Le fentanyl est ce puissant opioïde qui tue chaque jour des toxicomanes, partout au pays.

Un revendeur de fentanyl coupable

Ce qui devait être un petit réseau de trafiquants d’héroïne s’est transformé en un commerce de fentanyl, dans le secteur Gatineau.

Drogue de l’heure, poudre meurtrière, le fentanyl est ce puissant opioïde qui tue chaque jour des toxicomanes, partout au pays.

Un revendeur, Hassib Reda, 32 ans, a plaidé coupable à des chefs de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic, possession d’une arme à décharge électrique et de bris d’engagement de la cour, mardi, au palais de justice de Gatineau.

Il s’agit d’un des rares revendeurs de fentanyl à faire face à la justice, dans la région d’Ottawa-Gatineau.

L’avocat du trafiquant, Me Vincent Castonguay, a conclu une entente de deux ans de pénitencier avec la procureure de la Couronne, Me Diane Legault.

Lors de l’intervention de la Sûreté du Québec et de la police de Gatineau, le 29 septembre, on croyait d’abord avoir affaire à un laboratoire clandestin de fabrication de fentanyl.

Selon nos informations, des tubes étaient branchés au lave-vaisselle de l’appartement de la rue Saint-Antoine, mais ils n’avaient rien à voir avec l’utilisation de cet appareil ménager. Si ce n’était pas un laboratoire achevé, il semble, du moins, que l’appartement était en pleine transformation pour le devenir.

La police de Gatineau enquêtait sur Reda après la réception d’informations provenant du public. Elle avait demandé la collaboration de la Sûreté du Québec, à cause de l’éventuelle présence de produits chimiques volatils.

Des spécialistes en démantèlement de laboratoire clandestin ont été appelés sur les lieux, puisque de la poudre de fentanyl s’y trouvait. Il fallait d’abord sécuriser les lieux avant d’y poursuivre l’enquête et enfin procéder aux saisies.

Selon la preuve de la Couronne, la poudre de fentanyl saisie était pure à 50 ou 60 %.

Il semble que Reda avait des liens avec d’autres revendeurs à l’extérieur de la ville, possiblement Ottawa ou Montréal.

La conjointe de Reda, aussi arrêtée dans cette affaire, a été libérée des accusations. L’homme du couple aurait pris tout le blâme afin d’éviter à sa conjointe de 24 ans un long séjour derrière les barreaux. Hassib Reda a très peu d’antécédents judiciaires en Outaouais. Une vingtaine de grammes de fentanyl, environ 35 sachets, ont été saisis. 

Il s’agit d’une quantité considérable de drogue, puisqu’une très petite quantité de fentanyl peut s’avérer mortelle. 

La perquisition a eu lieu au 66, rue Saint-Antoine, près du parc de la Baie. 

Par ailleurs, 3340 $ et deux téléphones cellulaires ont été saisis.