Un manque à gagner de 130 000 $ pour le festival de montgolfières

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Le Festival de montgolfières de Gatineau (FMG) doit piger dans son bas de laine pour rembourser le déficit de 130 000 $ accumulé lors de sa dernière édition.
C'était jour de bilan, hier, pour la direction du festival. Son directeur général, François Grenier a confirmé que l'organisation «ne rentrait pas dans ses chiffres» pour la 21e édition qui a eu lieu du 29 août au 1er septembre dernier.
 
La direction va chercher les 130 000 $ manquants dans sa réserve de 450 000 $ prévue pour les années creuses. Il reste aujourd'hui 320 000 $ dans le coussin financier de l'organisation.
Le festival a accueilli 190 000 visiteurs, une légère baisse par rapport à l'édition de 2007 qui avait attiré plus de 200 000 personnes. Pourtant, la dernière édition s'est déroulée par un temps magnifique, à l'exception de la première soirée, avec ses froides gouttes de pluie. «L'été fut horrible du côté température», a rappelé M. Grenier.
Effet domino
«On voit tout ce qui se passe au niveau touristique. Il y a eu moins de caravaniers qu'à l'habitude. Le prix de l'essence a énormément augmenté. Le nombre de visiteurs a baissé partout dans la province cet été, mis à part la ville de Québec qui fêtait son 400e anniversaire», a analysé le directeur.
La fermeture du Train touristique Hull-Chelsea-Wakefield a aussi eu des répercussions sur cette 21e édition. «Nous avions un forfait festival-train dans la brochure de Tourisme Québec, a expliqué le directeur général du FMG. C'est une autre source de revenus perdus.»
Personne dans l'organisation ne se plaint de la qualité du dernier festival. «Nous avons connu de très bons spectacles, six envolées de montgolfières - ce qui est rare -, et malgré les difficultés de l'industrie, nous n'avons connu qu'une baisse de 10 % de l'achalandage», a fait valoir M. Grenier.
2009
Le FMG offrira un cadeau à ses festivaliers l'an prochain en permettant l'entrée gratuite aux enfants de 10 ans et moins. La limite était de huit ans jusqu'à l'été dernier.
M. Grenier veut renforcer le caractère familial de son événement et affirme négocier présentement avec des commanditaires majeurs pour la prochaine édition du festival de montgolfières.
ldebacher@ledroit.com