencer à le faire depuis les derniers jours seulement.

Rolland Allard, qui prête chaque année son terrain privé pour l’installation d’une cinquantaine de cabanes sur la rivière des Outaouais à Papineauville, soutient que l’épaisse couche de neige qui a tapissé l’affluent depuis décembre a créé un isolant. « On avait à peu près 10 pouces de neige sur la glace, ce qui fait que ç’a n’a pas épaissi. Il nous reste encore une dizaine de cabanes à embarquer sur la rivière », dit-il.

À la Pourvoirie Masson-Angers, à Gatineau, on a terminé l’installation des quelque 200 cabanes mercredi. Les 18 pouces d’épaisseur de glace nécessaire pour permettre la pratique sécuritaire du sport ont été comblés. Le propriétaire du site, Brian Nixon, est fébrile à l’aube de cette nouvelle saison qui s’annonce certainement plus prometteuse que la précédente. En 2017, la température douce avait forcé l’entreprise à déployer ses cabanes seulement à la fin janvier. C’est sans compter que les inondations du printemps dernier ont aussi affecté le parc immobilier de la pourvoirie. 

« On a été obligé de rénover des cabanes, de toutes les nettoyer et de désinfecter. Dans l’office, on a eu un pied et demi d’eau. Pendant l’hiver, on a eu un mois et demi de cabanes qui ont été accessibles durant juste trois semaines. Le reste du temps, il y avait de l’eau dans le chemin d’accès », indique M. Nixon, qui voit les prochaines semaines d’un bon œil.

« Là, ça regarde bien pour cette année. On a commencé à prendre les réservations et le téléphone n’arrête pas de sonner. On espère avoir une bonne saison », ajoute-t-il.

Pêcher sans permis

Brian Nixon s’attend à accueillir un peu plus de familles cet hiver au sein de son village sur glace. En vertu d’une mesure gouvernementale, la pêche hivernale peut être exercée sans permis par les résidents du Québec depuis le 1er décembre. Ce privilège est en vigueur jusqu’au 31 mars 2018. Québec espère ainsi favoriser le développement de la relève pour cette activité de plein air.  

« Ça va nous aider à attirer plus de familles. Quand tu loues une cabane pour une journée et que tu dois payer un permis en plus, ça commence à faire des frais pas mal », souligne M. Nixon.

D’un autre côté, l’interdiction d’utiliser des ménés vivants comme appât de pêche depuis le 1er avril dernier pourrait rebuter certains adeptes, croit l’homme d’affaires. À cet égard, M. Nixon estime qu’il s’agit davantage d’une question de perception.

« Même avec des ménés morts, ça mord quand même. On a un doré de 3,5 livres et un brochet de 8 livres qui ont été sortis déjà cette semaine. Tu as plus de travail à faire, mais ça fonctionne quand même », dit-il.

Outre la rivière des Outaouais, plusieurs autres destinations pour la pêche blanche sont disponibles dans la région. Les tournois pulluleront d’ailleurs ces prochains week-ends sur les différents sites de pêche sur glace de l’Outaouais. La municipalité de Duhamel, dans la Petite-Nation, organise notamment les Fééries du chevreuil, les 27 et 28 janvier. Pour l’occasion, une journée entièrement dédiée à la pêche sur glace aura lieu le samedi, au lac de la Ferme. Les néophytes, qu’ils soient enfants ou adultes, pourront, entre autres, apprendre les rudiments du sport avec des professionnels. De l’équipement sera mis à la disposition des participants. En 2017, l’événement avait attiré plus de 500 visiteurs.