Les citoyens jettent des déchets de toutes sortes dans le ravin boisé, situé en bordure du chemin McCrank.

Un ravin utilisé comme dépotoir à La Pêche

Des déchets de toutes sortes envahissent un ravin aux abords du chemin McCrank à La Pêche, dans le secteur de Ste-Cécile de Masham, une situation qui donne des cheveux gris au voisinage et à la municipalité.
Des résidents des alentours critiquent vertement la présence de ces déchets près de l'ancien dépotoir municipal. Le conseiller municipal Christian Blais se dit bien au courant du problème.
«Ça remonte à 30 ans, il y avait un dépotoir municipal à cet endroit qu'on a fermé, souligne l'élu. Il y a des gens, plutôt que de faire venir des conteneurs pour leurs gros déchets, ils mettent ça dans leur camionnette et attendent le soir, à la noirceur, pour aller jeter ça sur le bord du chemin.»
M. Blais indique que la municipalité de La Pêche doit nettoyer le secteur périodiquement, mais des gens continuent d'aller y lancer leurs déchets lourds. Lorsque LeDroit a visité le site, hier, on a pu apercevoir des caisses de lait brisées, un matelas et même un cadavre de chevreuil.
Malgré l'installation d'une caméra de surveillance l'an dernier, les fautifs trouvent le moyen d'aller se débarrasser de leurs déchets illégalement, sans se faire prendre.
Pour Christian Blais, la sensibilisation est nécessaire pour aider à régler le problème puisqu'il est irréaliste de payer des gardes pour surveiller l'endroit à toute heure du jour.
«C'est un problème de conscience sociale, les gens ne s'identifient pas à La Pêche (s'ils font ça), affirme le conseiller. Il y a des gens qui dénonçaient à l'époque qu'on ferme le site. Les déchets, plutôt que de payer pour un conteneur, on allait domper ça à l'ancien dépotoir. Il y a des vieux de la vieille qui trouvent ça bien commode.»
M. Blais rappelle cependant que La Pêche «fait d'énormes efforts» en matière de gestion écoresponsable des déchets. Il affirme que sa municipalité est la meilleure de la MRC des Collines-de-l'Outaouais dans ce domaine et que les citoyens disposent d'outils pour se débarrasser de leurs déchets.
«On ramasse le recyclage à toutes les portes, ce que plusieurs ne font pas. On pense également à implanter la collecte de styromousse.»