Le président de la Coopérative de Solidarité Le Nouvelliste présente fièrement la bière brassée pour le centenaire du quotidion régional.
Le président de la Coopérative de Solidarité Le Nouvelliste présente fièrement la bière brassée pour le centenaire du quotidion régional.

Une bière pour le 100e du Nouvelliste

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La pandémie aura eu beau jouer les trouble-fête entourant les festivités du 100e anniversaire du quotidien Le Nouvelliste, ce n’était certainement pas le beau temps qui plane sur la région depuis quelques semaines qui allait empêcher la Coopérative de solidarité de lancer sa bière «La Bien encrée», créée spécialement pour cet anniversaire.

«Au cours des derniers mois, on cherchait des façons de marquer le centenaire du journal. On avait plusieurs idées, mais celle de produire une bière pour marquer cet anniversaire-là s’est imposée rapidement. [...] C’est un projet rassembleur qui nous tient vraiment à cœur pour souligner le 100e anniversaire du Nouvelliste. On avait hâte que ça se fasse chez nous, puisque le lancement devait se faire au mois d’avril, mais à cause du contexte, il n’a pas pu avoir lieu. On espère voir les gens nous appuyer dans cette initiative-là et démontrer du même coup leur attachement au journal», mentionne Louis Ménard, président du conseil d’administration de la Coopérative de solidarité Le Nouvelliste.

Mais afin de rendre ce projet réalité, il fallait évidemment trouver un brasseur qui accepterait de relever le défi. Une association avec plusieurs brasseurs de la Route des brasseurs s’est alors rapidement dessinée.

«En travaillant à plusieurs brasseurs, notre créativité s’en va souvent dans le tapis. Avec la bière du Nouvelliste, c’est ce qui est arrivé. C’est le Gambrinus qui a travaillé la recette et la bière a été produite chez Broadway Microbrasserie à Shawinigan. C’est donc un gros travail d’équipe et ça a créé un super beau résultat avec une lager houblonnée de style éclaté», souligne Raphaël Richard, président de l’Association des microbrasseries de la Mauricie.

Bien que le moment semble idéal pour un lancement en raison de la chaleur et du beau temps, c’est toutefois dans un contexte bien différent que la bière «La Bien encrée» aurait dû voir le jour en avril dernier.

«C’est super important, dans le contexte actuel de lancer notre bière, parce qu’on avait tellement d’activités prévues pour notre 100e anniversaire. En plus de la bière, on avait mis sur pied des concours, des rencontres, on avait des parties de balle à l’horaire et la majorité de ces choses-là sont tombées à l’eau à cause de la pandémie. Mais avec l’été très chaud qui s’annonce, on pense que le lancement de la bière au mois de juillet, c’est une bonne chose, puisque ça va permettre aux gens de se rappeler que le Nouvelliste est toujours là et fête ses 100 ans, malgré la pandémie. On a d’ailleurs toujours espoir de remettre les activités prévues cette année à l’an prochain pour recréer cette ambiance du 100e», précise Louis Ménard.

Nom «La Bien encrée», un choix gagnant

Plusieurs s’en souviendront, un concours avait été lancé en début d’année afin de trouver le nom de la future bière. Un concours qui a d’ailleurs été fort populaire, alors que plus de 1000 personnes ont participé au processus.

C’est finalement le nom «La Bien encrée», proposé par Claude Durand qui a fait l’unanimité au sein du comité de sélection.

«Quand on regardait l’ensemble des noms, on trouvait que ce nom-là n’était pas péjoratif et représentait très bien ce qu’on fait au Nouvelliste. Au moment où on a choisi le nom, le journal publiait toujours six parutions papier par semaine, donc le nom La Bien encrée était très évocateur. C’est sûr qu’aujourd’hui, on se rend compte qu’en tombant au numérique, avec seulement une parution papier par semaine, c’est différent. Mais ça reste que ça marque quand même l’histoire puisque pendant 100 ans, le journal a été imprimé quotidiennement, donc le papier est toujours dans notre ADN», explique Louis Ménard.

Le style ancestral à l’honneur

Au cours des derniers mois, les brasseurs mauriciens ont ainsi eu comme mission de créer une bière qui allait bien représenter l’histoire du quotidien régional. Pour ce faire, c’est une lager ancestrale mise au goût du jour, légèrement fruitée, boisée et herbacée qui s’est révélée être le choix gagnant.

Ainsi, les amateurs de houblon pourront déguster une bière de soif bien sèche et 100 % locale, produite à base du houblon Vic Secret et de céréales provenant de la malterie artisanale Le Maltraiteur.

«Quand Le Nouvelliste nous a approchés pour le 100e anniversaire, on a décidé de travailler avec le facteur historique pour célébrer 100 ans de travail et de dur labeur, mais aussi avec le sentiment d’appartenance au journal. On s’est dit, on va essayer d’aller travailler une bière ancestrale. Pourquoi ancestrale? Parce que ça part de nos racines, une bière qui est ancrée, tout comme le Nouvelliste l’est en Mauricie», souligne Raphaël Richard.

Il est possible de se procurer la bière «La Bien encrée» dans plusieurs commerces et dépanneurs spécialisés de la région. Pour connaître tous les points de vente, il suffit de consulter le routedesbrasseurs.com/bienencree.