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Pandémie ou pas, Michèle et Réjean Goyette ont pris la route de la Floride, jeudi dernier, où se situe leur résidence secondaire. Les Bromontois y passent six mois par année depuis 15 ans.
Pandémie ou pas, Michèle et Réjean Goyette ont pris la route de la Floride, jeudi dernier, où se situe leur résidence secondaire. Les Bromontois y passent six mois par année depuis 15 ans.

Un Noël (presque) comme les autres en Floride

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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NOËL CHEZ NOS EXPATS / Pandémie ou pas, Michèle Goyette et Réjean Sauvé ont pris la route vers la Floride, début décembre, là où se situe leur résidence secondaire. Les Bromontois y passent six mois par année depuis 15 ans.

«Ça me fait toujours sourire quand les gens nous souhaitent de bonnes vacances ou un bon voyage, raconte Mme Goyette. On ne se considère pas comme des touristes. On ne fait que vivre la moitié de l’année au Québec et l’autre moitié aux États-Unis!»

Le couple se trouvait déjà dans sa maison de Punta Gorda, l’hiver dernier, quand la pandémie a atteint l’Occident. «On voyait que le virus arrivait en Europe, se souvient la dame. On avait commencé à réduire nos sorties. On s’était acheté des masques et des gants, bien avant que ça ne soit recommandé par la santé publique américaine. On se faisait regarder comme des hurluberlus!»

Même si la situation a empiré depuis leur retour au Québec, M. Sauvé et Mme Goyette ne ressentaient pas d’appréhension à retourner en sol américain, eux qui s’y trouvent généralement pour célébrer l’Action de grâces. «Plusieurs personnes vivent dans le déni là-bas, mais on ne peut pas généraliser, commente cette dernière. Pour nous, qu’on soit aux États-Unis ou au Québec, ce sont les consignes les plus sévères qu’on observe. On ne peut se fier qu’à nous-mêmes pour être protégés.»

C’est pour cette raison que le tandem de retraités n’a pas longtemps hésité avant de s’évader vers le Sud, malgré le bilan peu reluisant de la gestion de la pandémie de l’autre côté de la frontière. Tant qu’à devoir être confiné chez soi, aussi bien pouvoir se passer de l’hiver, lorsque c’est possible. «Là-bas, il faut chaud et on peut se baigner», indique la Bromontoise.

Il sera possible pour le couple de vivre confortablement sans trop risquer sa santé, à condition de faire quelques sacrifices. «Déjà, on habite dans une maison plutôt que dans un condo; ça fait en sorte qu’on ne partage pas d’aires communes ou d’ascenseur avec d’autres personnes. Mais on veut quand même être prudents et limiter le plus possible les risques d’être infecté. Je n’irai pas au gym, je n’irai pas jouer au tennis. On n’ira pas au restaurant. C’est hors de question!» lance Mme Goyette.

«On a trouvé d’autres choses à faire chez nous, poursuit-elle. J’ai un atelier dans la maison, je lis beaucoup, je regarde des films. On a de quoi se tenir occupés.»


« «Pour nous, qu’on soit aux États-Unis ou au Québec, ce sont les consignes les plus sévères qu’on observe. On ne peut se fier qu’à nous-mêmes pour être protégés.» »
Michèle Goyette, Bromontoise ayant une résidence secondaire en Floride

Réveillon tranquille

Le réveillon du 24 décembre promet d’être tranquille. «On n’est pas très party de Noël, résume Michèle Goyette. On écoute des films, on se fait un arbre et on décore, mais on ne fait pas de gros réveillon. On ne fête pas le jour de l’An non plus. »

Loin d’être des fêtards, les Sauvé-Goyette passeront probablement la soirée sans invités, ou avec un couple d’amis, tout au plus. Mais rien n’est encore décidé, hormis le fait que le repas festif sera honoré à l’extérieur, si la météo le permet.

«Normalement, on est huit, calcule Mme Goyette. On est un petit groupe d’amis tissés serrés ici, on s’invite régulièrement à manger. Mais pas cette année, on va prendre nos précautions : on ne verra pas nos amis à l’intérieur. D’ailleurs, on a un couple d’amis qui possède une résidence secondaire au Vermont, là d’où ils sont originaires. Ils ont trop peur de la pandémie, alors ils y sont restés et y passeront les Fêtes. On ne les verra pas cette année.»

Pas plus que le couple ne pourra serrer dans ses bras ses enfants et ses petits-enfants, répartis à Québec et à Montréal, et avec qui il gardera contact via la plateforme Facetime. «C’est ça qui est difficile; on ne les a pas vus depuis le printemps...», confie Mme Goyette.