Un souper parrainé par le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est a eu lieu samedi soir en l'honneur des familles syriennes d'Ottawa.

Un premier Noël au Canada pour plusieurs familles syriennes

De nombreuses familles syriennes se sont réunies au Collège catholique Samuel-Genest à Ottawa samedi soir pour souligner leur premier Noël en sol canadien.
Le directeur général - marketing et communications - au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), Anouar Nemry, a indiqué que les réfugiés syriens présents à l'activité se sont établis à Ottawa en début d'année 2016. Un souper communautaire, des spectacles et des cadeaux de présence ont ponctué l'événement, qui a rassemblé quelque 250 personnes.
« On célèbre les succès des élèves. La plupart d'entre eux ne parlaient pas le français lorsqu'ils sont arrivés. Il y a beaucoup de choses qui se sont passées depuis, et nous célébrons nos réalisations », a expliqué M. Nemry.
Deux des élèves présents se sont exprimés dans un français impeccable. Originaires de Homs, ils ont fui la guerre en Syrie avec leurs parents, et se sont réfugiés pendant quatre ans et demi au Liban avant de venir s'installer au Canada.
« C'est plus sécuritaire, plus plaisant et plus beau, ici », a noté Majd Alkhori, 12 ans, qui trouve qu'il fait très bien dans ses études au Canada jusqu'à présent. « C'est plus paisible ici », a renchéri son frère, Ghadi Alkhori, 10 ans. Les deux garçons pratiquent des sports, dont la natation, le soccer et le basketball.
Leur mère, Rola Jreij, a indiqué que la décision d'accepter de venir s'installer au Canada, plus précisément à Ottawa, n'a pas été difficile puisqu'elle et ses deux enfants parlent le français. Son mari, lui, apprend l'anglais et se cherche un travail. Il est électricien. Il comprend et parle quelques mots de français.
« C'est joli d'être ici à Noël, mais il y a quand même un pincement au coeur parce que notre parenté est encore là-bas, en Syrie et au Liban. Mais, en général, nous sommes heureux ici au Canada, et heureux de célébrer Noël pour la première fois ici », a indiqué Mme Jreij, qui travaille comme couturière et dans une organisation francophone.
« Mes enfants sont contents. C'est leur première fête ici au Canada. Je crois qu'ils verront beaucoup de choses, des choses différentes de chez nous. J'espère que ça marchera très bien pour eux », a continué Mme Jreij.