Le maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin

Un «petit groupe de gens d’affaires» insatisfaits

Les liens entre la communauté des gens d’affaires et la Ville de Gatineau ne seraient pas aussi mauvais que certains tentent de le faire croire depuis le début de la campagne électorale, assure le maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin.

À son avis, le traitement très critique auquel fait face son administration provient avant tout d’« un petit groupe de gens d’affaires qui n’acceptent pas que parfois on leur dise non ». Le maire sortant attribue l’insatisfaction de certains aux frais de croissance et à sa position dans le dossier des tours Brigil. 

« Il y a un noyau très critique et certains sont carrément en campagne, précise le maire sortant […] Qu’est-ce qui est malsain, qu’il [Gilles Desjardins] tire des ficelles, ou que je sois en conflit avec lui ? Moi, je pense que c’est une influence disproportionnée. »

M. Pedneaud-Jobin affirme que les gens d’affaires en général et la nouvelle génération qui est dans la haute technologie, les communications et l’événementiel sont très satisfaits de la Ville. 

« Ils voient et apprécient les résultats sur le terrain de nos réformes », dit-il.

Le dernier palmarès de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) démontre que Gatineau est la grande ville du Canada qui a le plus amélioré ses outils de développement économique dans la dernière année, rappelle M. Pedneaud-Jobin. « Notre taux de chômage est plus bas qu’à Ottawa, c’est qu’on doit faire de bonnes choses », ajoute-t-il. 

Le maire sortant accuse d’ailleurs son adversaire à la mairie, Sylvie Goneau, de proposer « exactement ce qu’il ne faut pas faire » avec les promoteurs immobiliers. 

« Elle propose d’avoir quelqu’un au cabinet qui va traiter cas par cas les dossiers, dit-il. Il ne faut plus agir comme ça. Le cabinet ne doit pas être une façon de contourner l’appareil municipal. Il faut que les dossiers soient traités sur la base de notre réglementation et en toute objectivité. »

M. Pedneaud-Jobin répète que le projet des tours Brigil n’est pas à la bonne place. 

« Ça ne respecte pas notre plan d’urbanisme, ni notre schéma d’aménagement et le plan particulier d’urbanisme dans le centre-ville. Ce sont des orientations qui ont pris plusieurs années à préparer. »