Le Dr Gilles Aubé et Suzanne Tremblay, deux représentants de la coalition Équité Outaouais.

Un nouveau groupe contre l'iniquité du financement en Outaouais

Que ce soit en matière de santé, d’éducation ou de justice sociale, « l’Outaouais est l’enfant pauvre du Québec » et il est maintenant temps que la région reçoive les investissements adéquats, estime la nouvelle coalition Équité Outaouais.

Le regroupement — qui se dit non partisan — a officiellement lancé ses activités, mardi à Gatineau, dans le but de mobiliser la population en vue des prochaines élections provinciales.

Pour appuyer ses positions, Équité Outaouais a réuni une foule de statistiques peu reluisantes pour la région.

La coalition soutient notamment qu’il manque 173 lits de courte durée en Outaouais, soit l’équivalent d’un « hôpital complet ». Des déficits sont aussi observés au chapitre du nombre de professionnels, tandis que plus de 100 millions $ sont dépensés chaque année sur la rive ontarienne pour soigner des patients de l’Outaouais, a rappelé le nouveau regroupement. Le Dr Gilles Aubé, porte-parole de la coalition en matière de santé, estime notamment qu’un « plan de rapatriement crédible » doit être mis en place, ce qui pourrait, selon lui, permettre de réduire de moitié, d’ici cinq ans, la consommation de soins en Ontario

En éducation, Équité Outaouais se demande pourquoi la région reçoit « un financement en enseignement supérieur de seulement 1,6% de l’enveloppe globale, alors que sa population représente néanmoins 4,7% de l’ensemble du Québec ».

La coalition affirme également que les organismes communautaires de l’Outaouais doivent composer avec un « financement déficient ».