Un premier appel d’offres a été lancé pour l’élargissement de la 50.

Un premier pas vers l’élargissement de la 50

Sept mois après que Québec eut annoncé l’élargissement d’un tronçon de sept kilomètres de l’autoroute 50, un appel d’offres vient d’être lancé pour en préparer l’« avant-projet », une étape qui devrait s’échelonner sur environ deux ans.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a publié la semaine dernière l’appel d’offres visant à octroyer un contrat pour l’avant-projet préliminaire, l’avant-projet définitif, la préparation des plans et devis et le service d’accompagnement durant la construction de la chaussée nord de l’autoroute 50.

« Terrassement, chaussée avec terre-plein, pont d’étagement et tunnel, soutènement, drainage (ouvert ou fermé), mur antibruit, glissières de sécurité, marquage et signalisation, éclairage (si requis) et aménagement paysager » font partie des éléments du projet cités par le MTQ.

En gros, l’appel d’offres « vise à combler des besoins en services professionnels pour la conception de l’élargissement de l’autoroute 50 entre les chemins Findlay et Doherty », précise la porte-parole régionale du ministère, Karine Sauvé. Il s’agit du tronçon qui commence à l’endroit où se  terminent les quatre voies de l’autoroute, avant la sortie du chemin Lépine, dans le secteur Buckingham, et qui s’étend vers l’est jusqu’à un peu plus loin que le chemin Doherty, dans la municipalité de L’Ange-Gardien.

Si l’appel d’offres précise que le mandat concerne « la chaussée nord » de l’autoroute reliant l’Outaouais aux Laurentides, c’est que l’élargissement se fera uniquement de ce côté. « C’est une question d’emprise, explique Mme Sauvé. [...] La façon dont l’emprise a été acquise, c’est comme si on avait l’équivalent de la chaussée sud en ce moment. Pour l’élargissement, ça va se faire du côté nord, donc les deux voies additionnelles vont être faites de ce côté, parce que c’est là qu’est l’emprise qui appartient au MTQ. »

Le mandat de conception, qui sera « d’une durée approximative de deux ans » selon le MTQ, comprend aussi un service d’accompagnement pendant les travaux qui auront lieu à une date ultérieure. « Il est impossible à ce stade-ci de préciser le moment du début de la réalisation des travaux pour ce projet », affirme Mme Sauvé, en ajoutant que le MTQ « informera la population au moment opportun ».

Il est également impossible, « pour des raisons de concurrence », de savoir combien le MTQ prévoit devoir débourser pour la construction des deux voies supplémentaires sur ce tronçon de sept kilomètres. « On ne donne pas non plus d’estimations approximatives au kilomètre, parce que d’une autoroute à l’autre, ça varie beaucoup trop, indique Karine Sauvé. Ça dépend du terrain et de ce qui reste à faire comme travaux. »

Le député de Papineau, Alexandre Iracà, a pour sa part évoqué, plus tôt cette année, un coût d’environ 1,5 million $ par kilomètre pour les quelque 80 kilomètres de l’autoroute où la circulation se fait dans les deux sens sur une même chaussée.

En ce qui concerne l’éventuel élargissement de tous les autres tronçons entre L’Ange-Gardien et Mirabel, qui font partie de l’« amélioration de l’autoroute 50 » ayant été inscrite en mars dernier au Plan québécois des infrastructures 2017-2027, aucune autre annonce n’a encore eu lieu.